Interview de Clément Venturini

Cyclo-cross Publié le 09/01/2017 16:37

Cofidis - "J'ai déjà fait deux fois 2ème du Championnat de France. Je ne voulais pas que cela se reproduise. Je savais que j'étais rapide au sprint. J'ai pris cette option."

Clément Venturini
© Eloïse Guillermic

Clément, vous êtes devenu champion de France pour la première fois à Lanarvily. Quel était votre état d'esprit au moment de franchir la ligne ?
C'est un soulagement. Au départ, ça roulait. Malgré un parcours physique, ce n'était pas évident pour faire la sélection face à un homme fort. Je pensais à Arnold Jeannesson avant le départ. J'ai déjà fait deux fois 2ème du Championnat de France. Je ne voulais pas que cela se reproduise. Je savais que j'étais rapide au sprint même si c'est un cyclo-cross. J'ai pris cette option. Tant pis s'il m'arrivait un pépin dans le dernier tour. Je ne voulais pas échouer. J'ai essayé d'accélérer deux fois et Arnold est revenu à chaque fois.

Arnold Jeannesson vous a donc repoussé dans vos derniers retranchements.
Oui c'était très dur pour moi. Lanarvily est un circuit très difficile avec ses répétitions de bosses et face à Arnold, ça l'est encore plus. On le connaît sur la route et il a pu s'exprimer pleinement sur ce circuit. J'ai vu que j'étais légèrement supérieur à lui techniquement, mais ça n'a pas suffi pour faire la différence. C'est un Championnat de France, ce n'est pas son premier, et il voulait vraiment le titre. J'ai pu partager la saison dernière avec lui et s'il continue jusqu'aux Championnats du Monde, ce sera un grand plaisir de collaborer ensemble.

Avec cette victoire vous effacez la déception de l'an dernier ?
Ce n'est que ma deuxième année Elites. J'étais surclassé à Pontchâteau en 2015. L'année dernière, c'était une grande déception. Je n'avais pas envie de vivre ce que j'ai vécu l'an dernier. C'était un moment difficile. Je suis soulagé de gagner.

Passage des planches pour Clément Venturini et Arnold Jeannesson
© Eloïse Guillermic

Avez-vous douté pendant la course ?
Dans le dernier tour, j'ai commencé à ressentir des crampes. Je ne voulais pas me faire avoir encore cette année. Cofidis investit beaucoup sur moi et c'est une juste récompense de gagner ce premier maillot bleu-blanc-rouge puisque l'équipe n'a jamais été championne de France. Je suis fier de pouvoir leur offrir ce maillot.

Vous étiez le grand favori de l'épreuve. Comment avez-vous géré ce statut ?
Avant la course tout le monde semblait dire que personne ne pouvait me battre, mais ce ne sont que de belles paroles. La course, c'est autre chose. Un Championnat de France est une course qui n'a rien à voir avec les autres. Il y a un enjeu au bout. On ne court pas pour faire 2ème ou 3ème mais pour gagner et tout le monde au départ est là pour ça.

Propos recueillis à Lanarvily par Eloïse Guillermic le 8 janvier 2016.

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