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Forum Route Cyclosport • Les pionniers du cyclosport, que sont ils devenus?

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envoyé le 02/03/2018 17:38

Merci Jean François; ce fut ma première cyclo de haute montagne, sa difficulté venait du fait que le plus gros du dénivelé arrivait dans les 70 derniers km, un fameux chantier comme on dit.

Eric, mes yeux ne connaissent de toi qu'un vallon enneigé. J'espère que si tu apparais sur la vidéo tu nous indiqueras à quel endroit smiley cool

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envoyé le 02/03/2018 17:50

Eric, mes yeux ne connaissent de toi qu'un vallon enneigé. J'espère que si tu apparais sur la vidéo tu nous indiqueras à quel endroit smiley cool

Ce n'était pas cette année là, c'était en 92 puis en 94smiley wink

Au fait il est dommage que Sportcom ne publie pas les résultats des Bahamontès; ils le font bien pour d'autres comme la Marmottesmiley undecided

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envoyé le 02/03/2018 18:09

Que de messages, c'est vrai que j'arrive en retard. OUI belle vidéo que l'on survole un peu. Et bien entendu des maillots du CT Montferrand, puisque lauréats du challenge Inter clubs en 1987, nous sommes venus 30 en 1988. 13 or, 8 argent, 7 bronze et 2 marmottons, et curieusement battus par Cycle Tour Hollande ( ah déjà ), car nous avions une pénalité, et je n'arrive pas à savoir ce jour, si c'était en tant qu'ex 1er ou avec un siège déclaré plus près que les Hollandais.

Ah les souvenirs ! Cela remue, et je suis heureux que mes notes soient bonnes. Car effectivement le nouveau tracé date de 1989, et nous a coûté 8', faisant que le télégraphe n'était plus la mi-temps.

Jean François, MERCI de nous sortir de la somnolence, et si vraiment tu veux boire, regarde le dépliant OLympe 90, le col du Pré c'est dur. Pour l'Isard c'est Richard BERAUD qui me précède, et tout comme les vaches nous n'avons jamais réclamés le droit à l'image. C'était une autre époque, les acteurs aussi étaient différents, et ne réclamaient pas de sponsorisation pour se déplacer.

"...Ah les souvenirs ! Cela remue, et je suis heureux que mes notes soient bonnes. Car effectivement le nouveau tracé date de 1989, et nous a coûté 8', faisant que le télégraphe n'était plus la mi-temps...."

J'étais intrigué par ces 8' de débours pour la descente dans le creux sur la nouvelle route mais je n'avais pas sur le moment le temps de vérifier.

J'ai donc repris mes notes de mes temps de passage à la CdF

1987 1h38'30" (à 10' de la tête)

1988 1h37'30"

1989 1h41'45" (à 2' de la tête)

1991 1h46'04"

Avant 1991 je mémorisais mes temps de passage lus à ma montre (pas de chrono). En 1991 j'avais un cardio. avec mémoire, c'est donc très précis.

En fait, avec les 8' que tu indiques tout devient cohérent. Je ne suis pas du tout du matin et le départ des cyclosportives était pour moi une galère quand il fallait partir à 6h ou 7h. 

A force d'en faire cela s'est amélioré et je ne sais pas ce qu'il s'est passé en 1989, levé du bon pied?, réveillé par la pluie? je ne sentais pas les pédales et par rapport à la tête de course j'avais gagné 8' si l'on compare à 1987 (2' de retard au lieu de 10).

En 1991 je m'étais basé sur mon cardio et je m'étais efforcé de ne dépasser 155 bpm que brièvement (j'avais déterminé un seuil à 157 à l'entraînement)

Tout devient cohérent car en 1989 je me suis un peu flingué en partant trop vite sans me rendre compte, si bien qu'il m'a fallu 1h11' pour l'Alpe contre ~ 1h04' en 1987.

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envoyé le 02/03/2018 19:59

"...Ah les souvenirs ! Cela remue, et je suis heureux que mes notes soient bonnes. Car effectivement le nouveau tracé date de 1989, et nous a coûté 8', faisant que le télégraphe n'était plus la mi-temps...."

J'étais intrigué par ces 8' de débours pour la descente dans le creux sur la nouvelle route mais je n'avais pas sur le moment le temps de vérifier.

J'ai donc repris mes notes de mes temps de passage à la CdF

1987 1h38'30" (à 10' de la tête)

1988 1h37'30"

1989 1h41'45" (à 2' de la tête)

1991 1h46'04"

Avant 1991 je mémorisais mes temps de passage lus à ma montre (pas de chrono). En 1991 j'avais un cardio. avec mémoire, c'est donc très précis.

En fait, avec les 8' que tu indiques tout devient cohérent. Je ne suis pas du tout du matin et le départ des cyclosportives était pour moi une galère quand il fallait partir à 6h ou 7h. 

A force d'en faire cela s'est amélioré et je ne sais pas ce qu'il s'est passé en 1989, levé du bon pied?, réveillé par la pluie? je ne sentais pas les pédales et par rapport à la tête de course j'avais gagné 8' si l'on compare à 1987 (2' de retard au lieu de 10).

En 1991 je m'étais basé sur mon cardio et je m'étais efforcé de ne dépasser 155 bpm que brièvement (j'avais déterminé un seuil à 157 à l'entraînement)

Tout devient cohérent car en 1989 je me suis un peu flingué en partant trop vite sans me rendre compte, si bien qu'il m'a fallu 1h11' pour l'Alpe contre ~ 1h04' en 1987.

Comment te répondre ? Et bien avec des chiffres aussi.

1982 : c'est spécial, c'est la première à Allemond une petite route nous conduisait sur les hauteurs et on rejoignait la D43 à l'altitude 854, avec ma crevaison pneu - de 1h45'. Et on le faisais en CLM ( départs par catégories d'âge)

1983 : 1 h39' avec le groupe de tête

1984 : 1 h 37 avec le groupe de tête

1985 : 1 h 35 avec le groupe de tête   . 1987 (pas noté)

1988 : 1 h 38', 50e estimé à 6' de Rota/Mareuil

Et la suite sur le nouveau tracé, et en réalité je n'ai plus souvenir de l'inauguration de la route amenant sur la digue du barrage. Pour te répondre j'ai ressorti une Michelin 77, notée 11e édition de 1978. Celle -ci donne Rochetaillée - carrefour sous le Glandon 27 km, et reste les 2,5 pour la Cx de Fer.

Voilà, ce sont vraiment des souvenirs, et tu avoues très justement que tu n'aimais pas trop la L.B, et je te comprends car les départs c'était quelque chose avec la rampe des Verneys au bout de 5/6' de vélo.

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envoyé le 02/03/2018 20:08

Bonjour, voici ma dernière pièce à la revisite des épreuves organisées en 1988 par Sport Organisation: 

L'Isard Bahamontes Argeles Gazost - Hautacam  le 23 juillet 1988  

J'espère que vous aurez autant de plaisir que j'en ai eu à vous replonger 30 ans en arrière. 

