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Liege Bastogne Liege 2022


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Il y a 4 heures, Michel DURY a dit :

Allez hop, je m'y colle.

 

Quoi, tu y a été? diront quelques méchants qui doutèrent de mon courage, qui sous entendirent que non, vous les connaissez, ce sont ceux du fond de la classe là...

 

Et bien oui, j'y suis allé car ayant fait un petit 50 hier, je trouvais que les jambes tournaient bien et donc pourquoi pas. Mais attention, je n'ai fait que le 80 qui est d'ailleurs un 85 car je me suis perdu en chemin.

 

Donc voilà, j'ai écouté les bons conseils de Franck et adapté les braquets au parcours prévu, j'ai mis un 34 devant et laissé le 25 comme plus grand pignon derrière. On verra que cette configuration est judicieuse et convenait parfaitement au terrain ainsi qu'au bonhomme. Sur une distance pareille, il suffit de prendre sur soi et hop ça passe, les p'tits loups. Enfin, j'en ai quand même bavé, mais n'allons pas trop vite...

 

D'abord il faut se parquer. Alors là, quelle folie... Imaginez un petit bled de rien du tout, et zou on doit parquer 5.000 voitures dedans! Joli défi brillamment relevé et tributaire d'une sérieuse dose de chance, j'ai eu la dernière place libre. Quand je vous disais que j'étais courageux...enfin, les dieux parfois se penchent sur moi et me font un petit cadeau. J'aurais dû me méfier.

 

Passage au "village" de l'inscription, chouette un stand Ekoi. Je ne résiste pas au plaisir de m'offrir un tout nouveau casque bien sympa et reçois en cadeau de la jolie vendeuse un bandana, merci Madame! 'tain j'ai l'air d'un vrai cycliste maintenant, je suis tout content et étrenne de suite mon nouvel achat.

 

Premières sensations, il fait caillant. Enfin, entre les deux, vous voyez, soit on a trop chaud quand ça monte, soit on a froid quand ça descend, mais bon allez, ça va le faire quand même. En fin de parcours ce sera d'ailleurs galère, mais mon agonie n'a pas encore commencée, laissez moi rêver le temps que ça se mette en place...

 

Les 40 premiers km se font avec une grande facilité, alternant les petites montées et les grandes descentes, je joue du plateau en veux tu en voilà et suis parfois étonné qu'il n'y a plus de pignons après le 25... tiens, c'est drôle ça.

 

Tout va bien, il y a un monde de fou et je sens depuis quelques km une méchante douleur au creux du genoux droit. Bin oui, j'ai bien sûr fait l'andouille dans une descente. Mon vélo va vite en descente, c'est comme ça j'y peux rien. Je dépasse un bon groupe en regardant le paysage et me retrouve devant, avec 50 furieux qui tricotent derrière. Z'auriez fait quoi à ma place? Et oui, j'en ai rajouté une couche et non vous ne me dépasserez pas. La descente se terminant progressivement je pousse de fou pour tenir. Quel andouille... me voilà avec une douleur qui restera tout du long et les mecs me larguent sur le plat... j'ai tout perdu!

 

Enfin, pas grave, le ravito est là et il est bien garni. 

 

Je prends du "liquide" dans mon bidon et je m'apercevrai plus tard que c'est un compromis entre du jus de vaisselle et du sang de troll, une véritable infection, poua!

 

Ensuite je me perds.

 

Puréémerdefaitchier, je repasse au même endroit qu'à l'aller, c'est quoi c't'embrouille?! Demi tour jusqu'au ravito, je trouve un mec de l'organisation et il me dit que la suite passe au fond du ravito... fallait le voir, y a bien une flèche mais dans tout ce bazar... enfin bref. Ah oui, on est au pied de la fameuse montée mythique, la Redoute.

 

Bon, c'est pas pour dire, mais j'ai eu facile dans celle là. Si si, je vous assure. Même que j'ai fait la course dans le premier mur avec un jeune qui me talonnait (il a gagné, je le hais) et puis on a dépassé un tas de mecs qui montaient à pied, hahaha. C'est chouette ça.

 

C'est après que ça a commencé à tourner vinaigre.

 

Et quoi, ça fait juste trois semaine que je n'ai rien fait et vous voulez avoir facile dans ces montées? Non mais ça va pas la tête?  Je vais ramer dans la Roche aux Faucons, mais grave. Enfin c'est bizarre parce qu'il y en a deux, de montées, la première facile suivie d'une belle descente, et la seconde où j'ai pleuré car j'avais trop chaud et pas assez de kilomètres dans les jambes depuis un mois. En temps normal j'aurais fait ça fastoche, mais là, les portugaises la plage les poissons frits, ça se paie et je suis devant l'addition.

