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Forum Route Entraînement / Santé • Conseils pour progresser en courses FFC

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envoyé le 08/08/2018 17:09

Bonjour,

J'ai participé à 3 courses en D3/D4 et je rencontre le même problème : j'ai du mal à suivre quand ça visse sur le plat/faux plat. 

La 1ere course (sept 2017) était un parcours plat de 4km en 10 tours avec un faux-plat juste avant l'arrivée et j'ai tenu 7 tours.

La 2eme (début juin) était un criterium avec 2 bons faux-plats et des relances en veux-tu en voilà, petit circuit oblige... j'ai tenu 4 tours.

Lors de la dernière course (début juillet), j'ai réussi à finir avec le paquet et même pas trop mal placé, mais c'était grâce aux 3 bosses du parcours, où j'étais relativement à l'aise pour suivre, voir pour remonter en partie, le peloton surtout dans la 2e qui est la plus raide des 3. Mais la 1ere partie du parcours était plus sinueuse dans les villages en file indienne et là j'ai du mal à suivre. Enfin cette fois-ci j'ai pas décroché (contrairement aux 2 autres fois) mais ça me demandait clairement un gros effort de rester collé au peloton. Et franchement à partir du 3e tour (sur 5) j'attendais avec impatience le pied de la 1ere bosse.

Après je me suis entrainé avec un objectif de cyclo de montagne avec pas mal de travail d'endurance et de force/vélocité. Quand je raconte que j'ai du mal à suivre les relance, soit on ne sait pas trop quoi me dire, soit on me dit que c'est normal je ne travaille pas ça. Ma question est donc la suivante, quels sont les exercices qui vont me faire mieux relancer ? et quels sont ceux qui vont me faire mieux suivre quand ça roule vite sur le plat ? les mêmes ? 

 

Merci d'avance pour vos conseils :)

 

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envoyé le 08/08/2018 17:16

Bonjour,

J'ai participé à 3 courses en D3/D4 et je rencontre le même problème : j'ai du mal à suivre quand ça visse sur le plat/faux plat. 

La 1ere course (sept 2017) était un parcours plat de 4km en 10 tours avec un faux-plat juste avant l'arrivée et j'ai tenu 7 tours.

La 2eme (début juin) était un criterium avec 2 bons faux-plats et des relances en veux-tu en voilà, petit circuit oblige... j'ai tenu 4 tours.

Lors de la dernière course (début juillet), j'ai réussi à finir avec le paquet et même pas trop mal placé, mais c'était grâce aux 3 bosses du parcours, où j'étais relativement à l'aise pour suivre, voir pour remonter en partie, le peloton surtout dans la 2e qui est la plus raide des 3. Mais la 1ere partie du parcours était plus sinueuse dans les villages en file indienne et là j'ai du mal à suivre. Enfin cette fois-ci j'ai pas décroché (contrairement aux 2 autres fois) mais ça me demandait clairement un gros effort de rester collé au peloton. Et franchement à partir du 3e tour (sur 5) j'attendais avec impatience le pied de la 1ere bosse.

Après je me suis entrainé avec un objectif de cyclo de montagne avec pas mal de travail d'endurance et de force/vélocité. Quand je raconte que j'ai du mal à suivre les relance, soit on ne sait pas trop quoi me dire, soit on me dit que c'est normal je ne travaille pas ça. Ma question est donc la suivante, quels sont les exercices qui vont me faire mieux relancer ? et quels sont ceux qui vont me faire mieux suivre quand ça roule vite sur le plat ? les mêmes ? 

 

Merci d'avance pour vos conseils :)

 

La réponse est simple, tu as fais trois courses en 11 mois sur une vie entière contre des gars qui font trois courses en 3 semaines et courent pour certains depuis des décennies. Si tu veux progresser spécifiquement en course il faut courir. Il te manque deux points principaux, la relance, il faut s'habituer à relancer naturellement partout pour le muter en quelque chose de naturel, en réflexe. Ensuite il te manque le placement et l'abri du vent. Bref si tu veux être coureur il faut courir et avoir la foi avec soi.  

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envoyé le 08/08/2018 18:40

Pour ajouter quelque chose à ce que vient d'écrire Joachim, je dirais que rouler à 45 ou 50 km/h, voire un peu plus, on n'a pas souvent l'occasion de le faire seul. Tu te rendras compte que souvent ça pète vent de dos dans les courses. Parce que certains, en D3/D4 ont les moyens de rouler longtemps au dessus de 50. Les autres, notamment ceux qui débutent, n'ont jamais fait ça...

Tu peux surement imaginer des exercices pour travailler seul la relance. Ce sera plus difficile pour atteindre des hautes vitesses.

Si tu peux trouver un scooter 125 ou une voiture, avec conducteur de confiance, tu peux envisager des séances pour rouler vite et longtemps dans l'abri... Ca suppose aussi des routes relativement peu fréquentées. Le scooter, c'est l'idéal, parce que tu peux recréer des situations de course. 

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envoyé le 08/08/2018 19:33

Pour ajouter quelque chose à ce que vient d'écrire Joachim, je dirais que rouler à 45 ou 50 km/h, voire un peu plus, on n'a pas souvent l'occasion de le faire seul. Tu te rendras compte que souvent ça pète vent de dos dans les courses. Parce que certains, en D3/D4 ont les moyens de rouler longtemps au dessus de 50. Les autres, notamment ceux qui débutent, n'ont jamais fait ça...

Tu peux surement imaginer des exercices pour travailler seul la relance. Ce sera plus difficile pour atteindre des hautes vitesses.

Si tu peux trouver un scooter 125 ou une voiture, avec conducteur de confiance, tu peux envisager des séances pour rouler vite et longtemps dans l'abri... Ca suppose aussi des routes relativement peu fréquentées. Le scooter, c'est l'idéal, parce que tu peux recréer des situations de course. 