J'y ai aperçu Bernard P. au col de l'Aubisque (en 29:32) et me semble-t'il aussi sous la banderole de départ. 

J'ai aperçu aussi d'autres têtes connues mais sans pouvoir les nommer.

https://www.youtube.com/watch?v=VQcwD6PAVMo

Une fois de plus ce forum sera l'occasion de compléter les informations sous forme d'échanges smiley smile

j'ai cherché dans mes archives mais j'ai participé seulement à l'édition de 1987 de l'isard, quel beau parcours.

Dans mes recherches j'ai trouvé une participation à une épreuve de sport organisations, la Pétillante qui se souvient de cette épreuve de 1994 ?

 

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envoyé le 02/03/2018 20:29

j'ai cherché dans mes archives mais j'ai participé seulement à l'édition de 1987 de l'isard, quel beau parcours.

Dans mes recherches j'ai trouvé une participation à une épreuve de sport organisations, la Pétillante qui se souvient de cette épreuve de 1994 ?

 

La Pétillante était née après les championnats de France à Avize en Champagne en 1992 (victoire de Leblanc), dans la région d'Epernay au sud de la montagne de Reims. Je ne l'ai pas faite; par contre j'ai fait en 2015 les routes de Picardie qui reprennent le même genre de circuit (à Vertus). Belle région!

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envoyé le 04/03/2018 08:56

Ce n'était pas cette année là, c'était en 92 puis en 94smiley wink

Au fait il est dommage que Sportcom ne publie pas les résultats des Bahamontès; ils le font bien pour d'autres comme la Marmottesmiley undecided

Eric, Le Cycle a publié les résultats de toutes les épreuves Sport Organisation en 1988 et 1989 (et peut-être au delà) dans un numéro spécial. On peut s'entraider pour partager les résultats qui manquent...

Pour ceux qui étaient à l'Isard Bahamontes en 1988 voici les résultats publiés dans le journal La Dépèche (uniquement les 25 premiers):

http://bit.ly/2FcOpH8

Je peux aussi mettre en ligne l'ensemble des résultats publiés dans le supplément du Cycle.

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envoyé le 05/03/2018 12:11

Hélas je n'ai gardé aucune archive ni des courses ni des cyclos.

En effet en 1987-88 quand j'ai commencé à faire du VTT j'ai vendu toutes mes revues,articles de journaux,  affiches, cartes, objets divers pour m'acheter d'occas' un VTT Mécacycle....

Je n'avais pas d'A Photo  et j'ai très peu de photos prises par d'autres.

Il n'y a que depuis une dizaine d'années que j'ai un APN mais je fais de moins en moins de cyclos. Je prends surtout les paysages. Je ne fais même plus les cyclos montagnardes. La vie de famille donc avec les petits enfants ne permet pas les mêmes activités.

Faire un Cinglé du Ventoux, même sans préparation, c'est toujours possible, avec un triple.

 

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envoyé le 05/03/2018 18:04

Hélas je n'ai gardé aucune archive ni des courses ni des cyclos.

En effet en 1987-88 quand j'ai commencé à faire du VTT j'ai vendu toutes mes revues,articles de journaux,  affiches, cartes, objets divers pour m'acheter d'occas' un VTT Mécacycle....

Je n'avais pas d'A Photo  et j'ai très peu de photos prises par d'autres.

Il n'y a que depuis une dizaine d'années que j'ai un APN mais je fais de moins en moins de cyclos. Je prends surtout les paysages. Je ne fais même plus les cyclos montagnardes. La vie de famille donc avec les petits enfants ne permet pas les mêmes activités.

Faire un Cinglé du Ventoux, même sans préparation, c'est toujours possible, avec un triple.

 

si tu te décides envoie moi n MP je t'accompagnerais n'habitant pas très loin cela sera avec plaisir 

bon vélo

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envoyé le 06/01/2019 00:10

Bonjour,

Très bonne idée de revenir sur les débuts du cyclosport d'autant que la discipline est née en France avec la Marmotte. Et j'ai eu la chance de connaitre les premières années du cyclosport.....ne cherchez pas mes résultats dans les premières places!! Mais j'ai eu la chance aussi de boucler 175 cyclosportives, parcours Master, pour la plupart du Grand Trophée pendant près de 20 ans: les débuts avec le Trophée d'Or et Yann Contat qui fut, lui, le pionnier organisateur des premières cyclosportives.

Et le plaisir de connaitre les premières B Hinault, , le Chevreuil devenu J Anquetil, Epervier, L Bobet etc etc puis le Grand Trophée. Et au hasard des épreuves, lier des amitiés avec par exemple Didier Miranda ( 1er Français vainqueur de la Marmotte et la même année vainqueur  de la 1ère des 3 Ballons). D Miranda et son team Cyfac: Serge Giorgalla, H Rico entre autres.

Souvenirs, souvenirs, excellents souvenirs de champions dont la modestie et la gentillesse ne se sont jamais démenties et ont incité un modeste cyclosportif comme moi à persévérer dans cette discipline exigeante et atteindre mes modestes objectifs!

Tout le monde a "vieilli", le cyclosport est toujours là, même s'il a quelque peu changé, des liens existent toujours entre celles et ceux qui ont , comme moi, souvent galéré sur les pentes des Alpes, des Pyrénées....ou des Vosges et ces liens, souvent tissés dans la douleur, sont quasi indéfectibles!

J'allais oublier, plus récemment, un certain E Leblacher, ex pro de la FDJ,d'une modestie et d'une gentillesse à toute épreuve et bien sûr d'autres noms, plus anonymes, mais avec qui j'ai eu le plaisir de partager des moments certes difficiles mais inoubliables.

Excellent idée d'avoir créé ce post car chacun doit avoir ce genre de souvenir, au delà de celles et ceux qui ont connu la joie de la victoire et qui ont été cités précédemment.

Bonne continuation à tous.......et bonnes fêtes de fin d'année

Bonjour J.Claude

Quelle agréable surprise pour moi de découvrir qu'en 2017 il y avait quelque part sur internet un forum consacré aux pionniers du cyclosport.

Je reconnais beaucoup de noms cités dans vos différents témoignages, souvent émouvant. Ainsi que beaucoup de dépositaires de messages.

A cause de moi certains ont vu leur femme les quitter. Et oui pour faire "La Marmotte", c'est 3000 à 5000 km nécessaires d'entrainement, exécutés le weekend ou/et en semaine. Et donc pas souvent présent à la maison.

Mais d'autres y ont trouvé l'amour :)

Ce que j'ai adoré le plus dans cette aventure de "La Marmotte", c'est ce petit geste sympa ou ce petit mot d'encouragement délivré par des participants "cuits" doublant d'autres participants à l'agonie dans les derniers lacets du Galibier ou dans les mythiques virages de l'Alpe. A quelques kilomètres seulement du graal, la ligne d'arrivée.

