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Alain COLLONGUES

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Tout ce qui a été posté par Alain COLLONGUES

  1. Bonjour Louis, Tu as été sage de stopper ton dernier défi mais ça ne veut bien sûr pas dire qu’il faut tout arrêter. En particulier il me semble que le vélo reste un excellent moyen de garder la forme physique et mentale. L’an prochain tu auras les pré-qualifs de Paris-Brest et en 2023 ce sera la 20e édition. Voilà un défi pour toi, même si commencer PBP à plus de 70 ans est un peu tardif. Dans ton cas je ne doute pas que les bielles et le moteur soient en parfait état. Il reste les accessoires dont il faut prendre grand soin, comme la vue, l’ouïe, et surtout la proprioception. Ce sixième sens qui est celui qui te permet de marcher droit sans regarder tes pieds ou de rouler droit sans regarder ta roue avant est essentiel. C’est son mauvais état dû à la fatigue et au manque de sommeil qui fait que beaucoup de « vieux » tombent ou finissent tout penchés leur PBP. C’est donc un défi pas gagné d’avance, mais moins risqué que le kayak. Sur terre tu t’arrêtes quand tu veux, tandis que sur l’eau, c'est beaucoup plus compliqué. Amitiés. Alain
  2. Bonsoir à tous, Robert avait placé la barre si haut que le nouveau doyen des cyclistes fait jeunot. Le connaissez-vous ? Il s'appelle René GAILLARD et il a 93 ans. En 2003 à 75 ans, il était déjà doyen, mais seulement de Paris-Brest-Paris. Il est ici : https://information.tv5monde.com/info/cyclisme-rene-gaillard-une-vie-de-coursier-et-encore-des-records-battre-416654
  3. Frédérik Ferchaux est plus qu’intermittent de l’aventure. Toutefois depuis quelques années, il ne publie plus rien. Je ne sais pas ce qu’il devient. Sa retraite ? C'est possible, mais il n'a que 63 ans... Il n’a plus envoyé ses cols au club des 100 cols à partir de 2003 et sa liste s’est arrêtée à 5666. Si quelqu'un a des nouvelles... Toutefois je ne crois pas qu’il ait sa place dans la rubrique « Féminines ». 😄
  4. Bonsoir à tous, Connaissez-vous Linda BORTOLETTO ? C'est ici : https://www.youtube.com/channel/UC-6g16YR_YcCbF1DYy4sdPQ et aussi ici : https://www.businessofeminin.com/linda-bortoletto-elle-a-tout-plaque-pour-devenir-aventuriere/ Une sacrée baroudeuse !
  5. Et un Paris-Brest-Paris à 54 ans en 1999 pour Guy AMOUROUX de l'ASPTT Valence. Tout juste sous la barre des 60 heures : 59h51. Pas mal !
  6. Oui c'est une belle machine et André Sablière était un artisan génial. L'alu poli est tellement soigné que beaucoup croient que le vélo est chromé. J'ai le même vélo à la maison et ce qui est le plus beau, c'est la tige de selle à serrage invisible. L'expandeur en sifflet a son serrage tout en haut de la tige, juste sous la selle. Du grand art ! Les CLB ultra-légers sont en effet des freins de salon à cause des bras de levier trop courts. Il suffit de les remplacer par les CLB plus classiques pour être tranquille. Ceci dit sur la route ce n'est pas un vélo réputé pour sa rigidité. Peut-être est-ce seulement l'alu qui a vieilli... Merci Emile pour ce bijou.
  7. Bonjour à tous, Tout ceci me semble encore une fois du marketing de haute volée. A ce propos je vous rappelle que le rodage d’une selle en cuir était souvent effectué par d’autres que le champion auquel elle était destinée. Par exemple je me souviens que Louison Bobet qui était plutôt du genre méticuleux faisait roder ses selles par ses équipiers. La forme exacte de la selle est donc loin d’avoir l’importance que le concept de « selle sur mesure » prétend lui donner. Pour avoir un peu d’expérience sur les longues distances j’ai appris que, plus que la selle, les roues, les pneus, les chambres à air, le cadre, le cuissard sont importants dans la recherche du confort. Par exemple entre des Michelin Elan des années 80 qui étaient une horreur et des bons boyaux Clément, le même vélo offrait un confort tout à fait différent et ceci quelle que soit la selle.