Le scooter demande quand même un peu d'expérience vélo, et surtout un conducteur de scoot sachant faire ça. Ce n'est pas gagné. Il y a plus simple, comme courir smiley lol

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envoyé le 08/08/2018 21:04

pour les relances , il y a aussi le vae pour courir , ils y en a au moins 1  qui a  essayé  smiley lol 

Oui mais il faut le comprendre il était chétif smiley lol 

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envoyé le 08/08/2018 22:06
Tout d’abord merci pour vos retours constructifs et compréhensifs :) @Jo : sur les relances, c’est vrai que ça peut se travailler tellement tout le temps quand j’y réfléchis que j’ai presque honte d’avoir posé la question. Pour le placement, oui rien ne remplacera la course. Car dans le peloton d’entrainement, y a pas d’enjeu et se placer ne me pose pas vraiment de problème. @Maurice : être habitué à rouler vite, c’est ça le truc. Est-ce que ça sert à qqch si je roule à 45 le temps que je peux, récup qq min et je repars ? @Brice : j’ai aussi été surpris par le niveau D3/D4, au global la moyenne est moins élevée qu’en D2 mais y a de sacrés coups de vis quand même ! Au final, faudrait surtout que je laisse les cyclo sportives et que je me concentre sur les courses la saison prochaine histoire d’en faire plus régulièrement. Car avec la vie de famille c’est difficile pour moi d’en envisager plus qu’une par mois

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envoyé le 09/08/2018 00:12

Même expérience que toi. Au bout de six mois et trois courses, la déception vient surtout du fait que je croyais avoir compris que la d3-d4 était réservée aux débutants alors qu'en fait la plupart des gars ont plus de 20 ans de vélo et certains des victoires à un meilleur niveau dans leur jeunesse.

Mon problème principal : de grosses difficultés dans les relances également en sortie de virage, mon quintal est un handicap puisque je sors trop large et qu'il faut que je tire sur tout le corps pour rester ensuite dans les roues. Pour pallier à ce problème, je reste dans les 3 premières places avant le virage. A ce petit jeu là (et comme je ne sais guère "sucer" ni "frotter"), je m'épuise et saute aux 2/3 ou aux 3/4. Comme dit Jo, je constate que les progrès viennent de course en course, que l'expérience est primordiale. Les copains du club disent que j'ai tout à fait ma place mais qu'il faut que j'apprenne.

Même chose que toi, j'ai la passion de l'effort long et je m'éclate plus à l'entraînement sur 150 bornes que sur des entraînements courts avec des accélérations variées. Il faudra se faire une raison et passer du diesel au V8.

A l'inverse de toi, mon poids et ma taille m'interdisent toute course avec une côte longue supérieure à 5 %, ce qui réduit d'autant le champ des possibles dans mon désert géographique. J'ai repéré une course en septembre sur un parcours qui me convient. A partir du 20 août, je fais exclusivement du spécifique, et surtout, surtout, je me promets de faire l'effort de rester dans les roues, sans me faire remarquer, sans tenter de démarrage au deuxième tour, en la jouant - et ce n'est pas forcément une mince affaire tant on se prend facilement au jeu quand les jambes répondent présentes - modeste.

J'espère apporter par mon témoignage une pierre à ton édifice. Toutefois, les conseils que je lis le plus attentivement émanent de Jo, de Thierry Geumez et d'Eric Hennuy. Plein de bonheur et de réussite pour tes courses à venir !

Ton compliment est sans doute exagéré, Brice, mais il me va droit au cœur !

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envoyé le 09/08/2018 01:09

Ce forum est déroutant, la norme jusqu'à maintenant c'était de dénigrer les courses et le niveau pass', ce fameux vélo loisir et maintenant y'a du niveau des coups de visse a 50km/h!

Désolé du HS gaël bon courage, et bon post, tu confirme que c'est pas une partie de plaisir de tenir même en D3/D4...

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envoyé le 09/08/2018 06:42

Bonjour,

J'ai participé à 3 courses en D3/D4 et je rencontre le même problème : j'ai du mal à suivre quand ça visse sur le plat/faux plat. 

La 1ere course (sept 2017) était un parcours plat de 4km en 10 tours avec un faux-plat juste avant l'arrivée et j'ai tenu 7 tours.

La 2eme (début juin) était un criterium avec 2 bons faux-plats et des relances en veux-tu en voilà, petit circuit oblige... j'ai tenu 4 tours.

Lors de la dernière course (début juillet), j'ai réussi à finir avec le paquet et même pas trop mal placé, mais c'était grâce aux 3 bosses du parcours, où j'étais relativement à l'aise pour suivre, voir pour remonter en partie, le peloton surtout dans la 2e qui est la plus raide des 3. Mais la 1ere partie du parcours était plus sinueuse dans les villages en file indienne et là j'ai du mal à suivre. Enfin cette fois-ci j'ai pas décroché (contrairement aux 2 autres fois) mais ça me demandait clairement un gros effort de rester collé au peloton. Et franchement à partir du 3e tour (sur 5) j'attendais avec impatience le pied de la 1ere bosse.

Après je me suis entrainé avec un objectif de cyclo de montagne avec pas mal de travail d'endurance et de force/vélocité. Quand je raconte que j'ai du mal à suivre les relance, soit on ne sait pas trop quoi me dire, soit on me dit que c'est normal je ne travaille pas ça. Ma question est donc la suivante, quels sont les exercices qui vont me faire mieux relancer ? et quels sont ceux qui vont me faire mieux suivre quand ça roule vite sur le plat ? les mêmes ? 

 

Merci d'avance pour vos conseils :)

 

"mais ça me demandait clairement un gros effort de rester collé au peloton"

Si tu es toujours en queue de peloton et que tu subis les relances, normal que tu fasses l'élastique 2 ou 3 fois puis tu lâches à la quatrième fois. Une des grosses difficulté des courses c'est de frotter, si avant la relance tu arrives à te faufiler dans le peloton le plus devant possible, avant la relance, tu la subiras moins.

Les accélérations et la vitesse çà se travaille aussi à l'entrainement, si tu t'entraines seul c'est un handicap, trouve-toi des groupes à l'entrainement qui roulent avec l'esprit course, attaquez-vous, faite des sprints, enroulez grave à 50/ 60 km/h... A faire aussi en début d'année en hiver, comme çà tu as déjà du niveau sur les premières courses.

