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envoyé le 04/10/2021 22:00

Hier, jour de Paris-Roubaix, j'ai participé à la randonnée finale du Proximus Cycling Challenge : le Kwaremont Sluitingsprijs, le Prix de Clôture de Kwaremont. Ma troisième participation à cette épreuve.

https://www.kwaremontsluitingsprijs.be/fr/

Départ et arrivée à Bavikhove, commune de Harelbeke en Flandre occidentale, juste à côté de Courtrai et à une vingtaine de kilomètres de Roubaix.

Autrement dit, les conditions climatiques subies par les coureurs de Paris-Roubaix auront aussi été celles subies par les participants de cette randonnée, dont votre serviteur. Mais je savais bien sûr à quoi m'attendre, ayant scruté la météo les jours précédents en quête d'un signe encourageant. En vain : pluie il était prévu, pluie il y aura eu.

Mais si je devais renoncer à une rando belge à chaque fois que de la pluie était annoncée, je n'en ferais plus qu'une sur deux, au mieux. Alors j'y suis allé quand même, d'autant que ce n'était que ma deuxième (et dernière) sortie cette année dans le cadre d'une organisation officielle, la première étant Liège-Bastogne-Liège Challenge il y a quelques semaines.

Entre les distances proposées, tant qu'à subir le mauvais temps, autant y aller franchement : j'ai donc choisi la plus longue, 132 km. D'autant que je trouve le parcours proposé très plaisant en soi: il commence par passer par des routes tranquilles de Flandre occidentale, puis les fameuses Ardennes flamandes par des obstacle pas piqués des vers mais généralement ignorées des grandes foules, à part deux difficultés bien connues : le Vieux Kwaremont et le Taaienberg. Puis retour à Bavikhove par des chemins de traverse étonnamment bucoliques.

Je commence par partir en voiture de chez moi dimanche matin vers 6 h 45, pour arriver à Bavikhove une heure et demie plus tard. Tout ce trajet-là se fait sous une pluie battante : ça promet, décidément…

Sur le site de départ, toujours la pluie : fine maintenant, mais constante et glaciale. Très peu de monde, ce qui change par rapport aux premières éditions, mais ce qui n'a rien d'étonnant : je peux bien comprendre que plutôt que de subir le temps qu'il fait, les habitués de la randonnée préfèrent encore regarder bien au chaud au fond de leur canapé les pros se farcir le même type de temps sur Paris-Roubaix ! Je me dis d'ailleurs que j'aurais dû faire de même. Tant pis c'est trop tard, le vin est tiré, il faut le boire.

Je prends le départ donc vers 9 h. Les 25 premiers kilomètres sont une transition, d'abord toute plate puis légèrement vallonnée, en direction des Ardennes flamandes et du Vieux Kwaremont. Pédaler me réchauffe, et je finis par ne plus trop prêter attention à la flotte.

Jusqu'à un premier secteur pavé, peu avant le Kwaremont : le Varent. Un kilomètre plat de kasseien plutôt bien jointes mais glissantes. Et pas question de prendre le bas-côté, truffé de branchages de toutes sortes, à cause du vent qui a soufflé en tempête la veille. Mais ça passe bien.

Trois kilomètres plus loin, la ville de Berchem et le premier obstacle d'importance : le Vieux Kwaremont, donc. La plus longue côte pavée de Flandre et l'une des plus longues de Belgique, sur 2 km.

 https://climbfinder.com/fr/montees/oude-kwaremont

C'est l'endroit qui me faisait le plus peur a priori : je le connais bien, je sais que les pavés y sont assez mauvais, et c'est la première fois que je le fais sous la flotte. Je «balise» donc pas mal, mais là aussi, je passe sans encombre, sans faire de glissade. Sans doute que les pneus de 30 mm gonflés à 4,5 bars, ça aide… Et les jambes tournent bien, ce qui est bon signe.

Peu après le sommet, premier ravitaillement. Très peu de monde, comme au départ. Je ne m'attarde pas trop, car je me refroidis très vite. Pendant toute la sortie, seul le fait de pédaler m'empêchera d'avoir froid !

Après être reparti, longue descente vers Renaix, puis le deuxième obstacle : le Schapenberg, un mont très peu connu mais qui devrait l'être. Il est asphalté, mais il est long, irrégulier, très pentu par endroits, pour finir par un mur digne d'ascensions plus célèbres. Jugez-en:

https://climbfinder.com/fr/montees/schapenberg-bierinkstraat

Peu après le sommet, mine de rien, on se trouve au point culminant de la province de Flandre occidentale, le Hotond : 152 m d'altitude. L'air de rien, mais il fallait y accéder par cette route, et ça changeait pas mal de chose ! Mais encore une fois, ça s'est bien passé.

Ensuite, ça se passe moins bien. Non pas une question de forme, mais de routes. On entre dans la zone de champs cultivés qui forme le cœur des Ardennes flamandes. Donc, routes étroites en béton le plus souvent, qui longent ces champs. Et ces routes sont tapissées de toute la boue qui dégringole des champs sous l'effet de la pluie : résultats, les freins couinent régulièrement à cause de la boue sur les disques, mais surtout les câbles de dérailleur s'encrassent : il devient de plus en plus difficile de passer les grands pignons et le grand plateau. Qui plus est, chaque fois que je passe un grand pignon, ça fait un bruit de crissement assez pénible.

Dans ces conditions, je passe dans l'ordre le Taaienberg pavé, puis le méconnu Kortekeer parallèle au Koppenberg (dommage qu'il n'ait pas été au programme) et pour finir le Ganzenberg, le tout sans problème particulier à part ceux cités précédemment, avant d'arriver au deuxième ravito.

https://climbfinder.com/fr/montees/taaienberg

https://climbfinder.com/fr/montees/kortekeer

https://climbfinder.com/fr/montees/ganzenberg

À ce ravito, je jette un coup d'œil au vélo : couvert de sable, évidemment. Je préfère ne pas penser à ce à quoi je ressemble moi-même… Quant aux conditions météo, ce sont toujours les mêmes : pluie constante et vent qui va devenir contraire, ce que j'exècre encore plus que la flotte. Seul point positif : il ne fait pas trop froid, dans les 13°. Mais avec le temps qu'il fait, le ressenti est très inférieur… La forme est toujours correcte, mais je sens que je vais déguster par la suite.

Une fois reparti, on se trouve dans une zone peu connue des Ardennes flamandes, les communes de Brakel, Zwalm et Horebeke. Et pourtant elles sont très attractives, particulièrement les deux dernières. Peu après le départ, le Valkenberg se présente. Côte citadine en plein cœur de Brakel, je l'avale très vite, en faisant la course avec un type qui me précède et un autre qui me suit.

https://climbfinder.com/fr/montees/valkenberg

Ensuite, à nouveau une longue «transition» champêtre, d'abord dans la magnifique vallée de la Zwalm et ensuite dans les environs d'Audenarde, avec une floppée de côtes non répertoriées mais qui commence à me faire mal aux jambes, d'autant que l'état des routes ne s'améliore pas, au contraire !

Puis j'ai droit à une vision dantesque, quelque chose que je n'avais jamais vu jusqu'à présent : une côte bétonnée transformée en véritable torrent d'eau boueuse. Et je dois grimper ça ! Croyez-moi, ça fait particulièrement bizarre, remonter un cours d'eau sale dévalant sur plusieurs centaines de mètres… Une fois au sommet, je vois la cause de cette inondation : un tuyau de drainage destiné à évacuer le trop plein d'eau des champs avoisinant. Et ça coule à flots, un vrai torrent ! Problème, ça débouche sur la route…

Peu après, nouvelle vision d'horreur, toujours sur une route bétonnée, sur un replat entre deux côtes : une longue, longue flaque bien profonde, là aussi sur plusieurs centaines de mètres. Pas le choix, il faut y passer, l'eau occupe toute la largeur. Je fais une prière pour qu'il n'y ait pas de piège caché sous la flotte. Il n'y en a pas, finalement. Mais bien sûr, c'est de plus en plus difficile de changer de vitesse avec mes leviers Gevenalle… ceci dit, en forçant, ça passe toujours.