C'est quand le dernier est arrivé entre 22h et 23h, sur une ligne d'arrivée identique au premier et j'y tenait particulièrement que nous avons inventé le "Marmotton" avec un délai limite pour attaquer l montée de l'Alpe.

Pensez à saluer pour moi Bruno Gormand patron de Mavic quand vous passerez au virage N° 11 à côté de la plaque que j'ai posé en son honneur.

Sur une simple poignée de main nous avons conclu un contrat qui nous a lié pour toujours.

C'est grâce à lui que j'ai créé la sarl Sports Organisation, devenue rapidement une Société Anonyme, et qui m'a permis de créer 6 à 8 empois à l'année et une vingtaine en saison.

Je me suis toujours plus passionné par les derniers que par la tête de "course".

J'ai toujours décrit la Marmotte comme un accordéon que l'on ouvre par l'avant et que l'on referme par l'arrière. Et quand le premier arrivait à l'Alpe, les derniers étaient au début de l'ascension du Télégraphe, soit plus de 80 km de course à surveiller.

Avec mon père au commande de la voiture balai qui motivait comme personne le ou les derniers devant lui. Ce que c'était beau et émouvant de voir arriver les derniers venir étreindre mon père pour leur avoir permis de toucher au graal de la ligne d'arrivée. Car il y a ceux qui ont fit la "Marmotte" et ceux qui ont franchi dans les délais la ligne d'arrivée à l'Alpe d'Huez.

Et tel un Saint Bernard, entre ma voiture et mon hélico je veillai à votre sécurité auprès de vous et plus souvent au dessus de vous. La sécurité, c'était pour moi ma priorité, la chose essentielle de la réussite de La Marmotte, et ce dès le coup de sifflet matinale sur le parking du super marché de Bourg d'Oisans et sa longue ligne droite en direction de Rochetaillée.

Et puis il y avait l'aventure des coulisses de la Marmotte.

Lors de l'une des premières Marmotte, le camion de ravitaillement pour Valloire avait été préparé la veille, mais on vient me trouver à moins de 10 minutes du départ pour me signaler que le chauffeur et son équipe prévus n'était pas venu. le camion attendait sur le parking.

Mon premier sponsor, J.Claude Chabert présent à côté de moi et qui allait monter dans l'hélico porte ouverte avec moi, le cameraman et le photographe, s'est proposé spontanément pour prendre le camion et pour partir avec sa femme tenir au pied levé le ravitaillement de Valloire, et naturellement sans savoir ce qu'il y avait dans le camion.

Pendant 10 ans, c'est lui et toute sa famille qui vous ont accueilli à Valloire.

C'était çà aussi ma Marmotte, gérer les imprévus, les chutes, les malaises.

Si c'était à refaire, je recommencerai avec la même passion.

Lors de la première Marmotte (les deux catégories de femmes partaient séparément quelques minutes avant les catégories hommes) le Dauphiné Libéré avait titré le lendemain : "Monique ROIG des cimes ! " en hommage à la seule femme qui a franchi la première la ligne d'arrivée de l'histoire de La Marmotte.

Merci à vous toutes et à vous tous, il y a ceux qui font du vélo, et ceux qui ont fait la Marmotte.

En cette année 2019 qui commence je vous souhaite la santé, le bonheur et continuez à vivre à fond votre passion.

Amitiés sportives

Yan CONTAT

le 05/01/2019

 

 

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envoyé le 06/01/2019 00:54

Bonjour J.Claude

Quelle agréable surprise pour moi de découvrir qu'en 2017 il y avait quelque part sur internet un forum consacré aux pionniers du cyclosport.

Je reconnais beaucoup de noms cités dans vos différents témoignages, souvent émouvant. Ainsi que beaucoup de dépositaires de messages.

A cause de moi certains ont vu leur femme les quitter. Et oui pour faire "La Marmotte", c'est 3000 à 5000 km nécessaires d'entrainement, exécutés le weekend ou/et en semaine. Et donc pas souvent présent à la maison.

Mais d'autres y ont trouvé l'amour :)

Ce que j'ai adoré le plus dans cette aventure de "La Marmotte", c'est ce petit geste sympa ou ce petit mot d'encouragement délivré par des participants "cuits" doublant d'autres participants à l'agonie dans les derniers lacets du Galibier ou dans les mythiques virages de l'Alpe. A quelques kilomètres seulement du graal, la ligne d'arrivée.

C'est quand le dernier est arrivé entre 22h et 23h, sur une ligne d'arrivée identique au premier et j'y tenait particulièrement que nous avons inventé le "Marmotton" avec un délai limite pour attaquer l montée de l'Alpe.

Pensez à saluer pour moi Bruno Gormand patron de Mavic quand vous passerez au virage N° 11 à côté de la plaque que j'ai posé en son honneur.

Sur une simple poignée de main nous avons conclu un contrat qui nous a lié pour toujours.

C'est grâce à lui que j'ai créé la sarl Sports Organisation, devenue rapidement une Société Anonyme, et qui m'a permis de créer 6 à 8 empois à l'année et une vingtaine en saison.

Je me suis toujours plus passionné par les derniers que par la tête de "course".

J'ai toujours décrit la Marmotte comme un accordéon que l'on ouvre par l'avant et que l'on referme par l'arrière. Et quand le premier arrivait à l'Alpe, les derniers étaient au début de l'ascension du Télégraphe, soit plus de 80 km de course à surveiller.

Avec mon père au commande de la voiture balai qui motivait comme personne le ou les derniers devant lui. Ce que c'était beau et émouvant de voir arriver les derniers venir étreindre mon père pour leur avoir permis de toucher au graal de la ligne d'arrivée. Car il y a ceux qui ont fit la "Marmotte" et ceux qui ont franchi dans les délais la ligne d'arrivée à l'Alpe d'Huez.

Et tel un Saint Bernard, entre ma voiture et mon hélico je veillai à votre sécurité auprès de vous et plus souvent au dessus de vous. La sécurité, c'était pour moi ma priorité, la chose essentielle de la réussite de La Marmotte, et ce dès le coup de sifflet matinale sur le parking du super marché de Bourg d'Oisans et sa longue ligne droite en direction de Rochetaillée.

Et puis il y avait l'aventure des coulisses de la Marmotte.

Lors de l'une des premières Marmotte, le camion de ravitaillement pour Valloire avait été préparé la veille, mais on vient me trouver à moins de 10 minutes du départ pour me signaler que le chauffeur et son équipe prévus n'était pas venu. le camion attendait sur le parking.

Mon premier sponsor, J.Claude Chabert présent à côté de moi et qui allait monter dans l'hélico porte ouverte avec moi, le cameraman et le photographe, s'est proposé spontanément pour prendre le camion et pour partir avec sa femme tenir au pied levé le ravitaillement de Valloire, et naturellement sans savoir ce qu'il y avait dans le camion.