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envoyé le 09/08/2018 08:34

La d3-d4, ce n'est pas du niveau loisir. C'est déjà un niveau de compétition à part entière. Dans lequel il faut à proprement parler se remuer le popotin pour se faire une place. C'est vrai qu'en tant que débutant, ça déroute, quand tu es lâché à mi-course sur un coup de vis, quand tu finis à moins de trois minutes du peloton en ayant fait ensuite le reste de la course seul, à deux ou à trois, tu te dis que tu as forcément mal géré. Le pire, c'est quand au tour suivant, la meute des d1-d2 te dépasse à un train d'enfer sans sourciller. Il y a des copains d'entraînement là-dedans. Après la course, t'as la sensation d'être plus bas que terre quand ils te déclarent : "Ben, Brice, t'as pas tenu le rythme ? Avec ta puissance ? Faut que tu fasses l'effort ! Faut que tu t'accroches un minimum !" Et là, en rentrant le vélo dans le coffre, tu te dis que t'es qu'une m... et qu'il vaut mieux retourner repiquer tes salades au retour. Mais heureusement, il y a le mercredi après-midi, avec des copains qui te refilent leur truc… mais qui pour la plupart ont mis fin à leur épopée de compétiteur… Va savoir pourquoi ?!

La conclusion, c'est qu'on n'a pas le droit de dénigrer les courses loisir même si elles n'ont de loisir que le nom. Je me donne du courage en emmenant ma petite famille. Et quand, alors dans les premières positions, j'entends "Allez Papa !" au troisième passage de la ligne, je me dis que je fais passer un message : j'ai beau pédaler 12.000 km par an, j'ai beau être un très mauvais coursier (bon… j'en laisse quand même 5 à 10 derrière moi sans compter ceux qui mettent la flèche au tournant), je n'abandonne jamais comme iceux et je fais passer à mes gosses la valeur du travail et du courage. Et ça fait plaisir de croiser un soir un crack de 1ère catégorie qui te lance sans arrière-pensée "on se voit dimanche ?". Même si ce n'est pas la même course, même si secrètement un an avant tu te disais que tu courrais bien à ce niveau dans un an ou deux, même si parfois ça te crève le cœur à en chialer d'être moins qu'un grégario car tu serais même pas capable de remonter un bidon à un pote, tu te dis que la place est bonne à prendre parce qu'elle te fait progresser dans la vie.

Parce qu'au final, qu'as-tu à perdre ? N'es-tu pas le même dans ton boulot et dans ta carrière professionnelle ? Veux-tu ressembler à celui qui fait un top 10 tous les dimanches parce que le sprint embraye toujours trop fort, parce que le dernier coup de cul est un poil trop sélectif, qui a sucé les roues bien abrité dans le peloton mais qui n'aura jamais ni le brio de s'échapper ni le punch pour sprinter ? On restera toujours le petit du petit. C'est en tolérant la défaite qu'on apprend beaucoup pour soi-même. C'est dans cette petite mort toute symbolique qu'on se grandit.

ton message est empreint d'humilité, félicitations!

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envoyé le 09/08/2018 08:56

Brice tu prêche un convaincu.

beau message de ta part.

Mais ce n'est pas à moi qu'il faut dire que les course "loisirs" n'ont de loisir que le nom...smiley wink

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envoyé le 09/08/2018 09:02

La d3-d4, ce n'est pas du niveau loisir. C'est déjà un niveau de compétition à part entière. Dans lequel il faut à proprement parler se remuer le popotin pour se faire une place. C'est vrai qu'en tant que débutant, ça déroute, quand tu es lâché à mi-course sur un coup de vis, quand tu finis à moins de trois minutes du peloton en ayant fait ensuite le reste de la course seul, à deux ou à trois, tu te dis que tu as forcément mal géré. Le pire, c'est quand au tour suivant, la meute des d1-d2 te dépasse à un train d'enfer sans sourciller. Il y a des copains d'entraînement là-dedans. Après la course, t'as la sensation d'être plus bas que terre quand ils te déclarent : "Ben, Brice, t'as pas tenu le rythme ? Avec ta puissance ? Faut que tu fasses l'effort ! Faut que tu t'accroches un minimum !" Et là, en rentrant le vélo dans le coffre, tu te dis que t'es qu'une m... et qu'il vaut mieux retourner repiquer tes salades au retour. Mais heureusement, il y a le mercredi après-midi, avec des copains qui te refilent leur truc… mais qui pour la plupart ont mis fin à leur épopée de compétiteur… Va savoir pourquoi ?!

La conclusion, c'est qu'on n'a pas le droit de dénigrer les courses loisir même si elles n'ont de loisir que le nom. Je me donne du courage en emmenant ma petite famille. Et quand, alors dans les premières positions, j'entends "Allez Papa !" au troisième passage de la ligne, je me dis que je fais passer un message : j'ai beau pédaler 12.000 km par an, j'ai beau être un très mauvais coursier (bon… j'en laisse quand même 5 à 10 derrière moi sans compter ceux qui mettent la flèche au tournant), je n'abandonne jamais comme iceux et je fais passer à mes gosses la valeur du travail et du courage. Et ça fait plaisir de croiser un soir un crack de 1ère catégorie qui te lance sans arrière-pensée "on se voit dimanche ?". Même si ce n'est pas la même course, même si secrètement un an avant tu te disais que tu courrais bien à ce niveau dans un an ou deux, même si parfois ça te crève le cœur à en chialer d'être moins qu'un grégario car tu serais même pas capable de remonter un bidon à un pote, tu te dis que la place est bonne à prendre parce qu'elle te fait progresser dans la vie.

Parce qu'au final, qu'as-tu à perdre ? N'es-tu pas le même dans ton boulot et dans ta carrière professionnelle ? Veux-tu ressembler à celui qui fait un top 10 tous les dimanches parce que le sprint embraye toujours trop fort, parce que le dernier coup de cul est un poil trop sélectif, qui a sucé les roues bien abrité dans le peloton mais qui n'aura jamais ni le brio de s'échapper ni le punch pour sprinter ? On restera toujours le petit du petit. C'est en tolérant la défaite qu'on apprend beaucoup pour soi-même. C'est dans cette petite mort toute symbolique qu'on se grandit.