Et il vaut mieux car bientôt se présente le dernier obtacle d'importance de la journée, lui aussi méconnu du grand public. Et pourtant, cette Rampe bien nommée, aussi appelée Kalkhovenberg, mérite mieux. Jugez-en:

https://climbfinder.com/fr/montees/kalkhovenberg-rampe

Elle est toute proche du bien plus fameux Paterberg, mais ne lui cède pas grand'chose en terme de difficulté, d'autant qu'elle est pavée, également. Là aussi, les pavés ne m'ont guère gêné, je passe comme une fleur, toujours bien aidé par mes pneus de 30… et aussi, mon braquet mini de 24/34, qui me permet de larguer dans la partie la plus pentue un type collé à mes basques depuis le début de la difficulté.

(Finalement, quand j'y pense, le plus difficile pour mon vélo dans cette rando, ce n'aura pas été les pavés, mais les routes bétonnées tapissées de boue…)

Juste après, le troisième et dernier ravitaillement. Toujours aussi peu de monde, toujours aussi refroidissant, je n'y passe à nouveau qu'un minimum de temps. Mais quelque chose s'y produit : la pluie commence à s'arrêter. Il était temps, après cinq heures de flotte non-stop…

À part une ou deux averses courtes et peu importantes, le reste du trajet, jusqu'à l'arrivée, se fera par temps sec. Contrairement aux routes, toujours aussi humides, mais au moins elles ne sont plus pour la plupart faites dans ce *$@&% de béton… Pour ce retour, vent de face malheureusement pour moi, on fait une petite incursion en Wallonie, par les communes de Mont-de-l'Enclus et Celles, avant de se retrouver en Flandre occidente, toujours sur des routes doucement vallonnées : Avelgem, Zwevegem… et puis à nouveau le plat pays de Harelbeke et enfin Bavikove, l'arrivée.

136 km selon mon compteur,  90 tours/minutes de cadence de pédalage moyenne, 21 km/h de vitesse moyenne, soit moins vite que quelques semaines plus tôt lors de Liège-Bastogne-Liège Challenge, pourtant un peu plus long et bien plus vallonné ! Mais bon, vous pouvez deviner ce qui a fait la différence. 

À l'arrivée, il a toujours aussi peu de monde qu'au départ et aux ravitos : un écran géant diffuse Paris-Roubaix mais quasiment personne ne regarde. Le peu de monde présent est occupé soit à discuter de la sortie autour d'un verre dans le bâtiment-brasserie au centre du site, soit à faire ses bagages pour rentrer le plus vite possible prendre une bonne douche. Je fais partie de la deuxième catégorie : pas envie de rester à l'air libre même si c'est pour voir une course qui déjà, est de toute évidence très animée (Van der Poel venait de sortir pour rejoindre les échappés, laissant derrière lui Van Aert, Lampaert et compagnie). Je suivrai le reste de la course à la radio, dans ma voiture, après m'être changé et être reparti.

Au bilan, une journée forcément mémorable, qui m'a permis de retrouver une région que j'adore et que je n'avais pas «pratiquée» à vélo depuis pas mal de temps, pandémie oblige… mais que j'aurai encore plus plaisir à retrouver dans d'autres conditions… climatiques ! smiley cool

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envoyé le 04/10/2021 23:40

Hier, jour de Paris-Roubaix, j'ai participé à la randonnée finale du Proximus Cycling Challenge : le Kwaremont Sluitingsprijs, le Prix de Clôture de Kwaremont. Ma troisième participation à cette épreuve.

https://www.kwaremontsluitingsprijs.be/fr/

Départ et arrivée à Bavikhove, commune de Harelbeke en Flandre occidentale, juste à côté de Courtrai et à une vingtaine de kilomètres de Roubaix.

Autrement dit, les conditions climatiques subies par les coureurs de Paris-Roubaix auront aussi été celles subies par les participants de cette randonnée, dont votre serviteur. Mais je savais bien sûr à quoi m'attendre, ayant scruté la météo les jours précédents en quête d'un signe encourageant. En vain : pluie il était prévu, pluie il y aura eu.

Mais si je devais renoncer à une rando belge à chaque fois que de la pluie était annoncée, je n'en ferais plus qu'une sur deux, au mieux. Alors j'y suis allé quand même, d'autant que ce n'était que ma deuxième (et dernière) sortie cette année dans le cadre d'une organisation officielle, la première étant Liège-Bastogne-Liège Challenge il y a quelques semaines.

Entre les distances proposées, tant qu'à subir le mauvais temps, autant y aller franchement : j'ai donc choisi la plus longue, 132 km. D'autant que je trouve le parcours proposé très plaisant en soi: il commence par passer par des routes tranquilles de Flandre occidentale, puis les fameuses Ardennes flamandes par des obstacle pas piqués des vers mais généralement ignorées des grandes foules, à part deux difficultés bien connues : le Vieux Kwaremont et le Taaienberg. Puis retour à Bavikhove par des chemins de traverse étonnamment bucoliques.

Je commence par partir en voiture de chez moi dimanche matin vers 6 h 45, pour arriver à Bavikhove une heure et demie plus tard. Tout ce trajet-là se fait sous une pluie battante : ça promet, décidément…

Sur le site de départ, toujours la pluie : fine maintenant, mais constante et glaciale. Très peu de monde, ce qui change par rapport aux premières éditions, mais ce qui n'a rien d'étonnant : je peux bien comprendre que plutôt que de subir le temps qu'il fait, les habitués de la randonnée préfèrent encore regarder bien au chaud au fond de leur canapé les pros se farcir le même type de temps sur Paris-Roubaix ! Je me dis d'ailleurs que j'aurais dû faire de même. Tant pis c'est trop tard, le vin est tiré, il faut le boire.

Je prends le départ donc vers 9 h. Les 25 premiers kilomètres sont une transition, d'abord toute plate puis légèrement vallonnée, en direction des Ardennes flamandes et du Vieux Kwaremont. Pédaler me réchauffe, et je finis par ne plus trop prêter attention à la flotte.

Jusqu'à un premier secteur pavé, peu avant le Kwaremont : le Varent. Un kilomètre plat de kasseien plutôt bien jointes mais glissantes. Et pas question de prendre le bas-côté, truffé de branchages de toutes sortes, à cause du vent qui a soufflé en tempête la veille. Mais ça passe bien.

Trois kilomètres plus loin, la ville de Berchem et le premier obstacle d'importance : le Vieux Kwaremont, donc. La plus longue côte pavée de Flandre et l'une des plus longues de Belgique, sur 2 km.

 https://climbfinder.com/fr/montees/oude-kwaremont

C'est l'endroit qui me faisait le plus peur a priori : je le connais bien, je sais que les pavés y sont assez mauvais, et c'est la première fois que je le fais sous la flotte. Je «balise» donc pas mal, mais là aussi, je passe sans encombre, sans faire de glissade. Sans doute que les pneus de 30 mm gonflés à 4,5 bars, ça aide… Et les jambes tournent bien, ce qui est bon signe.

Peu après le sommet, premier ravitaillement. Très peu de monde, comme au départ. Je ne m'attarde pas trop, car je me refroidis très vite. Pendant toute la sortie, seul le fait de pédaler m'empêchera d'avoir froid !

