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Chouffe Classic 2022


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Hier, samedi 14 mai, avait lieu la Chouffe Classic à Houffalize, en plein cœur des Ardennes, dans la province du Luxembourg belge. Le même jour donc que la Magnifique à Rochefort, une autre randonnée ardennaise, pas très loin (les parcours, sans jamais se croiser, sont voisins), ce qui m'a fait hésiter entre les deux. Finalement, n'ayant jamais « fait » la Chouffe, contrairement à la Magnifique, je me suis décidé pour la première. D'autant que les difficultés m'y conviennent mieux a priori : pas mal de murs bien coriaces comme je les aime sont au programme.

 

https://www.lachouffeclassic.be/fr/

 

Départ de chez moi vers 6h15 à Bruxelles, vélo dans le coffre, arrivée vers 8 h à Houffalize. Enfin, au parking que des bénévoles m'ont indiqué, situé tout en haut de la ville et à 3 km du point de départ, tout en bas !  Super, me dis-je, une côte de 3 km à 4-6 % bien large et bien fréquentée ( pas ma tasse de thé) à remonter en rab au retour, après les 166 km et 2700 m de dénivellation annoncés de la rando !

 

Et en plus, ça caille dur pendant cette descente vers le point de départ. D'après le thermomètre de ma voiture au parking, il fait seulement 10°. Je ne regrette pas d'avoir pris le cuissard thermique, court mais plus épais qu'un cuissard ordinaire, les manchettes et un bon imper, même si, vues les prévisions météo qui annoncent le reste de la journée chaude (maxi 24° à l'ombre) et très ensoleillé, j'ai laissé jambières et surchaussures dans la voiture. Cela s'avèrera un bon compromis.

 

Au départ, au centre sportif d'Houffalize, il y a un monde de dingue, c'est tout juste si on ne se marche pas sur les pieds ! 😮 Je ne crois pas avoir vu autant de participants à une randonnée belge, à part sur Liège-Bastogne-Liège Challenge. Est-ce la dégustation gratuite en cours de route de la bière blonde locale , la Chouffe, qui attire autant les gens ? 😏

 

Trois parcours sont proposés : 89 km, 124 km et 166 km.

 

https://www.lachouffeclassic.be/fr/parcours/

 

C'est donc aux 166 km du parcours le plus long auxquels je vais m'attaquer aujourd'hui:

 

https://www.routeyou.com/nl-be/route/view/10621808/racefietsroute/la-chouffe-classic-2022-166?c=7Ht9Iigt1SLS9E9D

 

De grosses difficultés sont au programme : la côte d'Haussire, versant sud (une variante à peine moins difficile de la côte la plus dure de Belgique), la côte de Beffe, le col (tout à fait officiel) de Rideux versant sud, la côte de Roche-à-Frêne, et en dessert la plus difficile de toutes, surtout parce que c'est la dernière : la côte de la rue Saint-Roch, en plein cœur d'Houffalize même !

 

Les 7 premiers kilomètres, le long de la rivière Ourthe, sont complètement plats, sur une route malheureusement assez dégradée par endroits (mais ce sera une quasi-constante tout au long du parcours…). Je prends la roue d'un groupe : ma vitesse saute instantanément de 27 km/h à 34 km/h, sans effort supplémentaire. Et puis c'est la première côte, celle de Mormont :

 

https://climbfinder.com/fr/montees/grande-mormont

 

À part un petit «coup-de-cul» final, elle est avalée sans difficulté. S'ensuit une longue descente mais avec un virage très sec à 90° à son pied qui visiblement a surpris quelqu'un : il y a eu un accident à cet endroit… Ensuite, la longue et peu pentue côte du barrage de Nisramont, vers Ortho, aussi avalée sans histoire:

 

https://climbfinder.com/fr/montees/cote-du-barrage-de-nisramont

 

Et puis, d'Ortho à la Roche-en-Ardenne, le parcours suit des chemins de traverse par des routes bucoliques au profil torturé, sans côte remarquable, vers Erneuville puis Mierchamps, mais où je commets l'erreur d'essayer d'accrocher des roues à nouveau… ce qui est rentable sur des routes plates l'est beaucoup moins sur un parcours plus ondulé, je le constaterai à nouveau plus tard. En attendant, je dévale de Mierchamps vers La Roche le long d'une des plus belles descentes du parcours, la splendide «vallée des Tombes». Si seulement la route était en meilleur état, ce serait une des plus belles du pays…

 

À La Roche-en-Ardenne, premier ravitaillement (sur le site même du départ de la Vélomédiane, pour ceux qui connaissent). J'enlève l'imper mais je garde les manchettes. Apparemment je suis le seul à en avoir ou à les garder, ce qui confirme mon côté plus frileux que la moyenne… À partir de maintenant, le parcours n'aura plus rien de roulant. Quelques mouvements de décontraction avant de me lancer dans le premier gros morceau de la journée : la côte d'Haussire, versant sud.