  8. A propos de braquets, il y a eu une interview extraordinaire de Raymond Poulidor par Léon Zitrone que je n'ai jamais oubliée. Je ne sais plus ni l'étape ni le Tour, mais c'était à peu près ceci : Léon qui se veut pointu en technique : "Bravo Raymond quelle magnifique course ! Mais dites-moi, quels braquets aviez-vous ?" Raymond, tout surpris de la question : "Oh ça, il faut le demander à Monsieur Magne." C'était ainsi, Poulidor avait tiré pendant toute l'étape des braquets dont il n'avait même pas idée.
  9. Oui tu as raison, c'est bien Chapatte à l'arrière de la moto en train de se verser un godet pour lui et pour son pilote. Ah, Robert, tu aurais dû ménager davantage ton foie ! La voix qui fait les commentaires, je ne sais pas si c'est Anquetil. Ca lui ressemble, et pourtant je n'y crois pas trop. Peut-être Jean Bobet qui est au générique, mais dont je ne connais pas la voix. Si quelqu'un a une idée ...
  10. C'est en effet un superbe film. Jacques Ertaud avait fait un "brouillon" de son film, avec Louis Malle en 1962, dans un court-métrage sous le titre « Vive le Tour ». Des images du film de 1975 viennent d’ailleurs du film de 1962. Un extrait de « Vive le Tour » est ici : Et dire que dans cinquante ans nos arrière-petits-enfants regarderont les images de 2019 avec la même nostalgie…
  11. Merci David pour ce beau récit que j'avais lu à l'époque, mais que j'ai relu avec un grand plaisir. C'est un film plein de détails et d'impressions vécues dans le décor fantastique de ce Paris-Brest du temps du déluge. J'avais aussi beaucoup aimé cette météo de batraciens, beaucoup moins pénible finalement que la canicule.
  12. L'explication la plus vraisemblable est que le kilométrage ACP n'intègre pas les parties faites en vélo à l'intérieur des sites de contrôle comme à Brest, Carhaix, Loudéac, Tinténiac etc.. Mais pas comme à Villaines ou Mortagne où ces passages par le contrôle se font à pied. Si on ajoute les petits détours pour rejoindre le véhicule d'assistance ou pour se ravitailler dans un commerce, les 1215 km de cette année ont pu devenir 1220 km. 5 ou 6 km d'écart à chaque édition, mais pas cinquante, ça me semble le plus plausible, et ça correspond bien à ce que j'ai constaté moi-même. Sinon, je ne vois pas pourquoi l'ACP minorerait systématiquement la distance. Quel intérêt ?
  13. Certes mais il faut comparer ce qui est comparable et tu ne sais pas ce que ton compteur t'aurait affiché en 2019...pourquoi pas 1250 ? 😆 Personnellement je n'ai jamais eu de gros écarts entre mon compteur et le chiffre de l'ACP et ceci quelle que soit l'édition.
  14. Non, Christian, pas une cinquantaine de plus, mais dix-sept kilomètres de plus. En 2007 : 1232 km et en 2019 : 1215 km (1219 km officiels ramenés à 1215 après la correction de parcours de dernière minute entre Dreux et Rambouillet). Ce sont les chiffres de l'ACP et je ne vois pas de raison de les contester, même si chacun en fonction de ses erreurs de parcours ou de petits dérivations a d'autres chiffres à son compteur.
  15. Bravo pour ce Paris-Brest parfaitement exécuté et si bien raconté. Et en plus c'est le premier ! Ce qui est le plus étonnant c'est le temps par rapport à l'âge. Je sais bien, depuis l'école élémentaire, qu'il ne faut pas soustraire des choux et des carottes mais 44 heures (44h47 exactement) à 57 ans ça fait un écart de 13. A ma connaissance le seul qui ait fait mieux est Hervé Talabardon en 2007 avec 44 heures aussi (44h48 exactement) mais à 60 ans, soit un delta de 16. Mais lui ce n'était pas son premier.
  16. Bravo Bertrand, Du premier coup tu réussis ce que je n'ai jamais réussi en douze fois : passer sous les 50 heures. Et aussi rouler avec Christophe Bocquet. Lui c'est vraiment avec Michel Mingant le recordman des Paris-Brest rapides : 8 PBP en tout, dont 7 en moins de 50 heures et 2 avec le meilleur temps. En plus tu le racontes très bien. Merci pour ce compte-rendu si vivant et merci aussi à Brigitte et à Jean-Marc.
