FLASHS

FORUM VELO 101

Forum Route Cyclosport • LBL 2017

Retour au forum Route > Cyclosport Bas de page

envoyé le 24/04/2017 12:48

Mon Liège-Bastogne-Liège (et celui de 7900 autres courageux)

Avant de commencer mon récit j'adresse un hommage à Michele Scarponi, dont j'ai appris le décès à l'arrivé en montant dans la voiture.

Car oui j'ai fini, mais ca n'a pas été tout seul...

Vendredi après-midi

Départ pour Lilles en TGV, le vélo, les affaire et la tête préparés à en découdre ! Je rejoins mes compagnons de route avec qui je me suis décidé à sauter dans le grand bain des Monument du cyclisme. Nous avons à ma gauche Mathieu, alias Bouboule, et un définition toute personnelle de "l'affutage" ce sera le mot du WE. Il pas mal écumé le circuit FFC et Triathlon plus jeune avec quelques résultats. Pas beaucoup de borne cette année et une cuite la veille ! A ma droite Julien, alias Bibiche, coureur cat 1 et tri athlète s'entrainant régulièrement mais pas spécifiquement pour l'évènement. Nous seront accompagnés par Delphine, une amie d'école et copine de Bouboule.

On charge le Kangoo avec les vélos et j'en profite pour présenter les montures. Bibiche roule sur un Fuji neuf avec des Comsic carbone aux bandes de freinage usées jusqu'à la moelle. Bouboule roule sur un S-Works Tarmac de chez Ali express avec un hauban fissuré et chaussé de Jantes carbones 60 mm du même site tout juste sorties du carton. Les deux machines sont montées en 53/39x11/25. C'est une ode à la confiance et la sérénité.

On roule jusqu'à Liège, nous prenons nos quartiers dans un gite à 20 min du départ. Nous mangeons léger : pâtes bolos arrosé de bière locale et de gruyère, le diner des champions

Levé 5h, déjeuné raisonnable, on s'habille en fonction des prévisions météo : gants mi-saison maillots long et jambières. J'ajoute ma veste légère et des sur-chaussures. On charge la voiture et on décolle pour le départ, il est déjà 6h30...

Les formalités effectuées nous nous rendons compte de l'absence de point d'eau et des bouteilles vendues 2€. Un coup de p*** nous prenons un café et en route sans une goutte à boire, du poids en moins. Départ 7h15, le temps défile en notre défaveur. On attrape un bon paquet de 30 et on roule à bonne allure vers les hauteurs de Liège. Au bout de 4 km un nuage noir se montre à l'horizon, le vent se lève et fait voler les fleurs de cerisiers en même temps que la pluie démarre.... la journée va être longue.

Nous filons à plus de 30 kmh de moyenne vers le premier ravito, les descente inconnues et trempées ne me rassurent pas, je profite des montés pour me replacer dans le paquet. Bouboule montre des signes de sur-régime. Je me sens vraiment bien, très facile en bosse, pas besoins du petit plateau je reste sur la plaque jusqu'au premier arrêt. Nous arrivons au bout d'1h20 environ, il était temps nos bidons étaient déjà vides. Je dis environ parce que mon Garmin me fera une misère un peu plus tard. Les gauffres au miel sont fidèles à leur réputation mais les boissons Aptonia aussi...


Après une courte pause nous repartons, poches, ventre et bidons pleins. Le froid humide commence à se faire sentir et les doigts s'engourdissent mais c'est encore tenable, mon compteur m'indique 1,5 °C, 5 de moins que prévu, j'ai peut être un problème avec ma tenue. Problème qui se confirme rapidement, les doigts ne répondent plus, les poches deviennent aussi inaccessibles que votre amour de collège. Ca devient vraiment difficile mais je profite des bosses pour appuyer et me réchauffer. Bouboule ne va pas mieux et enfile ses gants, Bibiche est gelé mais les jambes tournent bien. Arrive la première montée classée, les % indiqués ne me font pas peur je me lance, l'occasion de passer le 34. Le plus difficile dans cette grimpée a été de repasser la plaque, la main gauche en est incapable, je tire le levier de l'autre mains, il en sera ainsi pendant 100 km.

Arrivé à Bastogne on regrette tous d'être nés autour de l'urinoir, on regarde couler la seule eau chaude que nous verrons de la journée. Déjà 103 km et une moyenne de 28.7, je suis agréablement surpris. Le froid a bien entamé le moral des mes compagnons ils pensaient retrouvé Delphine, changer de chaussettes et enfiler les thermiques. Elle nous attend en faite au prochain...

Nous repartons à 3 vent de face sous la pluie dans un long faux plat. Pas si long que ca puisque bibiche perce à l'avant 3 km plus tard. Le froid nous rend inopérants, 25 min perdus à grelotter pour changer la chambre. Bibiche mentionne l'abandon pour la première fois.  Réparation faite nous repartons. J'essaye d'assurer les relais mais malgré les qualités de rouleur de Bibiche chaque faux plat les fait sortir de ma roue. Je tire ma grappe de 3+1 du mieux que je peux. Nous arrivons à Saint-Roch. Sur conseil d'Igor je met tout à gauche au rond point, un mur de 20 % se dresse, à la droite ca stop net, à ma gauche un dérailleur casse. J'attaque la montée le couteau entre dents et l'avale à plus de 11 kmh de moyenne. J'aime bien les raidards finalement ! Au sommet on ne sent plus nos doigts, Bouboule est lessivé mais il m'aide à enlever et remettre mes gants. Bibiche souffre le martyr au niveau des doigts. Les atlimètres tous sont bloqués depuis 1h par les conditions.

Un peu avant le 3ème ravito la moyenne a chuté à 28 kmh il est déjà assez tard mine de rien et nous retrouvons Delphine. Pause chaussette, coca, sandwich au camembert et clope. Oui vous avez bien lu, je ne comprend pas trop le concept mais je le laisse finalement tenté par un petit sandwich jambon fromage. Ca me change de la routine oranges/gauffres et 3 barres dans les poches pour la route. Pause très (trop) longue je me gèle mes fesses, je remet de la crème et je retire mes surchaussures inutiles, le soleil fait un timide retour. Je discute chiffon avec un Hollandais équipé d'une Sportful Norain identique à la mienne "Nice Jacket" qu'il me dit "But not quite as water and wind proof as said". On a claqué 100 € dans une veste mais on est trempés jusqu'aux os et on sent bien le vent...

Nous repartons après la pause interminable, je commence à m'agacer un peu car les pauses longues me coupent les jambes et empirent le froid. Nous roulons à allure modérée car Bouboule est au bord de la rupture, il prend un éclat dans chaque montée depuis le départ, à toujours un peu plus long que le précédent. Il insiste pour nous laisser partir, nous refusons, compagnons de galère jusqu'au bout. On accroche un bon groupe de 7 et on retrouve une bonne allure, Bibiche et moi aux relais. La doublette Pont/Belleveau se profile, je regarde mon Garmin qui est ... éteint. Je viens de perdre 172 km. Vert de rage je place une énorme mine au pied côte du pont, en quelques seconde plus personne dans le rétroviseur, je fini dans le dur et furieux. Premier instant photo et pas l'ombre d'un sourire. J'attend mes compagnons plusieurs minutes, bibiche me rejoins le premier, bouboule est dans un sale état mais il repart malgré tout. A peine le temps de passer ma colère et nous attaquons Belleveau, montée à belle allure mais comme souvent je m'arrête 3 m avant la fin du segment Strava mais j'ai plus envie de faire des temps depuis la panne et vu les conditions, n'en parlons plus.

Ravito n°4, on mange un peu mais encore une fois ca temporise pour aider Bouboule à récupérer. Nous repartons à froid mais reposés. Et là c'est le drame... ou plutôt la Ferme Libert. Cette faucheuse à 20 % te coupe les jarrets, ca grimpe en zig-zag, ca pousse le vélo. Je suis content de mon 34x30 il me dépose en haut avec un cadence raisonnable. J'aime vraiment bien ces passages même si je cherche à m'économiser un maximum. Après de longues minutes Bouboule arrive, il est cuit, au bord des larmes, c'est fini pour lui. Après 2 km à temporiser il met la flèche et sort son téléphone. J'ai mal pour lui, on ne voulait pas le voir abandonner mais vu son niveau de forme il aurait du le faire bien plus tôt, il est 16h passé et les délais vont être difficiles à tenir. Nous repartons avec Bibiche, la moyenne en a pris un sacré coup.

Nous roulons vers les cols de Rosier et du Maquisard. Je suis dans le dur, ma patience a été bien entamé par les aléas météo et les ennuis de Bouboule. Mes jambes sont coupés à cause des cycles pause, cote, pause, décente dans le froid et le sandwich au jambon fait son oeuvre comme prévu. Je bois pour faire passer et nous attaquons les deux cols. Ce genre monté me convient bien d'ordinaire mais la ils sont grimpés à un pénible 13.5 kmh. Je n'ai travaillé que le foncier et les pétards, cela ce sent un peu aussi. J'avale un gel entre les deux et nous roulons vers la Redoute...

Arrivé à cette monté chronométré j'essaye de faire un minimum bonne figure mais sans y croire. Après quelques poignées de main et pas de danse avec les supporters présents j'attaque le mur, ca répond mieux que prévu, je suis flashé en haut 7'18" pas si mal vu mon état. Bibiche me rejoins et nous repartons, étrangement ca va mieux. Dernier ravito, les citernes sont vides, on remplis avec les robinets de lavage, bibiche avale pas mal de gauffres et de bananes. Nous repartons dans une montée ca coupe les jambes mon on s'en remet vite. On roule à nouveau à bonne allure, la route est seche mais les délais sont désormais intenables. On forme un groupe de 6 ou 7 à l'approche de la roche au Faucons, je me sens bien je pars à fond et fini avec un 12.2 kmh très honnête pour mes standards. J'ai vraiment aimé cette côte de part son profile irrégulier. Un italien au sommet attend la moto Mavic, la patte de dérailleur cassé.

Nous repartons avalant de nombreux groupes au ralentis qui ne veront pas Liège avant la nuit. Les jambes sont vraiment revenu, nous roulons bien, pressés d'en finir. Nous arrivons au pied de St Nicholas après un retour visuellement brutal avec l'urbanisme liégeois. Les capteurs ne sont plus la, les portiques de la course pro en cours de montage, il est presque 20h ca sent la fin...