C'est sûr qu'il faut faire ce que l'on aime, ce que l'on désire. Et si c'est trop dur, ne pas laisser tomber les bras. le vélo ce sont des pré-dispositions naturelles bien sûr mais c'est surtout du travail. Jamais lâcher le morceau, çà fini par payer!smiley wink

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envoyé le 09/08/2018 09:14

La d3-d4, ce n'est pas du niveau loisir. C'est déjà un niveau de compétition à part entière. Dans lequel il faut à proprement parler se remuer le popotin pour se faire une place. C'est vrai qu'en tant que débutant, ça déroute, quand tu es lâché à mi-course sur un coup de vis, quand tu finis à moins de trois minutes du peloton en ayant fait ensuite le reste de la course seul, à deux ou à trois, tu te dis que tu as forcément mal géré. Le pire, c'est quand au tour suivant, la meute des d1-d2 te dépasse à un train d'enfer sans sourciller. Il y a des copains d'entraînement là-dedans. Après la course, t'as la sensation d'être plus bas que terre quand ils te déclarent : "Ben, Brice, t'as pas tenu le rythme ? Avec ta puissance ? Faut que tu fasses l'effort ! Faut que tu t'accroches un minimum !" Et là, en rentrant le vélo dans le coffre, tu te dis que t'es qu'une m... et qu'il vaut mieux retourner repiquer tes salades au retour. Mais heureusement, il y a le mercredi après-midi, avec des copains qui te refilent leur truc… mais qui pour la plupart ont mis fin à leur épopée de compétiteur… Va savoir pourquoi ?!

La conclusion, c'est qu'on n'a pas le droit de dénigrer les courses loisir même si elles n'ont de loisir que le nom. Je me donne du courage en emmenant ma petite famille. Et quand, alors dans les premières positions, j'entends "Allez Papa !" au troisième passage de la ligne, je me dis que je fais passer un message : j'ai beau pédaler 12.000 km par an, j'ai beau être un très mauvais coursier (bon… j'en laisse quand même 5 à 10 derrière moi sans compter ceux qui mettent la flèche au tournant), je n'abandonne jamais comme iceux et je fais passer à mes gosses la valeur du travail et du courage. Et ça fait plaisir de croiser un soir un crack de 1ère catégorie qui te lance sans arrière-pensée "on se voit dimanche ?". Même si ce n'est pas la même course, même si secrètement un an avant tu te disais que tu courrais bien à ce niveau dans un an ou deux, même si parfois ça te crève le cœur à en chialer d'être moins qu'un grégario car tu serais même pas capable de remonter un bidon à un pote, tu te dis que la place est bonne à prendre parce qu'elle te fait progresser dans la vie.

Parce qu'au final, qu'as-tu à perdre ? N'es-tu pas le même dans ton boulot et dans ta carrière professionnelle ? Veux-tu ressembler à celui qui fait un top 10 tous les dimanches parce que le sprint embraye toujours trop fort, parce que le dernier coup de cul est un poil trop sélectif, qui a sucé les roues bien abrité dans le peloton mais qui n'aura jamais ni le brio de s'échapper ni le punch pour sprinter ? On restera toujours le petit du petit. C'est en tolérant la défaite qu'on apprend beaucoup pour soi-même. C'est dans cette petite mort toute symbolique qu'on se grandit.

De penser que l'on est une m....quand on est lâché ,non! Que ce n'est pas son jour,oui ! Je ne suis pas un grand coursier et j'ai du mettre çà entre parenthèse cette année car le mental ne suit pas cette année, je remettrais çà l'année prochaine car pour moi le mental c'est le plus important.Je ne me mets pas la pression,je cours comme je veux et les collègues me disent "t'as pris encore beaucoup de vent"mais moi j'aime alors je calcule rien ,je me fais plaisir au point de pouvoir discuter ou calmer certains sur les derniers tours et les fois ou j'aurais pu être lâché sur une relance (ce qui m'ai arrivé au début )je ne panique pas ,je me raisonne en me disant "vas y respire ,reviens attends pas que l'on t'aide,derrière ils sont plus mal que toi.

Jr 

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envoyé le 09/08/2018 09:36

La d3-d4, ce n'est pas du niveau loisir. C'est déjà un niveau de compétition à part entière. Dans lequel il faut à proprement parler se remuer le popotin pour se faire une place. C'est vrai qu'en tant que débutant, ça déroute, quand tu es lâché à mi-course sur un coup de vis, quand tu finis à moins de trois minutes du peloton en ayant fait ensuite le reste de la course seul, à deux ou à trois, tu te dis que tu as forcément mal géré. Le pire, c'est quand au tour suivant, la meute des d1-d2 te dépasse à un train d'enfer sans sourciller. Il y a des copains d'entraînement là-dedans. Après la course, t'as la sensation d'être plus bas que terre quand ils te déclarent : "Ben, Brice, t'as pas tenu le rythme ? Avec ta puissance ? Faut que tu fasses l'effort ! Faut que tu t'accroches un minimum !" Et là, en rentrant le vélo dans le coffre, tu te dis que t'es qu'une m... et qu'il vaut mieux retourner repiquer tes salades au retour. Mais heureusement, il y a le mercredi après-midi, avec des copains qui te refilent leur truc… mais qui pour la plupart ont mis fin à leur épopée de compétiteur… Va savoir pourquoi ?!

La conclusion, c'est qu'on n'a pas le droit de dénigrer les courses loisir même si elles n'ont de loisir que le nom. Je me donne du courage en emmenant ma petite famille. Et quand, alors dans les premières positions, j'entends "Allez Papa !" au troisième passage de la ligne, je me dis que je fais passer un message : j'ai beau pédaler 12.000 km par an, j'ai beau être un très mauvais coursier (bon… j'en laisse quand même 5 à 10 derrière moi sans compter ceux qui mettent la flèche au tournant), je n'abandonne jamais comme iceux et je fais passer à mes gosses la valeur du travail et du courage. Et ça fait plaisir de croiser un soir un crack de 1ère catégorie qui te lance sans arrière-pensée "on se voit dimanche ?". Même si ce n'est pas la même course, même si secrètement un an avant tu te disais que tu courrais bien à ce niveau dans un an ou deux, même si parfois ça te crève le cœur à en chialer d'être moins qu'un grégario car tu serais même pas capable de remonter un bidon à un pote, tu te dis que la place est bonne à prendre parce qu'elle te fait progresser dans la vie.

Parce qu'au final, qu'as-tu à perdre ? N'es-tu pas le même dans ton boulot et dans ta carrière professionnelle ? Veux-tu ressembler à celui qui fait un top 10 tous les dimanches parce que le sprint embraye toujours trop fort, parce que le dernier coup de cul est un poil trop sélectif, qui a sucé les roues bien abrité dans le peloton mais qui n'aura jamais ni le brio de s'échapper ni le punch pour sprinter ? On restera toujours le petit du petit. C'est en tolérant la défaite qu'on apprend beaucoup pour soi-même. C'est dans cette petite mort toute symbolique qu'on se grandit.