Pendant 10 ans, c'est lui et toute sa famille qui vous ont accueilli à Valloire.

C'était çà aussi ma Marmotte, gérer les imprévus, les chutes, les malaises.

Si c'était à refaire, je recommencerai avec la même passion.

Lors de la première Marmotte (les deux catégories de femmes partaient séparément quelques minutes avant les catégories hommes) le Dauphiné Libéré avait titré le lendemain : "Monique ROIG des cimes ! " en hommage à la seule femme qui a franchi la première la ligne d'arrivée de l'histoire de La Marmotte.

Merci à vous toutes et à vous tous, il y a ceux qui font du vélo, et ceux qui ont fait la Marmotte.

En cette année 2019 qui commence je vous souhaite la santé, le bonheur et continuez à vivre à fond votre passion.

Amitiés sportives

Yan CONTAT

le 05/01/2019

 

 

Salut Yan,

Puisque te voilà forumeur sur velo101 je me permets de te tutoyer en te présentant par la même occasion mes meilleurs vœux pour la nouvelle année.

Il est tard et il y aurait tant à dire que je préfère en rester là pour aujourd'hui.

Quoi qu'il en soit, bienvenue ici smiley smile où tu as ta place plus que quiconque.

 

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envoyé le 06/01/2019 08:16

Bonjour J.Claude

Quelle agréable surprise pour moi de découvrir qu'en 2017 il y avait quelque part sur internet un forum consacré aux pionniers du cyclosport.

Je reconnais beaucoup de noms cités dans vos différents témoignages, souvent émouvant. Ainsi que beaucoup de dépositaires de messages.

A cause de moi certains ont vu leur femme les quitter. Et oui pour faire "La Marmotte", c'est 3000 à 5000 km nécessaires d'entrainement, exécutés le weekend ou/et en semaine. Et donc pas souvent présent à la maison.

Mais d'autres y ont trouvé l'amour :)

Ce que j'ai adoré le plus dans cette aventure de "La Marmotte", c'est ce petit geste sympa ou ce petit mot d'encouragement délivré par des participants "cuits" doublant d'autres participants à l'agonie dans les derniers lacets du Galibier ou dans les mythiques virages de l'Alpe. A quelques kilomètres seulement du graal, la ligne d'arrivée.

C'est quand le dernier est arrivé entre 22h et 23h, sur une ligne d'arrivée identique au premier et j'y tenait particulièrement que nous avons inventé le "Marmotton" avec un délai limite pour attaquer l montée de l'Alpe.

Pensez à saluer pour moi Bruno Gormand patron de Mavic quand vous passerez au virage N° 11 à côté de la plaque que j'ai posé en son honneur.

Sur une simple poignée de main nous avons conclu un contrat qui nous a lié pour toujours.

C'est grâce à lui que j'ai créé la sarl Sports Organisation, devenue rapidement une Société Anonyme, et qui m'a permis de créer 6 à 8 empois à l'année et une vingtaine en saison.

Je me suis toujours plus passionné par les derniers que par la tête de "course".

J'ai toujours décrit la Marmotte comme un accordéon que l'on ouvre par l'avant et que l'on referme par l'arrière. Et quand le premier arrivait à l'Alpe, les derniers étaient au début de l'ascension du Télégraphe, soit plus de 80 km de course à surveiller.

Avec mon père au commande de la voiture balai qui motivait comme personne le ou les derniers devant lui. Ce que c'était beau et émouvant de voir arriver les derniers venir étreindre mon père pour leur avoir permis de toucher au graal de la ligne d'arrivée. Car il y a ceux qui ont fit la "Marmotte" et ceux qui ont franchi dans les délais la ligne d'arrivée à l'Alpe d'Huez.

Et tel un Saint Bernard, entre ma voiture et mon hélico je veillai à votre sécurité auprès de vous et plus souvent au dessus de vous. La sécurité, c'était pour moi ma priorité, la chose essentielle de la réussite de La Marmotte, et ce dès le coup de sifflet matinale sur le parking du super marché de Bourg d'Oisans et sa longue ligne droite en direction de Rochetaillée.

Et puis il y avait l'aventure des coulisses de la Marmotte.

Lors de l'une des premières Marmotte, le camion de ravitaillement pour Valloire avait été préparé la veille, mais on vient me trouver à moins de 10 minutes du départ pour me signaler que le chauffeur et son équipe prévus n'était pas venu. le camion attendait sur le parking.

Mon premier sponsor, J.Claude Chabert présent à côté de moi et qui allait monter dans l'hélico porte ouverte avec moi, le cameraman et le photographe, s'est proposé spontanément pour prendre le camion et pour partir avec sa femme tenir au pied levé le ravitaillement de Valloire, et naturellement sans savoir ce qu'il y avait dans le camion.

Pendant 10 ans, c'est lui et toute sa famille qui vous ont accueilli à Valloire.

C'était çà aussi ma Marmotte, gérer les imprévus, les chutes, les malaises.

Si c'était à refaire, je recommencerai avec la même passion.

Lors de la première Marmotte (les deux catégories de femmes partaient séparément quelques minutes avant les catégories hommes) le Dauphiné Libéré avait titré le lendemain : "Monique ROIG des cimes ! " en hommage à la seule femme qui a franchi la première la ligne d'arrivée de l'histoire de La Marmotte.

Merci à vous toutes et à vous tous, il y a ceux qui font du vélo, et ceux qui ont fait la Marmotte.

En cette année 2019 qui commence je vous souhaite la santé, le bonheur et continuez à vivre à fond votre passion.

Amitiés sportives

Yan CONTAT

le 05/01/2019

 

 

Merci pour tout, Yan.smiley smile

Le vrai départ du cyclosport. Point.

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envoyé le 06/01/2019 09:33

Et celui qui a le plus grand nombre de participations à la Marmotte ??? j'ai mon idée , mais comme je ne connais pas tout le monde smiley rolleyes

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envoyé le 06/01/2019 10:15

Et celui qui a le plus grand nombre de participations à la Marmotte ??? j'ai mon idée , mais comme je ne connais pas tout le monde smiley rolleyes

Une année j'avais vu un participant qui arborait un maillot "Ma 20 ème Marmotte" 

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envoyé le 06/01/2019 10:59

Bonjour J.Claude

Quelle agréable surprise pour moi de découvrir qu'en 2017 il y avait quelque part sur internet un forum consacré aux pionniers du cyclosport.

Je reconnais beaucoup de noms cités dans vos différents témoignages, souvent émouvant. Ainsi que beaucoup de dépositaires de messages.

A cause de moi certains ont vu leur femme les quitter. Et oui pour faire "La Marmotte", c'est 3000 à 5000 km nécessaires d'entrainement, exécutés le weekend ou/et en semaine. Et donc pas souvent présent à la maison.

