Interview de Tony Périou

Cyclo-cross Publié le 10/01/2017 10:38

Bretagne - "Au fil des tours, j'ai eu de plus en plus de mal à suivre. Je me suis accroché, je ne voulais pas lâcher, surtout à la maison."

Tony Périou champion de France
© Eloïse Guillermic

Tony, comment as-tu vécu ce final du Championnat de France Espoirs que tu as remporté samedi à Lanarvily ?
Quand j'ai vu que nous n'étions pas loin dans le dernier tour, j'ai mis tout ce que j'avais. Je rentre au niveau du poste de dépannage, vraiment pas loin de l'arrivée. Je me suis mis en tête de groupe car je savais que j'allais vite au sprint. Clément Russo était en train de me remonter, mais j'ai tout donné jusqu'à la ligne. C'est vraiment beau.

Quand as-tu commencé à y croire ?
Dans le dernier demi-tour, j'ai complètement débranché le cerveau. Je ne devais réfléchir à rien sauf à lever les bras. Tout le monde semblait me dire que je pouvais la gagner. J'ai commencé à y croire et j'ai eu raison.

Pourtant les sensations n'ont pas toujours été au rendez-vous ?
J'aurais déjà été satisfait avec un Top 5. Je n'ai rien lâché jusqu'au bout. J'ai un souci mécanique. J'ai vu que je n'étais pas dans un grand jour. Au fil des tours, j'ai eu de plus en plus de mal à suivre. Je me suis accroché, tout le monde m'encourageait, je ne voulais pas lâcher, surtout à la maison. C'est clairement la plus belle. C'est aussi le plus beau jour de ma vie. Un titre de champion de France, je n'arrive pas y croire.

Tony Périou
© Eloïse Guillermic

Car tu habites à 7 kilomètres de Lanarvily.
C'est énorme. Être champion de France c'était inimaginable pour moi. Je ne me place pas parmi les leaders, je n'ai pas du tout ce statut-là. J'étais plus un outsider qu'autre chose sur cette course. Alors gagner, et à la maison qui plus est...

C'est une victoire décrochée au mental ?
Je pense que le mental a joué un grand rôle oui. Tout le monde était vraiment à bout. Je pense que je n'aurais pas gagné si Clément et Joshua Dubau ne s'étaient pas regardés. J'en ai profité. J'étais motivé dans le dernier tour. Tout le monde criait pour m'encourager, c'était énorme. Je ne savais même plus où j'allais tellement ça criait de tous les côtés. Voir mon nom écrit partout sur la route, c'était une pression supplémentaire, mais ça m'a motivé.

Propos recueillis le 7 janvier 2017 par Eloïse Guillermic à Lanarvily.

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