Très beau texte tout empreint de poésie. Les courses deviennent des épopées, des moments de partage, la compétition est celle de la vie toute entière. Le travail, le mérite, la souffrance même, y sont à l'honneur, mais très peu l'envie de gagner, ou alors, un peu masquée, au point que je ne peux m'empêcher de me demander si un obscur obstacle ne t'interdit pas de dépasser et d'être le meilleur. J'y ai déjà fait allusion il y a quelques semaines (ou mois).

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envoyé le 09/08/2018 10:36

On me l'a dit à chaque course (avant et après) de rester devant, c'est assez difficile pour moi car je ne suis pas du genre à m'imposer et forcer ma place. Typiquement dans les côtes c'était un peu le bazar du coup il y avait des espaces pour remonter et après j'ai pu conserver ma relativement bonne place au milieu. Mais dans les 2 autres je me suis fait passer devant et quand je veux remonter je n'arrive pas bien à me réinsérer dans le peloton. Je ne crois pas avoir peur de tomber, plus de faire tomber le gars à côté de moi. 

Penser qu'on est une m*** quand on est lâché... c'est un peu fort mais c'était un peu ça quand même surtout que j'ai lâché sur la catégorie la plus basse. Et là je me suis dit, si eux j'arrive pas à les suivre, je vais courir avec qui ? surtout à la 2e course car à la 1ere je me suis dit que c'était normal. A l'inverse la joie intérieur que j'ai ressentie en franchissant la ligne avec le peloton était énorme tout simplement parce que je me suis senti à ma place dans ce peloton. Pour citer un ami "ça fait du bien de pas se sentir à la ramasse". Je mesure toute ta frustration mais continue à travailler, ça va forcément payer.

Ton message est touchant Brice et je me rends compte en te lisant de la chance que j'ai eu lors de mes courses précédentes, où je n'ai eu que des mots gentils positifs et encourageants. Après je positive assez facilement, mon premier objectif c'est de ne pas tomber et de finir, ensuite d'accrocher le peloton le plus longtemps possible. A terme mon but n'est même pas forcément de jouer la gagne mais j'aime bien cette ambiance de course et quand je perds le peloton j'ai l'impression de passer du mode "je profite" au mode "je subis mais c'est pas grave c'est un bon entrainement pour la suivante". Je te rejoins complètement quand tu dis que les courses pass' cyclisme n'ont de loisir que le nom. Même si on roule moins vite que les catégories supérieures, ça reste une compétition où chaque participant veut finir à la meilleure place possible avec dans le tas des anciens champions qui ont plus que de beaux restes. Alors à 40 ans et en étant à ma 2eme saison de vélo et bien c'est pas facile et ça me demande beaucoup de travail de les suivre. Je serai jamais un pro, et sans doute même jamais en D2 (il faudrait que je gagne pour ça), si déjà j'arrive à aller à chaque course D3 confiant que je vais rester en mode "je profite de la vie en peloton de course jusqu'à la ligne d'arrivée" ce sera juste énorme. Et à terme, arriver à avoir le niveau pour aider à animer la course. Enfin Brice, je ne devrais pas juger (comme c'est un jugement positif je me permets) mais bravo pour les belles valeurs que tu transmets à tes enfants, travail patience persévérance, avec ça on arrive à presque tout dans la vie :)

Encore merci pour tous vos conseils, si jamais vous avez un "truc" pour la réintégration du peloton quand on l'a remonté, je suis preneur. Mais j'ai bien enregistré le tout 1er conseil de Jo, je vais commencer par faire plus de courses.

Question annexe : est-ce qu'on peut considérer que si on monte son niveau à travers des courses FFC (plutôt grands prix à bosses que criteriums pour moi), on sera meilleur également en cyclosportives ou c'est trop différent ?

 

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envoyé le 09/08/2018 10:49

On me l'a dit à chaque course (avant et après) de rester devant, c'est assez difficile pour moi car je ne suis pas du genre à m'imposer et forcer ma place. Typiquement dans les côtes c'était un peu le bazar du coup il y avait des espaces pour remonter et après j'ai pu conserver ma relativement bonne place au milieu. Mais dans les 2 autres je me suis fait passer devant et quand je veux remonter je n'arrive pas bien à me réinsérer dans le peloton. Je ne crois pas avoir peur de tomber, plus de faire tomber le gars à côté de moi. 

Penser qu'on est une m*** quand on est lâché... c'est un peu fort mais c'était un peu ça quand même surtout que j'ai lâché sur la catégorie la plus basse. Et là je me suis dit, si eux j'arrive pas à les suivre, je vais courir avec qui ? surtout à la 2e course car à la 1ere je me suis dit que c'était normal. A l'inverse la joie intérieur que j'ai ressentie en franchissant la ligne avec le peloton était énorme tout simplement parce que je me suis senti à ma place dans ce peloton. Pour citer un ami "ça fait du bien de pas se sentir à la ramasse". Je mesure toute ta frustration mais continue à travailler, ça va forcément payer.

Ton message est touchant Brice et je me rends compte en te lisant de la chance que j'ai eu lors de mes courses précédentes, où je n'ai eu que des mots gentils positifs et encourageants. Après je positive assez facilement, mon premier objectif c'est de ne pas tomber et de finir, ensuite d'accrocher le peloton le plus longtemps possible. A terme mon but n'est même pas forcément de jouer la gagne mais j'aime bien cette ambiance de course et quand je perds le peloton j'ai l'impression de passer du mode "je profite" au mode "je subis mais c'est pas grave c'est un bon entrainement pour la suivante". Je te rejoins complètement quand tu dis que les courses pass' cyclisme n'ont de loisir que le nom. Même si on roule moins vite que les catégories supérieures, ça reste une compétition où chaque participant veut finir à la meilleure place possible avec dans le tas des anciens champions qui ont plus que de beaux restes. Alors à 40 ans et en étant à ma 2eme saison de vélo et bien c'est pas facile et ça me demande beaucoup de travail de les suivre. Je serai jamais un pro, et sans doute même jamais en D2 (il faudrait que je gagne pour ça), si déjà j'arrive à aller à chaque course D3 confiant que je vais rester en mode "je profite de la vie en peloton de course jusqu'à la ligne d'arrivée" ce sera juste énorme. Et à terme, arriver à avoir le niveau pour aider à animer la course. Enfin Brice, je ne devrais pas juger (comme c'est un jugement positif je me permets) mais bravo pour les belles valeurs que tu transmets à tes enfants, travail patience persévérance, avec ça on arrive à presque tout dans la vie :)

Encore merci pour tous vos conseils, si jamais vous avez un "truc" pour la réintégration du peloton quand on l'a remonté, je suis preneur. Mais j'ai bien enregistré le tout 1er conseil de Jo, je vais commencer par faire plus de courses.

