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Forum Route Cyclosport • Gravel entre Bergs et Ch'tis

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envoyé le 16/09/2017 17:06

La veille de Paris-Roubais, une organisation intéressante : http://bit.ly/2yfdoGP

245 km de petites routes, chemins, secteurs pavés, bergs - soit un échantillons des plus belles difficultés du Ronde et de Paris Roubaix.

Inutile de vous dire : je suis chaud comme une baraque à frites et mon inscription est d'ores et déjà réglée.

Seul bémol de cette organisation : le côté règlementé des vélos. Pneus de 40 mm max, guidons plats ou VTT interdits. Un peu dommage, j'apprécie la diversité.

Il faudra être bien préparé, tant physiquement que techniquement : pas de balisage, tout à la trace GPS, ce qui nécessitera une bonne approche pratique. Mon GPS cale après 7 ou 8 heures de guidage ; je vais utiliser une batterie d'appoint.

Il ne reste plus qu'à prier pour avoir une météo simplement clémente....

Bonne route à tous, et j'espère que certains d'entre vous seront de la partie !

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envoyé le 16/09/2017 17:40

Ça me tenterait, mais même si je m'équipe correctement (pneus plus larges sur mon gravel que les 28 mm actuels), je ne me vois pas faire autant de bornes en un jour si tôt dans l'année. Le même problème que pour Liège-Bastogne-Liège Challenge longue distance, en fait !

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envoyé le 16/09/2017 20:05

Une belle partie dans les Monts de Frasnes; mais je ne comprends pas cet ostracisme à l'égard des VTT; je n'aime pas ce cyclisme de niches, j'irai ronger mon nonosse ailleurssmiley mr-green.

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envoyé le 16/09/2017 22:37

Tu devrais essayer le gravel, Eric, c'est tout à fait différent du VTT ... moi, j'adore alors que je suis allergique au mountainbike ... au moins, qui tu as des parties asphaltées, çà roule bien et tu n'as pas l'impression d'être scotché au bitume

Un VTT carbone 29" de 10 kg avec des pneus style Schwalbe G One 40 mm et braquets adaptés c'est quasi un gravel...

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envoyé le 17/09/2017 17:04

Un VTT carbone 29" de 10 kg avec des pneus style Schwalbe G One 40 mm et braquets adaptés c'est quasi un gravel...

Un VTT carbone 29" de 10 kg avec des pneus style Schwalbe G One 40 mm et braquets adaptés c'est quasi un gravel

Oui, je suis d'accord et je n'aime pas trop cette partie du règlement non plus. Mais tu n'as malgré tout pas le rendement et la facilité d'un vrai gravel dans une bosse ou sur le plat. Par contre, en descente un rien technique, ton VTT sera bien plus à l'aise que mon gravel.

Ceci étant dit, j'ai refait du VTT l'an passé et je déplore la tendance au toujours plus cassant et plus technique qui s'impose. A cet égard, le gravel me convient bien mieux.

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envoyé le 17/09/2017 17:05

Ça me tenterait, mais même si je m'équipe correctement (pneus plus larges sur mon gravel que les 28 mm actuels), je ne me vois pas faire autant de bornes en un jour si tôt dans l'année. Le même problème que pour Liège-Bastogne-Liège Challenge longue distance, en fait !

Franck, tu connais particulièrement bien la région ; 245 km là-bas, ça n'a rien à voir avec Liège Bastogne. Je serais même tenté de penser que c'est trop plat pour toi :-))

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envoyé le 17/09/2017 17:10

Intéressant en effet, surtout sur de routes que je connais par cœur... Ils devront juste changer un peu celui-ci car vous passerez sur des routes en travaux (comme d'habitude en Wallonie, ils ont 3 mois de retard .. alors qu'ils ont commencé il y a deux mois). Dommage aussi que ce soit le jour de Paris-Roubaix challenge ou je serai. En tout cas je te souhaite déjà de prendre du plaisir !!!

En tout cas je te souhaite déjà de prendre du plaisir

Merci ! Toujours satisfait du Potenza H11 ? J'ai un Sram Force, j'en suis vraiment déçu. Indexation hasardeuse, touché des freins merdique et je vais taire ce que je pense du dérailleur avant. Bref, ce truc risque de vite voler sur troc-velo, mais je ne sais pas trop au profit de quoi dans la mesure où mes souvenirs de l'Ultegra 6800 ne sont guère mieux .....