Après être reparti, longue descente vers Renaix, puis le deuxième obstacle : le Schapenberg, un mont très peu connu mais qui devrait l'être. Il est asphalté, mais il est long, irrégulier, très pentu par endroits, pour finir par un mur digne d'ascensions plus célèbres. Jugez-en:

https://climbfinder.com/fr/montees/schapenberg-bierinkstraat

Peu après le sommet, mine de rien, on se trouve au point culminant de la province de Flandre occidentale, le Hotond : 152 m d'altitude. L'air de rien, mais il fallait y accéder par cette route, et ça changeait pas mal de chose ! Mais encore une fois, ça s'est bien passé.

Ensuite, ça se passe moins bien. Non pas une question de forme, mais de routes. On entre dans la zone de champs cultivés qui forme le cœur des Ardennes flamandes. Donc, routes étroites en béton le plus souvent, qui longent ces champs. Et ces routes sont tapissées de toute la boue qui dégringole des champs sous l'effet de la pluie : résultats, les freins couinent régulièrement à cause de la boue sur les disques, mais surtout les câbles de dérailleur s'encrassent : il devient de plus en plus difficile de passer les grands pignons et le grand plateau. Qui plus est, chaque fois que je passe un grand pignon, ça fait un bruit de crissement assez pénible.

Dans ces conditions, je passe dans l'ordre le Taaienberg pavé, puis le méconnu Kortekeer parallèle au Koppenberg (dommage qu'il n'ait pas été au programme) et pour finir le Ganzenberg, le tout sans problème particulier à part ceux cités précédemment, avant d'arriver au deuxième ravito.

https://climbfinder.com/fr/montees/taaienberg

https://climbfinder.com/fr/montees/kortekeer

https://climbfinder.com/fr/montees/ganzenberg

À ce ravito, je jette un coup d'œil au vélo : couvert de sable, évidemment. Je préfère ne pas penser à ce à quoi je ressemble moi-même… Quant aux conditions météo, ce sont toujours les mêmes : pluie constante et vent qui va devenir contraire, ce que j'exècre encore plus que la flotte. Seul point positif : il ne fait pas trop froid, dans les 13°. Mais avec le temps qu'il fait, le ressenti est très inférieur… La forme est toujours correcte, mais je sens que je vais déguster par la suite.

Une fois reparti, on se trouve dans une zone peu connue des Ardennes flamandes, les communes de Brakel, Zwalm et Horebeke. Et pourtant elles sont très attractives, particulièrement les deux dernières. Peu après le départ, le Valkenberg se présente. Côte citadine en plein cœur de Brakel, je l'avale très vite, en faisant la course avec un type qui me précède et un autre qui me suit.

https://climbfinder.com/fr/montees/valkenberg

Ensuite, à nouveau une longue «transition» champêtre, d'abord dans la magnifique vallée de la Zwalm et ensuite dans les environs d'Audenarde, avec une floppée de côtes non répertoriées mais qui commence à me faire mal aux jambes, d'autant que l'état des routes ne s'améliore pas, au contraire !

Puis j'ai droit à une vision dantesque, quelque chose que je n'avais jamais vu jusqu'à présent : une côte bétonnée transformée en véritable torrent d'eau boueuse. Et je dois grimper ça ! Croyez-moi, ça fait particulièrement bizarre, remonter un cours d'eau sale dévalant sur plusieurs centaines de mètres… Une fois au sommet, je vois la cause de cette inondation : un tuyau de drainage destiné à évacuer le trop plein d'eau des champs avoisinant. Et ça coule à flots, un vrai torrent ! Problème, ça débouche sur la route…

Peu après, nouvelle vision d'horreur, toujours sur une route bétonnée, sur un replat entre deux côtes : une longue, longue flaque bien profonde, là aussi sur plusieurs centaines de mètres. Pas le choix, il faut y passer, l'eau occupe toute la largeur. Je fais une prière pour qu'il n'y ait pas de piège caché sous la flotte. Il n'y en a pas, finalement. Mais bien sûr, c'est de plus en plus difficile de changer de vitesse avec mes leviers Gevenalle… ceci dit, en forçant, ça passe toujours.

Et il vaut mieux car bientôt se présente le dernier obtacle d'importance de la journée, lui aussi méconnu du grand public. Et pourtant, cette Rampe bien nommée, aussi appelée Kalkhovenberg, mérite mieux. Jugez-en:

https://climbfinder.com/fr/montees/kalkhovenberg-rampe

Elle est toute proche du bien plus fameux Paterberg, mais ne lui cède pas grand'chose en terme de difficulté, d'autant qu'elle est pavée, également. Là aussi, les pavés ne m'ont guère gêné, je passe comme une fleur, toujours bien aidé par mes pneus de 30… et aussi, mon braquet mini de 24/34, qui me permet de larguer dans la partie la plus pentue un type collé à mes basques depuis le début de la difficulté.

(Finalement, quand j'y pense, le plus difficile pour mon vélo dans cette rando, ce n'aura pas été les pavés, mais les routes bétonnées tapissées de boue…)

Juste après, le troisième et dernier ravitaillement. Toujours aussi peu de monde, toujours aussi refroidissant, je n'y passe à nouveau qu'un minimum de temps. Mais quelque chose s'y produit : la pluie commence à s'arrêter. Il était temps, après cinq heures de flotte non-stop…

À part une ou deux averses courtes et peu importantes, le reste du trajet, jusqu'à l'arrivée, se fera par temps sec. Contrairement aux routes, toujours aussi humides, mais au moins elles ne sont plus pour la plupart faites dans ce *$@&% de béton… Pour ce retour, vent de face malheureusement pour moi, on fait une petite incursion en Wallonie, par les communes de Mont-de-l'Enclus et Celles, avant de se retrouver en Flandre occidente, toujours sur des routes doucement vallonnées : Avelgem, Zwevegem… et puis à nouveau le plat pays de Harelbeke et enfin Bavikove, l'arrivée.

136 km selon mon compteur,  90 tours/minutes de cadence de pédalage moyenne, 21 km/h de vitesse moyenne, soit moins vite que quelques semaines plus tôt lors de Liège-Bastogne-Liège Challenge, pourtant un peu plus long et bien plus vallonné ! Mais bon, vous pouvez deviner ce qui a fait la différence. 

À l'arrivée, il a toujours aussi peu de monde qu'au départ et aux ravitos : un écran géant diffuse Paris-Roubaix mais quasiment personne ne regarde. Le peu de monde présent est occupé soit à discuter de la sortie autour d'un verre dans le bâtiment-brasserie au centre du site, soit à faire ses bagages pour rentrer le plus vite possible prendre une bonne douche. Je fais partie de la deuxième catégorie : pas envie de rester à l'air libre même si c'est pour voir une course qui déjà, est de toute évidence très animée (Van der Poel venait de sortir pour rejoindre les échappés, laissant derrière lui Van Aert, Lampaert et compagnie). Je suivrai le reste de la course à la radio, dans ma voiture, après m'être changé et être reparti.

Au bilan, une journée forcément mémorable, qui m'a permis de retrouver une région que j'adore et que je n'avais pas «pratiquée» à vélo depuis pas mal de temps, pandémie oblige… mais que j'aurai encore plus plaisir à retrouver dans d'autres conditions… climatiques ! smiley cool

Quel magnifique résumé ......

Il faut vraiment aimer le vélo pour faire une sortie comme cela ......

Il y a du avoir des chutes ? 

4,5 bars avec 30 mm sur du pavé et la pluie- boue je trouve presque cela de trop surtout vu ton poids .....

Hier en Gravel en 33mm avec chambre j'ai roulé avec 4 bars derrière et 3 devant et j'ai trouvé cela de trop .... 

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 05/10/2021 00:28

Quel magnifique résumé ......

Il faut vraiment aimer le vélo pour faire une sortie comme cela ......

Il y a du avoir des chutes ? 

4,5 bars avec 30 mm sur du pavé et la pluie- boue je trouve presque cela de trop surtout vu ton poids .....

