Interview de Daniel Martin (Garmin-Slipstream)
Le 17/02/2009 00:05
Interview de Daniel Martin (Garmin-Slipstream) : "le Dauphiné sera la dernière épreuve d'importance qui guidera la suite de mon programme."
Il suffit de regarder son CV et ses performances pour apprécier l'étendue de ses qualités. Daniel Martin, coureur irlandais, neveu de Stephen Roche, qui fut champion du monde et vainqueur des Tours de France et d'Italie la même année, a de qui tenir. L'actuel champion d'Irlande et vainqueur du classement général final de la dernière Route du Sud, grâce à sa belle prestation sur les pentes de Superbagnères, sait déjà en jouer dès que la pente s'élève. Remarquable dans l'effort au Tour Méditerranéen, face au vent glacial qui cinglait les visages sur le final de la troisième étape du Tour Méditerranéen qui reliait Gréasque à Bouc-Bel Air, l'ex sociétaire du Vélo Club La Pomme Marseille affiche l'intention de réussir sans tarder dans le peloton des professionnels qu'il fréquente pour la seconde année sous les couleurs de Garmin-Slipstream.
Daniel, vous terminez troisième et meilleur jeune du Tour Méditerranéen, comment le vivez-vous ?
"C'est déjà une bonne satisfaction. Il n'entrait pas spécialement dans mon intention de défendre à tout prix mon maillot de meilleur jeune, l'objectif premier étant d'aller chercher la victoire d'étape. Nous ne sommes pas passés loin sur le contre-la-montre par équipes du côté de Gruissan face à la Caisse d'Epargne."
Vous sembles sous-entendre que l'absence de coureurs comme ChristianVandevelde, Swein Tuft ou David Zabriskie a limité vos ambitions...
"Ce sont des rouleurs qui auraient permis en tous cas de faire mieux que la Caisse d'Epargne sur ce Tour Méditerranéen. Le groupe l'a montré au Tour du Qatar en tous cas. Cette première victoire, collective, a quelque part bien lancé notre saison."
Comment jugez-vous la valeur du cru Garmin 2009 ?
"En comparaison de l'an dernier, où nous avions un groupe très très jeune, l'ensemble a acquis beaucoup d'automatismes. Le résultat est là, on l'a bien vu au Qatar. Des arrivées de qualité en plus. Oui il me semble que nous avons des raisons supplémentaires de viser une bonne saison."
Quel va être votre programme ces prochains jours ?
"Peu de courses en France à vrai dire, hormis le Dauphiné, qui sert comme vous savez de test pour le Tour. Donc classiques ardennaises, Tour de Catalogne avant le Dauphiné. C'est cette dernière épreuve d'importance qui guidera la suite de mon programme."
Postulez vous au moins dans la tête à la sélection de votre groupe pour le Tour de France ?
"On va voir. Notre équipe a encore pris du volume vis-à-vis de l'année dernière. On a bien envie de montrer le maillot en juillet sur la plus grande course du monde. Etre dans la sélection ne sera pas facile. Il y a du monde chez nous. Je vous concède que je suis, contrairement à l'année dernière, dans les possibles."
Votre équipe est connue pour posséder un système interne de suivi médical particulièrement intéressant. Qu'en est-il cette année ?
"Cette année, ce système sera encore plus efficace. Chaque coureur sera suivi à un contrôle encore plus rigoureux. Vraiment, il serait bon que pas mal d'équipes calquent leur suivi médical sur le nôtre."
Propos recueillis par Jean-François Modery à Marseille le 14 février 2009.