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envoyé le 17/09/2017 18:27

Un VTT carbone 29" de 10 kg avec des pneus style Schwalbe G One 40 mm et braquets adaptés c'est quasi un gravel

Oui, je suis d'accord et je n'aime pas trop cette partie du règlement non plus. Mais tu n'as malgré tout pas le rendement et la facilité d'un vrai gravel dans une bosse ou sur le plat. Par contre, en descente un rien technique, ton VTT sera bien plus à l'aise que mon gravel.

Ceci étant dit, j'ai refait du VTT l'an passé et je déplore la tendance au toujours plus cassant et plus technique qui s'impose. A cet égard, le gravel me convient bien mieux.

"Ceci étant dit, j'ai refait du VTT l'an passé et je déplore la tendance au toujours plus cassant et plus technique qui s'impose. A cet égard, le gravel me convient bien mieux."

Idem pour moi; j'aime mieux les petits chemins, sentiers, pas les descentes à 25% entre barbelés et roncessmiley wink

J'ai des copains qui ont payés physiquement au prix fort cette perpétuelle recherche de circuits extrêmes.

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envoyé le 18/09/2017 08:54

Quelques infos sur le parcours après avoir zoomé sur celui-ci Dès le départ pavé du bois de Rongy, il est en très mauvais état (attention aux rails, et souvent inondé sur les côtés s'il a bien plu) - pavé de Wez, facile et très roulant surtout en gravel - Mur d'Antoing (celui qu'Eric doit encore aller visiter ;-), court il faut monter à gauche, à droite c'est mauvais - Mont Saint Aubert en commençant par la partie pavée au départ de Kain, pas très pentu mais les pavés deviennent très mauvais sur la fin , attention les pavés ne font qu'un tiers de l'ascension ensuite du chemin si je suis bien le parcours, si çà passe par où je pense, du portage risque de s'imposer sur une petite partie à 22/23 % sur le haut où tu as 40 cm pour trouver ton chemin / Mont de l'enclus - en tout cas passage vers la tour sur un asphalte assez mauvais, prendre à gauche, passage très cassant ensuite le long bout droit sur la crête permet de récupérer sur un chemin de terre battue très roulant / montée du Vieux kwaremont - attention à la seconde partie pavée en faux plat dans le vent, fait très mal / Paterberg qu'on ne présente plus - tu pourras prendre la rigole / Koppenberg - glissant s'il pleut mais si on le passe avec des pneus de 23 c'est un moindre problème en 34 ou 38. Je jetterai un oeil sur le parcours vers Frasnes demain

Merci pour ces précisions quant au parcours. Je sens que ça va y aller à l'économie... Pour le Sram, il va très bien sur le pied d'atelier. Mais vraiment bien. Une fois sur la route, il fonctionne très bien sur le grand plateau, mais très mal sur le petit. Si je corrige les réglages pour le faire aller correctement sur le petit plateau, plus moyen de descendre sur les pignons 8 à 1 quand je repasse sur la plaque. Je précise : câbles et gaines neufs, tout intégré proprement, un liner neuf pour bien guider le câble, pate de dérailleur bien droite.... Bref, je comprends pourquoi ils veulent imposer le mono smiley embarassed

 

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envoyé le 18/09/2017 12:56

Franck, tu connais particulièrement bien la région ; 245 km là-bas, ça n'a rien à voir avec Liège Bastogne. Je serais même tenté de penser que c'est trop plat pour toi :-))

Je connais quasi par cœur la partie belge de la région, beaucoup moins bien sa partie française.

Et c'est justement parce que cette partie-là est plate (et d'autant plus venteuse) que ça risquerait d'être encore plus l'enfer pour moi qu'un Liège-Bastogne-Liège !

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envoyé le 08/04/2018 12:52

Gros remontage de post pour un petit CR de cette seconde édition quia eu lieu hier.

Me voici donc hier matin, aux alentours de six heures prêt (ou presque) à en découdre avec les routes du Ronde et les pavés de Roubaix. La faute au boulot et à la météo, la préparation n’est pas ce qu’elle aurait dû être. Je sais qu’en roulant en dedans, ça devrait passer mais viser une performance est simplement utopique. Trois amis se sont joints à moi. Ce sera chacun son rythme, on se retrouvera au gré des évènements et des ravitos.