Mais d'autres y ont trouvé l'amour :)

Ce que j'ai adoré le plus dans cette aventure de "La Marmotte", c'est ce petit geste sympa ou ce petit mot d'encouragement délivré par des participants "cuits" doublant d'autres participants à l'agonie dans les derniers lacets du Galibier ou dans les mythiques virages de l'Alpe. A quelques kilomètres seulement du graal, la ligne d'arrivée.

C'est quand le dernier est arrivé entre 22h et 23h, sur une ligne d'arrivée identique au premier et j'y tenait particulièrement que nous avons inventé le "Marmotton" avec un délai limite pour attaquer l montée de l'Alpe.

Pensez à saluer pour moi Bruno Gormand patron de Mavic quand vous passerez au virage N° 11 à côté de la plaque que j'ai posé en son honneur.

Sur une simple poignée de main nous avons conclu un contrat qui nous a lié pour toujours.

C'est grâce à lui que j'ai créé la sarl Sports Organisation, devenue rapidement une Société Anonyme, et qui m'a permis de créer 6 à 8 empois à l'année et une vingtaine en saison.

Je me suis toujours plus passionné par les derniers que par la tête de "course".

J'ai toujours décrit la Marmotte comme un accordéon que l'on ouvre par l'avant et que l'on referme par l'arrière. Et quand le premier arrivait à l'Alpe, les derniers étaient au début de l'ascension du Télégraphe, soit plus de 80 km de course à surveiller.

Avec mon père au commande de la voiture balai qui motivait comme personne le ou les derniers devant lui. Ce que c'était beau et émouvant de voir arriver les derniers venir étreindre mon père pour leur avoir permis de toucher au graal de la ligne d'arrivée. Car il y a ceux qui ont fit la "Marmotte" et ceux qui ont franchi dans les délais la ligne d'arrivée à l'Alpe d'Huez.

Et tel un Saint Bernard, entre ma voiture et mon hélico je veillai à votre sécurité auprès de vous et plus souvent au dessus de vous. La sécurité, c'était pour moi ma priorité, la chose essentielle de la réussite de La Marmotte, et ce dès le coup de sifflet matinale sur le parking du super marché de Bourg d'Oisans et sa longue ligne droite en direction de Rochetaillée.

Et puis il y avait l'aventure des coulisses de la Marmotte.

Lors de l'une des premières Marmotte, le camion de ravitaillement pour Valloire avait été préparé la veille, mais on vient me trouver à moins de 10 minutes du départ pour me signaler que le chauffeur et son équipe prévus n'était pas venu. le camion attendait sur le parking.

Mon premier sponsor, J.Claude Chabert présent à côté de moi et qui allait monter dans l'hélico porte ouverte avec moi, le cameraman et le photographe, s'est proposé spontanément pour prendre le camion et pour partir avec sa femme tenir au pied levé le ravitaillement de Valloire, et naturellement sans savoir ce qu'il y avait dans le camion.

Pendant 10 ans, c'est lui et toute sa famille qui vous ont accueilli à Valloire.

C'était çà aussi ma Marmotte, gérer les imprévus, les chutes, les malaises.

Si c'était à refaire, je recommencerai avec la même passion.

Lors de la première Marmotte (les deux catégories de femmes partaient séparément quelques minutes avant les catégories hommes) le Dauphiné Libéré avait titré le lendemain : "Monique ROIG des cimes ! " en hommage à la seule femme qui a franchi la première la ligne d'arrivée de l'histoire de La Marmotte.

Merci à vous toutes et à vous tous, il y a ceux qui font du vélo, et ceux qui ont fait la Marmotte.

En cette année 2019 qui commence je vous souhaite la santé, le bonheur et continuez à vivre à fond votre passion.

Amitiés sportives

Yan CONTAT

le 05/01/2019

 

 

Bonjour Yan,

Je n'ai bouclé "que" 15 Marmotte , toutes terminées plus ou moins bien mais toujours avec le même plaisir, peut être un peu maso!!

J'ai eu la chance de connaître la Marmotte par la Croix de Fer que j'appelle peut être stupidement "la vraie Marmotte" mais elle reste un souvenir impérissable. Peut être était ce une autre ambiance, peut être.....bref excellents souvenirs et bravo pour avoir eu cette idée de créer la 1ère épreuve cyclosportive!! Départ aussi au pied de la Croix de Fer en attaquant directement ce col, puis sont venues les autres épreuves avec ou sans hélicoptère, quelle ambiance......un peu changée!!

Merci "Monsieur Contat" pour ce que vous avez fait pour le cyclosport! Pour moi c'est bien fini du fait de quelques soucis de santé mais les souvenirs sont là à jamais et je souhaite les mêmes à tous les cyclosportifs actuels.

Bien à vous

JC ARENS

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 06/01/2019 12:09

Bonjour Yan,

Je n'ai bouclé "que" 15 Marmotte , toutes terminées plus ou moins bien mais toujours avec le même plaisir, peut être un peu maso!!

J'ai eu la chance de connaître la Marmotte par la Croix de Fer que j'appelle peut être stupidement "la vraie Marmotte" mais elle reste un souvenir impérissable. Peut être était ce une autre ambiance, peut être.....bref excellents souvenirs et bravo pour avoir eu cette idée de créer la 1ère épreuve cyclosportive!! Départ aussi au pied de la Croix de Fer en attaquant directement ce col, puis sont venues les autres épreuves avec ou sans hélicoptère, quelle ambiance......un peu changée!!

Merci "Monsieur Contat" pour ce que vous avez fait pour le cyclosport! Pour moi c'est bien fini du fait de quelques soucis de santé mais les souvenirs sont là à jamais et je souhaite les mêmes à tous les cyclosportifs actuels.

Bien à vous

JC ARENS

Bonjour J.Claude

J'ai un immense respect pour toi, pour avoir fait 15 fois la Marmotte.

Pour des raisons personnelles j'ai dû à contre cœur vendre Sports Organisation, mon "bébé" lol

La Marmotte, avec moi, a toujours gravi en premier le col de la Croix de Fer.

Le parcours avait été rallongé de 1 km par rapport au parcours d'*** (174 km au lieu de 173 km) à cause de l'éboulement de la montagne qui avait emporté la route au printemps avec la fonte des neiges. Après Rivier d'Allemont et en dessous du barrage de Grand Maison.

Ma chance c'est que le Tour de France était programmé, cette année là, par cette route dans le sens contraire pour finir à l'Alpe.

La DDE avait fait un travail extraordinaire, nous faisant un tapis de goudron provisoire la veille de l'épreuve.

Quelques chiffres, quand j'ai dû me séparer des épreuves du Trophée D'Or :

Pas une seule de toutes mes épreuves n'a été organisée sans mon Saint Bernard : l'hélicoptère. C'était pour moi impensable et inimaginable de faire autrement.