 

A partir de là ça va devenir dur pour le p'tit Mich, je vous le dit...

 

Ce ne sont pas les braquets qui posent problème, mais le manque d'habitude de ces longues montées de plusieurs km qui se suivent sans arrêt et qui m'épuisent, et puis tous ces gars qui sont beaux et grands et forts et qui me dépassent... pourquoi j'en dépasse plus, moi?

 

Quelques derniers km bien durs pour finir, quelle idée d'avoir mis le départ arrivée en haut, sont fous ou quoi? et je reçois ma médaille de finisher, ô joie, j'ai mon petit morceau de légende.

 

Bilan de la sortie: 85 km, 1.300 de D+ et une moyenne de 21.5 kmh, ça me convient.

 

Je suis content d'y avoir été même si je savais que j'allais morfler grave du fait de ma non préparation, le temps était sympa, le parcours très joli et on ne s'ennuie jamais tant il y a du monde.

 

Et ça me motive pour tenter le 140 l'année prochaine, qui sait? 

A mon tour...

 

Ma compagne me dit toujours : "tu as le sens de l'orientation mais pas celui de l'observation" (elle c'est l'inverse, on est complémentaires 🤔).

 

Craignant la fraîcheur matinale et ne voulant pas transporter toute une garde-robe comme Franck dimanche dernier, j'ai pris un départ tardif, vers 9h45. Démarrage prudent, sensations "indéterminées". M'étant reposé depuis quelques jours, j'espérais "péter des flammes" mais ce n'est pas le cas. Soit...

 

La première côte se profile après 11 km, elle n'est pas trop pentue, je la monte sans forcer pour laisser chauffer le moteur tranquillement. Bifurcation vers la gauche pour les circuits 81 et 147 km... Puis vient la côte d'Havelange. C'est beaucoup plus sérieux, je passe le 32 derrière pour garder un coup de pédale souple. Beaucoup me dépassent, de plus en plus au fil des ans, je me suis fait une raison. Je me console dans les descentes où ma position aérodynamique reste efficace.

 

Quelques kilomètres plus loin, je dois lutter contre le vent et lorsqu'un groupe à ma mesure me dépasse, je prends son sillage pour économiser mes forces et faire monter un peu ma moyenne. Un gars du groupe avait ses études dans ma ville, on papote. Cette partie du parcours étant presque plate, on roule entre 35 et 40, tout va bien. Et déjà le premier ravitaillement ! Je suis un peu surpris parce que je n'ai que 38 km au compteur mais ma moyenne de 27 m'étonne encore plus. Ma joie ne dure pas, je vois un panneau "plus que 43 km", il doit y avoir un blême. Je prends 2 barres énergétiques et repars immédiatement. Le doute finit de se dissiper lorsque j'aperçois le panneau annonçant La Redoute. Le groupe auquel je m'étais mêlé faisait le 81 km et ma conversation m'a fait louper la séparation des circuits. M..de !!!!!

 

Bon, je suis venu pour le 147, pas question que je me décourage devant le premier obstacle. J'expose la situation à un motard chargé de la sécurité, il n'est pas très futé et m'indique le chemin pour retrouver la bifurcation... que j'ai déjà prise au début du parcours. Je m'en rends compte un peu plus loin lorsque je reconnais la première côte de la randonnée. Réflexion rapide : je retourne au ravito et essaie de trouver une personne qui pourra m'aider ou je continue, ce qui me ferait un total d'environ 180 km ? Soyons fou, j'opte pour le "180".

 

Toute cette affaire m'a fait prendre du retard, je ne vois plus aucun autre participant, il faut garder le moral. Séparation des circuits que je reconnais. Deuxième ascension de la côte d'Havelange. En haut, flèche vers la gauche et j'aperçois "prochaine côte La Redoute". ????? Que se passe-t-il ? Je deviens fou ? J'ai encore loupé une bifurcation ?

 

Ce n'est pas possible, je fais demi-tour pour tirer l'affaire au clair. A l'endroit de la bifurcation déjà empruntée, je vois un gars qui retire le fléchage du circuit. Déjà ? A 12h30 ? Il m'explique qu'une autre bifurcation est renseignée quelques kilomètres après le panneau "prochaine côte La Redoute". Je lui fais remarquer que ce n'est pas logique, que rien ne me confirme à ce moment que je suis bien sur le "147". Il me répond que je dois me plaindre à Golazo.