 

https://climbfinder.com/fr/montees/haussire-sud

 

3,7 km en ligne quasi droite et les derniers 1300 m étant les plus raides, à 11% de moyenne selon Cotacol (plus précis que le profil ci-dessus) : un type de côte très peu courant en Ardenne. Même si c'est une version adoucie de la traditionnelle montée de Haussire, cela reste une des montées les plus difficiles du pays. Je m'y sens bien cependant, et rattrape pas mal de monde, dont les premiers «piétons» de la journée.

 

Longue descente ensuite, puis on embraye vers la courte et très belle côte de Cielle, qui fournit de splendides panoramas sur la vallée de l'Ourthe à son sommet. C'est là que je commets une autre erreur, celle de vouloir suivre un couple de cyclistes, assez âgés mais visiblement en pleine forme physique. On se « battra » ensemble dans cette côte, puis dans la suivante, la très rude côte de Beffe (avec entre les deux un court détour vers un raidard non répertorié, plaisanterie préférée des organisateurs de randos belges) :

 

https://climbfinder.com/fr/montees/cote-de-cielle

https://climbfinder.com/fr/montees/cote-de-beffe

 

La côte de Beffe, une classique de la Vélomédiane, est avalée sans trop de difficultés, bien que des sensations de brûlure commencent à se faire sentir dans mes muscles. Un signe avant-coureur de désagréments plus gênants… mais je n'en tiens malheureusement pas compte et avale la difficulté suivante, la très longue et peu raide côte de Dochamps (en fait les 5,5 derniers km du profil ci-dessous), comme à la parade :

 

https://climbfinder.com/fr/montees/dochamps-ouest

 

Paradoxalement, c'est lors de la longue (22 km) transition, tantôt descendante, tantôt roulante, vers la difficulté suivante, que je paie le prix de mes efforts : une douleur au genou gauche se fait sentir, et des crampes à la cuisse droite se déclarent…  et j'en suis à peine à la moitié du parcours !…

 

La montée vers le col du Rideux (le seul col de Belgique officiellement reconnu par l'Institut Géographique National, soit dit en passant) se fait vaille que vaille, tout à gauche (24/34), pour éviter de devoir descendre de vélo à cause de la douleur au genou et des crampes. Pour ne rien arranger, le revêtement est encore une fois franchement dégradé. Mais ça passe, même à un train de sénateur. Et je constate à nouveau que même en «croustille», on va plus vite à vélo qu'à pied, puisque je rattrape d'autres cyclistes devenus piétons : ils n'avaient pas de 24/34 pour leur venir en aide, eux ! 

 

https://climbfinder.com/fr/montees/col-du-rideux-sud

 

Le  2e ravitaillement, au milieu de la descente qui s'ensuit, à Heyd, est franchement bienvenu ! Je retire les manchettes, fais le plein à nouveau, m'étire consciencieusement, marche d'un coin à l'autre du site, le temps que les crampes ne se fassent plus sentir. Dès que je me sens mieux, je repars.

 

La douleur au genou gauche n'est plus sensible quand je pédale assis, elle se fait en revanche sentir quand je me mets en danseuse, mais au fil du parcours elle se fera de moins en moins gênante. Quant aux crampes, elles ont disparu. Je les sens quand même qui guettent, les sournoises, donc je décide de rouler autant que possible à l'économie jusqu'à l'arrivée. D'autant qu'on n'en a pas fini avec les grosses difficultés… La côte de Roche-à-Frêne s'annonce !

 

https://climbfinder.com/fr/montees/roche-a-frene

 

C'est la côte préférée d'Eric Hennuy, un ancien forumeur qui a malheureusement disparu de ce site. Avec raison : elle est à la fois très raide et très esthétique. Échaudé par mes petits malheurs, je la grimpe en me concentrant sur mon coup de pédale et ma respiration, sur le 24/34, puis le 24/30… Beaucoup de cyclistes, à nouveau, sont en travers ou carrément à pied. Mais pour moi, ça passe finalement bien mieux que le Rideux. Ceci dit, le passage le plus dur de la journée, pour moi, sera la côte suivante : celle de Grandménil:

 

https://climbfinder.com/fr/montees/cote-de-l-amante-grandmenil

 

Si vous jetez un œil au profil, vous verrez qu'à part sa grande longueur (9 km), elle n'a a priori rien d'effrayant : 4 % maxi ! Et pourtant c'est celle qui m'aura fait le plus souffrir. Parce que le vent y est défavorable, mais surtout parce que son revêtement est carrément catastrophique. Là où passent les roues des voitures, l'asphalte est complètement fissuré et craquelé, et les «rustines» posées ici ou là empirent les choses plutôt que d'y remédier. On ne roule pas dessus, on y sautille, on zigzague, on doit même rouler carrément au milieu de la chaussée, seul endroit où le revêtement est intact, quand des voitures ne s'annoncent pas… Bref, on se croirait sur Paris-Roubaix ! Et en plus, on ne s'y voit pas avancer : la route est rectiligne, en forêt, sans aucun point de repère digne de ce nom, on a l'impression que ça n'en finit pas.