Question annexe : est-ce qu'on peut considérer que si on monte son niveau à travers des courses FFC (plutôt grands prix à bosses que criteriums pour moi), on sera meilleur également en cyclosportives ou c'est trop différent ?

 

Pour bien figurer dans le peloton toujours s'efforcer d'être à l'avant profiter à droite ou à gauche du moindre espace en se signalant si c'est trop juste pour remonter,se sentir à l'aise ,ne pas avoir peur du coureur qui s'appuie donc toujours tenir son cintre fermement, se laisser"couler"on sait quand c'est fluide et on ressent toujours une impression de sécurité dans ces moments là surtout si les coursiers autour sont fiables.Dernier conseil : ne jamais sé retourner au sein du peloton ou changer de ligne brusquement ou partir en travers (débutants ).

Jr

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envoyé le 09/08/2018 10:56

La d3-d4, ce n'est pas du niveau loisir. C'est déjà un niveau de compétition à part entière. Dans lequel il faut à proprement parler se remuer le popotin pour se faire une place. C'est vrai qu'en tant que débutant, ça déroute, quand tu es lâché à mi-course sur un coup de vis, quand tu finis à moins de trois minutes du peloton en ayant fait ensuite le reste de la course seul, à deux ou à trois, tu te dis que tu as forcément mal géré. Le pire, c'est quand au tour suivant, la meute des d1-d2 te dépasse à un train d'enfer sans sourciller. Il y a des copains d'entraînement là-dedans. Après la course, t'as la sensation d'être plus bas que terre quand ils te déclarent : "Ben, Brice, t'as pas tenu le rythme ? Avec ta puissance ? Faut que tu fasses l'effort ! Faut que tu t'accroches un minimum !" Et là, en rentrant le vélo dans le coffre, tu te dis que t'es qu'une m... et qu'il vaut mieux retourner repiquer tes salades au retour. Mais heureusement, il y a le mercredi après-midi, avec des copains qui te refilent leur truc… mais qui pour la plupart ont mis fin à leur épopée de compétiteur… Va savoir pourquoi ?!

La conclusion, c'est qu'on n'a pas le droit de dénigrer les courses loisir même si elles n'ont de loisir que le nom. Je me donne du courage en emmenant ma petite famille. Et quand, alors dans les premières positions, j'entends "Allez Papa !" au troisième passage de la ligne, je me dis que je fais passer un message : j'ai beau pédaler 12.000 km par an, j'ai beau être un très mauvais coursier (bon… j'en laisse quand même 5 à 10 derrière moi sans compter ceux qui mettent la flèche au tournant), je n'abandonne jamais comme iceux et je fais passer à mes gosses la valeur du travail et du courage. Et ça fait plaisir de croiser un soir un crack de 1ère catégorie qui te lance sans arrière-pensée "on se voit dimanche ?". Même si ce n'est pas la même course, même si secrètement un an avant tu te disais que tu courrais bien à ce niveau dans un an ou deux, même si parfois ça te crève le cœur à en chialer d'être moins qu'un grégario car tu serais même pas capable de remonter un bidon à un pote, tu te dis que la place est bonne à prendre parce qu'elle te fait progresser dans la vie.

Parce qu'au final, qu'as-tu à perdre ? N'es-tu pas le même dans ton boulot et dans ta carrière professionnelle ? Veux-tu ressembler à celui qui fait un top 10 tous les dimanches parce que le sprint embraye toujours trop fort, parce que le dernier coup de cul est un poil trop sélectif, qui a sucé les roues bien abrité dans le peloton mais qui n'aura jamais ni le brio de s'échapper ni le punch pour sprinter ? On restera toujours le petit du petit. C'est en tolérant la défaite qu'on apprend beaucoup pour soi-même. C'est dans cette petite mort toute symbolique qu'on se grandit.

super BRICE ,que l 'on ne soit pas a la hauteur ,il y a toujours une raison ,quelle soit physique ou mental ,mais quelle joie partagée a l arrivée ,que l 'on soit premier ou dernier pour autant que  l'on côtoie régulièrement les personnes qui partage cette passion ,un geste d amitié entre potes  sincères est le remède a bien des maux qui font que l 'on perdure ,je suis un peu plus agée que toi ,j 'ai eu de bons moments ,maintenant c 'est la "petite" course  de la petite côte le dimanche qui me fait plaisir ,je te souhaite bien du plaisir

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envoyé le 09/08/2018 11:15

On me l'a dit à chaque course (avant et après) de rester devant, c'est assez difficile pour moi car je ne suis pas du genre à m'imposer et forcer ma place. Typiquement dans les côtes c'était un peu le bazar du coup il y avait des espaces pour remonter et après j'ai pu conserver ma relativement bonne place au milieu. Mais dans les 2 autres je me suis fait passer devant et quand je veux remonter je n'arrive pas bien à me réinsérer dans le peloton. Je ne crois pas avoir peur de tomber, plus de faire tomber le gars à côté de moi. 

Penser qu'on est une m*** quand on est lâché... c'est un peu fort mais c'était un peu ça quand même surtout que j'ai lâché sur la catégorie la plus basse. Et là je me suis dit, si eux j'arrive pas à les suivre, je vais courir avec qui ? surtout à la 2e course car à la 1ere je me suis dit que c'était normal. A l'inverse la joie intérieur que j'ai ressentie en franchissant la ligne avec le peloton était énorme tout simplement parce que je me suis senti à ma place dans ce peloton. Pour citer un ami "ça fait du bien de pas se sentir à la ramasse". Je mesure toute ta frustration mais continue à travailler, ça va forcément payer.