 

Me voici donc reparti pour une troisième ascension de la côte d'Havelange qui me semble un peu plus dure. En haut, plus de panneau, le gars a tout retiré. Du coup, je fais comment pour le reste du parcours ? Le doute me gagne et je sens que mon courage a des limites. J'aperçois par bonheur un gars du coin. Très compréhensif, il me demande : vous voulez faire la côte de La Redoute ? 

 

Chemin direct vers Aywaille cette fois. Je sais que c'est foutu, que je n'aurai pas mes kilomètres mais tant pis. Et je retrouve le ravito de cet avant-midi. Je remplis un bidon et me concentre pour attaquer la difficulté que je redoute le plus.

 

Je passe la Redoute comme je peux, je suis presque à ma FC max dans le plus dur, j'en double quelques uns... et pas seulement des piétons ! J'y laisse pas mal de forces.

 

Après ce plat de résistance, je dois gérer mon énergie avec plus de parcimonie. Mais La Roche aux Faucons me semble très accessible. J'avais déjà cette impression l'année passée. 

 

La fin approche. J'essaie de prendre l'aspiration de petits groupes sur les portions roulantes mais je me rends compte qu'il suffirait de peu pour que les crampes m'assaillent. C'est le signe que "j'ai tout donné". La dernière montée avant l'arrivée m'est pénible malgré son pourcentage modéré, ma moyenne s'écroule.

 

On me donne malgré tout ma médaille de "finisher" lorsque je franchis la ligne. Plus rien n'a de valeur 😉

 

J'ai finalement roulé 115,9 km et 1888 m D+ à la moyenne de 22,2 km/h. Si j'exclus les énervements dus à l'erreur de parcours, j'ai quand même bien profité de cette journée assez largement ensoleillée.

 

P.S. : faudra que j'apprenne à enregistrer des fichiers GPX sur mon Garmin 😎

 

Modifié par Thierry GEUMEZ
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il y a 13 minutes, Thierry GEUMEZ a dit :

A mon tour...

 

Ma compagne me dit toujours : "tu as le sens de l'orientation mais pas celui de l'observation" (elle c'est l'inverse, on est complémentaires 🤔).

 

Craignant la fraîcheur matinale et ne voulant pas transporter toute une garde-robe comme Franck dimanche dernier, j'ai pris un départ tardif, vers 9h45. Démarrage prudent, sensations "indéterminées". M'étant reposé depuis quelques jours, j'espérais "péter des flammes" mais ce n'est pas le cas. Soit...

 

La première côte se profile après 11 km, elle n'est pas trop pentue, je la monte sans forcer pour laisser chauffer le moteur tranquillement. Bifurcation vers la gauche pour les circuits 81 et 147 km... Puis vient la côte d'Havelange. C'est beaucoup plus sérieux, je passe le 32 derrière pour garder un coup de pédale souple. Beaucoup me dépassent, de plus en plus au fil des ans, je me suis fait une raison. Je me console dans les descentes où ma position aérodynamique reste efficace.

 

Quelques kilomètres plus loin, je dois lutter contre le vent et lorsqu'un groupe à ma mesure me dépasse, je prends son sillage pour économiser mes forces et faire monter un peu ma moyenne. Un gars du groupe avait ses études dans ma ville, on papote. Cette partie du parcours étant presque plate, on roule entre 35 et 40, tout va bien. Et déjà le premier ravitaillement ! Je suis un peu surpris parce que je n'ai que 38 km au compteur mais ma moyenne de 27 m'étonne encore plus. Ma joie ne dure pas, je vois un panneau "plus que 43 km", il doit y avoir un blême. Je prends 2 barres énergétiques et repars immédiatement. Le doute finit de se dissiper lorsque j'aperçois le panneau annonçant La Redoute. Le groupe auquel je m'étais mêlé faisait le 81 km et ma conversation m'a fait louper la séparation des circuits. M..de !!!!!

 

Bon, je suis venu pour le 147, pas question que je me décourage devant le premier obstacle. J'expose la situation à un motard chargé de la sécurité, il n'est pas très futé et m'indique le chemin pour retrouver la bifurcation... que j'ai déjà prise au début du parcours. Je m'en rends compte un peu plus loin lorsque je reconnais la première côte de la randonnée. Réflexion rapide : je retourne au ravito et essaie de trouver une personne qui pourra m'aider ou je continue, ce qui me ferait un total d'environ 180 km ? Soyons fou, j'opte pour le "180".