 

Au début de cet enfer d'Ardenne, je rattrape un costaud aux allures de triathlète, qui a l'air d'en baver autant que moi. Il prend ma roue, puis me relaie un peu plus loin. C'est bienvenu, l'abri fourni par un gabarit pareil, avec le vent défavorable ! On continue à se relayer comme cela jusqu'au sommet de la côte… qui n'en est pas un, en fait, puisque le parcours prend un embranchement qui nous fait monter encore. 😖 Heureusement, l'asphalte devient enfin praticable.

 

Quelques courts vallonnements supplémentaires nous conduisent vers la difficulté suivante, une autre longue côte, celle d'Odeigne :

 

https://climbfinder.com/fr/carte?lat=50.3045&lng=5.59467

 

Plus irrégulière que la précédente, mais avec de très beaux points de vue et un cadre agréable, ça change ! D'autant que le revêtement, encore dégradé, est quand même plus praticable que celui de la côte précédente. Son sommet est également celui du parcours : 630 m d'altitude, non loin de la Baraque Fraiture (652 m), le point culminant de la province du Luxembourg belge. On n'est pas loin non plus de l'altitude maximale de la Belgique (694 m).

 

Les grosses difficultés (sauf la toute dernière…) sont maintenant passées. Il ne reste qu'une série de côte non répertoriées, soit courtes et raides, soit plus longues et peu pentues, sur le vaste plateau ardennais des Tailles, pour nous mener à Langlire, au dernier ravitaillement officiel, au km 138.

 

Ça sent l'écurie, comme on dit. Mes problèmes physiques s'étant fait oublier maintenant, j'envisage le reste du parcours avec sérénité. La côte de Langlire (profil non disponible sur Climbfinder), qui suit immédiatement le ravito, n'a rien d'un foudre de guerre, et je l'avale prestement. Puis une succession de montagnes russes typiquement ardennaises avant le clou du parcours, le site de dégustation de la Brasserie d'Achouffe, qui brasse cette fameuse bière Chouffe qui a donné son nom à la rando:

 

https://chouffe.com/

 

Chaque participant a reçu un jeton au moment de son enregistrement au départ de la course, qui permet la dégustation gratuite d'une Chouffe à cet endroit… Je dois être un des rares qui n'en profitent pas (pas taper !) puisque je ne bois pas d'alcool par principe. Si ça me fait me sentir un peu seul, je m'en félicite quand il faut repartir, parce que c'est le pied de l'avant-dernier difficulté du jour, la bien nommée côte de la Longue Virée :

 

https://climbfinder.com/fr/montees/longue-viree-achouffe

 

Bien nommée, car longue, et sinuant sur la crête d'une colline qui a l'air de n'en pas finir. Je dépasse à son pied des groupes entiers de cyclistes : la Chouffe a l'air de mal passer pour eux ! 😄 Mais bon, Houffalize n'est plus très loin. Ceci dit, une fois qu'on y est arrivé, tout le monde sait qu'il reste un sacré morceau en dessert : cette côte de la rue Saint-Roch, en plein cœur de la ville, une des difficultés de Liège-Bastogne-Liège, à nouveau un véritable mur. La côte de la Doyenne dont on voit des photos montrant un peloton compact grimpant une ruelle super-raide, c'est elle.

 

https://climbfinder.com/fr/montees/saint-roch

 

Les pourcentages du graphique sont parlants. Ils en effraient certains, que je vois resquiller en douce et prendre un raccourci pour aller directement sur le site d'arrivée en évitant la côte… Mais quand même, la plupart n'écoutent comme moi que leur courage et entame la difficulté, bille en tête et chaîne tout à gauche.