Même dans les conditions météos extrêmes comme la première "Isard - Bahamontès" où un brouillard intense a obligé le pilote à prendre, avec mon accord, des risques énormes, mais calculés pour arriver à passer à partir de Eaux Bonnes au dessus du Col de l'Aublsque.

Un très grand moment d'émotion de voler entre "des morceaux de coton" sans aucun repaire avec le sol, le ciel ou un bout de montagne. Un grand moment de solitude surtout pour mon illustre passager de derrière qui ne pouvait pas écouter la conversation intense entre le pilote et moi.

Depuis cette fameuse matinée, Fédérico n'a plus voulu JAMAIS monter avec moi en hélicoptère. :)

A l'occasion de la deuxième édition, L'aigle de Tolède avait invité son ami Luis Ocana. Luis n'avait jamais voulu monter même dans ma voiture !!

C'est vrai que tous ceux qui ont eu l'occasion de venir avec moi en particulier durant la Marmotte, en ont gardé un souvenir impérissable ! Je n'ai jamais compris pourquoi. ah ah ah

Le fichier informatique que j'ai légué comportait plus de 80 000 participants différents, dont j'avais pour chacun d'eux, le temps et sa place au classement scratch,  et sa place dans le classement par catégorie et la couleur de sa médaille obtenue.

Pour chacune de mes épreuves, je pouvais consulter le classement scratch et par catégories.

Idem pour le dernier Bordeaux - Paris que j'ai organisé en collaboration avec le Tour de France

La seule Marmotte qui n'a jamais été répertorié dans mon fichier informatique est la première.

Par contre j'ai un "pressbook" de plus d'une centaine de photos en noir et blanc, faites par mon photographe officiel : Claude ROIG.

Si quelqu'un veut en faire un diaporama pour le mettre à la disposition des fans de l'histoire de la 1ère cyclosportive du monde, je tiens ce volumineux ouvrage à sa disposition, à la seule condition qu'il me le rende. lol

J.Claude, merci pour tes mots touchants à mon égard

Prends bien soin de ta santé

Pour moi j'ai troqué le Trophée d'Or pour les Gilets Jaunes dont je suis en train de créer un site internet qui va sortir très prochainement.

Et tu me connais, je ne fais pas les choses à moitié. lol

www.lesgiletsjauneseurope.eu

Amitiés 

Yan CONTAT

 

 

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envoyé le 06/01/2019 13:20

Bonjour Yan, as tu un document du parcours du Chevreuil et Jacques Anquetil ?

Merci pour toutes les belles cyclosportives  que tu nous as organisées

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envoyé le 06/01/2019 14:03

Le chevreuil devenu jacques anquetil a changé souvent de parcours. Comme du reste la Bernard Hinault.

oui je dois avoir cela quelque part chez moi

:)

Yan

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envoyé le 06/01/2019 14:19

Bonjour J.Claude

J'ai un immense respect pour toi, pour avoir fait 15 fois la Marmotte.

Pour des raisons personnelles j'ai dû à contre cœur vendre Sports Organisation, mon "bébé" lol

La Marmotte, avec moi, a toujours gravi en premier le col de la Croix de Fer.

Le parcours avait été rallongé de 1 km par rapport au parcours d'*** (174 km au lieu de 173 km) à cause de l'éboulement de la montagne qui avait emporté la route au printemps avec la fonte des neiges. Après Rivier d'Allemont et en dessous du barrage de Grand Maison.

Ma chance c'est que le Tour de France était programmé, cette année là, par cette route dans le sens contraire pour finir à l'Alpe.

La DDE avait fait un travail extraordinaire, nous faisant un tapis de goudron provisoire la veille de l'épreuve.

Quelques chiffres, quand j'ai dû me séparer des épreuves du Trophée D'Or :

Pas une seule de toutes mes épreuves n'a été organisée sans mon Saint Bernard : l'hélicoptère. C'était pour moi impensable et inimaginable de faire autrement.

Même dans les conditions météos extrêmes comme la première "Isard - Bahamontès" où un brouillard intense a obligé le pilote à prendre, avec mon accord, des risques énormes, mais calculés pour arriver à passer à partir de Eaux Bonnes au dessus du Col de l'Aublsque.

Un très grand moment d'émotion de voler entre "des morceaux de coton" sans aucun repaire avec le sol, le ciel ou un bout de montagne. Un grand moment de solitude surtout pour mon illustre passager de derrière qui ne pouvait pas écouter la conversation intense entre le pilote et moi.

Depuis cette fameuse matinée, Fédérico n'a plus voulu JAMAIS monter avec moi en hélicoptère. :)

A l'occasion de la deuxième édition, L'aigle de Tolède avait invité son ami Luis Ocana. Luis n'avait jamais voulu monter même dans ma voiture !!

C'est vrai que tous ceux qui ont eu l'occasion de venir avec moi en particulier durant la Marmotte, en ont gardé un souvenir impérissable ! Je n'ai jamais compris pourquoi. ah ah ah

Le fichier informatique que j'ai légué comportait plus de 80 000 participants différents, dont j'avais pour chacun d'eux, le temps et sa place au classement scratch,  et sa place dans le classement par catégorie et la couleur de sa médaille obtenue.

Pour chacune de mes épreuves, je pouvais consulter le classement scratch et par catégories.

Idem pour le dernier Bordeaux - Paris que j'ai organisé en collaboration avec le Tour de France

La seule Marmotte qui n'a jamais été répertorié dans mon fichier informatique est la première.

Par contre j'ai un "pressbook" de plus d'une centaine de photos en noir et blanc, faites par mon photographe officiel : Claude ROIG.

Si quelqu'un veut en faire un diaporama pour le mettre à la disposition des fans de l'histoire de la 1ère cyclosportive du monde, je tiens ce volumineux ouvrage à sa disposition, à la seule condition qu'il me le rende. lol

J.Claude, merci pour tes mots touchants à mon égard

Prends bien soin de ta santé

Pour moi j'ai troqué le Trophée d'Or pour les Gilets Jaunes dont je suis en train de créer un site internet qui va sortir très prochainement.

Et tu me connais, je ne fais pas les choses à moitié. lol

www.lesgiletsjauneseurope.eu

Amitiés 

Yan CONTAT

 

 

Jan,

"quand j'ai dû me séparer des épreuves du Trophée D'Or" :

J'ai aussi dû me "séparer" des 3 Ballons!! Au profit peut être bien de la même personne!!

Je lis des noms qui chantent! La Pétillante, je pense aussi au National, bien sûr l'Izard avec un brouillard dense dans Hautcam( 2300 kms aller retour en voiture pour moi....il fallait aimer), l'Epervier, la BHinault....d'avant, le Chevreuil devenu J Anquetil etc etc. Il y avait bien entendu un esprit de compétition, c'est normal, mais l'ambiance a peu à peu changé.....argent oblige? je ne sais pas.

J'ai eu la chance de boucler 174 cyclosportives parcours masters (la 175 ème avec 4 fractures ça aurait été difficile!!) dont la plupart avec sport organisation puis sport com et je souhaite à tous les cyclos de les faire également. On nouait quelques solides amitiés qui perdurent au delà des années "sans".