Nous roulons à bloc jusqu'à l'arrivée au milieux des zones industriel et en slalomant entre les nids de poules, les flèches se font rare après l'arrivée des pros. Après quelques gros tirages de bourre avec Bibiche et des belles pointes de vitesse, des attaques/contre attaques pour s'amuser un peu, nous voyons enfin le bout du tunnel. I'arrivée est en cours de rangement mais la météo a surement faire revoir les délais à la baisse. Nous récupérons les médailles, Tshirt et Bouboule douché, la photo sur le podium et on remonte dans la Kangoo ou nous apprenons le décès de Scarponi. Vraiment une journée difficile.

Je suis vraiment content d'être arrivé au bout. Finalement une moyenne correcte de 26 kmh mais trop de temps morts cumulés. Nous rentrons au gite, au menu douche pâtes carbo (un peu comme nous) 2 bières et au lit.

Au réveil les jambes sont lourdes, après un petit dej rapide, nous plions baguage puis prenons à nouveau la route de Liège, pour une autre forme de plaisir. Premier arrêt au bistrot, un Westmalle rapidement vidée puis direction le café Lequest pour une assiète de boulets bien mérités arrosé d'une Orval et d'une Rochefort 10. Je déjà dit sur le forum, j'aimais la bière Belge longtemps avant leur sport national. Un doux retour au gras et à l'alcool après 3 semaines d'affutage. Bouboule regrette son état de forme, il me suggère de faire mon "affutage" avec lui la prochaine fois. Vraiment, ce mot a été galvaudé tout le WE !

Nous roulons vers Lilles en suivant les pro à la radio, nous apprenons la victoire aussi inévitable que votre ex-amour de collège de Valverde. Avec Kwiatko à la place d'Henao j'auraiseu  pas mal de points pour la Ch'ti Wippet Team des pronos, j'avais Bardet Albasini dans le top 5 ils n'en étaient pas loin. On va pas refaire la course et surtout pas le parcours, en tout cas de suite.

Un bilan mitigé mais très heureux d'avoir fini. J'ai adoré passer les murs, je suis sorti de la Redoute avec une seule idée en tête, le Tour des Flandres. Rendez-vous pris l'an prochain avec Bibiche et Bouboule pour un nouveau Monument et un nouvel épisode

Gros bisous à ceux qui liront jusqu'au bout, c'est ma façon de vous remercier de votre soutient, Franck, Igor, Eric, Michel, Jéremie, Jean-Pierre, Grégory et tout ceux que j'oublie il est tard je vais dormir, la science m'appelle demain matin

 

https://www.strava.com/activities/955273072/

Bravo. Le passage sur les amours de collège m'a rappelé de bien belles images :-)

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 24/04/2017 13:15

Mon Liège-Bastogne-Liège (et celui de 7900 autres courageux)

Avant de commencer mon récit j'adresse un hommage à Michele Scarponi, dont j'ai appris le décès à l'arrivé en montant dans la voiture.

Car oui j'ai fini, mais ca n'a pas été tout seul...

Vendredi après-midi

Départ pour Lilles en TGV, le vélo, les affaire et la tête préparés à en découdre ! Je rejoins mes compagnons de route avec qui je me suis décidé à sauter dans le grand bain des Monument du cyclisme. Nous avons à ma gauche Mathieu, alias Bouboule, et un définition toute personnelle de "l'affutage" ce sera le mot du WE. Il pas mal écumé le circuit FFC et Triathlon plus jeune avec quelques résultats. Pas beaucoup de borne cette année et une cuite la veille ! A ma droite Julien, alias Bibiche, coureur cat 1 et tri athlète s'entrainant régulièrement mais pas spécifiquement pour l'évènement. Nous seront accompagnés par Delphine, une amie d'école et copine de Bouboule.

On charge le Kangoo avec les vélos et j'en profite pour présenter les montures. Bibiche roule sur un Fuji neuf avec des Comsic carbone aux bandes de freinage usées jusqu'à la moelle. Bouboule roule sur un S-Works Tarmac de chez Ali express avec un hauban fissuré et chaussé de Jantes carbones 60 mm du même site tout juste sorties du carton. Les deux machines sont montées en 53/39x11/25. C'est une ode à la confiance et la sérénité.

On roule jusqu'à Liège, nous prenons nos quartiers dans un gite à 20 min du départ. Nous mangeons léger : pâtes bolos arrosé de bière locale et de gruyère, le diner des champions

Levé 5h, déjeuné raisonnable, on s'habille en fonction des prévisions météo : gants mi-saison maillots long et jambières. J'ajoute ma veste légère et des sur-chaussures. On charge la voiture et on décolle pour le départ, il est déjà 6h30...

Les formalités effectuées nous nous rendons compte de l'absence de point d'eau et des bouteilles vendues 2€. Un coup de p*** nous prenons un café et en route sans une goutte à boire, du poids en moins. Départ 7h15, le temps défile en notre défaveur. On attrape un bon paquet de 30 et on roule à bonne allure vers les hauteurs de Liège. Au bout de 4 km un nuage noir se montre à l'horizon, le vent se lève et fait voler les fleurs de cerisiers en même temps que la pluie démarre.... la journée va être longue.

Nous filons à plus de 30 kmh de moyenne vers le premier ravito, les descente inconnues et trempées ne me rassurent pas, je profite des montés pour me replacer dans le paquet. Bouboule montre des signes de sur-régime. Je me sens vraiment bien, très facile en bosse, pas besoins du petit plateau je reste sur la plaque jusqu'au premier arrêt. Nous arrivons au bout d'1h20 environ, il était temps nos bidons étaient déjà vides. Je dis environ parce que mon Garmin me fera une misère un peu plus tard. Les gauffres au miel sont fidèles à leur réputation mais les boissons Aptonia aussi...


Après une courte pause nous repartons, poches, ventre et bidons pleins. Le froid humide commence à se faire sentir et les doigts s'engourdissent mais c'est encore tenable, mon compteur m'indique 1,5 °C, 5 de moins que prévu, j'ai peut être un problème avec ma tenue. Problème qui se confirme rapidement, les doigts ne répondent plus, les poches deviennent aussi inaccessibles que votre amour de collège. Ca devient vraiment difficile mais je profite des bosses pour appuyer et me réchauffer. Bouboule ne va pas mieux et enfile ses gants, Bibiche est gelé mais les jambes tournent bien. Arrive la première montée classée, les % indiqués ne me font pas peur je me lance, l'occasion de passer le 34. Le plus difficile dans cette grimpée a été de repasser la plaque, la main gauche en est incapable, je tire le levier de l'autre mains, il en sera ainsi pendant 100 km.

Arrivé à Bastogne on regrette tous d'être nés autour de l'urinoir, on regarde couler la seule eau chaude que nous verrons de la journée. Déjà 103 km et une moyenne de 28.7, je suis agréablement surpris. Le froid a bien entamé le moral des mes compagnons ils pensaient retrouvé Delphine, changer de chaussettes et enfiler les thermiques. Elle nous attend en faite au prochain...

Nous repartons à 3 vent de face sous la pluie dans un long faux plat. Pas si long que ca puisque bibiche perce à l'avant 3 km plus tard. Le froid nous rend inopérants, 25 min perdus à grelotter pour changer la chambre. Bibiche mentionne l'abandon pour la première fois.  Réparation faite nous repartons. J'essaye d'assurer les relais mais malgré les qualités de rouleur de Bibiche chaque faux plat les fait sortir de ma roue. Je tire ma grappe de 3+1 du mieux que je peux. Nous arrivons à Saint-Roch. Sur conseil d'Igor je met tout à gauche au rond point, un mur de 20 % se dresse, à la droite ca stop net, à ma gauche un dérailleur casse. J'attaque la montée le couteau entre dents et l'avale à plus de 11 kmh de moyenne. J'aime bien les raidards finalement ! Au sommet on ne sent plus nos doigts, Bouboule est lessivé mais il m'aide à enlever et remettre mes gants. Bibiche souffre le martyr au niveau des doigts. Les atlimètres tous sont bloqués depuis 1h par les conditions.

Un peu avant le 3ème ravito la moyenne a chuté à 28 kmh il est déjà assez tard mine de rien et nous retrouvons Delphine. Pause chaussette, coca, sandwich au camembert et clope. Oui vous avez bien lu, je ne comprend pas trop le concept mais je le laisse finalement tenté par un petit sandwich jambon fromage. Ca me change de la routine oranges/gauffres et 3 barres dans les poches pour la route. Pause très (trop) longue je me gèle mes fesses, je remet de la crème et je retire mes surchaussures inutiles, le soleil fait un timide retour. Je discute chiffon avec un Hollandais équipé d'une Sportful Norain identique à la mienne "Nice Jacket" qu'il me dit "But not quite as water and wind proof as said". On a claqué 100 € dans une veste mais on est trempés jusqu'aux os et on sent bien le vent...

Nous repartons après la pause interminable, je commence à m'agacer un peu car les pauses longues me coupent les jambes et empirent le froid. Nous roulons à allure modérée car Bouboule est au bord de la rupture, il prend un éclat dans chaque montée depuis le départ, à toujours un peu plus long que le précédent. Il insiste pour nous laisser partir, nous refusons, compagnons de galère jusqu'au bout. On accroche un bon groupe de 7 et on retrouve une bonne allure, Bibiche et moi aux relais. La doublette Pont/Belleveau se profile, je regarde mon Garmin qui est ... éteint. Je viens de perdre 172 km. Vert de rage je place une énorme mine au pied côte du pont, en quelques seconde plus personne dans le rétroviseur, je fini dans le dur et furieux. Premier instant photo et pas l'ombre d'un sourire. J'attend mes compagnons plusieurs minutes, bibiche me rejoins le premier, bouboule est dans un sale état mais il repart malgré tout. A peine le temps de passer ma colère et nous attaquons Belleveau, montée à belle allure mais comme souvent je m'arrête 3 m avant la fin du segment Strava mais j'ai plus envie de faire des temps depuis la panne et vu les conditions, n'en parlons plus.

Ravito n°4, on mange un peu mais encore une fois ca temporise pour aider Bouboule à récupérer. Nous repartons à froid mais reposés. Et là c'est le drame... ou plutôt la Ferme Libert. Cette faucheuse à 20 % te coupe les jarrets, ca grimpe en zig-zag, ca pousse le vélo. Je suis content de mon 34x30 il me dépose en haut avec un cadence raisonnable. J'aime vraiment bien ces passages même si je cherche à m'économiser un maximum. Après de longues minutes Bouboule arrive, il est cuit, au bord des larmes, c'est fini pour lui. Après 2 km à temporiser il met la flèche et sort son téléphone. J'ai mal pour lui, on ne voulait pas le voir abandonner mais vu son niveau de forme il aurait du le faire bien plus tôt, il est 16h passé et les délais vont être difficiles à tenir. Nous repartons avec Bibiche, la moyenne en a pris un sacré coup.