Ton message est touchant Brice et je me rends compte en te lisant de la chance que j'ai eu lors de mes courses précédentes, où je n'ai eu que des mots gentils positifs et encourageants. Après je positive assez facilement, mon premier objectif c'est de ne pas tomber et de finir, ensuite d'accrocher le peloton le plus longtemps possible. A terme mon but n'est même pas forcément de jouer la gagne mais j'aime bien cette ambiance de course et quand je perds le peloton j'ai l'impression de passer du mode "je profite" au mode "je subis mais c'est pas grave c'est un bon entrainement pour la suivante". Je te rejoins complètement quand tu dis que les courses pass' cyclisme n'ont de loisir que le nom. Même si on roule moins vite que les catégories supérieures, ça reste une compétition où chaque participant veut finir à la meilleure place possible avec dans le tas des anciens champions qui ont plus que de beaux restes. Alors à 40 ans et en étant à ma 2eme saison de vélo et bien c'est pas facile et ça me demande beaucoup de travail de les suivre. Je serai jamais un pro, et sans doute même jamais en D2 (il faudrait que je gagne pour ça), si déjà j'arrive à aller à chaque course D3 confiant que je vais rester en mode "je profite de la vie en peloton de course jusqu'à la ligne d'arrivée" ce sera juste énorme. Et à terme, arriver à avoir le niveau pour aider à animer la course. Enfin Brice, je ne devrais pas juger (comme c'est un jugement positif je me permets) mais bravo pour les belles valeurs que tu transmets à tes enfants, travail patience persévérance, avec ça on arrive à presque tout dans la vie :)

Encore merci pour tous vos conseils, si jamais vous avez un "truc" pour la réintégration du peloton quand on l'a remonté, je suis preneur. Mais j'ai bien enregistré le tout 1er conseil de Jo, je vais commencer par faire plus de courses.

Question annexe : est-ce qu'on peut considérer que si on monte son niveau à travers des courses FFC (plutôt grands prix à bosses que criteriums pour moi), on sera meilleur également en cyclosportives ou c'est trop différent ?

 

est-ce qu'on peut considérer que si on monte son niveau à travers des courses FFC (plutôt grands prix à bosses que criteriums pour moi), on sera meilleur également en cyclosportives ou c'est trop différent ?

Les deux disciplines ne sont pas incompatibles. D'ailleurs, beaucoup de bons cyclosportifs sont aussi de bons coureurs ffc. Au niveau le plus élevé, une cyclosportive n'est qu'une course un peu plus longue que d'habitude.

Le problème est toujours de rester attentif au surentraînement. Entre le travail de la puissance pour les courses et celui de la distance pour les cyclosportives, tu devras trouver le bon dosage et accepter certains renoncements… à moins d'avoir un très gros potentiel.

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envoyé le 09/08/2018 11:32

"On me l'a dit à chaque course (avant et après) de rester devant"

rien ne sert de vouloir être devant si tu n'as encore le niveau des meilleurs , c'est des forces dépensées pour rien .

suivre  sans vouloir être devant est bien moins compliqué .


 

Sauf quand tu dois te taper des relances quasi à l'arrêt ou en ayant perdu énormément de vitesse suite à un virage alors qu'au loin devant tu vois les 15/20 qui passent sans être obligé de ralentir ou bien moins...

Sauf aussi quand tu dois boucher un trou laissé par une grappe devant qui a perdu les roues des 20/30 premiers...

Bref c'est pas non plus de tout repos d'être dans le ventre mou voir à l'arrière, c'est pas forcément une bonne planque et ça peut coûter de l'energie qu'on paiera par la suite

@ Thierry, certes une cyclosportive n'est qu'une course un peu plus longue avec quand même un profil bien plus dur en grande majorité, et ce n'est pas qu'un détail. Bon nombre de coursiers qui sont considérés comme "costaud" sur une course traditionnelle serait en grande difficulté avec un enchainement de bosses raides et/ou cols...

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envoyé le 09/08/2018 11:45

Sauf quand tu dois te taper des relances quasi à l'arrêt ou en ayant perdu énormément de vitesse suite à un virage alors qu'au loin devant tu vois les 15/20 qui passent sans être obligé de ralentir ou bien moins...

Sauf aussi quand tu dois boucher un trou laissé par une grappe devant qui a perdu les roues des 20/30 premiers...

Bref c'est pas non plus de tout repos d'être dans le ventre mou voir à l'arrière, c'est pas forcément une bonne planque et ça peut coûter de l'energie qu'on paiera par la suite

@ Thierry, certes une cyclosportive n'est qu'une course un peu plus longue avec quand même un profil bien plus dur en grande majorité, et ce n'est pas qu'un détail. Bon nombre de coursiers qui sont considérés comme "costaud" sur une course traditionnelle serait en grande difficulté avec un enchainement de bosses raides et/ou cols...

Ta remarque met en évidence les gros écarts séparant les cyclistes "moyens" et les "doués". Les pros du Tour de France sont capables de tout faire : aller vite sur des parcours difficiles et longs. Le petit cyclo essayera de terminer son périple sans mettre pied à terre...

Edit : toutes les cyclosportives ne se déroulent pas sur des parcours montagneux/accidentés, à chacun de choisir selon ses qualités.

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envoyé le 09/08/2018 12:00

Sauf quand tu dois te taper des relances quasi à l'arrêt ou en ayant perdu énormément de vitesse suite à un virage alors qu'au loin devant tu vois les 15/20 qui passent sans être obligé de ralentir ou bien moins...

Sauf aussi quand tu dois boucher un trou laissé par une grappe devant qui a perdu les roues des 20/30 premiers...

Bref c'est pas non plus de tout repos d'être dans le ventre mou voir à l'arrière, c'est pas forcément une bonne planque et ça peut coûter de l'energie qu'on paiera par la suite

@ Thierry, certes une cyclosportive n'est qu'une course un peu plus longue avec quand même un profil bien plus dur en grande majorité, et ce n'est pas qu'un détail. Bon nombre de coursiers qui sont considérés comme "costaud" sur une course traditionnelle serait en grande difficulté avec un enchainement de bosses raides et/ou cols...

