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Compte-rendu de l'Ultra Tour du Mont-Aigoual

Publié le 02/09/2013 17:06

L'Ultra Tour du Mont-Aigoual est né un 1er septembre 2013. Une cinquantaine de pionniers ont pris le départ des 272 kilomètres somptueux.

49 courageux au départ de l'UTMA49 courageux au départ de l'UTMA | © VC Mont AigoualIl était dans les esprits de Denis Boissière et de son équipe depuis trois ans, le 1er Ultra Tour du Mont-Aigoual (UTMA) est né hier en marge de la Midi Libre Cycl'Aigoual, qui compte quant à elle quatorze éditions désormais. Une épreuve d'ultra distance à visage humain, sur 272 kilomètres autour de Meyrueis, qui a rassemblé pour sa première une cinquantaine d'audacieux. De bon matin puisque le départ a été donné à 5h00 du matin, au lendemain d'une agréable soirée d'accueil avec les organisateurs et David Moncoutié, mis en avant par un film retraçant sa carrière et toujours très abordable.

A une heure si matinale, l'éclairage était évidemment indispensable, rendu obligatoire à l'avant comme à l'arrière pour gravir toute la montée de l'Aigoual dans la pénombre, et même la descente en l'absence de lune dimanche matin. Jusqu'au bas de la descente de Valleraugue, on n'y aura pas vu grand-chose. Mais partant pour dix heures de selle, tout le monde est parti prudemment. Les précautions, d'ailleurs, ont été prises jusqu'à se couvrir un peu trop. 2° seulement avaient été annoncés à 6h00 du matin au sommet de l'Aigoual, or il faisait certainement plus chaud au sommet que dans les vallées, avec une douzaine de degrés ressentis, si bien que les coupe-vents ont fait transpirer bien du monde et encombré pas mal de concurrents.

Mais au lever du soleil, c'est un paysage fabuleux qui s'est offert aux valeureux pionniers de l'UTMA. Le parcours est somptueux. Si l'Aigoual est l'un des coins de France où il pleut le plus, voir toute la Lozère sous le soleil est un régal, d'autant plus sur de petites routes prises à 30 km/h pour les meilleurs, ce qui est déjà pas mal compte tenu du parcours : 5000 mètres de dénivellation positive, des descentes sinueuses qui ne permettent pas de faire remonter la moyenne, et des routes sauvages. On aura même vu un vautour s'envoler sous nos roues. La difficulté est au rendez-vous avec le col de l'Asclier, jusqu'au Vigan d'où on grimpe à L'Espérou par l'indigeste col de la Luzette, des ascensions déjà servies par le passé sur la Midi Libre.

Le Mont Aigoual est gravi en nocturneLe Mont Aigoual est gravi en nocturne | © VC Mont AigoualLa côte qui part de La Roque-Sainte-Marguerite, dans le Causse noir, est vraiment très impressionnante elle aussi, comme les 20 derniers kilomètres dans les gorges de la Jonte, dominées par des falaises d'où les gens prennent des photos des rapaces. De la grotte de Dargilan à celle de l'Aven Armand, jusqu'aux terrasses de Meyrueis bondées par ce dimanche de beau temps, c'est une bien belle balade touristique qui nous a été proposée.

On regrettera seulement que Nicolas Malhuitre (CC Saint-Etienne Loire), en préparation pour les Championnats de France de cross-country marathon à Arbent le 22 septembre, et bien au-dessus du lot, n'ait pas davantage tenu compagnie aux autres concurrents. Parti comme un fou, il a gagné du temps partout, dans la pénombre, dans les montées, dans les descentes, bénéficiant d'une assistance motorisée autorisée qui lui a ouvert la route et l'a ravitaillé en course. Peut-être faudra-t-il toutefois réfléchir à cette différence de traitement qui crée des avantages et des désavantages. Mais quelles que soient les circonstances, Nicolas Malhuitre était tout de même bien au-dessus du lot. Il s'impose en 8h52'00" à 30,7 km/h de moyenne.

Derrière lui Jean-Pascal Roux et Michel Roux, les deux complices du Team Scott-Vélo 101-Risoul, se classent 2ème et 3ème en 9h19'02".

On notera que nous n'aurons jamais croisé le moindre parcours de la Midi Libre Cycl'Aigoual tout au long des 272 kilomètres, progressant comme seuls au monde, avec aucune possibilité de se mélanger les uns aux autres. Tant mieux d'ailleurs car le principe de l'UTMA est de ne pas prendre la roue des autres concurrents. La Lozère est tellement riche en petites routes qu'on peut multiplier les parcours sans jamais se croiser.

Côté ravitaillement trois malles étaient disposées à plusieurs endroits, malles dans lesquelles chacun pouvait mettre son ravitaillement personnel en plus de celui proposé par l'organisation. 2ème de l'épreuve, Jean-Pascal Roux aura ingurgité six grands bidons, deux barres et cinq gels, dont les emballages ont été laissés aux ravitaillements ou ramenés à Meyrueis. Mais on aura vu des emballages vides sur la route, dommage...

L'UTMA est donc né un 1er septembre 2013. Et les organisateurs comptent bien faire grandir cette belle épreuve, en termes de participants (une centaine) mais aussi de kilomètres. On parle d'une épreuve portée à 400 kilomètres ! Gare toutefois à ne pas vouloir trop allonger le tracé proposé, car cela équivaudrait à augmenter le parcours de nuit sur des routes lozériennes qui ne se prêtent pas forcément à la pratique nocturne du vélo. Dans l'optique d'améliorer l'événement l'an prochain, peut-être serait-il judicieux également de n'autoriser les ravitaillements privés qu'aux ravitaillements officiels et pas dans n'importe quel endroit du parcours, ce qui serait plus égalitaire.

Classement :

1. Nicolas Malhouitre (CC Saint-Etienne Loire) en 8h52'00"
2. Jean-Pascal Roux (Team Scott-Vélo 101-Risoul) en 9h19'02"
3. Michel Roux (Team Scott-Vélo 101-Risoul) en 9h19'04"
4. Bernard Bonnet (Créteil) en 9h34'45"
5. Philippe Randon (Team Montagnac AC) en 9h50'02"
6. Sébastien Gissinger (Team Eco Cyclo) en 9h51'41"
7. Antoine Gillier (APSAP VParis) en 9h53'54"
8. Thomas Becarud (UC Manosque) en 10h05'26"
9. Frédéric Ischard (Le Cycle Alençonnais) en 10h05'30"
10. Alexis Damourette (Clermont-Ferrand) en 10h05'31"

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