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Interview d'Etienne Pieret

Publié le 28/10/2013 09:19

Team U Anjou 49 - "Si j'ai repris le vélo, ce n'est pas pour faire comme avant. On perd tellement en deux ans, j'ai beaucoup à rattraper pour retrouver un niveau satisfaisant."

Etienne Pieret aux côtés du président du Team U Anjou 49 Arnaud TrostEtienne Pieret aux côtés du président du Team U Anjou 49 Arnaud Trost | © Team U Anjou 49

Etienne, on t'avait un peu perdu de vue depuis ton retrait des compétitions au printemps 2011, qu'as-tu fait durant cette période ?
Je suis titulaire d'un BTS Maintenance Industrielle, j'ai donc commencé par travailler en maintenance quand j'ai arrêté le vélo. Je travaillais au Service Après-Vente, j'étais donc beaucoup en déplacement. Début 2012, j'ai intégré le secteur de la vente et retrouvé le monde du vélo, d'abord chez Décathlon puis chez Intersport. Je n'y étais pas pleinement épanoui, j'ai donc rejoint mon ancien lycée à Alençon en tant qu'assistant d'éducation. J'exerce désormais cette fonction depuis février dernier.

Tu t'apprêtes à reprendre la compétition avec le Team U Anjou 49, dans quel but ?
Me faire plaisir avant tout. Si j'ai repris le vélo, ce n'est pas pour faire comme avant. J'ai tellement de retard et on perd tellement en deux ans que je pense reprendre en 3ème catégorie, histoire de bien se remettre dans le bain et de ne pas se prendre de trop grosses claques dès le début ! Je pensais repartir en 2ème catégorie mais après les premiers entraînements je me suis rendu compte du retard que j'ai. Je vais jouer la prudence. Ça me permettra de refaire de l'endurance, du rythme, tout en tenant compte de mon poids qui a un petit peu changé.

Comment l'idée de revenir au cyclisme a-t-elle fait son chemin dans ta tête ?
J'avais envie de reprendre davantage le sport en général. Le fait de reprendre le vélo en compétition est une source de motivation afin de reprendre une activité d'endurance régulière. Josselin Maillet, avec qui j'ai couru en 2009 et 2010 au Vendée U, m'a dit qu'il allait prendre une licence au Team U Anjou 49, qu'il y avait une bonne ambiance dans l'équipe. Il m'a motivé à m'y engager moi aussi.

Il y a deux ans et demi, en avril 2011, tu avais brusquement décidé d'abandonner le cyclisme. Pour quelles raisons ?
J'avais tellement eu de problèmes sur mes quatre années d'Espoir, entre les chutes, les mononucléoses, les fractures etc., que ma motivation n'était plus la même. J'ai commencé à avoir du mal à prendre des risques dans le peloton. J'avais du mal à frotter : ou bien j'étais tout devant, ou bien tout derrière. Je n'avais vraiment plus confiance dans le peloton. Ça a affecté ma motivation, ma niaque, et j'ai décidé d'arrêter.

Aujourd'hui, crois-tu avoir chassé ce démon ?
Je ne pense pas que je serai davantage à l'aise dans un peloton. Ce qui est sûr c'est que je ne reviens pas pour prendre des risques et chuter. Ma priorité sera donnée à ma vie professionnelle. Il ne sera pas question de tomber et d'être en arrêt. Maintenant, je pense que ça frotte moins en 3ème catégorie que chez les Elites.

Tu as été champion d'Europe Juniors en 2006 en marge de trois titres nationaux sur route, que t-a-t-il manqué pour concrétiser chez les Espoirs ?
De la chance, certainement. Les chutes, la maladie, ont compliqué les choses. C'est comme ça. Il ne faut surtout pas regretter ce qu'on a fait. Je ne regrette rien. Tant pis si je ne suis pas arrivé à un niveau plus élevé si c'est comme ça que ça devait se faire. Des fois j'y pense, bien sûr, quand je regarde des courses pros à la télé et que j'y retrouve des gars avec qui je courais autrefois. On a envie d'y être. Mais s'ils sont là ce n'est pas par hasard. Ça leur a demandé beaucoup d'efforts et de sacrifices.

2014 marquera donc ton retour dans les pelotons. En quoi a consisté ton activité cycliste depuis ton arrêt ?
0 kilomètre. Je n'ai rien fait d'avril 2011 à ma reprise toute récente début septembre. Si j'ai fait 200 ou 300 kilomètres en deux ans, c'est bien tout. En reprenant l'entraînement le mois dernier, j'ai pu me rendre compte de la charge de travail qui me reste à faire. Si je devais faire une course demain, j'aurais de l'appréhension ! Mais d'ici fin février, je devrais être en mesure de suivre correctement.

Tu as beaucoup perdu durant cette longue interruption ?
Oui, quand même. Non seulement je n'ai pas fait de vélo pendant deux ans, mais je n'ai pas non plus fait énormément de sport. En tout cas, par rapport à ce que je faisais avant, c'était rien. J'ai beaucoup à rattraper pour retrouver un niveau satisfaisant. Je gère tout cela aux sensations. J'essaie d'écouter mon corps, de faire de l'endurance, de travailler un peu sur la cadence de pédalage, en fait de retrouver les bases. Il y a toute l'endurance à refaire d'abord, pour le rythme on verra ça après. Je vais faire en moyenne trois sorties par semaine, le but restant de trouver un bon compromis entre vie professionnelle et vie sportive.

Qu'attends-tu de ton retour à la compétition ?
Mon objectif est de rouler à nouveau dans un peloton, de retrouver l'esprit de la course, l'ambiance d'une équipe, même si je ne joue pas forcément la victoire. Mon but n'est pas nécessairement de gagner à tout prix, on verra cela en fonction des sensations au cours de la saison. J'essaierai de donner le maximum en fonction de mon emploi du temps professionnel. Le vélo et la compétition m'ont manqué. Même quand on arrête, on garde l'esprit de compétition dans la tête. C'est ce que je veux retrouver.

Propos recueillis le 25 octobre 2013.

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