J'allais le dire ! Derrière pas bon !! Sauf dans le cas oú tu es vachement costaud.Certains que je connais aime bien rester derrière justement pour travailler les relances mais ils sont en formes donc pas d'inquietude d'être lâchés. ..à part de prendre des risques par rapport aux gars trop juste épuisés en fin de courses,donc écarts et chutes.

Jr

 

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envoyé le 09/08/2018 12:37

Je ne comparerais pas les pros et les cyclistes amateurs...

J'ai toujours eut une sainte horreur et méfiance des coureurs bons partout, "les machines" et ce quel que soit le niveau...

Pour recentrer, ya surtout des coursiers qui essaient de terminer les cyclos quand les meilleurs cyclos (donc pas ceux que tu appelles "petit cyclo") sont déjà douchés et sur le chemin du retour.

Regarde les résultats de l'edt, pas mal de coursiers finissent à plus d'une heure voir beaucoup plus loin...

Des mecs qui courent en 2eme ou 3ème cat. Yen a peut être même plus haut dans les cat' qui ont prit un tir...

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envoyé le 09/08/2018 13:12

Bonjour,

J'ai participé à 3 courses en D3/D4 et je rencontre le même problème : j'ai du mal à suivre quand ça visse sur le plat/faux plat. 

La 1ere course (sept 2017) était un parcours plat de 4km en 10 tours avec un faux-plat juste avant l'arrivée et j'ai tenu 7 tours.

La 2eme (début juin) était un criterium avec 2 bons faux-plats et des relances en veux-tu en voilà, petit circuit oblige... j'ai tenu 4 tours.

Lors de la dernière course (début juillet), j'ai réussi à finir avec le paquet et même pas trop mal placé, mais c'était grâce aux 3 bosses du parcours, où j'étais relativement à l'aise pour suivre, voir pour remonter en partie, le peloton surtout dans la 2e qui est la plus raide des 3. Mais la 1ere partie du parcours était plus sinueuse dans les villages en file indienne et là j'ai du mal à suivre. Enfin cette fois-ci j'ai pas décroché (contrairement aux 2 autres fois) mais ça me demandait clairement un gros effort de rester collé au peloton. Et franchement à partir du 3e tour (sur 5) j'attendais avec impatience le pied de la 1ere bosse.

Après je me suis entrainé avec un objectif de cyclo de montagne avec pas mal de travail d'endurance et de force/vélocité. Quand je raconte que j'ai du mal à suivre les relance, soit on ne sait pas trop quoi me dire, soit on me dit que c'est normal je ne travaille pas ça. Ma question est donc la suivante, quels sont les exercices qui vont me faire mieux relancer ? et quels sont ceux qui vont me faire mieux suivre quand ça roule vite sur le plat ? les mêmes ? 

 

Merci d'avance pour vos conseils :)

 

Bonjour .ne t inquiète pas on est tous passé par la à nos début. Accroche toi  ,la course est le meilleur entraînement. Et essaye de pas traîner à l arrière car tu prend toutes les relances. La course c est aussi savoir se placer. 

En d3 d4 tu à tous les anciens qui savent courir et bien se placer. Et quand ça visse tout le monde est à la planche.c est surtout dans les premiers tours qu il faut tenir car généralement après ça se calme (surtout si une échappée c est formée ).

Le plus dur à encaisser en course c est les relances .entraîne toi en fractionné et travaille au seuil .seance intense mais courte .les course en d3d4 font 60 km.donc inutile et contre productif de faire de la distance au même rytme .il faut en faire de temps en temps pour le fond.

Avec l expérience et l enchaînements des courses tu verras ça ira de mieux en mieux .

 

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envoyé le 09/08/2018 14:54

Encore une fois merci pour votre bienveillance et vos conseils :) promis j'essaierai de moins trainer derrière, mais pas devant non plus je me sens pas assez mûr pour ça, je vais pas me sentir à ma place, ça va me perturber.

Ma question ne voulait pas déclencher une guerre cyclo vs coursiers. Je voulais juste savoir si en me concentrant sur un entrainement de coursier et en participant à des courses D3 plutôt qu'à ds cyclos, j'allais conserver les quelques aptitudes à grimper les cols que j'ai pu acquérir ou si ça allait s'étioler avec le temps. En gros si les qualités se superposent ou si elles ont tendances à se remplacer. Sacahnt que les entrainements club  se font toujours en vallonné voir avec un col.

Comme vous êtes trop gentils, j'ai encore une dernière question concernant le matériel. Je pars du principe que je dois y arriver avec mon matériel actuel (caad12 / 105 / roues ksyrium pro carbon / chaussures aksium) et que j'investirai dans un meilleur vélo une fois à l'aise dans le peloton. Un peu par principe car je me dis que c'est au moteur de monter en puissance et pas au matériel de compenser. Je pense dans le bon sens ? 

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envoyé le 09/08/2018 15:36

Encore une fois merci pour votre bienveillance et vos conseils :) promis j'essaierai de moins trainer derrière, mais pas devant non plus je me sens pas assez mûr pour ça, je vais pas me sentir à ma place, ça va me perturber.

Ma question ne voulait pas déclencher une guerre cyclo vs coursiers. Je voulais juste savoir si en me concentrant sur un entrainement de coursier et en participant à des courses D3 plutôt qu'à ds cyclos, j'allais conserver les quelques aptitudes à grimper les cols que j'ai pu acquérir ou si ça allait s'étioler avec le temps. En gros si les qualités se superposent ou si elles ont tendances à se remplacer. Sacahnt que les entrainements club  se font toujours en vallonné voir avec un col.

Comme vous êtes trop gentils, j'ai encore une dernière question concernant le matériel. Je pars du principe que je dois y arriver avec mon matériel actuel (caad12 / 105 / roues ksyrium pro carbon / chaussures aksium) et que j'investirai dans un meilleur vélo une fois à l'aise dans le peloton. Un peu par principe car je me dis que c'est au moteur de monter en puissance et pas au matériel de compenser. Je pense dans le bon sens ? 

Tu es dans le bon concernant le matériel. Le matos haut de gamme flatte l'ego de son propriétaire mais ne le fait pas avancer plus vite et coûte plus en cas de chute.

Pour le reste, on dirait que tu hésites un peu entre les courses et les cyclos. Tu demandais précédemment si les courses ffc te feraient progresser sur les cyclos et maintenant, tu crains qu'elles nuisent à tes performances sur les cyclos...

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