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Pommereau (Vendée U) : « Priorité à l’international »

Publié le 30/11/2018 09:15

Retrouvez ce vendredi le dix-huitième volet de notre série consacrée aux bilans 2018 des équipes de DN1. Aujourd’hui, Damien Pommereau évoque la saison du Vendée U Pays de la Loire, tout en se penchant sur les perspectives 2019.

Damien Pommereau #1Damien Pommereau, à droite | © RB

Cette volonté de mettre le cap à l’international, Damien Pommereau l’assume entièrement. Moins en vue que les années précédentes en Coupe de France, malgré une belle quatrième place finale en DN1, la Vendée U s’est surtout distinguée cette année en sillonnant les épreuves internationales. De quoi se frotter aux meilleurs, mais surtout gagner en expérience.  

Damien, quel bilan tirez-vous de cette saison 2018 ?

Dans l’ensemble, c’est un bilan satisfaisant. Une année correcte, entachée de nombreuses blessures. Nous avions la volonté de se frotter au plus haut niveau en donnant notre priorité à l’international. Forcément, le bilan est moins glorieux que certaines autres années. Mais au niveau de l’apprentissage, cela reste une très bonne saison. 

Pourquoi ce choix, de se tourner volontairement vers les épreuves internationales, en mettant de côté la Coupe de France ?   

Ce sont des choix que nous assumons et que nous avons décidé d’assumer dès le début de la saison. Nous voulions découvrir le haut niveau en prenant le départ du Triptyque des Monts et Châteaux ou du Baby Giro. Deux courses, qui pour moi, sont d’un niveau plus élevé que celui du Tour de l’Avenir par exemple. Confronter nos jeunes coureurs aux meilleurs espoirs venus du monde entier est une expérience formidable.

Quel est votre plus beau souvenir cette saison ?

La victoire sur le Tour du Maroc ! Cela fait partie de nos nouvelles courses, du fait que nos partenaires sont très implantés là-bas, et nous avions cette volonté d’y faire un résultat. Je suis aussi très satisfait de nos résultats en fin de saison. Nous avons retrouvé du très bon Vendée U en étant tous les week-ends ou presque sur les podiums. 

Quel regard portez-vous sur vos espoirs, pour la plupart brillants cette année ?

(Il sourit) Un peu comme tous les ans. Le bilan de nos jeunes est excellent, juste en dessous des meilleurs internationaux. Nous avons connu de nombreuses blessures cette année, certains n’ont pas pu briller comme ils le souhaitaient, mais dans l’ensemble Mathieu Burgaudeau, Thomas Denis, Théo Menant ou Emilien Jeannière se sont bien distingués.

Emilien Jeannière a collectionné les succès…

Surtout qu’il n’a débuté sa saison qu’en avril à cause d’une tendinite ! Emilien a manqué une bonne partie de la saison. Mais il a tout de même réussi à montrer un niveau très intéressant. Il est capable de gagner des courses, ce qui n’est pourtant pas le plus important dans le développement d’un jeune coureur. Ce qui compte surtout, c’est l’envie de gagner. Et cette envie, Emilien l’a.

La team Vendée ULa team Vendée U | © VendéeU

Un mot sur les mouvements à l’intersaison ?

Le recrutement est de qualité, avec cinq arrivées. Nous avons notamment recruté trois vendéens, aussi, ce qui est très important pour nous. C’est toujours bien d’avoir des coureurs du cru dans son effectif. Mais ce n’est pas juste pour faire plaisir. Ils ont beaucoup de potentiel.

La nouvelle génération de coureurs est-elle plus difficile à coacher ?

Je pense qu’avec les nouvelles technologies, la nouvelle génération évolue. Comme la société actuelle. Tout le monde est plus pressé de nos jours. Tout le monde veut tout et tout de suite, sans forcément faire d’efforts. Pour moi, le plus important chez un coureur et comme le dit si bien Jean-René Bernaudeau, c’est en un, l’éducation, en deux, l’éducation et en trois, l’éducation. Chez nous, nous expliquons les choses deux, trois fois, et si les coureurs ne comprennent pas, ils sont libres d’aller ailleurs. Mais d’une manière générale, je n’ai jamais eu de problème avec ça. Les jeunes sont juste plus pressés qu’avant.

Selon vous, le format de la Coupe de France doit-il évoluer ?

Je pense et j’espère qu’il évoluera. Personnellement, je ne ressors pas grand-chose de la Coupe de France, qui n’apporte absolument rien, si ce n’est dans le petit microcosme interne des clubs. La Coupe de France doit devenir plus attractive et apporter plus de retombées. Aujourd’hui, aucun organisateur ne se bat pour avoir une manche de Coupe de France. Trop de manches se ressemblent. La Fédération fait ce qu’elle peut, mais je pense qu’il faut trouver des solutions pour dynamiser cette Coupe de France. Et vite.

Quels seront les grands objectifs la saison prochaine ?

Nous voulons continuer sur notre lancée, en se tournant encore plus sur l’international. L’objectif est aussi de permettre à des coureurs de rejoindre les rangs professionnels chez Direct Energie. Pour cela, nous allons continuer à confronter nos jeunes coureurs au plus haut niveau, pour qu’ils s’enrichissent. Et puis, comme un peu tout le monde, même si ce rendez-vous ne nous réussit pas souvent, nous aimerions bien ramener le nouveau champion de France au Vendée U (sourire).

Propos recueillis par Romain Boisaubert

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