 

CRAAAC ! J'entends un énorme bruit derrière moi, je me retourne (pas évident dans du 20 %) et je vois à une vingtaine de mètres un cycliste à terre, qui se relève heureusement très vite. À en juger par le bruit, il a raté son changement de vitesse et est tombé… Plus de peur que de mal pour lui, donc je continue. Laborieusement, mais tranquillement, grâce à mes petits braquets. 24/34, puis 24/30, puis 24/27… Ça y est le sommet est là ! Il ne reste plus qu'à dévaler vers le site de départ et d'arriver pour boucler la boucle 🙂

 

À l'arrivée, le compteur indique 172 km, ce qui fait 169 km (en décomptant les 3 km de descente du parking vers le départ) à 22,3 km/h de moyenne, cadence moyenne de 87 tours/minutes, vitesse maxi de 68 km/h (probablement dans la descente du Rideux). Je m'accorde une petite demi-heure de repos bien mérité, en consommant un hamburger-oignons-moutarde (chacun ses petits plaisirs) et en me repassant le parcours dans ma tête. Ç'aura été une splendide journée à tout point de vue, météo, ambiance, parcours… si on fait exception de l'état des routes, qui ne s'améliore décidément pas dans cette région d'année en année.

 

Il me reste donc 3 km à grimper le long de la N30 vers le parking où se trouve ma voiture. Je prends tout mon temps (ce qui fait tomber ma moyenne à 22,1 km/h). Je retrouve ma bagnole là où je l'ai laissée… avec la vitre du conducteur ouverte ! Je l'avais baissée pour demander mon chemin à un signaleur et oublié ensuite de la fermer. Heureusement, rien ne manque. Et puis retour chez moi à Bruxelles, sans autre histoire, avec des jambes quand même assez lourdes et bien sûr des images et des souvenirs plein la tête. Superbe journée ! 😃

Modifié par Franck PASTOR
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Il y a 2 heures, Franck PASTOR a dit :

Hier, samedi 14 mai, avait lieu la Chouffe Classic à Houffalize, en plein cœur des Ardennes, dans la province du Luxembourg belge. Le même jour donc que la Magnifique à Rochefort, une autre randonnée, pas très loin (les parcours, sans se croiser, sont voisins), ce qui m'a fait hésiter entre les deux. Finalement, n'ayant jamais « fait » la Chouffe, contrairement à la Magnifique, je me suis décidé pour la première. D'autant que les difficultés m'y conviennent mieux a priori : pas mal de murs bien coriaces comme je les aime sont au programme.

 

https://www.lachouffeclassic.be/fr/

 

Départ de chez moi vers 6h15 à Bruxelles, vélo dans le coffre, arrivée vers 8 h à Houffalize. Enfin, au parking que des bénévoles m'ont indiqué, situé tout en haut de la ville et à 3 km du point de départ, tout en bas !  Super, me dis-je, une côte de 3 km à 4-6 % bien large et bien fréquentée ( pas ma tasse de thé) à remonter en rab au retour, après les 166 km et 2700 m de dénivellation annoncés de la rando !

 

Et en plus, ça caille dur pendant cette descente vers le point de départ. D'après le thermomètre de ma voiture au parking, il fait seulement 10°. Je ne regrette pas d'avoir pris le cuissard thermique, court mais plus épais qu'un cuissard ordinaire, les manchettes et un bon imper, même si, vues les prévisions météo qui annoncent le reste de la journée chaude (maxi 24° à l'ombre) et très ensoleillé, j'ai laissé jambières et surchaussures dans la voiture. Cela s'avèrera un bon compromis.

 

Au départ, au centre sportif d'Houffalize, il y a un monde de dingue, c'est tout juste si on ne se marche pas sur les pieds ! 😮 Je ne crois pas avoir vu autant de participants à une randonnée belge, à part sur Liège-Bastogne-Liège Challenge. Est-ce la dégustation gratuite en cours de route de la bière blonde locale , la Chouffe, qui attire autant les gens ? 😏

 

Trois parcours sont proposés : 89 km, 124 km et 166 km.

 

https://www.lachouffeclassic.be/fr/parcours/

 

C'est donc aux 166 km du parcours le plus long auxquels je vais m'attaquer aujourd'hui:

 

https://www.routeyou.com/nl-be/route/view/10621808/racefietsroute/la-chouffe-classic-2022-166?c=7Ht9Iigt1SLS9E9D

 

De grosses difficultés sont au programme : la côte d'Haussire, versant sud (une variante à peine moins difficile de la côte la plus dure de Belgique), la côte de Beffe, le col (tout à fait officiel) de Rideux versant sud, la côte de Roche-à-Frêne, et en dessert la plus difficile de toutes, surtout parce que c'est la dernière : la côte de la rue Saint-Roch, en plein cœur d'Houffalize même !