6h15, c’est parti, dans le noir. Un serpentin de lampes traverse la banlieue endormie de Tournai et se dirige vers la première difficulté du jour, le Mont Saint Aubert que Frank Pastor m’avait fait découvrir il y a quelques années. On y accède non pas par la route, mais par un chemin dont les derniers mètres sont tellement pentus que je ne tente même pas de rester sur le vélo ; pas question de se mettre dans le rouge si tôt dans la journée. Puis, plein nord vers les monts des Flandres (Patterberg, Vieux Kwarmont…), avalés sans forcer et sans trop de difficulté. Je ne regrette pas mon braquet d’asthmatique (32x32) qui me permet de rester et de mouliner.

KM 65 : premier ravito au sommet du Koppenberg. Rien à signaler si ce n’est que l’organisateur me confie que ce qui nous attend va être une galère : boue, pierre et dénivelé, bref 40 bornes de galère. Et il s’avère très vite qu’il n’a pas menti. C’est simplement infernal, décourageant, le parcours s’apparente plus à une sortie VTT qu’à un parcours Gravel. Je mets 2h30 pour parcourir 30 kilomètres et j’ai le moral dans les chaussettes (ou ce qu’il en reste). La boue empêche le dérailleur de fonctionner comme il faut, je dois nettoyer la chaine à plusieurs reprises et je me demande si je vais arriver au bout.

13h50 : kilomètre 120, 1800 mètres de D+, ravito 2. Je m’accorde une longue pause. La suite devrait être plus roulante et comme les jambes ont bien fonctionné jusque-là, je me dis que ça devrait passer. Le ravito suivant, annoncé au kilomètre 180, doit être passé pour 18 heures sous peine de mise hors course. 60 bornes en 4 heures, je me dis que c’est largement faisable.

15h30 : Aremberg, premier secteur pavé. Avec mon poids plume, pas besoin de faire un dessin : je me demande où je suis. Avec des pneus de 38 mm  gonflés à 1,8 devant et 2 derrière, c’est simplement l’enfer tellement ça secoue. J’effleure le guidon pour minimiser les chocs et quitte ce tronçon de ****** en me demandant comment Boonen pouvait mettre tout le monde en file indienne avec des boyaux de 27.

S’en suivent d’autres secteurs pavés, d’autres chemin de traverse puis c’est drame : l’ami avec qui je roule depuis le ravito 2 chute lourdement. Nous mettons une heure à panser les bobos et remettre le vélo en état. Un petit coup d’œil à la montre, 17h20. Il reste 10 kilomètres avant le ravito 3 et sa barrière horaire. Ça doit le faire. Sauf que le ravito annoncé au kilomètre 180 ne se trouve pas au kilomètre 180. On se demande où est donc passé ce contrôle, qu’on trouve finalement à 17h55 au kilomètres 195 ! Remplissage de bidons vite fait et c’est parti pour la partie finale, avec une boucle au carrefour de l’arbre. Les jambes tournent toutes seules, les bras font mal, je roule partout où il n’y a pas de pavé et ça passe. Une fois passé ces maudits pavés, il reste 30 kilomètres pour rentrer, avalés gentiment, vent de dos mais ponctués de quelques secteurs pavés en bien meilleur état que ceux de Paris Roubaix. Et à 20h50, c’est l’arrivée, après 248 kilomètres et seulement 2200 mètres de D+. La fatigue me tombe dessus en un seul coup ainsi qu’une certaine dose d’émotion. Le GPS indique 12H45 sur le vélo, les divers soucis rencontrés auront fait perdre pas loin de deux heures.

Content d’être arrivé au bout, mais une chose est sûre : je ne reviendrai plus. Je n’aime pas le Gravel typé VTT et si je suis content d’avoir parcouru les secteurs mythiques de Roubaix, je dois avouer que ce n’est pas pour moi.

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envoyé le 08/04/2018 14:11

Gros remontage de post pour un petit CR de cette seconde édition quia eu lieu hier.

Me voici donc hier matin, aux alentours de six heures prêt (ou presque) à en découdre avec les routes du Ronde et les pavés de Roubaix. La faute au boulot et à la météo, la préparation n’est pas ce qu’elle aurait dû être. Je sais qu’en roulant en dedans, ça devrait passer mais viser une performance est simplement utopique. Trois amis se sont joints à moi. Ce sera chacun son rythme, on se retrouvera au gré des évènements et des ravitos.