Nous roulons vers les cols de Rosier et du Maquisard. Je suis dans le dur, ma patience a été bien entamé par les aléas météo et les ennuis de Bouboule. Mes jambes sont coupés à cause des cycles pause, cote, pause, décente dans le froid et le sandwich au jambon fait son oeuvre comme prévu. Je bois pour faire passer et nous attaquons les deux cols. Ce genre monté me convient bien d'ordinaire mais la ils sont grimpés à un pénible 13.5 kmh. Je n'ai travaillé que le foncier et les pétards, cela ce sent un peu aussi. J'avale un gel entre les deux et nous roulons vers la Redoute...

Arrivé à cette monté chronométré j'essaye de faire un minimum bonne figure mais sans y croire. Après quelques poignées de main et pas de danse avec les supporters présents j'attaque le mur, ca répond mieux que prévu, je suis flashé en haut 7'18" pas si mal vu mon état. Bibiche me rejoins et nous repartons, étrangement ca va mieux. Dernier ravito, les citernes sont vides, on remplis avec les robinets de lavage, bibiche avale pas mal de gauffres et de bananes. Nous repartons dans une montée ca coupe les jambes mon on s'en remet vite. On roule à nouveau à bonne allure, la route est seche mais les délais sont désormais intenables. On forme un groupe de 6 ou 7 à l'approche de la roche au Faucons, je me sens bien je pars à fond et fini avec un 12.2 kmh très honnête pour mes standards. J'ai vraiment aimé cette côte de part son profile irrégulier. Un italien au sommet attend la moto Mavic, la patte de dérailleur cassé.

Nous repartons avalant de nombreux groupes au ralentis qui ne veront pas Liège avant la nuit. Les jambes sont vraiment revenu, nous roulons bien, pressés d'en finir. Nous arrivons au pied de St Nicholas après un retour visuellement brutal avec l'urbanisme liégeois. Les capteurs ne sont plus la, les portiques de la course pro en cours de montage, il est presque 20h ca sent la fin...

Nous roulons à bloc jusqu'à l'arrivée au milieux des zones industriel et en slalomant entre les nids de poules, les flèches se font rare après l'arrivée des pros. Après quelques gros tirages de bourre avec Bibiche et des belles pointes de vitesse, des attaques/contre attaques pour s'amuser un peu, nous voyons enfin le bout du tunnel. I'arrivée est en cours de rangement mais la météo a surement faire revoir les délais à la baisse. Nous récupérons les médailles, Tshirt et Bouboule douché, la photo sur le podium et on remonte dans la Kangoo ou nous apprenons le décès de Scarponi. Vraiment une journée difficile.

Je suis vraiment content d'être arrivé au bout. Finalement une moyenne correcte de 26 kmh mais trop de temps morts cumulés. Nous rentrons au gite, au menu douche pâtes carbo (un peu comme nous) 2 bières et au lit.

Au réveil les jambes sont lourdes, après un petit dej rapide, nous plions baguage puis prenons à nouveau la route de Liège, pour une autre forme de plaisir. Premier arrêt au bistrot, un Westmalle rapidement vidée puis direction le café Lequest pour une assiète de boulets bien mérités arrosé d'une Orval et d'une Rochefort 10. Je déjà dit sur le forum, j'aimais la bière Belge longtemps avant leur sport national. Un doux retour au gras et à l'alcool après 3 semaines d'affutage. Bouboule regrette son état de forme, il me suggère de faire mon "affutage" avec lui la prochaine fois. Vraiment, ce mot a été galvaudé tout le WE !

Nous roulons vers Lilles en suivant les pro à la radio, nous apprenons la victoire aussi inévitable que votre ex-amour de collège de Valverde. Avec Kwiatko à la place d'Henao j'auraiseu  pas mal de points pour la Ch'ti Wippet Team des pronos, j'avais Bardet Albasini dans le top 5 ils n'en étaient pas loin. On va pas refaire la course et surtout pas le parcours, en tout cas de suite.

Un bilan mitigé mais très heureux d'avoir fini. J'ai adoré passer les murs, je suis sorti de la Redoute avec une seule idée en tête, le Tour des Flandres. Rendez-vous pris l'an prochain avec Bibiche et Bouboule pour un nouveau Monument et un nouvel épisode

Gros bisous à ceux qui liront jusqu'au bout, c'est ma façon de vous remercier de votre soutient, Franck, Igor, Eric, Michel, Jéremie, Jean-Pierre, Grégory et tout ceux que j'oublie il est tard je vais dormir, la science m'appelle demain matin

 

https://www.strava.com/activities/955273072/

Super, Bravo !!!!

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 24/04/2017 13:26

Mon Liège-Bastogne-Liège (et celui de 7900 autres courageux)

Avant de commencer mon récit j'adresse un hommage à Michele Scarponi, dont j'ai appris le décès à l'arrivé en montant dans la voiture.

Car oui j'ai fini, mais ca n'a pas été tout seul...

Vendredi après-midi

Départ pour Lilles en TGV, le vélo, les affaire et la tête préparés à en découdre ! Je rejoins mes compagnons de route avec qui je me suis décidé à sauter dans le grand bain des Monument du cyclisme. Nous avons à ma gauche Mathieu, alias Bouboule, et un définition toute personnelle de "l'affutage" ce sera le mot du WE. Il pas mal écumé le circuit FFC et Triathlon plus jeune avec quelques résultats. Pas beaucoup de borne cette année et une cuite la veille ! A ma droite Julien, alias Bibiche, coureur cat 1 et tri athlète s'entrainant régulièrement mais pas spécifiquement pour l'évènement. Nous seront accompagnés par Delphine, une amie d'école et copine de Bouboule.

On charge le Kangoo avec les vélos et j'en profite pour présenter les montures. Bibiche roule sur un Fuji neuf avec des Comsic carbone aux bandes de freinage usées jusqu'à la moelle. Bouboule roule sur un S-Works Tarmac de chez Ali express avec un hauban fissuré et chaussé de Jantes carbones 60 mm du même site tout juste sorties du carton. Les deux machines sont montées en 53/39x11/25. C'est une ode à la confiance et la sérénité.

On roule jusqu'à Liège, nous prenons nos quartiers dans un gite à 20 min du départ. Nous mangeons léger : pâtes bolos arrosé de bière locale et de gruyère, le diner des champions

Levé 5h, déjeuné raisonnable, on s'habille en fonction des prévisions météo : gants mi-saison maillots long et jambières. J'ajoute ma veste légère et des sur-chaussures. On charge la voiture et on décolle pour le départ, il est déjà 6h30...

Les formalités effectuées nous nous rendons compte de l'absence de point d'eau et des bouteilles vendues 2€. Un coup de p*** nous prenons un café et en route sans une goutte à boire, du poids en moins. Départ 7h15, le temps défile en notre défaveur. On attrape un bon paquet de 30 et on roule à bonne allure vers les hauteurs de Liège. Au bout de 4 km un nuage noir se montre à l'horizon, le vent se lève et fait voler les fleurs de cerisiers en même temps que la pluie démarre.... la journée va être longue.

Nous filons à plus de 30 kmh de moyenne vers le premier ravito, les descente inconnues et trempées ne me rassurent pas, je profite des montés pour me replacer dans le paquet. Bouboule montre des signes de sur-régime. Je me sens vraiment bien, très facile en bosse, pas besoins du petit plateau je reste sur la plaque jusqu'au premier arrêt. Nous arrivons au bout d'1h20 environ, il était temps nos bidons étaient déjà vides. Je dis environ parce que mon Garmin me fera une misère un peu plus tard. Les gauffres au miel sont fidèles à leur réputation mais les boissons Aptonia aussi...


Après une courte pause nous repartons, poches, ventre et bidons pleins. Le froid humide commence à se faire sentir et les doigts s'engourdissent mais c'est encore tenable, mon compteur m'indique 1,5 °C, 5 de moins que prévu, j'ai peut être un problème avec ma tenue. Problème qui se confirme rapidement, les doigts ne répondent plus, les poches deviennent aussi inaccessibles que votre amour de collège. Ca devient vraiment difficile mais je profite des bosses pour appuyer et me réchauffer. Bouboule ne va pas mieux et enfile ses gants, Bibiche est gelé mais les jambes tournent bien. Arrive la première montée classée, les % indiqués ne me font pas peur je me lance, l'occasion de passer le 34. Le plus difficile dans cette grimpée a été de repasser la plaque, la main gauche en est incapable, je tire le levier de l'autre mains, il en sera ainsi pendant 100 km.

Arrivé à Bastogne on regrette tous d'être nés autour de l'urinoir, on regarde couler la seule eau chaude que nous verrons de la journée. Déjà 103 km et une moyenne de 28.7, je suis agréablement surpris. Le froid a bien entamé le moral des mes compagnons ils pensaient retrouvé Delphine, changer de chaussettes et enfiler les thermiques. Elle nous attend en faite au prochain...

Nous repartons à 3 vent de face sous la pluie dans un long faux plat. Pas si long que ca puisque bibiche perce à l'avant 3 km plus tard. Le froid nous rend inopérants, 25 min perdus à grelotter pour changer la chambre. Bibiche mentionne l'abandon pour la première fois.  Réparation faite nous repartons. J'essaye d'assurer les relais mais malgré les qualités de rouleur de Bibiche chaque faux plat les fait sortir de ma roue. Je tire ma grappe de 3+1 du mieux que je peux. Nous arrivons à Saint-Roch. Sur conseil d'Igor je met tout à gauche au rond point, un mur de 20 % se dresse, à la droite ca stop net, à ma gauche un dérailleur casse. J'attaque la montée le couteau entre dents et l'avale à plus de 11 kmh de moyenne. J'aime bien les raidards finalement ! Au sommet on ne sent plus nos doigts, Bouboule est lessivé mais il m'aide à enlever et remettre mes gants. Bibiche souffre le martyr au niveau des doigts. Les atlimètres tous sont bloqués depuis 1h par les conditions.