Hier en Gravel en 33mm avec chambre j'ai roulé avec 4 bars derrière et 3 devant et j'ai trouvé cela de trop .... 

Merci pour ton appréciation. smiley cool

Je n'ai pas vu de chutes, mais évidemment je ne pouvais pas voir tout ce qui se passait, d'autant qu'apparemment on a été assez peu nombreux à partir, et de façon très espacée (départs libres entre 8 h et 9 h 30 sur ma distance, de mémoire). Si bien que je roulais souvent tout seul.

J'ai juste vu trois cyclistes arrêtés sur pépin mécanique, deux en train de changer une chambre à air et un troisième qui attendait visiblement une assistance. Quand je me suis arrêté pour lui demander si je pouvais l'aider, il m'a dit que non et m'a montré son problème, un truc que je n'avais encore jamais vu même si j'en avais entendu parler : son corps de roue libre tournait à vide, il n'entrainait pas la roue. Évidemment, c'était imparable, et il attendait en fait la voiture-balai…

Pour ce qui est de la pression à mettre dans les pneus, ça m'a paru le bon compromis pour cette sortie. La grande majorité de la rando s'est quand même faite sur route bitumée/bétonnée, bien plus que sur les pavés. Et je préfère risquer de trop gonfler que pas assez, par peur des crevaisons.

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envoyé le 05/10/2021 10:31

Des photos d'ambiance viennent d'être mises en ligne sur la page d'accueil site de l'épreuve. Elles parlent à l'imagination. 

https://www.kwaremontsluitingsprijs.be/fr/

D'autre part, une chose qui ne se trouve pas sur le site, bizarrement, c'est le tracé du parcours. Je viens de le dénicher sur RouteYou, pour ceux des environs qui seraient intéressés de le faire… par beau temps de préférence, on l'apprécie encore bien plus alors ! smiley wink

https://www.routeyou.com/nl-be/route/view/9786149/fietsroute/kwaremont-sluitingsprijs-2021-132-km

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envoyé le 05/10/2021 12:24

Des photos d'ambiance viennent d'être mises en ligne sur la page d'accueil site de l'épreuve. Elles parlent à l'imagination. 

https://www.kwaremontsluitingsprijs.be/fr/

D'autre part, une chose qui ne se trouve pas sur le site, bizarrement, c'est le tracé du parcours. Je viens de le dénicher sur RouteYou, pour ceux des environs qui seraient intéressés de le faire… par beau temps de préférence, on l'apprécie encore bien plus alors ! smiley wink

https://www.routeyou.com/nl-be/route/view/9786149/fietsroute/kwaremont-sluitingsprijs-2021-132-km

Des photos d'ambiance viennent d'être mises en ligne sur la page d'accueil...

Les sourires de circonstances affichés par certains cyclos ne suffisent pas à me convaincre que la randonnée fut "plaisante". Toute cette pluie...

 

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envoyé le 05/10/2021 12:37

Des photos d'ambiance viennent d'être mises en ligne sur la page d'accueil site de l'épreuve. Elles parlent à l'imagination. 

https://www.kwaremontsluitingsprijs.be/fr/

D'autre part, une chose qui ne se trouve pas sur le site, bizarrement, c'est le tracé du parcours. Je viens de le dénicher sur RouteYou, pour ceux des environs qui seraient intéressés de le faire… par beau temps de préférence, on l'apprécie encore bien plus alors ! smiley wink

https://www.routeyou.com/nl-be/route/view/9786149/fietsroute/kwaremont-sluitingsprijs-2021-132-km

bien humide , bien pavé mais des sourires ,petites routes bucoliques , ça monte et ca descend constamment...... 

 

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envoyé le 05/10/2021 16:04

Hier, jour de Paris-Roubaix, j'ai participé à la randonnée finale du Proximus Cycling Challenge : le Kwaremont Sluitingsprijs, le Prix de Clôture de Kwaremont. Ma troisième participation à cette épreuve.

https://www.kwaremontsluitingsprijs.be/fr/

Départ et arrivée à Bavikhove, commune de Harelbeke en Flandre occidentale, juste à côté de Courtrai et à une vingtaine de kilomètres de Roubaix.

Autrement dit, les conditions climatiques subies par les coureurs de Paris-Roubaix auront aussi été celles subies par les participants de cette randonnée, dont votre serviteur. Mais je savais bien sûr à quoi m'attendre, ayant scruté la météo les jours précédents en quête d'un signe encourageant. En vain : pluie il était prévu, pluie il y aura eu.

Mais si je devais renoncer à une rando belge à chaque fois que de la pluie était annoncée, je n'en ferais plus qu'une sur deux, au mieux. Alors j'y suis allé quand même, d'autant que ce n'était que ma deuxième (et dernière) sortie cette année dans le cadre d'une organisation officielle, la première étant Liège-Bastogne-Liège Challenge il y a quelques semaines.

Entre les distances proposées, tant qu'à subir le mauvais temps, autant y aller franchement : j'ai donc choisi la plus longue, 132 km. D'autant que je trouve le parcours proposé très plaisant en soi: il commence par passer par des routes tranquilles de Flandre occidentale, puis les fameuses Ardennes flamandes par des obstacle pas piqués des vers mais généralement ignorées des grandes foules, à part deux difficultés bien connues : le Vieux Kwaremont et le Taaienberg. Puis retour à Bavikhove par des chemins de traverse étonnamment bucoliques.

Je commence par partir en voiture de chez moi dimanche matin vers 6 h 45, pour arriver à Bavikhove une heure et demie plus tard. Tout ce trajet-là se fait sous une pluie battante : ça promet, décidément…

Sur le site de départ, toujours la pluie : fine maintenant, mais constante et glaciale. Très peu de monde, ce qui change par rapport aux premières éditions, mais ce qui n'a rien d'étonnant : je peux bien comprendre que plutôt que de subir le temps qu'il fait, les habitués de la randonnée préfèrent encore regarder bien au chaud au fond de leur canapé les pros se farcir le même type de temps sur Paris-Roubaix ! Je me dis d'ailleurs que j'aurais dû faire de même. Tant pis c'est trop tard, le vin est tiré, il faut le boire.

Je prends le départ donc vers 9 h. Les 25 premiers kilomètres sont une transition, d'abord toute plate puis légèrement vallonnée, en direction des Ardennes flamandes et du Vieux Kwaremont. Pédaler me réchauffe, et je finis par ne plus trop prêter attention à la flotte.

Jusqu'à un premier secteur pavé, peu avant le Kwaremont : le Varent. Un kilomètre plat de kasseien plutôt bien jointes mais glissantes. Et pas question de prendre le bas-côté, truffé de branchages de toutes sortes, à cause du vent qui a soufflé en tempête la veille. Mais ça passe bien.

Trois kilomètres plus loin, la ville de Berchem et le premier obstacle d'importance : le Vieux Kwaremont, donc. La plus longue côte pavée de Flandre et l'une des plus longues de Belgique, sur 2 km.

 https://climbfinder.com/fr/montees/oude-kwaremont

C'est l'endroit qui me faisait le plus peur a priori : je le connais bien, je sais que les pavés y sont assez mauvais, et c'est la première fois que je le fais sous la flotte. Je «balise» donc pas mal, mais là aussi, je passe sans encombre, sans faire de glissade. Sans doute que les pneus de 30 mm gonflés à 4,5 bars, ça aide… Et les jambes tournent bien, ce qui est bon signe.

Peu après le sommet, premier ravitaillement. Très peu de monde, comme au départ. Je ne m'attarde pas trop, car je me refroidis très vite. Pendant toute la sortie, seul le fait de pédaler m'empêchera d'avoir froid !