6h15, c’est parti, dans le noir. Un serpentin de lampes traverse la banlieue endormie de Tournai et se dirige vers la première difficulté du jour, le Mont Saint Aubert que Frank Pastor m’avait fait découvrir il y a quelques années. On y accède non pas par la route, mais par un chemin dont les derniers mètres sont tellement pentus que je ne tente même pas de rester sur le vélo ; pas question de se mettre dans le rouge si tôt dans la journée. Puis, plein nord vers les monts des Flandres (Patterberg, Vieux Kwarmont…), avalés sans forcer et sans trop de difficulté. Je ne regrette pas mon braquet d’asthmatique (32x32) qui me permet de rester et de mouliner.

KM 65 : premier ravito au sommet du Koppenberg. Rien à signaler si ce n’est que l’organisateur me confie que ce qui nous attend va être une galère : boue, pierre et dénivelé, bref 40 bornes de galère. Et il s’avère très vite qu’il n’a pas menti. C’est simplement infernal, décourageant, le parcours s’apparente plus à une sortie VTT qu’à un parcours Gravel. Je mets 2h30 pour parcourir 30 kilomètres et j’ai le moral dans les chaussettes (ou ce qu’il en reste). La boue empêche le dérailleur de fonctionner comme il faut, je dois nettoyer la chaine à plusieurs reprises et je me demande si je vais arriver au bout.

13h50 : kilomètre 120, 1800 mètres de D+, ravito 2. Je m’accorde une longue pause. La suite devrait être plus roulante et comme les jambes ont bien fonctionné jusque-là, je me dis que ça devrait passer. Le ravito suivant, annoncé au kilomètre 180, doit être passé pour 18 heures sous peine de mise hors course. 60 bornes en 4 heures, je me dis que c’est largement faisable.

15h30 : Aremberg, premier secteur pavé. Avec mon poids plume, pas besoin de faire un dessin : je me demande où je suis. Avec des pneus de 38 mm  gonflés à 1,8 devant et 2 derrière, c’est simplement l’enfer tellement ça secoue. J’effleure le guidon pour minimiser les chocs et quitte ce tronçon de ****** en me demandant comment Boonen pouvait mettre tout le monde en file indienne avec des boyaux de 27.

S’en suivent d’autres secteurs pavés, d’autres chemin de traverse puis c’est drame : l’ami avec qui je roule depuis le ravito 2 chute lourdement. Nous mettons une heure à panser les bobos et remettre le vélo en état. Un petit coup d’œil à la montre, 17h20. Il reste 10 kilomètres avant le ravito 3 et sa barrière horaire. Ça doit le faire. Sauf que le ravito annoncé au kilomètre 180 ne se trouve pas au kilomètre 180. On se demande où est donc passé ce contrôle, qu’on trouve finalement à 17h55 au kilomètres 195 ! Remplissage de bidons vite fait et c’est parti pour la partie finale, avec une boucle au carrefour de l’arbre. Les jambes tournent toutes seules, les bras font mal, je roule partout où il n’y a pas de pavé et ça passe. Une fois passé ces maudits pavés, il reste 30 kilomètres pour rentrer, avalés gentiment, vent de dos mais ponctués de quelques secteurs pavés en bien meilleur état que ceux de Paris Roubaix. Et à 20h50, c’est l’arrivée, après 248 kilomètres et seulement 2200 mètres de D+. La fatigue me tombe dessus en un seul coup ainsi qu’une certaine dose d’émotion. Le GPS indique 12H45 sur le vélo, les divers soucis rencontrés auront fait perdre pas loin de deux heures.

Content d’être arrivé au bout, mais une chose est sûre : je ne reviendrai plus. Je n’aime pas le Gravel typé VTT et si je suis content d’avoir parcouru les secteurs mythiques de Roubaix, je dois avouer que ce n’est pas pour moi.

Bravo ! Comme tu as pu à nouveau le constater, même non revêtues les chemins sont plus mauvais que la moyenne dans cette région.

Je pense savoir par où ils vous ont fait passer au Mont Saint-Aubert : un chemin aboutissant derrière l'église, non ? Que je faisais de temps en temps… à pied.

32/32 dans le Koppenberg, c'est pas un braquet d'asthmatique ça, c'est du très gros braquet (pour moi) ! smiley mr-green 

Je n'ai jamais fait la trouée d'Arenberg mais ce que tu en rapportes n'en donne pas envie : se sentir secoué à ce point avec des pneus de 38 mm et aussi peu de pression dedans, ça fait peur !