Un peu avant le 3ème ravito la moyenne a chuté à 28 kmh il est déjà assez tard mine de rien et nous retrouvons Delphine. Pause chaussette, coca, sandwich au camembert et clope. Oui vous avez bien lu, je ne comprend pas trop le concept mais je le laisse finalement tenté par un petit sandwich jambon fromage. Ca me change de la routine oranges/gauffres et 3 barres dans les poches pour la route. Pause très (trop) longue je me gèle mes fesses, je remet de la crème et je retire mes surchaussures inutiles, le soleil fait un timide retour. Je discute chiffon avec un Hollandais équipé d'une Sportful Norain identique à la mienne "Nice Jacket" qu'il me dit "But not quite as water and wind proof as said". On a claqué 100 € dans une veste mais on est trempés jusqu'aux os et on sent bien le vent...

Nous repartons après la pause interminable, je commence à m'agacer un peu car les pauses longues me coupent les jambes et empirent le froid. Nous roulons à allure modérée car Bouboule est au bord de la rupture, il prend un éclat dans chaque montée depuis le départ, à toujours un peu plus long que le précédent. Il insiste pour nous laisser partir, nous refusons, compagnons de galère jusqu'au bout. On accroche un bon groupe de 7 et on retrouve une bonne allure, Bibiche et moi aux relais. La doublette Pont/Belleveau se profile, je regarde mon Garmin qui est ... éteint. Je viens de perdre 172 km. Vert de rage je place une énorme mine au pied côte du pont, en quelques seconde plus personne dans le rétroviseur, je fini dans le dur et furieux. Premier instant photo et pas l'ombre d'un sourire. J'attend mes compagnons plusieurs minutes, bibiche me rejoins le premier, bouboule est dans un sale état mais il repart malgré tout. A peine le temps de passer ma colère et nous attaquons Belleveau, montée à belle allure mais comme souvent je m'arrête 3 m avant la fin du segment Strava mais j'ai plus envie de faire des temps depuis la panne et vu les conditions, n'en parlons plus.

Ravito n°4, on mange un peu mais encore une fois ca temporise pour aider Bouboule à récupérer. Nous repartons à froid mais reposés. Et là c'est le drame... ou plutôt la Ferme Libert. Cette faucheuse à 20 % te coupe les jarrets, ca grimpe en zig-zag, ca pousse le vélo. Je suis content de mon 34x30 il me dépose en haut avec un cadence raisonnable. J'aime vraiment bien ces passages même si je cherche à m'économiser un maximum. Après de longues minutes Bouboule arrive, il est cuit, au bord des larmes, c'est fini pour lui. Après 2 km à temporiser il met la flèche et sort son téléphone. J'ai mal pour lui, on ne voulait pas le voir abandonner mais vu son niveau de forme il aurait du le faire bien plus tôt, il est 16h passé et les délais vont être difficiles à tenir. Nous repartons avec Bibiche, la moyenne en a pris un sacré coup.

Nous roulons vers les cols de Rosier et du Maquisard. Je suis dans le dur, ma patience a été bien entamé par les aléas météo et les ennuis de Bouboule. Mes jambes sont coupés à cause des cycles pause, cote, pause, décente dans le froid et le sandwich au jambon fait son oeuvre comme prévu. Je bois pour faire passer et nous attaquons les deux cols. Ce genre monté me convient bien d'ordinaire mais la ils sont grimpés à un pénible 13.5 kmh. Je n'ai travaillé que le foncier et les pétards, cela ce sent un peu aussi. J'avale un gel entre les deux et nous roulons vers la Redoute...

Arrivé à cette monté chronométré j'essaye de faire un minimum bonne figure mais sans y croire. Après quelques poignées de main et pas de danse avec les supporters présents j'attaque le mur, ca répond mieux que prévu, je suis flashé en haut 7'18" pas si mal vu mon état. Bibiche me rejoins et nous repartons, étrangement ca va mieux. Dernier ravito, les citernes sont vides, on remplis avec les robinets de lavage, bibiche avale pas mal de gauffres et de bananes. Nous repartons dans une montée ca coupe les jambes mon on s'en remet vite. On roule à nouveau à bonne allure, la route est seche mais les délais sont désormais intenables. On forme un groupe de 6 ou 7 à l'approche de la roche au Faucons, je me sens bien je pars à fond et fini avec un 12.2 kmh très honnête pour mes standards. J'ai vraiment aimé cette côte de part son profile irrégulier. Un italien au sommet attend la moto Mavic, la patte de dérailleur cassé.

Nous repartons avalant de nombreux groupes au ralentis qui ne veront pas Liège avant la nuit. Les jambes sont vraiment revenu, nous roulons bien, pressés d'en finir. Nous arrivons au pied de St Nicholas après un retour visuellement brutal avec l'urbanisme liégeois. Les capteurs ne sont plus la, les portiques de la course pro en cours de montage, il est presque 20h ca sent la fin...

Nous roulons à bloc jusqu'à l'arrivée au milieux des zones industriel et en slalomant entre les nids de poules, les flèches se font rare après l'arrivée des pros. Après quelques gros tirages de bourre avec Bibiche et des belles pointes de vitesse, des attaques/contre attaques pour s'amuser un peu, nous voyons enfin le bout du tunnel. I'arrivée est en cours de rangement mais la météo a surement faire revoir les délais à la baisse. Nous récupérons les médailles, Tshirt et Bouboule douché, la photo sur le podium et on remonte dans la Kangoo ou nous apprenons le décès de Scarponi. Vraiment une journée difficile.

Je suis vraiment content d'être arrivé au bout. Finalement une moyenne correcte de 26 kmh mais trop de temps morts cumulés. Nous rentrons au gite, au menu douche pâtes carbo (un peu comme nous) 2 bières et au lit.

Au réveil les jambes sont lourdes, après un petit dej rapide, nous plions baguage puis prenons à nouveau la route de Liège, pour une autre forme de plaisir. Premier arrêt au bistrot, un Westmalle rapidement vidée puis direction le café Lequest pour une assiète de boulets bien mérités arrosé d'une Orval et d'une Rochefort 10. Je déjà dit sur le forum, j'aimais la bière Belge longtemps avant leur sport national. Un doux retour au gras et à l'alcool après 3 semaines d'affutage. Bouboule regrette son état de forme, il me suggère de faire mon "affutage" avec lui la prochaine fois. Vraiment, ce mot a été galvaudé tout le WE !

Nous roulons vers Lilles en suivant les pro à la radio, nous apprenons la victoire aussi inévitable que votre ex-amour de collège de Valverde. Avec Kwiatko à la place d'Henao j'auraiseu  pas mal de points pour la Ch'ti Wippet Team des pronos, j'avais Bardet Albasini dans le top 5 ils n'en étaient pas loin. On va pas refaire la course et surtout pas le parcours, en tout cas de suite.

Un bilan mitigé mais très heureux d'avoir fini. J'ai adoré passer les murs, je suis sorti de la Redoute avec une seule idée en tête, le Tour des Flandres. Rendez-vous pris l'an prochain avec Bibiche et Bouboule pour un nouveau Monument et un nouvel épisode

Gros bisous à ceux qui liront jusqu'au bout, c'est ma façon de vous remercier de votre soutient, Franck, Igor, Eric, Michel, Jéremie, Jean-Pierre, Grégory et tout ceux que j'oublie il est tard je vais dormir, la science m'appelle demain matin

 

https://www.strava.com/activities/955273072/

Juste un mot : respect !

C'est pour ce genre de moment que je fais du vélo. Cette année je me suis consacré aux cyclos à la montagne mais l'idée me titille d'aller chercher l'une des classiques dans les années à venir.

Merci pour ce récit très détaillé où l'on sent bien tout la difficulté rencontré, le mal de cuisse en moins :D

 

 

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 24/04/2017 14:02

Mon Liège-Bastogne-Liège (et celui de 7900 autres courageux)

Avant de commencer mon récit j'adresse un hommage à Michele Scarponi, dont j'ai appris le décès à l'arrivé en montant dans la voiture.

Car oui j'ai fini, mais ca n'a pas été tout seul...

Vendredi après-midi

Départ pour Lilles en TGV, le vélo, les affaire et la tête préparés à en découdre ! Je rejoins mes compagnons de route avec qui je me suis décidé à sauter dans le grand bain des Monument du cyclisme. Nous avons à ma gauche Mathieu, alias Bouboule, et un définition toute personnelle de "l'affutage" ce sera le mot du WE. Il pas mal écumé le circuit FFC et Triathlon plus jeune avec quelques résultats. Pas beaucoup de borne cette année et une cuite la veille ! A ma droite Julien, alias Bibiche, coureur cat 1 et tri athlète s'entrainant régulièrement mais pas spécifiquement pour l'évènement. Nous seront accompagnés par Delphine, une amie d'école et copine de Bouboule.

On charge le Kangoo avec les vélos et j'en profite pour présenter les montures. Bibiche roule sur un Fuji neuf avec des Comsic carbone aux bandes de freinage usées jusqu'à la moelle. Bouboule roule sur un S-Works Tarmac de chez Ali express avec un hauban fissuré et chaussé de Jantes carbones 60 mm du même site tout juste sorties du carton. Les deux machines sont montées en 53/39x11/25. C'est une ode à la confiance et la sérénité.

On roule jusqu'à Liège, nous prenons nos quartiers dans un gite à 20 min du départ. Nous mangeons léger : pâtes bolos arrosé de bière locale et de gruyère, le diner des champions

Levé 5h, déjeuné raisonnable, on s'habille en fonction des prévisions météo : gants mi-saison maillots long et jambières. J'ajoute ma veste légère et des sur-chaussures. On charge la voiture et on décolle pour le départ, il est déjà 6h30...

Les formalités effectuées nous nous rendons compte de l'absence de point d'eau et des bouteilles vendues 2€. Un coup de p*** nous prenons un café et en route sans une goutte à boire, du poids en moins. Départ 7h15, le temps défile en notre défaveur. On attrape un bon paquet de 30 et on roule à bonne allure vers les hauteurs de Liège. Au bout de 4 km un nuage noir se montre à l'horizon, le vent se lève et fait voler les fleurs de cerisiers en même temps que la pluie démarre.... la journée va être longue.

Nous filons à plus de 30 kmh de moyenne vers le premier ravito, les descente inconnues et trempées ne me rassurent pas, je profite des montés pour me replacer dans le paquet. Bouboule montre des signes de sur-régime. Je me sens vraiment bien, très facile en bosse, pas besoins du petit plateau je reste sur la plaque jusqu'au premier arrêt. Nous arrivons au bout d'1h20 environ, il était temps nos bidons étaient déjà vides. Je dis environ parce que mon Garmin me fera une misère un peu plus tard. Les gauffres au miel sont fidèles à leur réputation mais les boissons Aptonia aussi...


