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Cyclo-cross

Des "claques" à la médaille en chocolat

Publié le 27/11/2018 19:18

Après un début de saison compliqué sur le plan international, Théo Thomas vient de terminer 4ème sur la Coupe du Monde de Coxyde. Retrouvez comment s'est passée sa course, la suite de son programme, ses axes de travail...

Théo Thomas 4ème à CoxydeThéo Thomas 4ème à Coxyde | © Coline Briquet

4ème sur la manche de la Coupe du Monde à Coxyde ce dimanche. Quelle saveur à ce résultat ?

Cette 4ème place a une saveur particulière. D’un côté je suis extrêmement satisfait de ce résultat qui vient à un moment où je doutais énormément sur mon niveau à l’échelle internationale. Mais d’un autre côté, il y a une petite pointe de déception de venir mourir à quelques secondes du podium. Je ne m’attendais pas à finir aussi bien surtout sur un circuit comme celui-ci. Cela va me permettre de me relancer. 

Peux tu nous raconter comment tu as géré ta course ? 

Je me suis appliqué à prendre un bon départ pour rentrer placé sur les premières parties en sable du circuit. J’étais aux alentours de la 15ème place. Ensuite ça s‘est fait tout seul, j’ai de suite senti que j’étais dans un très bon jour et j’en ai profité. Quand je suis passé en 5ème position au troisième tour j’ai réalisé que je pouvais créer la surprise en allant pourquoi pas chercher le podium. J’ai lissé mon effort et on m’informait que je revenais sur l’Allemand. Au passage sur la ligne d’arrivée à la cloche je suis revenu sur lui et il a directement accéléré. Je n’ai pas pu suivre, j’étais tout simplement a bloc et j’ai fait une petite faute sous la pression.

Tu semblais plutôt à l'aise sur ce circuit spécial dans le sable. L'avais tu travaillé à l'entraînement ? T'es tu surpris ? 

Le week-end dernier j’ai fait un séjour en Belgique avec le samedi une séance de 1 heure dans le sable sur le terrain d’entrainement des équipes professionnelle belges. Sinon je n’avais jamais vraiment roulé dans du sable auparavant, surtout sur d’aussi longues parties. C’est un pilotage différent que dans la boue, je pensais avoir plus de mal par rapport aux coureurs d’autres nations. Je me suis surpris moi-même et c’est très rare (sourire). J’ai pris énormément de plaisir sur mon vélo et c’est mon objectif principal.

Depuis le début de saison tu n'avais pas réussi à trouver le bon rythme sur le circuit international. Cela te donne des idées pour la suite ?

Ça a été dur, j’ai pris des claques chaque week-end et j’ai horreur de ça car je ne prenais pas trop de plaisir. Il y avait toujours quelques choses qui n’allait pas. Je suis quelqu’un qui doute beaucoup et cela ne m’a pas mis en confiance pour la suite de la saison. Maintenant je sais que j’en ai les capacités alors je ne vais pas relâcher. Il y a de très belles courses qui arrivent et j’ai à cœur de rééditer cette performance pour me prouver à moi seul que je suis capable de jouer les premiers rôles en Coupes du Monde.

T'accordes tu une semaine plus calme avant les grandes échéances de fin de saison ? 

Après la Coupe de France de Pierric j’avais déjà un peu relâché mais cette semaine va être du repos total. J’ai décidé de ne pas courir samedi et dimanche. Un week-end « cool » en famille pour bien récupérer de cette première partie de saison avant d’attaquer la deuxième partie, qui pour moi la plus importante. Les choses vraiment sérieuses vont commencer et la forme va revenir comme l’an passé. 

Quel sera ton programme pour le mois de décembre ? 

Le 09/12 je serai au cyclo-cross International de Troyes sur un tracé que j’aime beaucoup. Le week-end d’après ce sera le championnat régional avant de partir pour la Coupe du Monde de Namur la veille de Noël. Puis viendra la finale de la Coupe de France à Flamanville, en Normandie le 30 décembre. Un mois de décembre léger mais plus axé sur l’entrainement en vue de janvier. 

Théo Thomas à l'arrivée avec son frèreThéo Thomas à l'arrivée avec son frère | © Elisa Haumesser

Quelles sont les qualités qui te permettent de performer dans les sous-bois ? Et les points que tu travailles ?

Je viens du VTT, la technique m’a toujours aidé, ce qui comblait mon manque de puissance. Maintenant que j’ai effectué une saison de route ce sont mes deux points fort. Le sens tactique m’a beaucoup aidé, surtout en début de saison sur les terrains secs. J’ai tout de même tendance à trop profiter des autres, ne pas produire mon effort en début de course et me faire piéger comme à Pierric. Ces dernières semaines j’ai dû travailler les départs car je suis mauvais dans cet aspect du cyclo-cross, ce qui me fait défaut à chaque course.

Que penses-tu de la domination de Mathieu Van der Poel ?  

Je trouve ça beau. Certes il n’y a pas trop de suspens mais il travaille dur comme ses adversaires pour atteindre ce niveau. Il a un niveau technique exceptionnel, c’est un coureur que j’admire, de part son aisance et sa classe sur un vélo. C’est pareil pour Steve Chainel au niveau français, ce sont ses coureurs qui me donnent envie de m’amuser sur mon vélo de cyclo-cross et tenter de faire comme eux.

Pour finir, sur quels points le cyclo-cross en France pourrait progresser ? 

En France on a beaucoup de mal à exister au niveau international, il y a seulement trois Coupes de France dans l’année et un championnat de France. Face à nous les Belges on 20 courses de plus, avec un niveau similaire à une Coupe du Monde. Il faudrait s’en inspirer. Il y a 200 cadets et juniors en France alors la quantité est là. Il suffit juste de travailler en conséquence et inciter les clubs à formater les jeunes pour qu’ils puissent continuer le plus longtemps possible dans cette discipline. Les circuits sont trop souvent différents de ce qu’on retrouve en Coupe du Monde, ce qui n’est pas pour nous aider. Je pense que le cyclo-cross français est sur la bonne voie, surtout avec la création de trois structures UCI, qui nous font rêver, nous les jeunes. 

Par Maëlle Grossetête


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