 

Les 7 premiers kilomètres, le long de la rivière Ourthe, sont complètement plats, sur une route malheureusement assez dégradée par endroits (mais ce sera une quasi-constante tout au long du parcours…). Je prends la roue d'un groupe : ma vitesse saute instantanément de 27 km/h à 34 km/h, sans effort supplémentaire. Et puis c'est la première côte, celle de Mormont :

 

https://climbfinder.com/fr/montees/grande-mormont

 

À part un petit «coup-de-cul» final, elle est avalée sans difficulté. S'ensuit une longue descente mais avec un virage très sec à 90° à son pied qui visiblement a surpris quelqu'un : il y a eu un accident à cet endroit… Ensuite, la longue et peu pentue côte du barrage de Nisramont, vers Ortho, aussi avalée sans histoire:

 

https://climbfinder.com/fr/montees/cote-du-barrage-de-nisramont

 

Et puis, d'Ortho à la Roche-en-Ardenne, le parcours suit des chemins de traverse par des routes bucoliques au profil torturé, sans côte remarquable, vers Erneuville puis Mierchamps, mais où je commets l'erreur d'essayer d'accrocher des roues à nouveau… ce qui est rentable sur des routes plates l'est beaucoup moins sur un parcours plus ondulé, je le constaterai à nouveau plus tard. En attendant, je dévale de Mierchamps vers La Roche le long d'une des plus belles descentes du parcours, la splendide «vallée des Tombes». Si seulement la route était en meilleur état, ce serait une des plus belles du pays…

 

À La Roche-en-Ardenne, premier ravitaillement (sur le site même du départ de la Vélomédiane, pour ceux qui connaissent). J'enlève l'imper mais je garde les manchettes. Apparemment je suis le seul à en avoir ou à les garder, ce qui confirme mon côté plus frileux que la moyenne… À partir de maintenant, le parcours n'aura plus rien de roulant. Quelques mouvements de décontraction avant de me lancer dans le premier gros morceau de la journée : la côte d'Haussire, versant sud.

 

https://climbfinder.com/fr/montees/haussire-sud

 

3,7 km en ligne quasi droite et les derniers 1300 m étant les plus raides, à 11% de moyenne selon Cotacol (plus précis que le profil ci-dessus) : un type de côte très peu courant en Ardenne. Même si c'est une version adoucie de la traditionnelle montée de Haussire, cela reste une des montées les plus difficiles du pays. Je m'y sens bien cependant, et rattrape pas mal de monde, dont les premiers «piétons» de la journée.

 

Longue descente ensuite, puis on embraye vers la courte et très belle côte de Cielle, qui fournit de splendides panoramas sur la vallée de l'Ourthe à son sommet. C'est là que je commets une autre erreur, celle de vouloir suivre un couple de cyclistes, assez âgés mais visiblement en pleine forme physique. On se « battra » ensemble dans cette côte, puis dans la suivante, la très rude côte de Beffe (avec entre les deux un court détour vers un raidard non répertorié, plaisanterie préférée des organisateurs de randos belges) :

 

https://climbfinder.com/fr/montees/cote-de-cielle

https://climbfinder.com/fr/montees/cote-de-beffe

 

La côte de Beffe, une classique de la Vélomédiane, est avalée sans trop de difficultés, bien que des sensations de brûlure commencent à se faire sentir dans mes muscles. Un signe avant-coureur de désagréments plus gênants… mais je n'en tiens malheureusement pas compte et avale la difficulté suivante, la très longue et peu raide côte de Dochamps (en fait les 5,5 derniers km du profil ci-dessous), comme à la parade :

 

https://climbfinder.com/fr/montees/dochamps-ouest

 

Paradoxalement, c'est lors de la longue (22 km) transition, tantôt descendante, tantôt roulante, vers la difficulté suivante, que je paie le prix de mes efforts : une douleur au genou gauche se fait sentir, et des crampes à la cuisse droite se déclarent…  et j'en suis à peine à la moitié du parcours !…

 

La montée vers le col du Rideux (le seul col de Belgique officiellement reconnu par l'Institut Géographique National, soit dit en passant) se fait vaille que vaille, tout à gauche (24/34), pour éviter de devoir descendre de vélo à cause de la douleur au genou et des crampes. Pour ne rien arranger, le revêtement est encore une fois franchement dégradé. Mais ça passe, même à un train de sénateur. Et je constate à nouveau que même en «croustille», on va plus vite à vélo qu'à pied, puisque je rattrape d'autres cyclistes devenus piétons : ils n'avaient pas de 24/34 pour leur venir en aide, eux ! 

 

https://climbfinder.com/fr/montees/col-du-rideux-sud

 

Le  2e ravitaillement, au milieu de la descente qui s'ensuit, à Heyd, est franchement bienvenu ! Je retire les manchettes, fais le plein à nouveau, m'étire consciencieusement, marche d'un coin à l'autre du site, le temps que les crampes ne se fassent plus sentir. Dès que je me sens mieux, je repars.