Après une courte pause nous repartons, poches, ventre et bidons pleins. Le froid humide commence à se faire sentir et les doigts s'engourdissent mais c'est encore tenable, mon compteur m'indique 1,5 °C, 5 de moins que prévu, j'ai peut être un problème avec ma tenue. Problème qui se confirme rapidement, les doigts ne répondent plus, les poches deviennent aussi inaccessibles que votre amour de collège. Ca devient vraiment difficile mais je profite des bosses pour appuyer et me réchauffer. Bouboule ne va pas mieux et enfile ses gants, Bibiche est gelé mais les jambes tournent bien. Arrive la première montée classée, les % indiqués ne me font pas peur je me lance, l'occasion de passer le 34. Le plus difficile dans cette grimpée a été de repasser la plaque, la main gauche en est incapable, je tire le levier de l'autre mains, il en sera ainsi pendant 100 km.

Arrivé à Bastogne on regrette tous d'être nés autour de l'urinoir, on regarde couler la seule eau chaude que nous verrons de la journée. Déjà 103 km et une moyenne de 28.7, je suis agréablement surpris. Le froid a bien entamé le moral des mes compagnons ils pensaient retrouvé Delphine, changer de chaussettes et enfiler les thermiques. Elle nous attend en faite au prochain...

Nous repartons à 3 vent de face sous la pluie dans un long faux plat. Pas si long que ca puisque bibiche perce à l'avant 3 km plus tard. Le froid nous rend inopérants, 25 min perdus à grelotter pour changer la chambre. Bibiche mentionne l'abandon pour la première fois.  Réparation faite nous repartons. J'essaye d'assurer les relais mais malgré les qualités de rouleur de Bibiche chaque faux plat les fait sortir de ma roue. Je tire ma grappe de 3+1 du mieux que je peux. Nous arrivons à Saint-Roch. Sur conseil d'Igor je met tout à gauche au rond point, un mur de 20 % se dresse, à la droite ca stop net, à ma gauche un dérailleur casse. J'attaque la montée le couteau entre dents et l'avale à plus de 11 kmh de moyenne. J'aime bien les raidards finalement ! Au sommet on ne sent plus nos doigts, Bouboule est lessivé mais il m'aide à enlever et remettre mes gants. Bibiche souffre le martyr au niveau des doigts. Les atlimètres tous sont bloqués depuis 1h par les conditions.

Un peu avant le 3ème ravito la moyenne a chuté à 28 kmh il est déjà assez tard mine de rien et nous retrouvons Delphine. Pause chaussette, coca, sandwich au camembert et clope. Oui vous avez bien lu, je ne comprend pas trop le concept mais je le laisse finalement tenté par un petit sandwich jambon fromage. Ca me change de la routine oranges/gauffres et 3 barres dans les poches pour la route. Pause très (trop) longue je me gèle mes fesses, je remet de la crème et je retire mes surchaussures inutiles, le soleil fait un timide retour. Je discute chiffon avec un Hollandais équipé d'une Sportful Norain identique à la mienne "Nice Jacket" qu'il me dit "But not quite as water and wind proof as said". On a claqué 100 € dans une veste mais on est trempés jusqu'aux os et on sent bien le vent...

Nous repartons après la pause interminable, je commence à m'agacer un peu car les pauses longues me coupent les jambes et empirent le froid. Nous roulons à allure modérée car Bouboule est au bord de la rupture, il prend un éclat dans chaque montée depuis le départ, à toujours un peu plus long que le précédent. Il insiste pour nous laisser partir, nous refusons, compagnons de galère jusqu'au bout. On accroche un bon groupe de 7 et on retrouve une bonne allure, Bibiche et moi aux relais. La doublette Pont/Belleveau se profile, je regarde mon Garmin qui est ... éteint. Je viens de perdre 172 km. Vert de rage je place une énorme mine au pied côte du pont, en quelques seconde plus personne dans le rétroviseur, je fini dans le dur et furieux. Premier instant photo et pas l'ombre d'un sourire. J'attend mes compagnons plusieurs minutes, bibiche me rejoins le premier, bouboule est dans un sale état mais il repart malgré tout. A peine le temps de passer ma colère et nous attaquons Belleveau, montée à belle allure mais comme souvent je m'arrête 3 m avant la fin du segment Strava mais j'ai plus envie de faire des temps depuis la panne et vu les conditions, n'en parlons plus.

Ravito n°4, on mange un peu mais encore une fois ca temporise pour aider Bouboule à récupérer. Nous repartons à froid mais reposés. Et là c'est le drame... ou plutôt la Ferme Libert. Cette faucheuse à 20 % te coupe les jarrets, ca grimpe en zig-zag, ca pousse le vélo. Je suis content de mon 34x30 il me dépose en haut avec un cadence raisonnable. J'aime vraiment bien ces passages même si je cherche à m'économiser un maximum. Après de longues minutes Bouboule arrive, il est cuit, au bord des larmes, c'est fini pour lui. Après 2 km à temporiser il met la flèche et sort son téléphone. J'ai mal pour lui, on ne voulait pas le voir abandonner mais vu son niveau de forme il aurait du le faire bien plus tôt, il est 16h passé et les délais vont être difficiles à tenir. Nous repartons avec Bibiche, la moyenne en a pris un sacré coup.

Nous roulons vers les cols de Rosier et du Maquisard. Je suis dans le dur, ma patience a été bien entamé par les aléas météo et les ennuis de Bouboule. Mes jambes sont coupés à cause des cycles pause, cote, pause, décente dans le froid et le sandwich au jambon fait son oeuvre comme prévu. Je bois pour faire passer et nous attaquons les deux cols. Ce genre monté me convient bien d'ordinaire mais la ils sont grimpés à un pénible 13.5 kmh. Je n'ai travaillé que le foncier et les pétards, cela ce sent un peu aussi. J'avale un gel entre les deux et nous roulons vers la Redoute...

Arrivé à cette monté chronométré j'essaye de faire un minimum bonne figure mais sans y croire. Après quelques poignées de main et pas de danse avec les supporters présents j'attaque le mur, ca répond mieux que prévu, je suis flashé en haut 7'18" pas si mal vu mon état. Bibiche me rejoins et nous repartons, étrangement ca va mieux. Dernier ravito, les citernes sont vides, on remplis avec les robinets de lavage, bibiche avale pas mal de gauffres et de bananes. Nous repartons dans une montée ca coupe les jambes mon on s'en remet vite. On roule à nouveau à bonne allure, la route est seche mais les délais sont désormais intenables. On forme un groupe de 6 ou 7 à l'approche de la roche au Faucons, je me sens bien je pars à fond et fini avec un 12.2 kmh très honnête pour mes standards. J'ai vraiment aimé cette côte de part son profile irrégulier. Un italien au sommet attend la moto Mavic, la patte de dérailleur cassé.

Nous repartons avalant de nombreux groupes au ralentis qui ne veront pas Liège avant la nuit. Les jambes sont vraiment revenu, nous roulons bien, pressés d'en finir. Nous arrivons au pied de St Nicholas après un retour visuellement brutal avec l'urbanisme liégeois. Les capteurs ne sont plus la, les portiques de la course pro en cours de montage, il est presque 20h ca sent la fin...

Nous roulons à bloc jusqu'à l'arrivée au milieux des zones industriel et en slalomant entre les nids de poules, les flèches se font rare après l'arrivée des pros. Après quelques gros tirages de bourre avec Bibiche et des belles pointes de vitesse, des attaques/contre attaques pour s'amuser un peu, nous voyons enfin le bout du tunnel. I'arrivée est en cours de rangement mais la météo a surement faire revoir les délais à la baisse. Nous récupérons les médailles, Tshirt et Bouboule douché, la photo sur le podium et on remonte dans la Kangoo ou nous apprenons le décès de Scarponi. Vraiment une journée difficile.

Je suis vraiment content d'être arrivé au bout. Finalement une moyenne correcte de 26 kmh mais trop de temps morts cumulés. Nous rentrons au gite, au menu douche pâtes carbo (un peu comme nous) 2 bières et au lit.

Au réveil les jambes sont lourdes, après un petit dej rapide, nous plions baguage puis prenons à nouveau la route de Liège, pour une autre forme de plaisir. Premier arrêt au bistrot, un Westmalle rapidement vidée puis direction le café Lequest pour une assiète de boulets bien mérités arrosé d'une Orval et d'une Rochefort 10. Je déjà dit sur le forum, j'aimais la bière Belge longtemps avant leur sport national. Un doux retour au gras et à l'alcool après 3 semaines d'affutage. Bouboule regrette son état de forme, il me suggère de faire mon "affutage" avec lui la prochaine fois. Vraiment, ce mot a été galvaudé tout le WE !

Nous roulons vers Lilles en suivant les pro à la radio, nous apprenons la victoire aussi inévitable que votre ex-amour de collège de Valverde. Avec Kwiatko à la place d'Henao j'auraiseu  pas mal de points pour la Ch'ti Wippet Team des pronos, j'avais Bardet Albasini dans le top 5 ils n'en étaient pas loin. On va pas refaire la course et surtout pas le parcours, en tout cas de suite.

Un bilan mitigé mais très heureux d'avoir fini. J'ai adoré passer les murs, je suis sorti de la Redoute avec une seule idée en tête, le Tour des Flandres. Rendez-vous pris l'an prochain avec Bibiche et Bouboule pour un nouveau Monument et un nouvel épisode

Gros bisous à ceux qui liront jusqu'au bout, c'est ma façon de vous remercier de votre soutient, Franck, Igor, Eric, Michel, Jéremie, Jean-Pierre, Grégory et tout ceux que j'oublie il est tard je vais dormir, la science m'appelle demain matin

 

https://www.strava.com/activities/955273072/

Bravo Simon pour ton LBL et pour ce savoureux récit!

 

Marieno.

 

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 24/04/2017 17:21

Félicitation, fiston ! Être allé jusqu'au bout est déjà une performance en soi, surtout dans ces conditions. J'ai vu des types assis dans les abris-bus à 20h30 ; clairement, ils attendaient maman pour rentrer ....

