Interview de Stéphane Augé (Cofidis)

Le 27/01/2009 14:10

Interview de Stéphane Augé (Cofidis) : "j'attache une grande importance au vélo plaisir, aux sensations, je suis entre deux générations."

A 34 ans, Stéphane Augé (Cofidis) fait partie de ceux qu'on appelle les capitaines de route. Doté d'une belle expérience, le Palois connaît son métier sur le bout des doigts. Longtemps considéré comme un équipier de valeur, puis admiré pour ses qualités de baroudeur, le coureur de la Cofidis est plus que tout cela aujourd'hui. Ses performances les saisons passées en ont fait un leader naturel au sein de sa formation. Lauréat de Cholet-Pays de Loire en 2007 puis des Quatre Jours de Dunkerque en 2008, Stéphane Augé fait aujourd'hui partie des valeurs sûres du cyclisme français.
Stéphane, en tant que capitaine de route, comment sentez-vous le groupe 2009 ?
"Je le sens pas trop mal. On a bien travaillé tout au long du second stage, avec un travail assidu. Tout le monde a bien respecté les exercices, chose qui ne se faisait pas toujours aussi bien. Maintenant, il faut aussi savoir s'écouter pour bien récupérer. La saison est longue. Mais je sens bien l'équipe, il y a toujours autant d'ambiance chez Cofidis. On rigole bien et j'espère que ce sera de bon augure."

Vous utilisez un capteur de puissance à l'entraînement, les choses ont bien changé depuis vos débuts chez les pros ?
"Oui, les choses ont bien changé. Il faut savoir que l'an dernier je n'avais pas voulu utiliser cet outil de travail. J'ai 34 ans et j'ai mes méthodes d'entraînement. Pour un jeune, je trouve que c'est très bien mais je ne veux pas chambouler toute ma façon de m'entraîner. Et puis il y a aussi un côté psychologique. J'ai toujours fonctionné de cette façon alors si je chamboule tout mon entraînement, peut-être que ce sera bénéfique, mais je préfère ne pas le savoir. J'ai marché comme ça jusqu'à présent donc si je chamboule tout et que ça ne marche pas, je vais le regretter. Je me sers un petit peu du capteur, c'est un indice de référence, mais je ne travaille pas qu'avec ça."

Que faites-vous de vos données ?
"Je ne les fais pas analyser par le staff de Cofidis, je suis un des rares à ne pas le faire. Je regarde, je m'en sers pour information. Je travaille beaucoup au cardio par contre. J'ai aussi un entraîneur à Pau, avec qui je fais notamment beaucoup de travail derrière scooter. C'est là qu'on analyse les sorties mais ça se résume à la fréquence cardiaque, je ne travaille pas avec les watts. Par contre, je veux avoir l'appareil parce que c'est toujours utile et ça peut servir pour les années à venir. Si je devenais entraîneur ou directeur sportif, il faut être ouvert à tout. Pas de là à être assidu là-dessus à 34 ans."

On ne saura donc pas si, comme quelqu'un de célèbre dans le vélo, vous avez gagné 25 watts par rapport au passé ?
"Eh non ! Mais je ne suis pas à fond dans les chiffres. Quand j'entends mes collègues parler, ils étudient tout cela à la loupe. J'attache une grande importance au vélo plaisir, aux sensations. Je suis entre deux générations. Je suis ouvert à la façon de s'entraîner de mes coéquipiers mais après on ne pourra pas savoir combien j'ai gagné en puissance. L'important de toute façon, c'est de gagner. Je préfère avoir 20 watts de moins et gagner une course plutôt que de savoir que j'ai plus de puissance que mes adversaires."

Changez-vous des choses après tant d'année de professionnalisme à l'intersaison ?
"Cet hiver, j'ai un peu travaillé en salle pour faire du gainage notamment, mais on garde nos habitudes. Je n'ai pas trop changé ma façon de m'entraîner. Je fais du cyclo-cross, du VTT. Et puis il reste la peur de se planter en changeant tout. Pour ma part je suis persuadé de bien faire ce que je fais, ça me rend bien dans la tête."

Quelles vont être les premières dates à retenir pour vous voir devant ?
"Je pense que ce sera un peu après Paris-Nice. Je vais essayer de montrer le bout du nez après la course au soleil, sur les épreuves de la Coupe de France, au Circuit de la Sarthe pourquoi pas. J'aurai un programme relativement français, avec bien sûr le Tour de France pour point d'orgue. Il me manque toujours cette victoire d'étape au Tour qui couronnerait une belle carrière."

Conserver le titre aux Quatre Jours de Dunkerque fait-il aussi partie des rendez-vous importants ?
"Oui, ça fait partie des rendez-vous importants, mais je ne vais pas tout focaliser là-dessus non plus. Au départ, je serai le vainqueur sortant, je ne remettrai pas mon titre en jeu pour regagner absolument comme Lance Armstrong. Ce n'est pas évident. Si je peux gagner, c'est une super course, ce sera avec grand plaisir. J'en garde un super souvenir. C'est sûr que je serai motivé. Je marche bien à cette période de l'année. Si je peux gagner d'autres épreuves, je le ferai."

C'est déjà bien d'avoir fait le clin d'œil à Cofidis de gagner une épreuve nordiste...
"Oui, parce que je suis quand même le seul coureur de Cofidis à avoir gagné le classement général des Quatre Jours de Dunkerque depuis la création de l'équipe. Personne ne le sait vraiment mais j'en suis fier et c'est important. Si ça peut pousser l'équipe à continuer, tant mieux, d'autant plus que j'avais gardé le maillot de bout en bout avec une super équipe autour de moi. Il y avait une super ambiance. Ces Quatre Jours ont constitué un très grand moment de ma carrière."

Propos recueillis à Saint-Aygulf le 15 janvier 2009.
Wiggle janvier 2012

Get Adobe Flash player

Winter Check février 2012
FSA Janvier 2012

Get Adobe Flash player

Cycles Routens janvier 2012

Get Adobe Flash player

Boutivélo octobre 2011
Valdenaire février 2012

Get Adobe Flash player

Laboratoire Fenioux février 2012

Get Adobe Flash player

53 douze octobre 2011