Après être reparti, longue descente vers Renaix, puis le deuxième obstacle : le Schapenberg, un mont très peu connu mais qui devrait l'être. Il est asphalté, mais il est long, irrégulier, très pentu par endroits, pour finir par un mur digne d'ascensions plus célèbres. Jugez-en:

https://climbfinder.com/fr/montees/schapenberg-bierinkstraat

Peu après le sommet, mine de rien, on se trouve au point culminant de la province de Flandre occidentale, le Hotond : 152 m d'altitude. L'air de rien, mais il fallait y accéder par cette route, et ça changeait pas mal de chose ! Mais encore une fois, ça s'est bien passé.

Ensuite, ça se passe moins bien. Non pas une question de forme, mais de routes. On entre dans la zone de champs cultivés qui forme le cœur des Ardennes flamandes. Donc, routes étroites en béton le plus souvent, qui longent ces champs. Et ces routes sont tapissées de toute la boue qui dégringole des champs sous l'effet de la pluie : résultats, les freins couinent régulièrement à cause de la boue sur les disques, mais surtout les câbles de dérailleur s'encrassent : il devient de plus en plus difficile de passer les grands pignons et le grand plateau. Qui plus est, chaque fois que je passe un grand pignon, ça fait un bruit de crissement assez pénible.

Dans ces conditions, je passe dans l'ordre le Taaienberg pavé, puis le méconnu Kortekeer parallèle au Koppenberg (dommage qu'il n'ait pas été au programme) et pour finir le Ganzenberg, le tout sans problème particulier à part ceux cités précédemment, avant d'arriver au deuxième ravito.

https://climbfinder.com/fr/montees/taaienberg

https://climbfinder.com/fr/montees/kortekeer

https://climbfinder.com/fr/montees/ganzenberg

À ce ravito, je jette un coup d'œil au vélo : couvert de sable, évidemment. Je préfère ne pas penser à ce à quoi je ressemble moi-même… Quant aux conditions météo, ce sont toujours les mêmes : pluie constante et vent qui va devenir contraire, ce que j'exècre encore plus que la flotte. Seul point positif : il ne fait pas trop froid, dans les 13°. Mais avec le temps qu'il fait, le ressenti est très inférieur… La forme est toujours correcte, mais je sens que je vais déguster par la suite.

Une fois reparti, on se trouve dans une zone peu connue des Ardennes flamandes, les communes de Brakel, Zwalm et Horebeke. Et pourtant elles sont très attractives, particulièrement les deux dernières. Peu après le départ, le Valkenberg se présente. Côte citadine en plein cœur de Brakel, je l'avale très vite, en faisant la course avec un type qui me précède et un autre qui me suit.

https://climbfinder.com/fr/montees/valkenberg

Ensuite, à nouveau une longue «transition» champêtre, d'abord dans la magnifique vallée de la Zwalm et ensuite dans les environs d'Audenarde, avec une floppée de côtes non répertoriées mais qui commence à me faire mal aux jambes, d'autant que l'état des routes ne s'améliore pas, au contraire !

Puis j'ai droit à une vision dantesque, quelque chose que je n'avais jamais vu jusqu'à présent : une côte bétonnée transformée en véritable torrent d'eau boueuse. Et je dois grimper ça ! Croyez-moi, ça fait particulièrement bizarre, remonter un cours d'eau sale dévalant sur plusieurs centaines de mètres… Une fois au sommet, je vois la cause de cette inondation : un tuyau de drainage destiné à évacuer le trop plein d'eau des champs avoisinant. Et ça coule à flots, un vrai torrent ! Problème, ça débouche sur la route…

Peu après, nouvelle vision d'horreur, toujours sur une route bétonnée, sur un replat entre deux côtes : une longue, longue flaque bien profonde, là aussi sur plusieurs centaines de mètres. Pas le choix, il faut y passer, l'eau occupe toute la largeur. Je fais une prière pour qu'il n'y ait pas de piège caché sous la flotte. Il n'y en a pas, finalement. Mais bien sûr, c'est de plus en plus difficile de changer de vitesse avec mes leviers Gevenalle… ceci dit, en forçant, ça passe toujours.

Et il vaut mieux car bientôt se présente le dernier obtacle d'importance de la journée, lui aussi méconnu du grand public. Et pourtant, cette Rampe bien nommée, aussi appelée Kalkhovenberg, mérite mieux. Jugez-en:

https://climbfinder.com/fr/montees/kalkhovenberg-rampe

Elle est toute proche du bien plus fameux Paterberg, mais ne lui cède pas grand'chose en terme de difficulté, d'autant qu'elle est pavée, également. Là aussi, les pavés ne m'ont guère gêné, je passe comme une fleur, toujours bien aidé par mes pneus de 30… et aussi, mon braquet mini de 24/34, qui me permet de larguer dans la partie la plus pentue un type collé à mes basques depuis le début de la difficulté.

(Finalement, quand j'y pense, le plus difficile pour mon vélo dans cette rando, ce n'aura pas été les pavés, mais les routes bétonnées tapissées de boue…)

Juste après, le troisième et dernier ravitaillement. Toujours aussi peu de monde, toujours aussi refroidissant, je n'y passe à nouveau qu'un minimum de temps. Mais quelque chose s'y produit : la pluie commence à s'arrêter. Il était temps, après cinq heures de flotte non-stop…

À part une ou deux averses courtes et peu importantes, le reste du trajet, jusqu'à l'arrivée, se fera par temps sec. Contrairement aux routes, toujours aussi humides, mais au moins elles ne sont plus pour la plupart faites dans ce *$@&% de béton… Pour ce retour, vent de face malheureusement pour moi, on fait une petite incursion en Wallonie, par les communes de Mont-de-l'Enclus et Celles, avant de se retrouver en Flandre occidente, toujours sur des routes doucement vallonnées : Avelgem, Zwevegem… et puis à nouveau le plat pays de Harelbeke et enfin Bavikove, l'arrivée.

136 km selon mon compteur,  90 tours/minutes de cadence de pédalage moyenne, 21 km/h de vitesse moyenne, soit moins vite que quelques semaines plus tôt lors de Liège-Bastogne-Liège Challenge, pourtant un peu plus long et bien plus vallonné ! Mais bon, vous pouvez deviner ce qui a fait la différence. 

À l'arrivée, il a toujours aussi peu de monde qu'au départ et aux ravitos : un écran géant diffuse Paris-Roubaix mais quasiment personne ne regarde. Le peu de monde présent est occupé soit à discuter de la sortie autour d'un verre dans le bâtiment-brasserie au centre du site, soit à faire ses bagages pour rentrer le plus vite possible prendre une bonne douche. Je fais partie de la deuxième catégorie : pas envie de rester à l'air libre même si c'est pour voir une course qui déjà, est de toute évidence très animée (Van der Poel venait de sortir pour rejoindre les échappés, laissant derrière lui Van Aert, Lampaert et compagnie). Je suivrai le reste de la course à la radio, dans ma voiture, après m'être changé et être reparti.

Au bilan, une journée forcément mémorable, qui m'a permis de retrouver une région que j'adore et que je n'avais pas «pratiquée» à vélo depuis pas mal de temps, pandémie oblige… mais que j'aurai encore plus plaisir à retrouver dans d'autres conditions… climatiques ! smiley cool

Très long mais très intéressant ce "résumé" smiley mr-green

Quelques bons passages dont celui-ci : Très peu de monde, ce qui change par rapport aux premières éditions, mais ce qui n'a rien d'étonnant : je peux bien comprendre que plutôt que de subir le temps qu'il fait, les habitués de la randonnée préfèrent encore regarder bien au chaud au fond de leur canapé les pros se farcir le même type de temps sur Paris-Roubaix.

Quant au corps de roue libre qui tourne dans le vide j'ai déjà vu un cycliste en être victime, je me suis aussi arrêté pour lui demander s'il avait besoin d'aide ou s'il voulait que je le récupère avec mon véhicule qui se trouvait à 6 km au sommet du col, réponse négative alors je l'ai laissé sur le bord de la route pour terminer ma sortie.