Comme disait Alexandre Dumas dans "Les Trois Mousquetaires", il faut être pris pour être appris. Les gants eau froide de l'ami Franck sont une bénédiction smiley innocent

On a dû se croiser : j'étais sur la ligne jusqu'à 19h50, avec deux amis qui avaient essayé de m'embrigader smiley cool. Seule erreur à mon humble avis : les boulets de chez Lequet que pas mal de liégeois dont moi estiment la réputation surfaite. Mais ce n'est pas grave, la prochaine fois, tu viendras à la maison déguster ceux faits maison selon la recette familiale et ancestrale  smiley mr-green

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 24/04/2017 17:51

Je lis vos messages de félicitations avec un grand sourire !

Ca me fait chaud au coeur et me rend les jambes un peu moins lourdes. Bravo aussi à ceux qui était embarqués dans la même galère. 

Je participe à la Jean Racine Dimanche à Saint Rémy lès Chevreuses pour profiter du reste de forme si les jambes sont revenues. Ensuite je vais mettre un peu le vélo de coté le temps de rédiger ma thèse de doctorat.

Après 2 ans orientés sur la grimpe et pas mal de kilos perdus, plusieurs cols mythiques des Alpes, la Doyenne termine un cycle. J'ai eu ma dose de dénivelé. Après ma coupure je vais travailler le plat et reprendre la piste dans le but de devenir un meilleur rouleur qu'à l'heure actuelle et m'attaquer aux classiques Flandriennes, le Ronde en tête, l'an prochain. 

La montagne reste bien ancrée avec le rêve de participer aux Marathon des Dolomites un jour et continuer de cocher des cols sur ma liste.

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 24/04/2017 18:23

Je lis vos messages de félicitations avec un grand sourire !

Ca me fait chaud au coeur et me rend les jambes un peu moins lourdes. Bravo aussi à ceux qui était embarqués dans la même galère. 

Je participe à la Jean Racine Dimanche à Saint Rémy lès Chevreuses pour profiter du reste de forme si les jambes sont revenues. Ensuite je vais mettre un peu le vélo de coté le temps de rédiger ma thèse de doctorat.

Après 2 ans orientés sur la grimpe et pas mal de kilos perdus, plusieurs cols mythiques des Alpes, la Doyenne termine un cycle. J'ai eu ma dose de dénivelé. Après ma coupure je vais travailler le plat et reprendre la piste dans le but de devenir un meilleur rouleur qu'à l'heure actuelle et m'attaquer aux classiques Flandriennes, le Ronde en tête, l'an prochain. 

La montagne reste bien ancrée avec le rêve de participer aux Marathon des Dolomites un jour et continuer de cocher des cols sur ma liste.

Salut Simon, belle expérience et bonne galère qui me rappelle un peu celle de l'année dernière. Quand tu auras digéré cela te fera de beaux souvenirs.

Je supporte mieux ces conditions difficiles depuis que je mets en 1ère couche des x-bionic. pas donné, mais efficace. En imper, le mieux que j'ai c'est mavic H2O.

Pour moi, les défis à venir sont le BRA en juillet et peut être la Forest'Cime un peu avant. De gros dénivelés en perspective aussi.

Bonne récup, ce sera bon pour dimanche smiley wink

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 24/04/2017 22:11

Félicitation, fiston ! Être allé jusqu'au bout est déjà une performance en soi, surtout dans ces conditions. J'ai vu des types assis dans les abris-bus à 20h30 ; clairement, ils attendaient maman pour rentrer ....

Comme disait Alexandre Dumas dans "Les Trois Mousquetaires", il faut être pris pour être appris. Les gants eau froide de l'ami Franck sont une bénédiction smiley innocent

On a dû se croiser : j'étais sur la ligne jusqu'à 19h50, avec deux amis qui avaient essayé de m'embrigader smiley cool. Seule erreur à mon humble avis : les boulets de chez Lequet que pas mal de liégeois dont moi estiment la réputation surfaite. Mais ce n'est pas grave, la prochaine fois, tu viendras à la maison déguster ceux faits maison selon la recette familiale et ancestrale  smiley mr-green

Enfin rentré du boulot. Je prend le temps de faire quelques réponses individuelles quand même parce que vous avez été adorables. 

Je suis arrivé un peu plus tard. Le retard accumulé jusqu'à l'abandon de bouboule et à cause du froid nous a mis très en retard. On s'est retrouvé de faite un cran au dessus des retardataires, on a passé la dernière heure à doubler des gens lessivés pour finir hors délais donc les gens arrêtés par tout comme tu dis ca ne me surprend pas. On a assisté au début de la misère des cyclo trop justes ou détruits par le froid. 

Le café Lequet on a pas eu le choix le Dimanche les adresses que tu m'as conseillé était fermées ou trop loin à pied. Ca a été; il était plein à craqué mais ils ont viré une table de 4 en 30 sec pour nous installer. C'est un établissement "efficace", on avait peur de finir nos assiettes et de se faire jeter à notre tour. Mais on a trouvé ca bon, mais moins que la dernière fois (j'ai oublié le nom)

On a exhibé firement nos médailes à tout le monde smiley cool

Ta recette maison me tente bien un jour ou je repasse par Liège !!

 

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 24/04/2017 22:16

Salut Simon, belle expérience et bonne galère qui me rappelle un peu celle de l'année dernière. Quand tu auras digéré cela te fera de beaux souvenirs.

Je supporte mieux ces conditions difficiles depuis que je mets en 1ère couche des x-bionic. pas donné, mais efficace. En imper, le mieux que j'ai c'est mavic H2O.

Pour moi, les défis à venir sont le BRA en juillet et peut être la Forest'Cime un peu avant. De gros dénivelés en perspective aussi.

Bonne récup, ce sera bon pour dimanche smiley wink

Je continue ma tournée. 

Encore merci, surtout pour le petit message à la fin smiley wink. J'avais les fringues pour ces conditions mais je ne les ai pas emmenées avec moi. Le plus difficile a été les fringues mouillées toute la journée parce une fois la route sèche par +8 °C j'aurais pu rouler en court sans problème mais là c'était difficile.

Je note tes sugestions pour l'avenir smiley smile

Bon courage pour ton BRA ! Si un jour vous faites une sortie longue je vous accompagnerais bien à l'occasion smiley wink

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 24/04/2017 22:23

Félicitations !!! Comme quoi une classique çà se mérite et en regardant à la TV, on ne se rend pas compte de la difficulté ...

En tout cas, belle preuve de courage et de persévérance... donc Bravo

Sur les Flandres, la différence ce seront le vent qui jour encore plus son rôle qu'à liège (mais pas de problème pour t'abriter entre Anvers et le premier mont), les pavés qui sont une torture si surgonflé et source de crevaisons si sous-gonflé, des monts très courts mais très raides et surtout une super ambiance (en Flandres, c'est le weekend national et dans les bosses connues TU seras porté par le public)

 

Mais le pire c'est Roubaix, outre les problèmes mécaniques, il faut se méfier des gars qui ne roulent pas droit et qui t'envoient dans le fossé et ... quand tu arrives, tu ne sens plus des bras ni tes jambes pendant 3 jours...

 

Allez, sur les cinq roses printanières, en voilà une que tu peux fièrement épingler à ton palmarès ! 

Merci Grégory !

C'est un sacré morceau c'est clair, les photos et vidéos ne rendent pas justice à la Redoute. La Ferme Libert est une horreur, surtout après un ravito. Pour ceux qui ne connaissent pas elle amène à un départ de "VTT parc" avec descentes aménagées et remontés mécaniques. Une structure digne d'une station alpine en été, c'est dire la pente.

Habitué à grimper des cols en été et très friand de tout ce qui grimpe, j'ai attaqué les Monuments par celle qui me convient le mieux (ou le moins mal). Je me sent prèt à essayer le pavé ! Roubaix et les Flandre il faut que je les fasse même si la récupération sera encore plus dure. Même si les jambes sont encore lourdes j'ai déjà envie de retenter ma chance sous un meilleur ciel ou mieux équipé. Je connais le tracé désormais !

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 24/04/2017 22:29

Merci Grégory !

C'est un sacré morceau c'est clair, les photos et vidéos ne rendent pas justice à la Redoute. La Ferme Libert est une horreur, surtout après un ravito. Pour ceux qui ne connaissent pas elle amène à un départ de "VTT parc" avec descentes aménagées et remontés mécaniques. Une structure digne d'une station alpine en été, c'est dire la pente.

Habitué à grimper des cols en été et très friand de tout ce qui grimpe, j'ai attaqué les Monuments par celle qui me convient le mieux (ou le moins mal). Je me sent prèt à essayer le pavé ! Roubaix et les Flandre il faut que je les fasse même si la récupération sera encore plus dure. Même si les jambes sont encore lourdes j'ai déjà envie de retenter ma chance sous un meilleur ciel ou mieux équipé. Je connais le tracé désormais !

La Ferme Libert est une horreur, surtout après un ravito. Pour ceux qui ne connaissent pas elle amène à un départ de "VTT parc" avec descentes aménagées et remontés mécaniques. Une structure digne d'une station alpine en été, c'est dire la pente.

Tu ne crois pas si bien dire, c'était justement une station de ski alpin jusqu'à récemment, où c'est devenu un «bikepark».

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 24/04/2017 22:35

Il ne faut quand même pas trop attendre des cyclos de printemps question climat ! Le printemps est après tout la saison la plus imprévisible et la plus instable. Encore plus en Ardenne qu'ailleurs !

C'est pour ça d'ailleurs que, contrairement à la majorité des gens, je n'ai jamais aimé le printemps… 

Quand je lis la galère vécue par Simon et ses compagnons à cause entre autres de leurs mains engourdies par la pluie, ça me conforte dans ma décision récente d'acheter des gants en néoprène. Ce modèle-ci, pour être précis:

https://www.assos.com/en_m/assos-road-cycling-collection/gloves/rainglove-evo7

Gants à utiliser quand il pleut donc, seuls si les températures sont douces, ou par dessus une autre paire de gants longs et fins dans le cas contraire. Pas encore testé, mais vu le prix j'espère que ce sera efficace !

A ton tour Franck,

décidément j'avais ouvert se sujet pour qu'on parle de LBL c'est un peu devenu mon Liège à force. Sans tout ca je ne me serais surement pas aussi bien préparé. On est d'accord j'avais déjà le bon type de braquets smiley wink.