 

Toute cette affaire m'a fait prendre du retard, je ne vois plus aucun autre participant, il faut garder le moral. Séparation des circuits que je reconnais. Deuxième ascension de la côte d'Havelange. En haut, flèche vers la gauche et j'aperçois "prochaine côte La Redoute". ????? Que se passe-t-il ? Je deviens fou ? J'ai encore loupé une bifurcation ?

 

Ce n'est pas possible, je fais demi-tour pour tirer l'affaire au clair. A l'endroit de la bifurcation déjà empruntée, je vois un gars qui retire le fléchage du circuit. Déjà ? A 12h30 ? Il m'explique qu'une autre bifurcation est renseignée quelques kilomètres après le panneau "prochaine côte La Redoute". Je lui fais remarquer que ce n'est pas logique, que rien ne me confirme à ce moment que je suis bien sur le "147". Il me répond que je dois me plaindre à Golazo.

 

Me voici donc reparti pour une troisième ascension de la côte d'Havelange qui me semble un peu plus dure. En haut, plus de panneau, le gars a tout retiré. Du coup, je fais comment pour le reste du parcours ? Le doute me gagne et je sens que mon courage a des limites. J'aperçois par bonheur un gars du coin. Très compréhensif, il me demande : vous voulez faire la côte de La Redoute ? 

 

Chemin direct vers Aywaille cette fois. Je sais que c'est foutu, que je n'aurais pas mes kilomètres mais tant pis. Et je retrouve le ravito de cet avant-midi. Je remplis un bidon et me concentre pour attaquer la difficulté que je redoute le plus.

 

Je passe la Redoute comme je peux, je suis presque à ma FC max dans le plus dur, j'en double quelques uns... et pas seulement des piétons ! J'y laisse pas mal de forces.

 

Après ce plat de résistance, je dois gérer mon énergie avec plus de parcimonie. Mais La Roche aux Faucons me semble très accessible. J'avais déjà cette impression l'année passée. 

 

La fin approche. J'essaie de prendre l'aspiration de petits groupes sur les portions roulantes mais je me rends compte qu'il suffirait de peu pour que les crampes m'assaillent. C'est le signe que "j'ai tout donné". La dernière montée avant l'arrivée m'est pénible malgré son pourcentage modéré, ma moyenne s'écroule.

 

On me donne malgré tout ma médaille de "finisher" lorsque je franchis la ligne. Plus rien n'a de valeur 😉

 

J'ai finalement roulé 115,9 km et 1888 m D+ à la moyenne de 22,2 km/h. Si j'exclus les énervements dus à l'erreur de parcours, j'ai quand même bien profité de cette journée assez largement ensoleillée.

 

P.S. : faudra que j'apprenne à enregistrer des fichiers GPX sur mon Garmin 😎

 

M… qu'est-ce que ça a dû être frustrant, cette histoire de mauvaise signalisation !! Si seulement j'avais été là, connaissant l'endroit comme je le connais j'aurais pu nous remettre immédiatement sur la bonne voie! 🙁🙁

 

Enfin, grâce à ta volonté (chapeau pour cette persévérance!) tu auras quand même pu faire un beau nombre de kilomètres avec une belle dénivellation !

 

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il y a 3 minutes, Franck PASTOR a dit :

M… qu'est-ce que ça a dû être frustrant, cette histoire de mauvaise signalisation !! Si seulement j'avais été là, connaissant l'endroit comme je le connais j'aurais pu nous remettre immédiatement sur la bonne voie! 🙁🙁

 

Enfin, grâce à ta volonté (chapeau pour cette persévérance!) tu auras quand même pu faire un beau nombre de kilomètres avec une belle dénivellation !

 

Je reconnais les routes à la condition que j'aie dû m'orienter moi-même après avoir étudié la carte. Lorsque je suis quelqu'un, ou un fléchage de rando, je me laisse conduire et deviens passif... et j'oublie presque tout

 

 

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il y a 20 minutes, Thierry GEUMEZ a dit :

Je reconnais les routes à la condition que j'aie dû m'orienter moi-même après avoir étudié la carte. Lorsque je suis quelqu'un, ou un fléchage de rando, je me laisse conduire et deviens passif... et j'oublie presque tout

 

 

À vrai dire, moi aussi je deviens assez passif dans ces circonstances… mais j'ai l'expérience de cinq ou six participations à LBL Challenge, à chaque fois sur la distance intermédiaire et sur des parcours qui se ressemblaient beaucoup. Et j'ai aussi participé à d'autres randonnées dans le même secteur (Tilff-Bastogne-Tilff…), sans même parler des sorties que j'ai faites dans le coin tout seul ou avec Jérémie.