Félicitations Franck pour ta sortie et surtout pour ton courage parce que pédaler dans ces conditions, quand on n'a pas, en plus, une bonne épaisseur de couenne, je sais que c'est particulièrement difficile smiley wink

 

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envoyé le 05/10/2021 16:33

Hier, jour de Paris-Roubaix, j'ai participé à la randonnée finale du Proximus Cycling Challenge : le Kwaremont Sluitingsprijs, le Prix de Clôture de Kwaremont. Ma troisième participation à cette épreuve.

https://www.kwaremontsluitingsprijs.be/fr/

Départ et arrivée à Bavikhove, commune de Harelbeke en Flandre occidentale, juste à côté de Courtrai et à une vingtaine de kilomètres de Roubaix.

Autrement dit, les conditions climatiques subies par les coureurs de Paris-Roubaix auront aussi été celles subies par les participants de cette randonnée, dont votre serviteur. Mais je savais bien sûr à quoi m'attendre, ayant scruté la météo les jours précédents en quête d'un signe encourageant. En vain : pluie il était prévu, pluie il y aura eu.

Mais si je devais renoncer à une rando belge à chaque fois que de la pluie était annoncée, je n'en ferais plus qu'une sur deux, au mieux. Alors j'y suis allé quand même, d'autant que ce n'était que ma deuxième (et dernière) sortie cette année dans le cadre d'une organisation officielle, la première étant Liège-Bastogne-Liège Challenge il y a quelques semaines.

Entre les distances proposées, tant qu'à subir le mauvais temps, autant y aller franchement : j'ai donc choisi la plus longue, 132 km. D'autant que je trouve le parcours proposé très plaisant en soi: il commence par passer par des routes tranquilles de Flandre occidentale, puis les fameuses Ardennes flamandes par des obstacle pas piqués des vers mais généralement ignorées des grandes foules, à part deux difficultés bien connues : le Vieux Kwaremont et le Taaienberg. Puis retour à Bavikhove par des chemins de traverse étonnamment bucoliques.

Je commence par partir en voiture de chez moi dimanche matin vers 6 h 45, pour arriver à Bavikhove une heure et demie plus tard. Tout ce trajet-là se fait sous une pluie battante : ça promet, décidément…

Sur le site de départ, toujours la pluie : fine maintenant, mais constante et glaciale. Très peu de monde, ce qui change par rapport aux premières éditions, mais ce qui n'a rien d'étonnant : je peux bien comprendre que plutôt que de subir le temps qu'il fait, les habitués de la randonnée préfèrent encore regarder bien au chaud au fond de leur canapé les pros se farcir le même type de temps sur Paris-Roubaix ! Je me dis d'ailleurs que j'aurais dû faire de même. Tant pis c'est trop tard, le vin est tiré, il faut le boire.

Je prends le départ donc vers 9 h. Les 25 premiers kilomètres sont une transition, d'abord toute plate puis légèrement vallonnée, en direction des Ardennes flamandes et du Vieux Kwaremont. Pédaler me réchauffe, et je finis par ne plus trop prêter attention à la flotte.

Jusqu'à un premier secteur pavé, peu avant le Kwaremont : le Varent. Un kilomètre plat de kasseien plutôt bien jointes mais glissantes. Et pas question de prendre le bas-côté, truffé de branchages de toutes sortes, à cause du vent qui a soufflé en tempête la veille. Mais ça passe bien.

Trois kilomètres plus loin, la ville de Berchem et le premier obstacle d'importance : le Vieux Kwaremont, donc. La plus longue côte pavée de Flandre et l'une des plus longues de Belgique, sur 2 km.

 https://climbfinder.com/fr/montees/oude-kwaremont

C'est l'endroit qui me faisait le plus peur a priori : je le connais bien, je sais que les pavés y sont assez mauvais, et c'est la première fois que je le fais sous la flotte. Je «balise» donc pas mal, mais là aussi, je passe sans encombre, sans faire de glissade. Sans doute que les pneus de 30 mm gonflés à 4,5 bars, ça aide… Et les jambes tournent bien, ce qui est bon signe.

Peu après le sommet, premier ravitaillement. Très peu de monde, comme au départ. Je ne m'attarde pas trop, car je me refroidis très vite. Pendant toute la sortie, seul le fait de pédaler m'empêchera d'avoir froid !

Après être reparti, longue descente vers Renaix, puis le deuxième obstacle : le Schapenberg, un mont très peu connu mais qui devrait l'être. Il est asphalté, mais il est long, irrégulier, très pentu par endroits, pour finir par un mur digne d'ascensions plus célèbres. Jugez-en:

https://climbfinder.com/fr/montees/schapenberg-bierinkstraat

Peu après le sommet, mine de rien, on se trouve au point culminant de la province de Flandre occidentale, le Hotond : 152 m d'altitude. L'air de rien, mais il fallait y accéder par cette route, et ça changeait pas mal de chose ! Mais encore une fois, ça s'est bien passé.

Ensuite, ça se passe moins bien. Non pas une question de forme, mais de routes. On entre dans la zone de champs cultivés qui forme le cœur des Ardennes flamandes. Donc, routes étroites en béton le plus souvent, qui longent ces champs. Et ces routes sont tapissées de toute la boue qui dégringole des champs sous l'effet de la pluie : résultats, les freins couinent régulièrement à cause de la boue sur les disques, mais surtout les câbles de dérailleur s'encrassent : il devient de plus en plus difficile de passer les grands pignons et le grand plateau. Qui plus est, chaque fois que je passe un grand pignon, ça fait un bruit de crissement assez pénible.

Dans ces conditions, je passe dans l'ordre le Taaienberg pavé, puis le méconnu Kortekeer parallèle au Koppenberg (dommage qu'il n'ait pas été au programme) et pour finir le Ganzenberg, le tout sans problème particulier à part ceux cités précédemment, avant d'arriver au deuxième ravito.

https://climbfinder.com/fr/montees/taaienberg

https://climbfinder.com/fr/montees/kortekeer

https://climbfinder.com/fr/montees/ganzenberg

À ce ravito, je jette un coup d'œil au vélo : couvert de sable, évidemment. Je préfère ne pas penser à ce à quoi je ressemble moi-même… Quant aux conditions météo, ce sont toujours les mêmes : pluie constante et vent qui va devenir contraire, ce que j'exècre encore plus que la flotte. Seul point positif : il ne fait pas trop froid, dans les 13°. Mais avec le temps qu'il fait, le ressenti est très inférieur… La forme est toujours correcte, mais je sens que je vais déguster par la suite.

Une fois reparti, on se trouve dans une zone peu connue des Ardennes flamandes, les communes de Brakel, Zwalm et Horebeke. Et pourtant elles sont très attractives, particulièrement les deux dernières. Peu après le départ, le Valkenberg se présente. Côte citadine en plein cœur de Brakel, je l'avale très vite, en faisant la course avec un type qui me précède et un autre qui me suit.

https://climbfinder.com/fr/montees/valkenberg

Ensuite, à nouveau une longue «transition» champêtre, d'abord dans la magnifique vallée de la Zwalm et ensuite dans les environs d'Audenarde, avec une floppée de côtes non répertoriées mais qui commence à me faire mal aux jambes, d'autant que l'état des routes ne s'améliore pas, au contraire !