J'aurais pas été contre un 32 mais l'étagement aurait vraiment commencé à être chiant. 70 rpm dans du 20 % c'est déjà un luxe appréciable. Par rapport à mes compagnons d'infortune j'avais l'impression d'avoir le moulinet de pêche Ultegra plutôt que le pédalier smiley mr-green. Au moins la monture était bien. J'avais des 35 mm alu mais pas les moyens de chausser des Neutron ou R0 cette année, pour la prochaine édition surement. Comme dit plusieurs fois, vêtement pas adaptés, j'y penserais aux gants, les doigts c'est une gros point faible chez moi.

Une bien belle expérience dans une bien belle région. C'est vrai que c'est tôt dans l'année j'ai du accélérer la préparation et au final je n'étais pas autant en forme que l'été. Je suis d'autant plus content d'avoir réussi. Je boucle bientôt le mois d'Avril 1500 km en vue, mon record. J'ai passé un cape cette année.

Peut être qu'on se croisera à Bruxelles un de ces jour il faut que j'y retourne absoluement cette année.

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 24/04/2017 22:39

bravo simon ,ça m a rappelé bien des souvenirs décidement  pour les cyclos sur ce LBL la météo c est smiley cry,il faut aller jusqu au bout pour se rendre compte de la difficulté de ce type d épreuve ,elle te restera en bons souvenirs n en doute pas ,j avais été un peu déçu de ma moyenne 26.5 mais le froid n aide vraiment pas ,cette année j ai fait le 230 de vewelghem un peu dans la même optique , pas froid mais un vent ....et pourtant on en redemande ,merci pour le partage

Merci pour les encouragements !

Le gros vent je n'ai jamais vraiment expérimenter encore. Je suis plus grimpeur que flahute mais j'essaye de gouter à tout. Le placement en peloton est une lacqune mais j'y travail doucement. 

Le tracé seul est difficile, le printemps de cette région le rend épouventable. On joue quand même de mal chance, la météo de Paris Roubaix aurait été une merveille, j'en ai déjà les marques des lunettes et des manches courtes, celle de dimanche une bénédiction par rapport à ce qu'on s'est mangé !!

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 24/04/2017 22:46

Mille fois bravo Simon, je n'avais pas imaginé à quel point les conditions météo furent aussi pénibles!

Et devoir faire de longues pauses dans ces conditions, il n'y a rien de pire! Chapeau!

Merci Eric ! 

Ces pauses m'ont tué mais je ne pouvais pas laisser mes compagnons. C'est eux qui m'ont motivé à les rejoindre et quand je démarre une sortie avec quelqu'un je reste jusqu'au bout. Cette météo traitre a du en stoper plus d'un mais dans l'ensemble j'ai vu des centaines de personnes s'acharner aussi, ca donne du courage !

C'est une très belle expérience, le sentiment mitigé laisse rapidement place à l'envie de revenir pour faire encore mieux. J'ai été sidéré des jambes que j'avais au début, l'impression de flotter sur le bitume. Prochaine fois je viens avec un objectif de temps !

++

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 24/04/2017 22:51

On a hâte de découvrir ta superbe aventure. 

Repose toi bien.

Merci à toi pour les encouragements Thibaud !!

Me préparant depuis 2 ans pour la montagne ce n'est finalement pas très différent. J'ai retrouvé mes allures en cols. LEs montées sont plus courtes donc on a moins le temps tourner à plein régime, on toxine un peu plus, finalement en s'entrainant en région volonnée en insistant sur les côtes on se retrouve prèt pour Liège comme pour la Marmotte. Il faut plus porter l'entrainement sur les effort de 10-15 min que ceux de 40-60 min. 

J'ai retrouvé le même plaisir qu'en montagne, je te souhaite de tenter l'aventure ! (sous un ciel bleu si possible)

 

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 24/04/2017 23:00

Bravo à Sylvain et d'avance à Simon aussi... J'attends aussi le CR avec impatience d'autant que le parcours présentait quelques nouveautés (La Ferme Libert donc qui s'annonce comme un sacré morceau pour les pros aujourd'hui, si ça visse...)

Merci Guillaume 

(je suis en train de noircir se sujet à vitesse grand v) smiley innocent

Ca fait plaisir de voir tout le monde impatient de connaitre mon sort sur cette édition. Un saut dans le grand bain génial, j'ai oublié le froid mais j'ai les images pleins la tête. 

Faire la reco ne m'a pas aidé à gagner la course dans les Prono mais j'ai assuré le minimum. La Ferme Libet était raide, attaquée à froid on a l'impression d'être de retour de vacances, avec une valise pleine à craquée de linge sale, fermée avec du scotch parce la glissière est cassée, et de se retrouver au pied d'un escalator interminable de gare Parisienne, évidement en panne. 

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 24/04/2017 23:31

Encore merci à Julien, Marie-Noelle, Olivier. J'espère que je n'oublie personne ! 

Je vais pouvoir retrourner à ma vie habituelle sur le forum :

humour douteux, conseils mécaniques approximatifs et pronostiques foireux

Bonne route à tous

Rdv au prochain épisode !

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 25/04/2017 10:33

Il manque encore le compte-rendu de Clémentine Seta, qui devait participer aussi samedi. Clémentine, si tu nous lis… smiley wink Je suis très curieux de savoir ce que pense de cette randonnée ardennaise quelqu'un qui vient directement de ma région d'origine (Dauphiné-Savoie) !

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 26/04/2017 20:29

Il manque encore le compte-rendu de Clémentine Seta, qui devait participer aussi samedi. Clémentine, si tu nous lis… smiley wink Je suis très curieux de savoir ce que pense de cette randonnée ardennaise quelqu'un qui vient directement de ma région d'origine (Dauphiné-Savoie) !

Pas eu le temps de venir sur le site avant ce soir; et pourtant, j'ai aussi bien tenu le programme affiché: 155 km sur le parcours de LBL, bien suffisants vus les petits 700 bornes que j'avais dans les jambes avant de prendre le départ.

Premier commentaire qui me vient en tête: une journée absolument glaciale; je suis partie un peu plus tôt que Simon et ai donc échappé à la pluie sur les premiers km... mais l'averse m'a rattrapée au moment de la traversée ouest/est: côte de l'ancienne barrière; col de Haute-Levée; col du Rosier sous une pluie terriblement froide. J'ai même été obligée de me réfugier pendant une heure dans un café, à Spa, tellement j'étais frigorifiée...

J'ai fini par repartir en me disant que j'avais passé les points les plus hauts; et, en effet, la température a un peu remonté sur la fin du parcours, comme la route d'ailleurs.

Second commentaire: on voit les côtes à la télé, ça ne paraît pas très pentu; la pente est pourtant impressionnante, et les côtes sont impressionnantes, surtout quand elles s'enchaînent sans répit après les courtes descentes et qu'on les entame les muscles froids. La Redoute: très dure...; la Roche aux Faucons: encore plus horrible car je ne m'attendais pas à ce que cela monte comme cela, ayant emprunté la veille, en voiture, la côte parallèle et débonnaire de Sart-Tilman. J'ai commencé à être mieux dans Saint-Nicolas, avant de caler dans la côte d'Ans, assez rude elle aussi.

Au final: je crois n'avoir jamais eu aussi froid à vélo, et ne m'être jamais fait autant mal aux jambes (mais, là, c'est le manque d'entraînement...)... mais une super journée malgré tout. J'adore de toute façon rouler sur ses routes qui représentent pour moi la légende du vélo: toujours beaucoup d'émotion à aborder les lieux mythiques de ces grandes courses. Et comme je ne peux m'empêcher de penser que le vélo en Belgique, c'est vraiment le vrai vélo... plaisir sans doute un peu maso, mais grand plaisir quand même.

Le lendemain, nous sommes restés voir la course des pros. Départ à Liège, puis on a été se poster dans la Redoute. Ambiance à vivre, entre les odeurs de saucisse grillée, de bière, et de bouse de vache... des conversations bien sympas avec de vrais amateurs de cyclisme, et la fin de la course sur le grand écran placé dans un champ au milieu de la pente... ça vaut tous les spectacles...

J'ai la crève depuis 3 jours, mais je me tâte déjà pour m'inscrire au Tour des Flandres l'an prochain; il faudra juste que je m'astreigne à rouler l'hiver.

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 26/04/2017 22:18

Salut Simon, belle expérience et bonne galère qui me rappelle un peu celle de l'année dernière. Quand tu auras digéré cela te fera de beaux souvenirs.

Je supporte mieux ces conditions difficiles depuis que je mets en 1ère couche des x-bionic. pas donné, mais efficace. En imper, le mieux que j'ai c'est mavic H2O.

Pour moi, les défis à venir sont le BRA en juillet et peut être la Forest'Cime un peu avant. De gros dénivelés en perspective aussi.

Bonne récup, ce sera bon pour dimanche smiley wink

Ce serait sympa de t'y rencontrer mais avec tout ce monde, ce ne sera pas chose simple. Tu le fera sur un ou deux jours?

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 26/04/2017 22:58

Ce serait sympa de t'y rencontrer mais avec tout ce monde, ce ne sera pas chose simple. Tu le fera sur un ou deux jours?

On le fera sur 2 jours histoire de mieux apprécier l'environnementsmiley cool

On a les moyens, je pense, de le faire sur une journée, mais si c'est pour terminer carbonisé on appréciera moins.

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 27/04/2017 10:20

Pas eu le temps de venir sur le site avant ce soir; et pourtant, j'ai aussi bien tenu le programme affiché: 155 km sur le parcours de LBL, bien suffisants vus les petits 700 bornes que j'avais dans les jambes avant de prendre le départ.

Premier commentaire qui me vient en tête: une journée absolument glaciale; je suis partie un peu plus tôt que Simon et ai donc échappé à la pluie sur les premiers km... mais l'averse m'a rattrapée au moment de la traversée ouest/est: côte de l'ancienne barrière; col de Haute-Levée; col du Rosier sous une pluie terriblement froide. J'ai même été obligée de me réfugier pendant une heure dans un café, à Spa, tellement j'étais frigorifiée...

J'ai fini par repartir en me disant que j'avais passé les points les plus hauts; et, en effet, la température a un peu remonté sur la fin du parcours, comme la route d'ailleurs.

Second commentaire: on voit les côtes à la télé, ça ne paraît pas très pentu; la pente est pourtant impressionnante, et les côtes sont impressionnantes, surtout quand elles s'enchaînent sans répit après les courtes descentes et qu'on les entame les muscles froids. La Redoute: très dure...; la Roche aux Faucons: encore plus horrible car je ne m'attendais pas à ce que cela monte comme cela, ayant emprunté la veille, en voiture, la côte parallèle et débonnaire de Sart-Tilman. J'ai commencé à être mieux dans Saint-Nicolas, avant de caler dans la côte d'Ans, assez rude elle aussi.