 

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envoyé le 08/04/2018 15:46

Au sujet de Boonen sur Arenberg: simplement, il pèse 20-25 kg de plus que toi ou moi et surtout il va beaucoup plus vite. Ce genre de secteur pavé, plus tu le passes vite et moins tu sens les secousses.

Quand j'aurai un vélo plus adapté que les miens actuels, je me lancerai volontiers dans ce genre de périple… si j'ai accumulé suffisamment de bornes avant. Que tu aies pu tenir une telle distance en manquant d'entrainement, ça en dit gros sur ta caisse naturelle !

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envoyé le 08/04/2018 18:53

Au sujet de Boonen sur Arenberg: simplement, il pèse 20-25 kg de plus que toi ou moi et surtout il va beaucoup plus vite. Ce genre de secteur pavé, plus tu le passes vite et moins tu sens les secousses.

Quand j'aurai un vélo plus adapté que les miens actuels, je me lancerai volontiers dans ce genre de périple… si j'ai accumulé suffisamment de bornes avant. Que tu aies pu tenir une telle distance en manquant d'entrainement, ça en dit gros sur ta caisse naturelle !

Merci, Frank. Le plus épuisant n'a pas été le pédalage, mais les passage nécessitant un portage ou de la poussette. Ce n'est pas ce que j'aime à vélo, je trouve ça vraiment ch***. Quant à la condition physique, disons que j'ai vécu sur mon acquis. J'ai fait fort attention à bien m'alimenter, et ça a payé. 

Si je referais bien volontiers une sortie flamande, tu ne me verras sans doute jamais plus sur les pavés de Roubaix

Demain, direction tes Alpes natales ; je prévois une traversée de la chartreuse en commençant par le Mont du Chat - si le ciel le permet - et là, on verra si j'ai les jambes pour un LBL ....

 

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envoyé le 08/04/2018 19:31

Gros remontage de post pour un petit CR de cette seconde édition quia eu lieu hier.

Me voici donc hier matin, aux alentours de six heures prêt (ou presque) à en découdre avec les routes du Ronde et les pavés de Roubaix. La faute au boulot et à la météo, la préparation n’est pas ce qu’elle aurait dû être. Je sais qu’en roulant en dedans, ça devrait passer mais viser une performance est simplement utopique. Trois amis se sont joints à moi. Ce sera chacun son rythme, on se retrouvera au gré des évènements et des ravitos.

6h15, c’est parti, dans le noir. Un serpentin de lampes traverse la banlieue endormie de Tournai et se dirige vers la première difficulté du jour, le Mont Saint Aubert que Frank Pastor m’avait fait découvrir il y a quelques années. On y accède non pas par la route, mais par un chemin dont les derniers mètres sont tellement pentus que je ne tente même pas de rester sur le vélo ; pas question de se mettre dans le rouge si tôt dans la journée. Puis, plein nord vers les monts des Flandres (Patterberg, Vieux Kwarmont…), avalés sans forcer et sans trop de difficulté. Je ne regrette pas mon braquet d’asthmatique (32x32) qui me permet de rester et de mouliner.

KM 65 : premier ravito au sommet du Koppenberg. Rien à signaler si ce n’est que l’organisateur me confie que ce qui nous attend va être une galère : boue, pierre et dénivelé, bref 40 bornes de galère. Et il s’avère très vite qu’il n’a pas menti. C’est simplement infernal, décourageant, le parcours s’apparente plus à une sortie VTT qu’à un parcours Gravel. Je mets 2h30 pour parcourir 30 kilomètres et j’ai le moral dans les chaussettes (ou ce qu’il en reste). La boue empêche le dérailleur de fonctionner comme il faut, je dois nettoyer la chaine à plusieurs reprises et je me demande si je vais arriver au bout.

13h50 : kilomètre 120, 1800 mètres de D+, ravito 2. Je m’accorde une longue pause. La suite devrait être plus roulante et comme les jambes ont bien fonctionné jusque-là, je me dis que ça devrait passer. Le ravito suivant, annoncé au kilomètre 180, doit être passé pour 18 heures sous peine de mise hors course. 60 bornes en 4 heures, je me dis que c’est largement faisable.