Puis j'ai droit à une vision dantesque, quelque chose que je n'avais jamais vu jusqu'à présent : une côte bétonnée transformée en véritable torrent d'eau boueuse. Et je dois grimper ça ! Croyez-moi, ça fait particulièrement bizarre, remonter un cours d'eau sale dévalant sur plusieurs centaines de mètres… Une fois au sommet, je vois la cause de cette inondation : un tuyau de drainage destiné à évacuer le trop plein d'eau des champs avoisinant. Et ça coule à flots, un vrai torrent ! Problème, ça débouche sur la route…

Peu après, nouvelle vision d'horreur, toujours sur une route bétonnée, sur un replat entre deux côtes : une longue, longue flaque bien profonde, là aussi sur plusieurs centaines de mètres. Pas le choix, il faut y passer, l'eau occupe toute la largeur. Je fais une prière pour qu'il n'y ait pas de piège caché sous la flotte. Il n'y en a pas, finalement. Mais bien sûr, c'est de plus en plus difficile de changer de vitesse avec mes leviers Gevenalle… ceci dit, en forçant, ça passe toujours.

Et il vaut mieux car bientôt se présente le dernier obtacle d'importance de la journée, lui aussi méconnu du grand public. Et pourtant, cette Rampe bien nommée, aussi appelée Kalkhovenberg, mérite mieux. Jugez-en:

https://climbfinder.com/fr/montees/kalkhovenberg-rampe

Elle est toute proche du bien plus fameux Paterberg, mais ne lui cède pas grand'chose en terme de difficulté, d'autant qu'elle est pavée, également. Là aussi, les pavés ne m'ont guère gêné, je passe comme une fleur, toujours bien aidé par mes pneus de 30… et aussi, mon braquet mini de 24/34, qui me permet de larguer dans la partie la plus pentue un type collé à mes basques depuis le début de la difficulté.

(Finalement, quand j'y pense, le plus difficile pour mon vélo dans cette rando, ce n'aura pas été les pavés, mais les routes bétonnées tapissées de boue…)

Juste après, le troisième et dernier ravitaillement. Toujours aussi peu de monde, toujours aussi refroidissant, je n'y passe à nouveau qu'un minimum de temps. Mais quelque chose s'y produit : la pluie commence à s'arrêter. Il était temps, après cinq heures de flotte non-stop…

À part une ou deux averses courtes et peu importantes, le reste du trajet, jusqu'à l'arrivée, se fera par temps sec. Contrairement aux routes, toujours aussi humides, mais au moins elles ne sont plus pour la plupart faites dans ce *$@&% de béton… Pour ce retour, vent de face malheureusement pour moi, on fait une petite incursion en Wallonie, par les communes de Mont-de-l'Enclus et Celles, avant de se retrouver en Flandre occidente, toujours sur des routes doucement vallonnées : Avelgem, Zwevegem… et puis à nouveau le plat pays de Harelbeke et enfin Bavikove, l'arrivée.

136 km selon mon compteur,  90 tours/minutes de cadence de pédalage moyenne, 21 km/h de vitesse moyenne, soit moins vite que quelques semaines plus tôt lors de Liège-Bastogne-Liège Challenge, pourtant un peu plus long et bien plus vallonné ! Mais bon, vous pouvez deviner ce qui a fait la différence. 

À l'arrivée, il a toujours aussi peu de monde qu'au départ et aux ravitos : un écran géant diffuse Paris-Roubaix mais quasiment personne ne regarde. Le peu de monde présent est occupé soit à discuter de la sortie autour d'un verre dans le bâtiment-brasserie au centre du site, soit à faire ses bagages pour rentrer le plus vite possible prendre une bonne douche. Je fais partie de la deuxième catégorie : pas envie de rester à l'air libre même si c'est pour voir une course qui déjà, est de toute évidence très animée (Van der Poel venait de sortir pour rejoindre les échappés, laissant derrière lui Van Aert, Lampaert et compagnie). Je suivrai le reste de la course à la radio, dans ma voiture, après m'être changé et être reparti.

Au bilan, une journée forcément mémorable, qui m'a permis de retrouver une région que j'adore et que je n'avais pas «pratiquée» à vélo depuis pas mal de temps, pandémie oblige… mais que j'aurai encore plus plaisir à retrouver dans d'autres conditions… climatiques ! smiley cool

Bravo pour cette sortie Frank..... ça me rappelle plein de souvenirs et cela me donne envie d'y revenir; j'ai souvenir de quelques rudes mais belles sorties dans cette région, souvent entamées au "RVV centrum"...

bien amicalement

Didier

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envoyé le 05/10/2021 17:00

Merci pour ton appréciation. smiley cool

Je n'ai pas vu de chutes, mais évidemment je ne pouvais pas voir tout ce qui se passait, d'autant qu'apparemment on a été assez peu nombreux à partir, et de façon très espacée (départs libres entre 8 h et 9 h 30 sur ma distance, de mémoire). Si bien que je roulais souvent tout seul.

J'ai juste vu trois cyclistes arrêtés sur pépin mécanique, deux en train de changer une chambre à air et un troisième qui attendait visiblement une assistance. Quand je me suis arrêté pour lui demander si je pouvais l'aider, il m'a dit que non et m'a montré son problème, un truc que je n'avais encore jamais vu même si j'en avais entendu parler : son corps de roue libre tournait à vide, il n'entrainait pas la roue. Évidemment, c'était imparable, et il attendait en fait la voiture-balai…

Pour ce qui est de la pression à mettre dans les pneus, ça m'a paru le bon compromis pour cette sortie. La grande majorité de la rando s'est quand même faite sur route bitumée/bétonnée, bien plus que sur les pavés. Et je préfère risquer de trop gonfler que pas assez, par peur des crevaisons.

Salut, tu m'as motivé pour sortir cette AM, la pluie règne depuis dimanche soir, sur le Valais, même pas une éclaircie, ciel constamment couvert, ici on n'a pas de petite côte comme chez toi, soit il s'agit de "vaguelette" soit des trucs bcp plus longs comme en Savoie! Pourtant en cette période, on en a un peu marre des ascensions pénibles, je vais émigrer prochainement, l'espace d'une journée...Pour le corps de roue libre, ça m'est arrivé une fois, sur les dt  swiss les " ratchet" s'usent et ça lâche d'un coup, plus rien à faire que d'abandonner!

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envoyé le 05/10/2021 17:16

Quel magnifique résumé ......

Il faut vraiment aimer le vélo pour faire une sortie comme cela ......

Il y a du avoir des chutes ? 

4,5 bars avec 30 mm sur du pavé et la pluie- boue je trouve presque cela de trop surtout vu ton poids .....

Hier en Gravel en 33mm avec chambre j'ai roulé avec 4 bars derrière et 3 devant et j'ai trouvé cela de trop .... 

4,5 bars avec 30 mm sur du pavé et la pluie- boue je trouve presque cela de trop surtout vu ton poids .....

Si l'info que j'ai lue sur un autre forum est exacte, Colbrelli (1,76 m - 71 kg) aurait participé à Paris-Roubaix avec des tubeless de 32 mm gonflés à 3.8 bars à l'arrière et 3.4 à l'avant.

 

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envoyé le 05/10/2021 18:10

Et dire que Franck voulait nous entraîner dans cette aventure, au secours!

On était vachement mieux dans le divan à regarder les autres hurluberlus se battre dans la bouillasse qui giclait de tous cotés :-)

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envoyé le 05/10/2021 20:09

4,5 bars avec 30 mm sur du pavé et la pluie- boue je trouve presque cela de trop surtout vu ton poids .....

Si l'info que j'ai lue sur un autre forum est exacte, Colbrelli (1,76 m - 71 kg) aurait participé à Paris-Roubaix avec des tubeless de 32 mm gonflés à 3.8 bars à l'arrière et 3.4 à l'avant.

 

merci pour l'info Thierry ,  ça semble cohérent ....ni trop car ça n'adhère pas bien  ni pas assez car le rendement s'en ressent  .....

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envoyé le 05/10/2021 20:18

merci pour l'info Thierry ,  ça semble cohérent ....ni trop car ça n'adhère pas bien  ni pas assez car le rendement s'en ressent  .....

oui, le bon compromis n'est facile à déterminer dans ces conditions extrêmes

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envoyé le 06/10/2021 09:03

4,5 bars avec 30 mm sur du pavé et la pluie- boue je trouve presque cela de trop surtout vu ton poids .....