 

Donc si j'avais été avec toi dans ce groupe que tu as rejoins après ta première ascension d'Havelange, j'aurais tiqué tout de suite quand on serait descendus vers Lorcé et la vallée de l'Amblève, comme vous l'avez forcément fait : je sais par expérience que c'est exactement l'opposé du chemin qu'il faut prendre pour rejoindre Werbomont puis l'Ancienne Barrière, la côte suivante du parcours intermédiaire…

 

Purée, ça me fait encore plus regretter de ne pas avoir pu y aller ! Enfin bon, on ne refait pas «l'histoire».

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il y a une heure, Thierry GEUMEZ a dit :

A mon tour...

 

Ma compagne me dit toujours : "tu as le sens de l'orientation mais pas celui de l'observation" (elle c'est l'inverse, on est complémentaires 🤔).

 

Craignant la fraîcheur matinale et ne voulant pas transporter toute une garde-robe comme Franck dimanche dernier, j'ai pris un départ tardif, vers 9h45. Démarrage prudent, sensations "indéterminées". M'étant reposé depuis quelques jours, j'espérais "péter des flammes" mais ce n'est pas le cas. Soit...

 

La première côte se profile après 11 km, elle n'est pas trop pentue, je la monte sans forcer pour laisser chauffer le moteur tranquillement. Bifurcation vers la gauche pour les circuits 81 et 147 km... Puis vient la côte d'Havelange. C'est beaucoup plus sérieux, je passe le 32 derrière pour garder un coup de pédale souple. Beaucoup me dépassent, de plus en plus au fil des ans, je me suis fait une raison. Je me console dans les descentes où ma position aérodynamique reste efficace.

 

Quelques kilomètres plus loin, je dois lutter contre le vent et lorsqu'un groupe à ma mesure me dépasse, je prends son sillage pour économiser mes forces et faire monter un peu ma moyenne. Un gars du groupe avait ses études dans ma ville, on papote. Cette partie du parcours étant presque plate, on roule entre 35 et 40, tout va bien. Et déjà le premier ravitaillement ! Je suis un peu surpris parce que je n'ai que 38 km au compteur mais ma moyenne de 27 m'étonne encore plus. Ma joie ne dure pas, je vois un panneau "plus que 43 km", il doit y avoir un blême. Je prends 2 barres énergétiques et repars immédiatement. Le doute finit de se dissiper lorsque j'aperçois le panneau annonçant La Redoute. Le groupe auquel je m'étais mêlé faisait le 81 km et ma conversation m'a fait louper la séparation des circuits. M..de !!!!!

 

Bon, je suis venu pour le 147, pas question que je me décourage devant le premier obstacle. J'expose la situation à un motard chargé de la sécurité, il n'est pas très futé et m'indique le chemin pour retrouver la bifurcation... que j'ai déjà prise au début du parcours. Je m'en rends compte un peu plus loin lorsque je reconnais la première côte de la randonnée. Réflexion rapide : je retourne au ravito et essaie de trouver une personne qui pourra m'aider ou je continue, ce qui me ferait un total d'environ 180 km ? Soyons fou, j'opte pour le "180".

 

Toute cette affaire m'a fait prendre du retard, je ne vois plus aucun autre participant, il faut garder le moral. Séparation des circuits que je reconnais. Deuxième ascension de la côte d'Havelange. En haut, flèche vers la gauche et j'aperçois "prochaine côte La Redoute". ????? Que se passe-t-il ? Je deviens fou ? J'ai encore loupé une bifurcation ?

 

Ce n'est pas possible, je fais demi-tour pour tirer l'affaire au clair. A l'endroit de la bifurcation déjà empruntée, je vois un gars qui retire le fléchage du circuit. Déjà ? A 12h30 ? Il m'explique qu'une autre bifurcation est renseignée quelques kilomètres après le panneau "prochaine côte La Redoute". Je lui fais remarquer que ce n'est pas logique, que rien ne me confirme à ce moment que je suis bien sur le "147". Il me répond que je dois me plaindre à Golazo.

 

Me voici donc reparti pour une troisième ascension de la côte d'Havelange qui me semble un peu plus dure. En haut, plus de panneau, le gars a tout retiré. Du coup, je fais comment pour le reste du parcours ? Le doute me gagne et je sens que mon courage a des limites. J'aperçois par bonheur un gars du coin. Très compréhensif, il me demande : vous voulez faire la côte de La Redoute ? 

 

Chemin direct vers Aywaille cette fois. Je sais que c'est foutu, que je n'aurai pas mes kilomètres mais tant pis. Et je retrouve le ravito de cet avant-midi. Je remplis un bidon et me concentre pour attaquer la difficulté que je redoute le plus.