Au final: je crois n'avoir jamais eu aussi froid à vélo, et ne m'être jamais fait autant mal aux jambes (mais, là, c'est le manque d'entraînement...)... mais une super journée malgré tout. J'adore de toute façon rouler sur ses routes qui représentent pour moi la légende du vélo: toujours beaucoup d'émotion à aborder les lieux mythiques de ces grandes courses. Et comme je ne peux m'empêcher de penser que le vélo en Belgique, c'est vraiment le vrai vélo... plaisir sans doute un peu maso, mais grand plaisir quand même.

Le lendemain, nous sommes restés voir la course des pros. Départ à Liège, puis on a été se poster dans la Redoute. Ambiance à vivre, entre les odeurs de saucisse grillée, de bière, et de bouse de vache... des conversations bien sympas avec de vrais amateurs de cyclisme, et la fin de la course sur le grand écran placé dans un champ au milieu de la pente... ça vaut tous les spectacles...

J'ai la crève depuis 3 jours, mais je me tâte déjà pour m'inscrire au Tour des Flandres l'an prochain; il faudra juste que je m'astreigne à rouler l'hiver.

Bravo ! Belle persévérance par ce froid, avec ce circuit médian qui est déjà un sacré morceau à avaler !

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 27/04/2017 10:27

Pas eu le temps de venir sur le site avant ce soir; et pourtant, j'ai aussi bien tenu le programme affiché: 155 km sur le parcours de LBL, bien suffisants vus les petits 700 bornes que j'avais dans les jambes avant de prendre le départ.

Premier commentaire qui me vient en tête: une journée absolument glaciale; je suis partie un peu plus tôt que Simon et ai donc échappé à la pluie sur les premiers km... mais l'averse m'a rattrapée au moment de la traversée ouest/est: côte de l'ancienne barrière; col de Haute-Levée; col du Rosier sous une pluie terriblement froide. J'ai même été obligée de me réfugier pendant une heure dans un café, à Spa, tellement j'étais frigorifiée...

J'ai fini par repartir en me disant que j'avais passé les points les plus hauts; et, en effet, la température a un peu remonté sur la fin du parcours, comme la route d'ailleurs.

Second commentaire: on voit les côtes à la télé, ça ne paraît pas très pentu; la pente est pourtant impressionnante, et les côtes sont impressionnantes, surtout quand elles s'enchaînent sans répit après les courtes descentes et qu'on les entame les muscles froids. La Redoute: très dure...; la Roche aux Faucons: encore plus horrible car je ne m'attendais pas à ce que cela monte comme cela, ayant emprunté la veille, en voiture, la côte parallèle et débonnaire de Sart-Tilman. J'ai commencé à être mieux dans Saint-Nicolas, avant de caler dans la côte d'Ans, assez rude elle aussi.

Au final: je crois n'avoir jamais eu aussi froid à vélo, et ne m'être jamais fait autant mal aux jambes (mais, là, c'est le manque d'entraînement...)... mais une super journée malgré tout. J'adore de toute façon rouler sur ses routes qui représentent pour moi la légende du vélo: toujours beaucoup d'émotion à aborder les lieux mythiques de ces grandes courses. Et comme je ne peux m'empêcher de penser que le vélo en Belgique, c'est vraiment le vrai vélo... plaisir sans doute un peu maso, mais grand plaisir quand même.

Le lendemain, nous sommes restés voir la course des pros. Départ à Liège, puis on a été se poster dans la Redoute. Ambiance à vivre, entre les odeurs de saucisse grillée, de bière, et de bouse de vache... des conversations bien sympas avec de vrais amateurs de cyclisme, et la fin de la course sur le grand écran placé dans un champ au milieu de la pente... ça vaut tous les spectacles...

J'ai la crève depuis 3 jours, mais je me tâte déjà pour m'inscrire au Tour des Flandres l'an prochain; il faudra juste que je m'astreigne à rouler l'hiver.

Bravo; les Ardennes sous vent de Nord et pluie c'est terrible, le choix de la tenue vestimentaire est absolument essentielle même au "printemps". Il vaut mieux avoir trop chaud si le temps change que l'inverse.

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 27/04/2017 10:55

Pas eu le temps de venir sur le site avant ce soir; et pourtant, j'ai aussi bien tenu le programme affiché: 155 km sur le parcours de LBL, bien suffisants vus les petits 700 bornes que j'avais dans les jambes avant de prendre le départ.

Premier commentaire qui me vient en tête: une journée absolument glaciale; je suis partie un peu plus tôt que Simon et ai donc échappé à la pluie sur les premiers km... mais l'averse m'a rattrapée au moment de la traversée ouest/est: côte de l'ancienne barrière; col de Haute-Levée; col du Rosier sous une pluie terriblement froide. J'ai même été obligée de me réfugier pendant une heure dans un café, à Spa, tellement j'étais frigorifiée...

J'ai fini par repartir en me disant que j'avais passé les points les plus hauts; et, en effet, la température a un peu remonté sur la fin du parcours, comme la route d'ailleurs.

Second commentaire: on voit les côtes à la télé, ça ne paraît pas très pentu; la pente est pourtant impressionnante, et les côtes sont impressionnantes, surtout quand elles s'enchaînent sans répit après les courtes descentes et qu'on les entame les muscles froids. La Redoute: très dure...; la Roche aux Faucons: encore plus horrible car je ne m'attendais pas à ce que cela monte comme cela, ayant emprunté la veille, en voiture, la côte parallèle et débonnaire de Sart-Tilman. J'ai commencé à être mieux dans Saint-Nicolas, avant de caler dans la côte d'Ans, assez rude elle aussi.

Au final: je crois n'avoir jamais eu aussi froid à vélo, et ne m'être jamais fait autant mal aux jambes (mais, là, c'est le manque d'entraînement...)... mais une super journée malgré tout. J'adore de toute façon rouler sur ses routes qui représentent pour moi la légende du vélo: toujours beaucoup d'émotion à aborder les lieux mythiques de ces grandes courses. Et comme je ne peux m'empêcher de penser que le vélo en Belgique, c'est vraiment le vrai vélo... plaisir sans doute un peu maso, mais grand plaisir quand même.

Le lendemain, nous sommes restés voir la course des pros. Départ à Liège, puis on a été se poster dans la Redoute. Ambiance à vivre, entre les odeurs de saucisse grillée, de bière, et de bouse de vache... des conversations bien sympas avec de vrais amateurs de cyclisme, et la fin de la course sur le grand écran placé dans un champ au milieu de la pente... ça vaut tous les spectacles...

J'ai la crève depuis 3 jours, mais je me tâte déjà pour m'inscrire au Tour des Flandres l'an prochain; il faudra juste que je m'astreigne à rouler l'hiver.

Ah ben bravo également.

Sur la pente effectivement la télé écrase souvent, mais des bosses comme la Ferme Libert, la Redoute ou la RaF, on imagine bien quand même comment c'est raide. A la télé quand ils montraient la Ferme Libert on voyait bien les variations de pente, impressionnant quand même si on se dit que les endroits où ça parait plat, c'est au moins du 7-8%.smiley wink

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 27/04/2017 11:41

Pas eu le temps de venir sur le site avant ce soir; et pourtant, j'ai aussi bien tenu le programme affiché: 155 km sur le parcours de LBL, bien suffisants vus les petits 700 bornes que j'avais dans les jambes avant de prendre le départ.

Premier commentaire qui me vient en tête: une journée absolument glaciale; je suis partie un peu plus tôt que Simon et ai donc échappé à la pluie sur les premiers km... mais l'averse m'a rattrapée au moment de la traversée ouest/est: côte de l'ancienne barrière; col de Haute-Levée; col du Rosier sous une pluie terriblement froide. J'ai même été obligée de me réfugier pendant une heure dans un café, à Spa, tellement j'étais frigorifiée...

J'ai fini par repartir en me disant que j'avais passé les points les plus hauts; et, en effet, la température a un peu remonté sur la fin du parcours, comme la route d'ailleurs.

Second commentaire: on voit les côtes à la télé, ça ne paraît pas très pentu; la pente est pourtant impressionnante, et les côtes sont impressionnantes, surtout quand elles s'enchaînent sans répit après les courtes descentes et qu'on les entame les muscles froids. La Redoute: très dure...; la Roche aux Faucons: encore plus horrible car je ne m'attendais pas à ce que cela monte comme cela, ayant emprunté la veille, en voiture, la côte parallèle et débonnaire de Sart-Tilman. J'ai commencé à être mieux dans Saint-Nicolas, avant de caler dans la côte d'Ans, assez rude elle aussi.

Au final: je crois n'avoir jamais eu aussi froid à vélo, et ne m'être jamais fait autant mal aux jambes (mais, là, c'est le manque d'entraînement...)... mais une super journée malgré tout. J'adore de toute façon rouler sur ses routes qui représentent pour moi la légende du vélo: toujours beaucoup d'émotion à aborder les lieux mythiques de ces grandes courses. Et comme je ne peux m'empêcher de penser que le vélo en Belgique, c'est vraiment le vrai vélo... plaisir sans doute un peu maso, mais grand plaisir quand même.

Le lendemain, nous sommes restés voir la course des pros. Départ à Liège, puis on a été se poster dans la Redoute. Ambiance à vivre, entre les odeurs de saucisse grillée, de bière, et de bouse de vache... des conversations bien sympas avec de vrais amateurs de cyclisme, et la fin de la course sur le grand écran placé dans un champ au milieu de la pente... ça vaut tous les spectacles...

J'ai la crève depuis 3 jours, mais je me tâte déjà pour m'inscrire au Tour des Flandres l'an prochain; il faudra juste que je m'astreigne à rouler l'hiver.

Chapeau Clémentine pour ton LBL dans des conditions peu évidentes!

Un jour, faudrait que je m'essaie à ce genre de rando qui reprennent le parcours des pro...

Répondre Prévenir le modérateur

Répondre

Modifier mon abonnement aux réponses de ce sujet

Retour au forum Route > Cyclosport Haut de page

Sea Otter

Sport 101 Facebook V4

INSCRIPTION EN LIGNE
dimanche 07 avril 2019
samedi 13 avril 2019
dimanche 14 avril 2019
lundi 22 avril 2019
dimanche 28 avril 2019

VOIR TOUTES LES EPREUVES