Si l'info que j'ai lue sur un autre forum est exacte, Colbrelli (1,76 m - 71 kg) aurait participé à Paris-Roubaix avec des tubeless de 32 mm gonflés à 3.8 bars à l'arrière et 3.4 à l'avant.

 

Si l'info que j'ai lue sur un autre forum est exacte, Colbrelli (1,76 m - 71 kg) aurait participé à Paris-Roubaix avec des tubeless de 32 mm gonflés à 3.8 bars à l'arrière et 3.4 à l'avant.

Pierre PLANA aurait participé à Paris-Roubaix avec des tubeless de 30mm gonflés à  bars à l'avant 3.5 bars à l'arrière ...

Bon ça m'a tellement plu les pavés que je réfléchis au tour de Flandres 2022

 

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envoyé le 06/10/2021 11:28

Si l'info que j'ai lue sur un autre forum est exacte, Colbrelli (1,76 m - 71 kg) aurait participé à Paris-Roubaix avec des tubeless de 32 mm gonflés à 3.8 bars à l'arrière et 3.4 à l'avant.

Pierre PLANA aurait participé à Paris-Roubaix avec des tubeless de 30mm gonflés à  bars à l'avant 3.5 bars à l'arrière ...

Bon ça m'a tellement plu les pavés que je réfléchis au tour de Flandres 2022

 

Bon ça m'a tellement plu les pavés que je réfléchis au tour de Flandres 2022

Tu as un peu tardé à mettre le compte rendu de ton Paris-Roubaix sur le forum. Je craignais que ça se soit mal passé pour toi, tant de pépins pouvant s'y produire, mais tu t'y es finalement beaucoup amusé !

Des idées d'améliorations techniques à apporter pour ta prochaine participation ?

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envoyé le 06/10/2021 15:06

oui, le bon compromis n'est facile à déterminer dans ces conditions extrêmes

Pour ma part, je pense avoir trouvé la pression qui me convenait, avec ces 4,5 bars (à l'avant comme à l'arrière) pour mes pneus de 30 mm de section — des Specialized All Condition Armadillo Elite, pour info.

Certes, je suis très léger (61 kg) pour ma taille (178 cm), mais d'une part mes pneus ne sont pas tubeless et donc je dois tenir compte du risque de pincement, et d'autre part les pavés des Ardennes flamandes, s'ils ne sont certainement pas des tapis princiers, ne sont pas non plus ceux de la Trouée d'Arenberg.

De plus, lors du Kwaremont Sluitingsprijs, les secteurs pavés ne constituaient qu'une petite partie du parcours, un peu moins de 10 km tous secteurs cumulés, de mémoire.

Quant à la pluie, je n'en tiens pas compte pour la pression de mes pneus. Sans doute que diminuer la pression augmente l'adhérence, mais cela pose toujours même problème : le risque de crevaison augmente.

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envoyé le 06/10/2021 15:08

Salut, tu m'as motivé pour sortir cette AM, la pluie règne depuis dimanche soir, sur le Valais, même pas une éclaircie, ciel constamment couvert, ici on n'a pas de petite côte comme chez toi, soit il s'agit de "vaguelette" soit des trucs bcp plus longs comme en Savoie! Pourtant en cette période, on en a un peu marre des ascensions pénibles, je vais émigrer prochainement, l'espace d'une journée...Pour le corps de roue libre, ça m'est arrivé une fois, sur les dt  swiss les " ratchet" s'usent et ça lâche d'un coup, plus rien à faire que d'abandonner!

Mes moyeux sont justement des DT Swiss, tu me fais peur là !

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envoyé le 06/10/2021 15:18

Bravo pour cette sortie Frank..... ça me rappelle plein de souvenirs et cela me donne envie d'y revenir; j'ai souvenir de quelques rudes mais belles sorties dans cette région, souvent entamées au "RVV centrum"...

bien amicalement

Didier

Oui, pour toi le Gouden Flandrien, j'imagine que les routes des bords de Loire doivent représenter un certain dépaysement ! smiley wink

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envoyé le 06/10/2021 15:20

Oui, pour toi le Gouden Flandrien, j'imagine que les routes des bords de Loire doivent représenter un certain dépaysement ! smiley wink

... ça manque de pourcentages et de pavés... quoique j'en ai trouvés quelques uns !

smiley wink

 

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envoyé le 06/10/2021 15:27

Bon ça m'a tellement plu les pavés que je réfléchis au tour de Flandres 2022

Tu as un peu tardé à mettre le compte rendu de ton Paris-Roubaix sur le forum. Je craignais que ça se soit mal passé pour toi, tant de pépins pouvant s'y produire, mais tu t'y es finalement beaucoup amusé !

Des idées d'améliorations techniques à apporter pour ta prochaine participation ?

Tu as un peu tardé à mettre le compte rendu de ton Paris-Roubaix sur le forum. Je craignais que ça se soit mal passé pour toi, tant de pépins pouvant s'y produire, mais tu t'y es finalement beaucoup amusé !

--> non c'est juste qu'on est rentrés que lundi et que pour mettre le CR sur le téléphone c'est trop pénible

Des idées d'améliorations techniques à apporter pour ta prochaine participation ?

--> en toute honnêteté je pense que au niveau du matériel, c'était pas loin d'être optimum...

Pour le vélo, le Scott est le vélo le plus confortable sur lequel j'ai jamais roulé et j'y suis parfaitement posé. Je n'avais même pas doublé la guidoline, je suis aussi resté sur mes développements "normaux" 52x36/11-30, je n'ai pas utilisé le petit plateau et j'ai surtout utilisé le milieu de cassette entre 52/15 et 52/21 probablement qu'une 11-25 aurait été parfaite mais j'ai l'habitude des "trous" donc pas gêné plus que ça.

Le train roulant avec les roues en aluminium Scott et tubeless challenge Strada Bianca 30mm a tenu le choc dans Arenberg (j'ai entendu plusieurs fois la jante cogner les pavés).

J'avais mis 4 bars à l'arrière au départ, j'ai dégonflé un peu trop avant Arenberg, j'étais en dessous de 3 bars, j'ai réajusté à 3.5 au ravitaillement. Devant à 3 bars.

Une seule glissade à déplorer sur un virage mal négocié (trop en haut du pavé, j'ai tout le vélo qui a glissé d'un bloc jusque dans la flaque de bord de chemin). En fait, il faut essayer de rester en haut du pavé mais prendre les virages à l'intérieur sous le haut du pavé.

Mes deux copains avaient choisi des options matériel différentes : un avec un Topstone Carbone avec des pneus de 37mm à picots, l'autre avec un vieux CAAD3 monté avec une fourche hydraulique de VTT bricolée et pneus Spécialized Roubaix en 26/28mm (plus gros ne passait pas). Les deux ont très bien passé les pavés (Celui avec le CAAD3 passe le secteur du carrefour de l'arbre à plus de 30km/h de moyenne) mais n'ont pas pu prendre de relais sur le plat et ont "sauté" du groupe dans lequel nous étions parti au premier faux-plat...

J'ai eu un petite ennui technique (une vis qui s'est desserrée avec les vibrations), donc si j'ai un conseil à donner c'est de bien faire le tour de toutes les visseries avant le départ.

Coté équipement du bonhomme :

- l'éloge de la Gabba (manche longue) n'est plus à faire, j'ai roulé avec les aérations ouvertes avec juste un maillot de corps dessous.

- un corsaire Castelli Tutto Nano (déperlant)

- des mitaines "Arenberg" neuves avec des inserts en GEL

- des chaussures "normales" (Specialized Torch 3)

- des lunettes jaunes pour se redonner le moral que j'ai pu garder

 

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