 

Je passe la Redoute comme je peux, je suis presque à ma FC max dans le plus dur, j'en double quelques uns... et pas seulement des piétons ! J'y laisse pas mal de forces.

 

Après ce plat de résistance, je dois gérer mon énergie avec plus de parcimonie. Mais La Roche aux Faucons me semble très accessible. J'avais déjà cette impression l'année passée. 

 

La fin approche. J'essaie de prendre l'aspiration de petits groupes sur les portions roulantes mais je me rends compte qu'il suffirait de peu pour que les crampes m'assaillent. C'est le signe que "j'ai tout donné". La dernière montée avant l'arrivée m'est pénible malgré son pourcentage modéré, ma moyenne s'écroule.

 

On me donne malgré tout ma médaille de "finisher" lorsque je franchis la ligne. Plus rien n'a de valeur 😉

 

J'ai finalement roulé 115,9 km et 1888 m D+ à la moyenne de 22,2 km/h. Si j'exclus les énervements dus à l'erreur de parcours, j'ai quand même bien profité de cette journée assez largement ensoleillée.

 

P.S. : faudra que j'apprenne à enregistrer des fichiers GPX sur mon Garmin 😎

 

Pour enregistrer un fichiers GPX , tu fais un copier coller dans le dossier new files sur ton garmin lorsqu'il est branché à l"ordi. 

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A mon tour.

Il y a quelques années,  j’avais  fait le 150km. Alors cette année,  objectif le 255km et mon épouse le 147km.

Départ à  6h30. Je trouve un bon groupe. Après 50km, on est à  32 de moyenne. A Bastogne, après 90km, la moyenne  est descendue à  30.  Les ravitos  étaient très bien  (j’ai bien aimé  la boisson  au citron) mais l'inconvénient,  c'est  que les groupes  se défont.  A mi parcours, au ravito  suivant,  je repars seul, la plupart  de mon groupe  ne se sont pas arrêtés.  A partir de là,  je suis seul  ou à  deux. A 80km du but, on retrouve le parcours  du 147km. On se sent moins  seul. Je passe bien les bosses, mais  les 10 derniers  km sont plus durs, après la dernière  cote de Cortil.  Les parties en faux plat font mal. A la fin, pour la symbolique,  je me force un peu pour être  sous les 9 heures : 8h 59’ et quelques  secondes (28,4km/h).

Je n’ai pas fait d’erreur  de parcours.

Satisfait de ma journée,  de beaux  paysages,  une belle  météo. 

Maintenant, à  Remouchamps pour  voir les pros hommes et femmes demain dans la cote de la Redoute.

 

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il y a 13 minutes, Gérôme BORGER a dit :

Pour enregistrer un fichiers GPX , tu fais un copier coller dans le dossier new files sur ton garmin lorsqu'il est branché à l"ordi. 

Lorsque je branche le Garmin à l'ordinateur, l'écran (du Garmin) affiche qu'il est en charge mais je n'ai accès à aucune commande. Il n'y avait pas de câble spécifique dans la boîte du Garmin, j'utilise un câble qui me servait à recharcher un smartphone Samsung, est-ce la raison d'un dysfonctionnement ?

 

 

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il y a 13 minutes, Jean-christophe RINCENT a dit :

A mon tour.

Il y a quelques années,  j’avais  fait le 150km. Alors cette année,  objectif le 255km et mon épouse le 147km.

Départ à  6h30. Je trouve un bon groupe. Après 50km, on est à  32 de moyenne. A Bastogne, après 90km, la moyenne  est descendue à  30.  Les ravitos  étaient très bien  (j’ai bien aimé  la boisson  au citron) mais l'inconvénient,  c'est  que les groupes  se défont.  A mi parcours, au ravito  suivant,  je repars seul, la plupart  de mon groupe  ne se sont pas arrêtés.  A partir de là,  je suis seul  ou à  deux. A 80km du but, on retrouve le parcours  du 147km. On se sent moins  seul. Je passe bien les bosses, mais  les 10 derniers  km sont plus durs, après la dernière  cote de Cortil.  Les parties en faux plat font mal. A la fin, pour la symbolique,  je me force un peu pour être  sous les 9 heures : 8h 59’ et quelques  secondes (28,4km/h).

Je n’ai pas fait d’erreur  de parcours.

Satisfait de ma journée,  de beaux  paysages,  une belle  météo. 

Maintenant, à  Remouchamps pour  voir les pros hommes et femmes demain dans la cote de la Redoute.