15h30 : Aremberg, premier secteur pavé. Avec mon poids plume, pas besoin de faire un dessin : je me demande où je suis. Avec des pneus de 38 mm  gonflés à 1,8 devant et 2 derrière, c’est simplement l’enfer tellement ça secoue. J’effleure le guidon pour minimiser les chocs et quitte ce tronçon de ****** en me demandant comment Boonen pouvait mettre tout le monde en file indienne avec des boyaux de 27.

S’en suivent d’autres secteurs pavés, d’autres chemin de traverse puis c’est drame : l’ami avec qui je roule depuis le ravito 2 chute lourdement. Nous mettons une heure à panser les bobos et remettre le vélo en état. Un petit coup d’œil à la montre, 17h20. Il reste 10 kilomètres avant le ravito 3 et sa barrière horaire. Ça doit le faire. Sauf que le ravito annoncé au kilomètre 180 ne se trouve pas au kilomètre 180. On se demande où est donc passé ce contrôle, qu’on trouve finalement à 17h55 au kilomètres 195 ! Remplissage de bidons vite fait et c’est parti pour la partie finale, avec une boucle au carrefour de l’arbre. Les jambes tournent toutes seules, les bras font mal, je roule partout où il n’y a pas de pavé et ça passe. Une fois passé ces maudits pavés, il reste 30 kilomètres pour rentrer, avalés gentiment, vent de dos mais ponctués de quelques secteurs pavés en bien meilleur état que ceux de Paris Roubaix. Et à 20h50, c’est l’arrivée, après 248 kilomètres et seulement 2200 mètres de D+. La fatigue me tombe dessus en un seul coup ainsi qu’une certaine dose d’émotion. Le GPS indique 12H45 sur le vélo, les divers soucis rencontrés auront fait perdre pas loin de deux heures.

Content d’être arrivé au bout, mais une chose est sûre : je ne reviendrai plus. Je n’aime pas le Gravel typé VTT et si je suis content d’avoir parcouru les secteurs mythiques de Roubaix, je dois avouer que ce n’est pas pour moi.

Bravo, mais comme tu dis mieux vaut faire çà en VTT!

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envoyé le 08/04/2018 20:25

Merci, Eric. Je fais du Gavel, généralement seul, pour éviter les organisations VTT qui pensent que le bonheur de leurs participants réside dans des descentes à 25% entre deux clôtures. En gros, c'est exactement ce que j'ai retrouvé ici entre les deux premiers ravitos. C'est juste décevant. J'aurais préféré de loin faire 50 kilomètres de plus à travers les petites routes  forestières des Flandres pour avoir le même D+ mais plus de monts. Il me semble que les voies d'accès vers les sommets ne manquent pas.

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envoyé le 09/04/2018 10:13

Gros remontage de post pour un petit CR de cette seconde édition quia eu lieu hier.

Me voici donc hier matin, aux alentours de six heures prêt (ou presque) à en découdre avec les routes du Ronde et les pavés de Roubaix. La faute au boulot et à la météo, la préparation n’est pas ce qu’elle aurait dû être. Je sais qu’en roulant en dedans, ça devrait passer mais viser une performance est simplement utopique. Trois amis se sont joints à moi. Ce sera chacun son rythme, on se retrouvera au gré des évènements et des ravitos.

6h15, c’est parti, dans le noir. Un serpentin de lampes traverse la banlieue endormie de Tournai et se dirige vers la première difficulté du jour, le Mont Saint Aubert que Frank Pastor m’avait fait découvrir il y a quelques années. On y accède non pas par la route, mais par un chemin dont les derniers mètres sont tellement pentus que je ne tente même pas de rester sur le vélo ; pas question de se mettre dans le rouge si tôt dans la journée. Puis, plein nord vers les monts des Flandres (Patterberg, Vieux Kwarmont…), avalés sans forcer et sans trop de difficulté. Je ne regrette pas mon braquet d’asthmatique (32x32) qui me permet de rester et de mouliner.

KM 65 : premier ravito au sommet du Koppenberg. Rien à signaler si ce n’est que l’organisateur me confie que ce qui nous attend va être une galère : boue, pierre et dénivelé, bref 40 bornes de galère. Et il s’avère très vite qu’il n’a pas menti. C’est simplement infernal, décourageant, le parcours s’apparente plus à une sortie VTT qu’à un parcours Gravel. Je mets 2h30 pour parcourir 30 kilomètres et j’ai le moral dans les chaussettes (ou ce qu’il en reste). La boue empêche le dérailleur de fonctionner comme il faut, je dois nettoyer la chaine à plusieurs reprises et je me demande si je vais arriver au bout.