Pour les gilets jaunes, oui bien sûr il faut continuer, si possible dans le calme mais trop de problèmes ne sont pas traités! Un qui concerne nombre de retraités: on a cotisé en tant qu'actifs pour les retraités et maintenant on doit cotiser en tant que retraités pour les actifs!! Double peine!!

Et , même si on ne peut revendiquer cela au titre des GJ, organiser une cyclosportive pour un petit club indépendant de tout, est un vrai parcours du combattant!!smiley sealed

En tous cas merci encore pour avoir fait naitre le cyclosport et bravo!

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envoyé le 06/01/2019 14:20

OUI, c'est vrai que "fouiller sur internet" est la solution, et ce n'est pas ma passion, il faut tenter de conserver un contact humain.

Eric nous citait aussi Pierre POPOVICS, que j'ai revu sur un tour du SANCY - Puy de DOME, il était avec son équipe de potes de Versailles et avait toujours sa bonne humeur, c'était en 2008 déjà. C'est dingue comment cela passe !

"on ne voit pas passer le temps

faut-il pleurer faut-il en rire"

Vu le nom de Pierre Popovics sur l'Ardèchoise 2018

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envoyé le 06/01/2019 19:13

Bonjour J.Claude

Quelle agréable surprise pour moi de découvrir qu'en 2017 il y avait quelque part sur internet un forum consacré aux pionniers du cyclosport.

Je reconnais beaucoup de noms cités dans vos différents témoignages, souvent émouvant. Ainsi que beaucoup de dépositaires de messages.

A cause de moi certains ont vu leur femme les quitter. Et oui pour faire "La Marmotte", c'est 3000 à 5000 km nécessaires d'entrainement, exécutés le weekend ou/et en semaine. Et donc pas souvent présent à la maison.

Mais d'autres y ont trouvé l'amour :)

Ce que j'ai adoré le plus dans cette aventure de "La Marmotte", c'est ce petit geste sympa ou ce petit mot d'encouragement délivré par des participants "cuits" doublant d'autres participants à l'agonie dans les derniers lacets du Galibier ou dans les mythiques virages de l'Alpe. A quelques kilomètres seulement du graal, la ligne d'arrivée.

C'est quand le dernier est arrivé entre 22h et 23h, sur une ligne d'arrivée identique au premier et j'y tenait particulièrement que nous avons inventé le "Marmotton" avec un délai limite pour attaquer l montée de l'Alpe.

Pensez à saluer pour moi Bruno Gormand patron de Mavic quand vous passerez au virage N° 11 à côté de la plaque que j'ai posé en son honneur.

Sur une simple poignée de main nous avons conclu un contrat qui nous a lié pour toujours.

C'est grâce à lui que j'ai créé la sarl Sports Organisation, devenue rapidement une Société Anonyme, et qui m'a permis de créer 6 à 8 empois à l'année et une vingtaine en saison.

Je me suis toujours plus passionné par les derniers que par la tête de "course".

J'ai toujours décrit la Marmotte comme un accordéon que l'on ouvre par l'avant et que l'on referme par l'arrière. Et quand le premier arrivait à l'Alpe, les derniers étaient au début de l'ascension du Télégraphe, soit plus de 80 km de course à surveiller.

Avec mon père au commande de la voiture balai qui motivait comme personne le ou les derniers devant lui. Ce que c'était beau et émouvant de voir arriver les derniers venir étreindre mon père pour leur avoir permis de toucher au graal de la ligne d'arrivée. Car il y a ceux qui ont fit la "Marmotte" et ceux qui ont franchi dans les délais la ligne d'arrivée à l'Alpe d'Huez.

Et tel un Saint Bernard, entre ma voiture et mon hélico je veillai à votre sécurité auprès de vous et plus souvent au dessus de vous. La sécurité, c'était pour moi ma priorité, la chose essentielle de la réussite de La Marmotte, et ce dès le coup de sifflet matinale sur le parking du super marché de Bourg d'Oisans et sa longue ligne droite en direction de Rochetaillée.

Et puis il y avait l'aventure des coulisses de la Marmotte.

Lors de l'une des premières Marmotte, le camion de ravitaillement pour Valloire avait été préparé la veille, mais on vient me trouver à moins de 10 minutes du départ pour me signaler que le chauffeur et son équipe prévus n'était pas venu. le camion attendait sur le parking.

Mon premier sponsor, J.Claude Chabert présent à côté de moi et qui allait monter dans l'hélico porte ouverte avec moi, le cameraman et le photographe, s'est proposé spontanément pour prendre le camion et pour partir avec sa femme tenir au pied levé le ravitaillement de Valloire, et naturellement sans savoir ce qu'il y avait dans le camion.

Pendant 10 ans, c'est lui et toute sa famille qui vous ont accueilli à Valloire.

C'était çà aussi ma Marmotte, gérer les imprévus, les chutes, les malaises.

Si c'était à refaire, je recommencerai avec la même passion.

Lors de la première Marmotte (les deux catégories de femmes partaient séparément quelques minutes avant les catégories hommes) le Dauphiné Libéré avait titré le lendemain : "Monique ROIG des cimes ! " en hommage à la seule femme qui a franchi la première la ligne d'arrivée de l'histoire de La Marmotte.

Merci à vous toutes et à vous tous, il y a ceux qui font du vélo, et ceux qui ont fait la Marmotte.

En cette année 2019 qui commence je vous souhaite la santé, le bonheur et continuez à vivre à fond votre passion.

Amitiés sportives

Yan CONTAT

le 05/01/2019

 

 

Et bien quelle surprise ! C'est JC TENDIL qui m'envoie sur le sujet " Les pionniers", et je me dis voilà qu'ils ressortent le sujet, et pourquoi pas ? Ce sont des lectures saines, mais bien entendu pas d'hier.

Et voilà que c'est Y. C qui nous doit la chose, tout comme toutes ces belles excursions, dans les montagnes alpestres ou pyrénéennes. De toutes évidences j'avais la fibre et j'ai répondu à ton premier appel : La MARMOTTE 1982 ! Quel beau souvenir, de 36 ans en juillet dernier, départs par catégories, et la plupart ont fait un CLM comme moi même, victime d'une crevaison pneu dans la montée de la CX de Fer, et avec arrivée avenue des jeux.

Et je pourrais dire que je suis venu te serrer la main 31 fois, (ah MERCI l'informatique, car pour figer ces souvenirs il faut encoder). Alors 31 fois, il faudrait confirmer, car cela a vite pris de l'essor et l'ambiance des années 90 avait déjà changé.

Allez encore MERCI de nous rendre visite et d'avoir la patience de nous lire.

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envoyé le 06/01/2019 23:28

Bonjour Yan,

Je n'ai bouclé "que" 15 Marmotte , toutes terminées plus ou moins bien mais toujours avec le même plaisir, peut être un peu maso!!

