Il suffit de remonter à la source du mal: après avoir tourné le problème dans tous les sens, je crois que le principal ennemi du cyclisme pro, et c'est bien triste à dire, c'est l'acharnement de la lutte antidopage. Bien qu'extrémement déçu du grand déballage de 1998 et d'apprendre, bien naïf, que les courreurs du Tour se dopaient, force est de constater que c'était mieux avant, tout simplement parce qu'on, moi en tout cas j'y croyais...maintenant plus personne n'y croit...
D'autant plus que cette lutte est inefficace puisque nombreux sont ceux qui se font encore prendre et ceux qui passent au travers sont trahis par leurs comptes bancaires, les perfusions trouvés ça et là. Ce climat de suspicion qui dure depuis plus de 10 ans maintenant tue le vélo à petit feu: quel sponsor voudrait supporter des drogués au risque de voir son image ternie? Quel parent sensé inciterait son enfant à faire un sport de drogué? Quel individu accepterait de déclarer toute l'année où il se trouve pour qu'à tout moment de la journée il soit disponible pour une prise de sang ou un prélèvement d'urine?
Le cas Valverde est identique: c'est encore une fois l'acharnement de la lutte anti-dopage le coeur du problème.
Dans tous les autres sports, notamment les sports d'équipe où la préparation physique est confié entre autres à un médecin le dopage existe: le football, le rugby, tous les sports US (NBA, NFL, MLB) sans que personne ne s'en émeuve plus que ça puisqu'il n'y a pas de contrôles donc officiellement pas de dopage. Et quant un basketteur US a besoin d'une greffe de rein à 35 ans (il y en a eû plusieurs ces dernières années) et qu'il revient sur les parquets, c'est un héros pas un junkie...
C'est tout ce qu'il manque au vélo pro actuellement: du spectacle, des performances surhumaines, des montées d'Hautacam sur la plaque, des chevauchées à la Richard Virenque, des équipe capables de dynamiter la course. Si le vélo se cantonne à rester simplement un sport et refuse de devenir un spectacle comme tous les autres sports médiatisés, c'est sa mort annoncée. Attention je parle bien du cyclisme pro, pas de pitié pour les amateurs au niveau de la lutte anti-dopage où les contrôles au contraire devraient être renforcés: eux ne font pas ça sous le contrôle d'un médecin et mettent leur vie en danger...