13h50 : kilomètre 120, 1800 mètres de D+, ravito 2. Je m’accorde une longue pause. La suite devrait être plus roulante et comme les jambes ont bien fonctionné jusque-là, je me dis que ça devrait passer. Le ravito suivant, annoncé au kilomètre 180, doit être passé pour 18 heures sous peine de mise hors course. 60 bornes en 4 heures, je me dis que c’est largement faisable.

15h30 : Aremberg, premier secteur pavé. Avec mon poids plume, pas besoin de faire un dessin : je me demande où je suis. Avec des pneus de 38 mm  gonflés à 1,8 devant et 2 derrière, c’est simplement l’enfer tellement ça secoue. J’effleure le guidon pour minimiser les chocs et quitte ce tronçon de ****** en me demandant comment Boonen pouvait mettre tout le monde en file indienne avec des boyaux de 27.

S’en suivent d’autres secteurs pavés, d’autres chemin de traverse puis c’est drame : l’ami avec qui je roule depuis le ravito 2 chute lourdement. Nous mettons une heure à panser les bobos et remettre le vélo en état. Un petit coup d’œil à la montre, 17h20. Il reste 10 kilomètres avant le ravito 3 et sa barrière horaire. Ça doit le faire. Sauf que le ravito annoncé au kilomètre 180 ne se trouve pas au kilomètre 180. On se demande où est donc passé ce contrôle, qu’on trouve finalement à 17h55 au kilomètres 195 ! Remplissage de bidons vite fait et c’est parti pour la partie finale, avec une boucle au carrefour de l’arbre. Les jambes tournent toutes seules, les bras font mal, je roule partout où il n’y a pas de pavé et ça passe. Une fois passé ces maudits pavés, il reste 30 kilomètres pour rentrer, avalés gentiment, vent de dos mais ponctués de quelques secteurs pavés en bien meilleur état que ceux de Paris Roubaix. Et à 20h50, c’est l’arrivée, après 248 kilomètres et seulement 2200 mètres de D+. La fatigue me tombe dessus en un seul coup ainsi qu’une certaine dose d’émotion. Le GPS indique 12H45 sur le vélo, les divers soucis rencontrés auront fait perdre pas loin de deux heures.

Content d’être arrivé au bout, mais une chose est sûre : je ne reviendrai plus. Je n’aime pas le Gravel typé VTT et si je suis content d’avoir parcouru les secteurs mythiques de Roubaix, je dois avouer que ce n’est pas pour moi.

Bravo Jérémie!

J'ai des amis qui y étaient aussi: ils se sont gaufrés tous les deux notamment à cause d'un manque de lucidité dû à une mauvaise alimentation. Ils ont du abandonner hélas alors que l'an dernier, cela s'était bien passé pour eux. Apparemment, les conditions ont été plus difficiles cette année...

 

 

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envoyé le 09/04/2018 12:52

Merci pour ces précisions quant au parcours. Je sens que ça va y aller à l'économie... Pour le Sram, il va très bien sur le pied d'atelier. Mais vraiment bien. Une fois sur la route, il fonctionne très bien sur le grand plateau, mais très mal sur le petit. Si je corrige les réglages pour le faire aller correctement sur le petit plateau, plus moyen de descendre sur les pignons 8 à 1 quand je repasse sur la plaque. Je précise : câbles et gaines neufs, tout intégré proprement, un liner neuf pour bien guider le câble, pate de dérailleur bien droite.... Bref, je comprends pourquoi ils veulent imposer le mono smiley embarassed

 

Si ça fonctionnent sur le grand plateau, mais plus sur le petit, c'est peut-être la chaine qui est trop longue !

Il faut aussi régler le dérailleur arrière pour qu'il ne soit pas trop loin (ni trop près) des pignons, pour ça tu le règle pour qu'il passe au plus prêt du plus grand pignon.

J'ai eu un souci identique avec l'indexation du force, soit il fonctionnait correctement en montée, mais avait du mal à redescendre ou alors l'inverse !

Ça venait du câble (qui était un adaptable) et dont la boule qui est dans le levier était un peu trop petite.

Faut également éviter le panachage de câbles et gaine, enfin je pense que tu as pris du tout sram pour ce montage.   