  17. Merci pour tous ces messages élogieux qui me touchent. Ce compte-rendu ne doit pourtant pas servir de modèle. Il existe plein d’autres façons de boucler Paris-Brest. C’est à chacun de trouver la solution au défi qu’il se pose en s’engageant. Comme le souligne Brigitte, s’il faut plusieurs cartes dans son jeu, la carte du niveau physique n’est pas la plus importante. L’atout majeur c’est vraiment l’envie de partir. Comme disait Allain Leprest : « C’est facile d’aller loin, c’est partir qu’est pas rien ».
  18. Bonjour à tous, Si vous n’êtes pas saturés de Paris-Brest, voici un lien qui raconte un PBP de plus, le mien : https://www.dropbox.com/s/59nn1f57k7g7apu/PBP%202019.pdf?dl=0
  19. Merci beaucoup Marie-Noëlle, En fait vieillir, au-delà disons de 70 ans, impose une double peine. Première peine : celle de rouler moins vite, notamment dans les bosses, donc de passer plus de temps sur la route. Et seconde peine :il devient impossible de ne pas dormir du tout, et même très risqué de se contenter de micro-siestes. Donc il faut aussi dormir davantage. Temps de roulage plus long et temps de repos plus long aussi, le bilan est vite fait : risque de hors-délai de plus en plus important. Pour s’en écarter, et comme rouler plus vite est quasi-impossible, la tentation est grande de rogner les heures de repos. Et les problèmes se multiplient : déséquilibre, hallucinations, diplopie, douleurs cervicales, vertiges, chutes, etc… Ceci dit et comme le mentionne Marie-Noëlle il existe bien d’autres randonnées et d’autres objectifs passionnants que Paris-Brest-Paris.
  20. Bonjour David, Je me souviens très bien de l'arrivée de Daniel Ravet en 2011. Il avait choisi, comme pour tous ses autres PBP, le délai de 84h et à 67 ans ce fut limite-limite. A 70, j'ai opté pour plus de sagesse en prenant 90h et je crois que j'ai bien fait. Tous ces PBP en 48 ans (manque juste 1975 pour cause de justes noces) me laissent des souvenirs formidables et des amitiés solides. J'ai pourtant un regret que tu n'auras pas : celui de n'avoir jamais pu passer sous la barre des 50 heures. Il m'a manqué 1h25' en 1999 alors que toi, dès la première fois, tu signais en 44h48.
  21. Bonjour à tous, Et d’abord merci pour vos encouragements et vos félicitations qui me font très plaisir. Ce ne fut pas le Paris-Brest le plus facile, mais sûrement le plus chaleureux, et aussi le dernier. Hélàs ! Ce fut difficile après de multiples ennuis d'avant PBP : le 1000 de Beuvry raté au bout de 880 bornes, incapable que j’étais de rouler droit ; l'hôpital de Cognac pendant trois jours de la Semaine Fédérale pour des vertiges (positionnels paroxystiques bénins), etc... Finalement tous ces problèmes m'ont été très utiles et m'ont permis de gérer sans affolement lorsque la fatigue les faisait revenir, même si c'était atténué. Toutefois le constat que je ne peux pas passer plus d'une nuit sans dommages est devenu irréversible. Incertain ce PBP l'a été presque jusqu'au bout. Pour moi tout s'est joué dans la montée au coucher du jour de Mamers à Mortagne. Ou je passais sans tomber malgré mes fréquents écarts involontaires de trajectoire ou ça s'arrêtait comme le 1000, incapable de rouler droit. J'étais très gêné par les lumières des gars qui me dépassaient, alors j'ai monté les 24 km le plus vite possible pour qu'il y en ait le moins possible qui me doublent. Malgré cela j'ai failli tomber plusieurs fois toujours entraîné vers la droite. Et c’est bien penché à droite que je finirai en 86h04 dans la magnifique bergerie de Rambouillet. Pour le reste j'ai eu beaucoup de chance : la météo idéalement fraîche, le gîte de Maël Carhaix et la gentillesse de Eddy qui m’accueillit à 2 heures du matin, tous ces encouragements dans ma boite mail, le pharmacien qui m'a posé deux patches bien efficaces sur les lombaires, aucun incident mécanique à part une crevaison, etc... Malgré tout, ça n'a tenu qu'à un fil. Par exemple, en