 

La douleur au genou gauche n'est plus sensible quand je pédale assis, elle se fait en revanche sentir quand je me mets en danseuse, mais au fil du parcours elle se fera de moins en moins gênante. Quant aux crampes, elles ont disparu. Je les sens quand même qui guettent, les sournoises, donc je décide de rouler autant que possible à l'économie jusqu'à l'arrivée. D'autant qu'on n'en a pas fini avec les grosses difficultés… La côte de Roche-à-Frêne s'annonce !

 

https://climbfinder.com/fr/montees/roche-a-frene

 

C'est la côte préférée d'Eric Hennuy, un ancien forumeur qui a malheureusement disparu de ce site. Avec raison : elle est à la fois très raide et très esthétique. Échaudé par mes petits malheurs, je la grimpe en me concentrant sur mon coup de pédale et ma respiration, sur le 24/34, puis le 24/30… Beaucoup de cyclistes, à nouveau, sont en travers ou carrément à pied. Mais pour moi, ça passe finalement bien mieux que le Rideux. Ceci dit, le passage le plus dur de la journée, pour moi, sera la côte suivante : celle de Grandménil:

 

https://climbfinder.com/fr/montees/cote-de-l-amante-grandmenil

 

Si vous jetez un œil au profil, vous verrez qu'à part sa grande longueur (9 km), elle n'a a priori rien d'effrayant : 4 % maxi ! Et pourtant c'est celle qui m'aura fait le plus souffrir. Parce que le vent y est défavorable, mais surtout parce que son revêtement est carrément catastrophique. Là où passent les roues des voitures, l'asphalte est complètement fissuré et craquelé, et les «rustines» posées ici ou là empirent les choses plutôt que d'y remédier. On ne roule pas dessus, on y sautille, on zigzague, on doit même rouler carrément au milieu de la chaussée, seul endroit où le revêtement est intact, quand des voitures ne s'annoncent pas… Bref, on se croirait sur Paris-Roubaix ! Et en plus, on ne s'y voit pas avancer : la route est rectiligne, en forêt, sans aucun point de repère digne de ce nom, on a l'impression que ça n'en finit pas.

 

Au début de cet enfer d'Ardenne, je rattrape un costaud aux allures de triathlète, qui a l'air d'en baver autant que moi. Il prend ma roue, puis me relaie un peu plus loin. C'est bienvenu, l'abri fourni par un gabarit pareil, avec le vent défavorable ! On continue à se relayer comme cela jusqu'au sommet de la côte… qui n'en est pas un, en fait, puisque le parcours prend un embranchement qui nous fait monter encore. 😖 Heureusement, l'asphalte devient enfin praticable.

 

Quelques courts vallonnements supplémentaires nous conduisent vers la difficulté suivante, une autre longue côte, celle d'Odeigne :

 

https://climbfinder.com/fr/carte?lat=50.3045&lng=5.59467

 

Plus irrégulière que la précédente, mais avec de très beaux points de vue et un cadre agréable, ça change ! D'autant que le revêtement, encore dégradé, est quand même plus praticable que celui de la côte précédente. Son sommet est également celui du parcours : 630 m d'altitude, non loin de la Baraque Fraiture (652 m), le point culminant de la province du Luxembourg belge. On n'est pas loin non plus de l'altitude maximale de la Belgique (694 m).

 

Les grosses difficultés (sauf la toute dernière…) sont maintenant passées. Il ne reste qu'une série de côte non répertoriées, soit courtes et raides, soit plus longues et peu pentues, sur le vaste plateau ardennais des Tailles, pour nous mener à Langlire, au dernier ravitaillement officiel, au km 138.

 

Ça sent l'écurie, comme on dit. Mes problèmes physiques s'étant fait oublier maintenant, j'envisage le reste du parcours avec sérénité. La côte de Langlire (profil non disponible sur Climbfinder), qui suit immédiatement le ravito, n'a rien d'un foudre de guerre, et je l'avale prestement. Puis une succession de montagnes russes typiquement ardennaises avant le clou du parcours, le site de dégustation de la Brasserie d'Achouffe, qui brasse cette fameuse bière Chouffe qui a donné son nom à la rando:

 

https://chouffe.com/

 

Chaque participant a reçu un jeton au moment de son enregistrement au départ de la course, qui permet la dégustation gratuite d'une Chouffe à cet endroit… Je dois être un des rares qui n'en profitent pas (pas taper !) puisque je ne bois pas d'alcool par principe. Si ça me fait me sentir un peu seul, je m'en félicite quand il faut repartir, parce que c'est le pied de l'avant-dernier difficulté du jour, la bien nommée côte de la Longue Virée :

 

https://climbfinder.com/fr/montees/longue-viree-achouffe

 

Bien nommée, car longue, et sinuant sur la crête d'une colline qui a l'air de n'en pas finir. Je dépasse à son pied des groupes entiers de cyclistes : la Chouffe a l'air de mal passer ! 😄 Mais bon, Houffalize n'est plus très loin. Ceci dit, une fois qu'on y est arrivé, tout le monde sait qu'il reste un sacré morceau en dessert : cette côte de la rue Saint-Roch, en plein cœur de la ville, une des difficultés de Liège-Bastogne-Liège, à nouveau un véritable mur. La côte dont on voit des photos montrant un peloton compact grimpant une ruelle super-raide, c'est elle.