 

Bravo Jean-Christophe👏.

Pour l'anecdote, tu as mis 8 minutes de plus que Laurent Jalabert, rien que ça 😉.

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il y a 22 minutes, Franck PASTOR a dit :

À vrai dire, moi aussi je deviens assez passif dans ces circonstances… mais j'ai l'expérience de cinq ou six participations à LBL Challenge, à chaque fois sur la distance intermédiaire et sur des parcours qui se ressemblaient beaucoup. Et j'ai aussi participé à d'autres randonnées dans le même secteur (Tilff-Bastogne-Tilff…), sans même parler des sorties que j'ai faites dans le coin tout seul ou avec Jérémie.

 

Donc si j'avais été avec toi dans ce groupe que tu as rejoins après ta première ascension d'Havelange, j'aurais tiqué tout de suite quand on serait descendus vers Lorcé et la vallée de l'Amblève, comme vous l'avez forcément fait : je sais par expérience que c'est exactement l'opposé du chemin qu'il faut prendre pour rejoindre Werbomont puis l'Ancienne Barrière, la côte suivante du parcours intermédiaire…

 

Purée, ça me fait encore plus regretter de ne pas avoir pu y aller ! Enfin bon, on ne refait pas «l'histoire».

Je te nomme "guide personnel et exclusif", Franck. Tu ne peux plus me faire défaut à partir de maintenant 😎

 

Tu as des dates arrêtées pour de prochaines randos ?

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il y a 2 minutes, Thierry GEUMEZ a dit :

Lorsque je branche le Garmin à l'ordinateur, l'écran (du Garmin) affiche qu'il est en charge mais je n'ai accès à aucune commande. Il n'y avait pas de câble spécifique dans la boîte du Garmin, j'utilise un câble qui me servait à recharcher un smartphone Samsung, est-ce la raison d'un dysfonctionnement ?

 

 

Mon garmin est reconnu par l'ordinateur comme une clé usb. 

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il y a 18 minutes, Jean-christophe RINCENT a dit :

A mon tour.

Il y a quelques années,  j’avais  fait le 150km. Alors cette année,  objectif le 255km et mon épouse le 147km.

Départ à  6h30. Je trouve un bon groupe. Après 50km, on est à  32 de moyenne. A Bastogne, après 90km, la moyenne  est descendue à  30.  Les ravitos  étaient très bien  (j’ai bien aimé  la boisson  au citron) mais l'inconvénient,  c'est  que les groupes  se défont.  A mi parcours, au ravito  suivant,  je repars seul, la plupart  de mon groupe  ne se sont pas arrêtés.  A partir de là,  je suis seul  ou à  deux. A 80km du but, on retrouve le parcours  du 147km. On se sent moins  seul. Je passe bien les bosses, mais  les 10 derniers  km sont plus durs, après la dernière  cote de Cortil.  Les parties en faux plat font mal. A la fin, pour la symbolique,  je me force un peu pour être  sous les 9 heures : 8h 59’ et quelques  secondes (28,4km/h).

Je n’ai pas fait d’erreur  de parcours.

Satisfait de ma journée,  de beaux  paysages,  une belle  météo. 

Maintenant, à  Remouchamps pour  voir les pros hommes et femmes demain dans la cote de la Redoute.

 

28,4 de moyenne ? Joli coup de pédale !

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à l’instant, Gérôme BORGER a dit :

Mon garmin est reconnu par l'ordinateur comme une clé usb. 

Le mien le reconnaît comme lecteur externe, mais ça ne dit pas pourquoi le Garmin reste à ce moment figé "en charge", l'écran tactile ne répond pas et le bouton de démarrage/arrêt ne répond pas non plus.

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il y a 27 minutes, Jean-christophe RINCENT a dit :

A mon tour.

Il y a quelques années,  j’avais  fait le 150km. Alors cette année,  objectif le 255km et mon épouse le 147km.

Départ à  6h30. Je trouve un bon groupe. Après 50km, on est à  32 de moyenne. A Bastogne, après 90km, la moyenne  est descendue à  30.  Les ravitos  étaient très bien  (j’ai bien aimé  la boisson  au citron) mais l'inconvénient,  c'est  que les groupes  se défont.  A mi parcours, au ravito  suivant,  je repars seul, la plupart  de mon groupe  ne se sont pas arrêtés.  A partir de là,  je suis seul  ou à  deux. A 80km du but, on retrouve le parcours  du 147km. On se sent moins  seul. Je passe bien les bosses, mais  les 10 derniers  km sont plus durs, après la dernière  cote de Cortil.  Les parties en faux plat font mal. A la fin, pour la symbolique,  je me force un peu pour être  sous les 9 heures : 8h 59’ et quelques  secondes (28,4km/h).