me relevant dans le noir du dortoir de Mortagne, je me suis involontairement appuyé sur mes lunettes de vue qui ont émis un sinistre craquement. Elles ont pourtant résisté mais sinon, c'était mort. Une anecdote : à Loudéac au retour le dortoir était vraiment trop bruyant et j'avais froid. Alors au bout d'une heure bien peu réparatrice j'ai décidé de repartir et d'aller finir cette nuit délicate à Quédillac, 60 bornes plus loin. Seulement je suis allé prendre un petit déjeuner dans la partie complètement opposée au dortoir. En ressortant j'ai tout simplement oublié que j'étais maintenant à l'opposé de l'emplacement du parking à vélo où je l'avais posé en arrivant. Pendant un demie heure je l'ai donc cherché au mauvais endroit mobilisant même un bénévole pour m'aider à trouver le vélo U210. J'envisageais déjà qu'il avait été volé d'autant qu'une autre personne avait le même problème. Et soudain un éclair de lucidité m'a fait comprendre que j'étais totalement désorienté et que bien sûr mon vélo était là-bas, à l'opposé, du côté des dortoirs. Quelle angoisse ! C'est Paris-Brest, tout simplement... Et surtout que ce point de vue d’un septuagénaire multi-récidiviste ne décourage pas les jeunes. Qu’ils se préparent et se lancent dans cette fête de ceux qui parlent toutes les langues et se comprennent pourtant. C’est exceptionnel de se sentir porté par des inconnus tout au long de la route qui ne savent pas quoi faire pour vos aider bénévolement. Et enfin il faut sans réserves remercier l’Audax Club Parisien, un grand club pas seulement par son histoire, mais aussi par son dévouement.
  22. Bonjour Franck, Lors du PBP 1991 Claude GALVAING avait effectué le parcours entièrement en pignon fixe avec un braquet de 43/17. A 55 ans, il avait fait le temps respectable de 63h56, soit une dizaine d'heures de plus que lors de l'édition de 1987. Björn LENHARD cette année sera aussi en pignon fixe avec 49/19. Il vient sans ambition particulière autre que de passer un bon moment et part à 20h45 avec ceux qui ont choisi le délai maximum de 90 heures. Bien noter qu'il vient de rentrer cette semaine de Brest à Paris en vélo après une participation écourtée pour blessures à la TCR..
  23. C'est comme le rugby d'aujourd'hui, le trouves-tu beaucoup moins dangereux que celui d'hier ? On peut trouver des exemples dans les deux sens et dans tous les domaines.
  24. Ouais, vous avez surement raison, mais ce sont des pros dont beaucoup, parmi lesquels Bernal, sont passés par le VTT, alors la boue ??? On ne les a même pas laissé approcher et juger par eux-mêmes. Autres temps, autres moeurs, mais Eugène Christophe, là où il est, doit bien se marrer.
  25. Tout le monde applaudit la décision d’ASO d’avoir arrêté l’étape en haut de l’Iseran, sans trop s’interroger sur la vraie raison. Je suis désolé de ne pas partager le sentiment général, mais je crois que la sécurité des coureurs n’est qu’un prétexte. A voir les photos de la route, ils pouvaient passer, à la rigueur en marchant et en portant le vélo, mais ce n’était pas impossible. Bien des cyclotouristes sont passés dans des endroits autrement plus périlleux, comme Patrick Plaine par exemple franchissant le Galibier au-dessus du tunnel fermé en 1970. Le vrai problème était celui des centaines de véhicules de la caravane, des motards et des voitures des équipes qui eux auraient été coincés dans un gigantesque embouteillage et pour lesquels c’était surement très risqué. A mon avis c’est donc essentiellement à cause de cette pléthore de véhicules que la course a étéarrêtée, volant ainsi, selon toute vraisemblance la victoire à Bernal qui serait allé la chercher à Tignes, grêle ou pas grêle, boue ou pas boue. Dommage pour la légende du Tour qui aurait été beaucoup plus belle si la Direction du Tour les avait laissé poursuivre. Mais à l'ère du principe de précaution c'était impensable.
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