Test des plateaux Osymetric

Le 27/08/2008 00:10

Test des plateaux Osymetric, ni ovales ni elliptiques, mais tout simplement twincam, pour un coup de pédale plus rond réduisant les points morts.

Comment obtenir un rendement supérieur de 10 % tout en étant attentif à son rythme cardiaque et en se gérant de manière plus économique sur son vélo ? A cette question que tout cycliste un peu motivé se pose, s'est posé ou se posera, la solution biomécanique passe par Osymetric. C'est ce qu'ont choisi un grand nombre de triathlètes dont Hervé Faure, de vététistes dont Nicolas Filippi ou encore de pros comme Bobby Julich ou Geoffroy Lequatre.

Les plateaux Osymetric sont fabriqués à Nice. Quoi de plus normal que le concept des plateaux Osymetric, qui ne sont ni ovales ni elliptiques, mais tout simplement twincam ? Le principe fondateur est simple : faire en sorte que le rayon du plateau varie proportionnellement à la force dégagée par la jambe du point mort haut au point mort bas. Facile à dire, facile à exprimer, mais quelle est la réalité ? C'est ce que nous avons voulu savoir avec un test des plateaux route sur deux mois, avec des plateaux 52/42, mais Osymetric propose également 54 et 56 dents.
Première chose, l'installation. On avait en tête que les mécanos des équipes ayant des coureurs Osymetric avaient une vie plus compliquée que la moyenne, question réglages. Sur le terrain, passer des plateaux SRAM aux plateaux Osymetric n'a posé aucun souci à notre testeur. Trois vis sur le plateau, pas besoin de démonter l'axe du pédalier, ça se fixe très rapidement. Le seul point, c'est le réglage avec le dérailleur avant. C'est assez fin. On dira que sur un double plateau, si on est un tant soit peu bricoleur, on peut le régler assez facilement. Pour les triples, sur les VTT, c'est un peu plus délicat. Sur le site osymetric.com, on s'aperçoit que les plateaux s'adaptent à tous les standards. Les marques et les informations sur les réglages sont relativement précises. Encore une fois, bons bricoleurs, à vos postes...

Une fois installé, dès qu'on monte sur le vélo, l'impression est différente. On dirait qu'on roule sur des œufs. On sent bien que les plateaux ne sont pas ronds. Les premiers coups de pédales sont assez déroutants, mais on s'habitue vite, on vous rassure. Ne parlons pas des voisins de peloton, évidemment. Voir fonctionner un pédalier Osymetric peut paraître surprenant, déroutant, étrange. Le mouvement n'est pas habituel, mais là comme sur beaucoup de plans, il faut dépasser les préjugés. Les premières sensations passées, on s'habitue très très vite. On sent qu'il n'y a plus aucun point mort, et la vraie bonne nouvelle c'est la sensation de travailler continuellement d'une jambe ou d'une autre. Sur les premières sorties, on a l'impression de fatiguer beaucoup plus vite. On reste sur cette impression de travailler donc de fatiguer à plus grande échelle. Ce n'est pas du tout le cas, la puissance est beaucoup plus régulière, c'est tout.

Il n'y a donc pas de point mort, ce fameux moment où une des jambes ne travaille plus, alors que l'autre doit redoubler d'efforts. Il n'y a donc pas de compensation, et l'impression de pédaler rond, de bien faire tourner les jambes, s'installe très vite. Les chevilles, etc... tout est fluide.

Notre testeur a la bonne habitude de travailler en intensité sur le même col, les mêmes intervalles. Là, à son pic de forme, ça a été flagrant. Sur une montée de vingt minutes, 1'30" de gagné (montée en 39x21 habituellement, cette fois en 42x21). On n'est pas aux 10 % gagnés, mais pas loin, et c'est ça qui est motivant, intéressant, intrigant, etc... toutes choses égales par ailleurs. Il est évident qu'un coureur qui est très fluide, qui pédale très rond à la base, aura moins d'avantages ou bénéficiera moins de l'évolution apportée par les plateaux Osymetric. En revanche, pour ceux et celles qui ont une grande différence de puissance entre la jambe droite et la jambe gauche, question puissance et coordination, les plateaux Osymetric permettent de compenser ces différences, sans aucun doute.

On gagne en puissance. Comme les piles célèbres, on peut aller plus loin. Le lien est facile avec la fatigue. Plus d'économie. Quand on fait une sortie de 5/6 heures, les derniers moments sont difficiles, on a l'impression de pédaler carré. Là pas du tout, le côté moins de fatigue généré par les plateaux se ressent directement.

En conclusion de ce test longue durée, entraînements, cyclosportives, courses régionales, on recommandera d'essayer, et d'insister, ne pas rester sur une simple impression liée à "j'essaie pour voir" largement influencée par le look des plateaux, et l'impression visuelle laissée par un collègue qui a essayé avant de changer de cap...

Dernier point, une fois que vous aurez l'habitude des plateaux Osymetric, dès que vous repasserez aux plateaux ronds, vous aurez l'impression de tourner les jambes bien plus rond qu'auparavant. Question coût, évidemment, on retrouve l'impact français. Pour un double plateau tel que nous l'avons testé, il faudra compter 230 euros. Pour un triple, plutôt aller vers les 300 euros. Enormément de triathlètes ont adopté ce système. Pour eux, la fatigue totale est un paramètre majeur, il n'y a pas de petites économies, surtout quand on est à Embrun, vers le 15 août... C'est un signe. Avant de l'adopter, il faut l'essayer, c'est la conclusion majeure de notre test. Vous vous ferez votre propre opinion, même si, révolution oblige, si c'était "la" solution, tout le monde l'aurait adoptée.

Plus d'infos sur Osymetric sur www.osymetric.com. Pour toute question sur ce test matériel, vous pouvez nous contacter directement par email : testvelo101@velo101.com.
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