Je n’ai pas fait d’erreur  de parcours.

Satisfait de ma journée,  de beaux  paysages,  une belle  météo. 

Maintenant, à  Remouchamps pour  voir les pros hommes et femmes demain dans la cote de la Redoute.

 

Que dire c'est ouf ta moyenne , j'ai regardé le D+ c'est + de 5000m....💪💪💪

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il y a 9 minutes, Thierry GEUMEZ a dit :

Le mien le reconnaît comme lecteur externe, mais ça ne dit pas pourquoi le Garmin reste à ce moment figé "en charge", l'écran tactile ne répond pas et le bouton de démarrage/arrêt ne répond pas non plus.

C'est normal Thierry. Tu vas sur l'ordi (ton garmin branché), tu cherches le dossier new files(sous garmin) et tu y déposes le GPX.

Ensuite , une fois le gamin débranché, tu vas sous parcours et tu y trouveras le nom du dossier que tu as enregistré. 

Modifié par Gérôme BORGER
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il y a 15 minutes, Thierry GEUMEZ a dit :

Je te nomme "guide personnel et exclusif", Franck. Tu ne peux plus me faire défaut à partir de maintenant 😎

 

Tu as des dates arrêtées pour de prochaines randos ?

Rien d'inscrit dans le marbre, à part Tilff-Bastogne-Tilff le 5 juin. Mais d'abord, me débarrasser de ce fichu virus…

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il y a 36 minutes, Jean-christophe RINCENT a dit :

A mon tour.

Il y a quelques années,  j’avais  fait le 150km. Alors cette année,  objectif le 255km et mon épouse le 147km.

Départ à  6h30. Je trouve un bon groupe. Après 50km, on est à  32 de moyenne. A Bastogne, après 90km, la moyenne  est descendue à  30.  Les ravitos  étaient très bien  (j’ai bien aimé  la boisson  au citron) mais l'inconvénient,  c'est  que les groupes  se défont.  A mi parcours, au ravito  suivant,  je repars seul, la plupart  de mon groupe  ne se sont pas arrêtés.  A partir de là,  je suis seul  ou à  deux. A 80km du but, on retrouve le parcours  du 147km. On se sent moins  seul. Je passe bien les bosses, mais  les 10 derniers  km sont plus durs, après la dernière  cote de Cortil.  Les parties en faux plat font mal. A la fin, pour la symbolique,  je me force un peu pour être  sous les 9 heures : 8h 59’ et quelques  secondes (28,4km/h).

Je n’ai pas fait d’erreur  de parcours.

Satisfait de ma journée,  de beaux  paysages,  une belle  météo. 

Maintenant, à  Remouchamps pour  voir les pros hommes et femmes demain dans la cote de la Redoute.

 

28,4 km/h de moyenne sur un parcours pareil, quelle «caisse» il faut avoir ! Bravo !!

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il y a 20 minutes, Gérôme BORGER a dit :

Tu vas sur l'ordi (ton garmin branché), tu cherches le dossier new files'sous garmin) et tu y déposes le GPX.

 

Je suis une buse en informatique. Comment accède-t-on à "new files" ?

Lorsque j'ouvre garmin connect sur le PC, la page affiche les activités (les miennes et celles des personnes autorisées), un menu en cliquant à gauche "tableau de bord, défis, calendrier, activités, statistiques de santé, entraînements, ect, et en haut à droite, 4 icones : "télécharger ou importer une activité", "requêtes et notifications", "appareils et statut de synchronisation", "profil". J'ai essayé "télécharger ou importer une activité", une fenêtre apparaît "déposer les fichiers ou Parcourir pour sélectionner les fichiers", mais quand je clique sur "Parcourir... " je ne peux accéder à mes téléchargements, et "déposer" n'est pas autorisé. Le fichier GPX du parcours de LBL a été téléchargé directement sur le site de l'organisateur, il apparaît dans les téléchargements comme un dossier "compressé"

 

Modifié par Thierry GEUMEZ
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il y a 17 minutes, Franck PASTOR a dit :

28,4 km/h de moyenne sur un parcours pareil, quelle «caisse» il faut avoir ! Bravo !!

Que veux-tu, nous ne sommes pas tous égaux, contrairement au souhait exprimé dans une devise nationale. Mon record personnel sur la Criquiélion, c'est 26,5, en 1999. J'étais encore presque un gamin 😉

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