 

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envoyé le 10/04/2018 16:37

Bravo Jérémie!

J'ai des amis qui y étaient aussi: ils se sont gaufrés tous les deux notamment à cause d'un manque de lucidité dû à une mauvaise alimentation. Ils ont du abandonner hélas alors que l'an dernier, cela s'était bien passé pour eux. Apparemment, les conditions ont été plus difficiles cette année...

 

 

Merci, Marie-Noëlle. Effectivement, c'était d'une part plus humide que l'an passé et d'autre part, plus typé VTT dans la partie flamande. Et effectivement, la moitié des concurrents ne sont pas classés ......

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envoyé le 10/04/2018 16:40

Si ça fonctionnent sur le grand plateau, mais plus sur le petit, c'est peut-être la chaine qui est trop longue !

Il faut aussi régler le dérailleur arrière pour qu'il ne soit pas trop loin (ni trop près) des pignons, pour ça tu le règle pour qu'il passe au plus prêt du plus grand pignon.

J'ai eu un souci identique avec l'indexation du force, soit il fonctionnait correctement en montée, mais avait du mal à redescendre ou alors l'inverse !

Ça venait du câble (qui était un adaptable) et dont la boule qui est dans le levier était un peu trop petite.

Faut également éviter le panachage de câbles et gaine, enfin je pense que tu as pris du tout sram pour ce montage.   

 

Je suis parvenu à faire aller le dérailleur arrière en raccourcissant la chaîne et en utilisant des câbles & gaines avec un liner. L'avant, le mouvement naturel provoque parfois des sauts de chaîne en passant du petit au grand ; la chaîne tombe du petit plateau sur la boite de pédalier..... Je vais essayer un dérailleur Shimano

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envoyé le 10/04/2018 19:53

Je suis parvenu à faire aller le dérailleur arrière en raccourcissant la chaîne et en utilisant des câbles & gaines avec un liner. L'avant, le mouvement naturel provoque parfois des sauts de chaîne en passant du petit au grand ; la chaîne tombe du petit plateau sur la boite de pédalier..... Je vais essayer un dérailleur Shimano

Ok, c'est déjà pas mal ! smiley cool

Essaye plutôt une patte anti-déraillement Sram, le dérailleur avant, système Yaw, fonctionnent bien mieux que si tu mets un Shim ! 

Par-contre il demande un réglage (position) spécifique, tu trouveras cà sur Google ! smiley wink

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envoyé le 12/04/2018 13:31

Ok, c'est déjà pas mal ! smiley cool

Essaye plutôt une patte anti-déraillement Sram, le dérailleur avant, système Yaw, fonctionnent bien mieux que si tu mets un Shim ! 

Par-contre il demande un réglage (position) spécifique, tu trouveras cà sur Google ! smiley wink

La patte d'origine Sram y est. En fait, il déraille par le bas et la chaine se coince derrière la patte. Un souk sans nom. Le réglage est fait en suivant minutieusement les préconisations de Sram..... Rien n'y fait, une fois sur 20, ça déraille et la chaine se coince, détruisant au passage la peinture du cadre :=(

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envoyé le 13/04/2018 13:49

Bravo Jérémie!

J'ai des amis qui y étaient aussi: ils se sont gaufrés tous les deux notamment à cause d'un manque de lucidité dû à une mauvaise alimentation. Ils ont du abandonner hélas alors que l'an dernier, cela s'était bien passé pour eux. Apparemment, les conditions ont été plus difficiles cette année...

 

 

Marie-Noëlle, tes amies ne portaient-elles pas par hasard un maillot aux couleurs d'un club de Dijon ? Si oui, je les ai "accompagnées" peu après le ravito 2 alors que je faisais des photos ....

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envoyé le 13/04/2018 15:28

Marie-Noëlle, tes amies ne portaient-elles pas par hasard un maillot aux couleurs d'un club de Dijon ? Si oui, je les ai "accompagnées" peu après le ravito 2 alors que je faisais des photos ....

Je ne sais pas comment ils étaient habillés ce jour là mais il y a de fortes chances qu'ils aient porté un maillot de Dijon...lui en est originaire...

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envoyé le 13/04/2018 15:41

Je ne sais pas comment ils étaient habillés ce jour là mais il y a de fortes chances qu'ils aient porté un maillot de Dijon...lui en est originaire...

Serait ce André et Patricia?

Rien de grave pour leurs chutes?

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