 

https://climbfinder.com/fr/montees/saint-roch

 

Les pourcentages du graphique sont parlants. Ils en effraient certains, que je vois resquiller en douce et prendre un raccourci pour aller directement sur le site d'arrivée en évitant la côte… Mais quand même, la plupart n'écoutent comme moi que leur courage et entame la difficulté, bille en tête et chaîne tout à gauche.

 

CRAAAC ! J'entends un énorme bruit derrière moi, je me retourne (pas évident dans du 20 %) et je vois à une vingtaine de mètres un cycliste à terre, qui se relève heureusement très vite. À en juger par le bruit, il a raté son changement de vitesse et est tombé… Plus de peur que de mal pour lui, donc je continue. Laborieusement, mais tranquillement, grâce à mes petits braquets. 24/34, puis 24/30, puis 24/27… Ça y est le sommet est là ! Il ne reste plus qu'à dévaler vers le site de départ et d'arriver pour boucler la boucle 🙂

 

À l'arrivée, le compteur indique 172 km, ce qui fait 169 km (en décomptant les 3 km de descente du parking vers le départ) à 22,3 km/h de moyenne, cadence moyenne de 87 tours/minutes, vitesse maxi de 68 km/h (probablement dans la descente du Rideux). Je m'accorde une petite demi-heure de repos bien mérité, en consommant un hamburger-oignons-moutarde (chacun ses petits plaisirs) et en me repassant le parcours dans ma tête. Ç'aura été une splendide journée à tout point de vue, météo, ambiance, parcours… si on fait exception de l'état des routes, qui ne s'améliore décidément pas dans cette région d'année en année.

 

Il me reste donc 3 km à grimper le long de la N30 vers le parking où se trouve ma voiture. Je prends tout mon temps (ce qui fait tomber ma moyenne à 22,1 km/h). Je retrouve ma bagnole là où je l'ai laissée… avec la vitre du conducteur ouverte ! Je l'avais baissée pour demander mon chemin à un signaleur et oublié ensuite de la fermer. Heureusement, rien ne manque. Et puis retour chez moi à Bruxelles, sans autre histoire, avec des jambes quand même assez lourdes et bien sûr des images et des souvenirs plein la tête. Superbe journée ! 😃

Good job ! 😉

 

Tes crampes de la mi-parcours prouvent qu'un esprit de compétition sommeille en toi 😜 As-tu déjà essayé de participer à une rando sans forcer le moins du monde ? Hier, j'ai surveillé mon cardiofréquencemètre pour ne pas exagérer et ça c'est bien passé mais j'étais quand même bien fatigué à l'arrivée, ça n'a finalement rien à voir avec de la balade. Ces parcours ardennais sont très exigeants !

Modifié par Thierry GEUMEZ
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Il y a 2 heures, Thierry GEUMEZ a dit :

Good job ! 😉

 

Tes crampes de la mi-parcours prouvent qu'un esprit de compétition sommeille en toi 😜 As-tu déjà essayé de participer à une rando sans forcer le moins du monde ? Hier, j'ai surveillé mon cardiofréquencemètre pour ne pas exagérer et ça c'est bien passé mais j'étais quand même bien fatigué à l'arrivée, ça n'a finalement rien à voir avec de la balade. Ces parcours ardennais sont très exigeants !

Oui, sur chacune des éditions longue distance de Tilff-Bastogne-Tilff que j'ai terminées (2017 et 2019). Comme j'avais dû carrément abandonner sur la même distance en 2014, perclus de crampes justement, ça m'avait servi de leçon.

 

Sur des distances moins longues (moins de 200 km), je ne suis visiblement pas encore parvenu à complètement dominer le compétiteur qui sommeille en moi. 😎

 

Mais d'un autre côté, ne faut-il pas tutoyer ses propres limites pour progresser ? En veillant à ne pas les dépasser ? Difficile de trouver le bon compromis.

 

Et puis, il y a le contexte : tout autour de toi, tu as des types qui se donnent à fond, et qui te considèrent toi-même comme un adversaire à battre… quitte à s'arrêter au sommet pour attendre les copains de sortie, tandis que moi, n'ayant personne à attendre, je continue… C'est difficile d'ignorer ces «challenges».

Modifié par Franck PASTOR
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il y a 17 minutes, Franck PASTOR a dit :

Mais d'un autre côté, ne faut-il pas tutoyer ses propres limites pour progresser ? En veillant à ne pas les dépasser ? Difficile de trouver le bon compromis.

 

 

La question est d'autant plus compliquée que nos limites sont fluctuantes. Selon le degré d'entraînement, la période de l'année, la forme du jour, le repas de la veille, un stress lié à un problème au boulot, etc, rien n'est jamais acquis, il subsiste toujours un part de surprise et de risque. Et heureusement, sinon la vie serait bien ennuyeuse !

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Il y a 2 heures, Michel DURY a dit :

Bravo à vous deux pour vos belles sorties ardennaises!

Merci Grand Schtroumpf. Pour la prochaine, j'espère vous avoir tous les deux comme compagnons de sortie ! Peut-être pas sur la même distance mais au moins sur une partie du parcours.

 

Ou alors, encore une sortie à cinq avec les deux cracs que vous connaissez bien. « Jérémie » nous avait parlé d'une sortie ardennaise à venir, j'espère qu'elle se concrétisera pas trop tard dans l'année.

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J'ai reçu des photos prises par Sportograf et quelques photos d'ambiance en rab. Quelques morceaux choisis ci-dessous. N'hésitez pas à cliquer dessus pour les voir en plus grand format !

 

(Qui osera dire que la Belgique est un pays moche après avoir vu certaines de ces photos ?)

 

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Site de départ à Houffalize, tôt le matin. La foule n'est pas encore là.

 

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Et au milieu coule une rivière (l'Ourthe).

 

 

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Sur un plateau… d'Ardenne.

 

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Ravitaillement.

 

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I'm a poor lonesome cyclist… Je crois que celle-là, je vais la faire encadrer. Splendide !

 

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La mascotte de la bière Chouffe. Nain de jardin ou géant de jardin ?

 

 

 

Modifié par Franck PASTOR
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Le 15/05/2022 à 14:26, Franck PASTOR a dit :

Oui, sur chacune des éditions longue distance de Tilff-Bastogne-Tilff que j'ai terminées (2017 et 2019). Comme j'avais dû carrément abandonner sur la même distance en 2014, perclus de crampes justement, ça m'avait servi de leçon.

 

Sur des distances moins longues (moins de 200 km), je ne suis visiblement pas encore parvenu à complètement dominer le compétiteur qui sommeille en moi. 😎

 

Mais d'un autre côté, ne faut-il pas tutoyer ses propres limites pour progresser ? En veillant à ne pas les dépasser ? Difficile de trouver le bon compromis.

 

Et puis, il y a le contexte : tout autour de toi, tu as des types qui se donnent à fond, et qui te considèrent toi-même comme un adversaire à battre… quitte à s'arrêter au sommet pour attendre les copains de sortie, tandis que moi, n'ayant personne à attendre, je continue… C'est difficile d'ignorer ces «challenges».

Franck, ton problème, c'est que tu ne bois pas de bière... tu te décharges en sels minéraux puis tu as des crampes 😉 allez ça m'a presque donné envie de venir dans les Ardennes !!!

 

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Il y a 4 heures, Pierre PLANA a dit :

Franck, ton problème, c'est que tu ne bois pas de bière... tu te décharges en sels minéraux puis tu as des crampes 😉 allez ça m'a presque donné envie de venir dans les Ardennes !!!

 

Presque ? J'ai raté mon objectif, alors. J'aimerais qu'en me lisant on ait justement envie d'aller faire un tour en Ardenne.

 

Qu'est-ce qui te retiendrait, d'ailleurs ? L'état des routes ? Ne me dis pas que ça te fait peur, toi qui as fait Paris-Roubaix ! 😄

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Il y a 13 heures, Franck PASTOR a dit :

Presque ? J'ai raté mon objectif, alors. J'aimerais qu'en me lisant on ait justement envie d'aller faire un tour en Ardenne.

 

Qu'est-ce qui te retiendrait, d'ailleurs ? L'état des routes ? Ne me dis pas que ça te fait peur, toi qui as fait Paris-Roubaix ! 😄

ça fait quand même une trotte... et puis j'ai marié ma fille à Lille, fait Paris-Roubaix et le Tour des Flandres en moins de un an... trop de Nord d'un coup... il faut que je fasse un peu de vélo dans le sud quand même... et puis à force de tenter le diable je vais finir par avoir du mauvais temps... 🙂

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