J'ai eu la chance de connaître la Marmotte par la Croix de Fer que j'appelle peut être stupidement "la vraie Marmotte" mais elle reste un souvenir impérissable. Peut être était ce une autre ambiance, peut être.....bref excellents souvenirs et bravo pour avoir eu cette idée de créer la 1ère épreuve cyclosportive!! Départ aussi au pied de la Croix de Fer en attaquant directement ce col, puis sont venues les autres épreuves avec ou sans hélicoptère, quelle ambiance......un peu changée!!

Merci "Monsieur Contat" pour ce que vous avez fait pour le cyclosport! Pour moi c'est bien fini du fait de quelques soucis de santé mais les souvenirs sont là à jamais et je souhaite les mêmes à tous les cyclosportifs actuels.

Bien à vous

JC ARENS

Monsieur Arens 

un tardif mais grand Merci pour vos 3 ballons 4 ou 5 participations dont une mythique terminée sous un déluge de flotte dans la descente du dernier col  chaussée couverte de limaces ..freins hors service ....le Bonheur a l'état brut passé l'Arrivée 

Merci et Bravo 

 

Répondre Prévenir le modérateur

envoyé le 07/01/2019 09:33

Monsieur Arens 

un tardif mais grand Merci pour vos 3 ballons 4 ou 5 participations dont une mythique terminée sous un déluge de flotte dans la descente du dernier col  chaussée couverte de limaces ..freins hors service ....le Bonheur a l'état brut passé l'Arrivée 

Merci et Bravo 

 

Bonjour Serge,

Et oui ça arrive....un peu de pluie!!smiley cool. Merci pour le compliment. Bien que créateur et organisateur avec mon club j'étais aussi sur le vélo!

Si vous avez aimé les 3 Ballons ancienne version,vous devriez aimer le GRAND HUIT VOSGIEN, avec arrivée et départ strictement sur le même site et avec le même état d'esprit que les "anciens" 3 Ballons! Le 16 Juin, à découvrir sur www.cycloclubfroideconche.com!

En tous cas merci pour le compliment

Et bonnes cyclos

JC ARENS

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envoyé le 07/01/2019 12:25

Bonjour J.Claude

J'ai un immense respect pour toi, pour avoir fait 15 fois la Marmotte.

Pour des raisons personnelles j'ai dû à contre cœur vendre Sports Organisation, mon "bébé" lol

La Marmotte, avec moi, a toujours gravi en premier le col de la Croix de Fer.

Le parcours avait été rallongé de 1 km par rapport au parcours d'*** (174 km au lieu de 173 km) à cause de l'éboulement de la montagne qui avait emporté la route au printemps avec la fonte des neiges. Après Rivier d'Allemont et en dessous du barrage de Grand Maison.

Ma chance c'est que le Tour de France était programmé, cette année là, par cette route dans le sens contraire pour finir à l'Alpe.

La DDE avait fait un travail extraordinaire, nous faisant un tapis de goudron provisoire la veille de l'épreuve.

Quelques chiffres, quand j'ai dû me séparer des épreuves du Trophée D'Or :

Pas une seule de toutes mes épreuves n'a été organisée sans mon Saint Bernard : l'hélicoptère. C'était pour moi impensable et inimaginable de faire autrement.

Même dans les conditions météos extrêmes comme la première "Isard - Bahamontès" où un brouillard intense a obligé le pilote à prendre, avec mon accord, des risques énormes, mais calculés pour arriver à passer à partir de Eaux Bonnes au dessus du Col de l'Aublsque.

Un très grand moment d'émotion de voler entre "des morceaux de coton" sans aucun repaire avec le sol, le ciel ou un bout de montagne. Un grand moment de solitude surtout pour mon illustre passager de derrière qui ne pouvait pas écouter la conversation intense entre le pilote et moi.

Depuis cette fameuse matinée, Fédérico n'a plus voulu JAMAIS monter avec moi en hélicoptère. :)

A l'occasion de la deuxième édition, L'aigle de Tolède avait invité son ami Luis Ocana. Luis n'avait jamais voulu monter même dans ma voiture !!

C'est vrai que tous ceux qui ont eu l'occasion de venir avec moi en particulier durant la Marmotte, en ont gardé un souvenir impérissable ! Je n'ai jamais compris pourquoi. ah ah ah

Le fichier informatique que j'ai légué comportait plus de 80 000 participants différents, dont j'avais pour chacun d'eux, le temps et sa place au classement scratch,  et sa place dans le classement par catégorie et la couleur de sa médaille obtenue.

Pour chacune de mes épreuves, je pouvais consulter le classement scratch et par catégories.

Idem pour le dernier Bordeaux - Paris que j'ai organisé en collaboration avec le Tour de France

La seule Marmotte qui n'a jamais été répertorié dans mon fichier informatique est la première.

Par contre j'ai un "pressbook" de plus d'une centaine de photos en noir et blanc, faites par mon photographe officiel : Claude ROIG.

Si quelqu'un veut en faire un diaporama pour le mettre à la disposition des fans de l'histoire de la 1ère cyclosportive du monde, je tiens ce volumineux ouvrage à sa disposition, à la seule condition qu'il me le rende. lol

J.Claude, merci pour tes mots touchants à mon égard

Prends bien soin de ta santé

Pour moi j'ai troqué le Trophée d'Or pour les Gilets Jaunes dont je suis en train de créer un site internet qui va sortir très prochainement.

Et tu me connais, je ne fais pas les choses à moitié. lol

www.lesgiletsjauneseurope.eu

Amitiés 

Yan CONTAT

 

 

Bernard Moreau est un pseudo (Mon No Sport Comm était le 1047)

Fin 1982 j'avais entendu parler de la Marmotte par un collègue de travail.

Début 1983 la FFC menaçait de suspendre tout coureur FFC qui y participerait.

Mais je n'envisageais pas une seconde de rater cette Marmotte 1983.

J'ai donc pris cette année là une licence vétéran pour me faire aussi discret que possible et comme au 1er semestre 1983 ma vie personnelle ne me laissait guère de temps pour m'entraîner, ce n'était pas plus mal. J'y étais donc en 1983 avec 2000m comme D+ maximum à l'entraînement. Si mes souvenirs sont bons, j'avais la plaque 507.

Je te cite:

Idem pour le dernier Bordeaux - Paris que j'ai organisé en collaboration avec le Tour de France.

J'avais fait le B-P 1986 avec un départ désastreux pour moi et fini dernier classé (61e).

En 1988 je voulais une revanche, je l'ai eue d'une certaine façon en participant (dossard 170) à l'échappée à 13 du (env.) 80e km jusqu'aux alentours du 430e km avec ces 2 pros qui ne voulaient pas rouler avec notre groupe et se maintenaient quelques secondes devant nous autres, tolérant seulement 1 ou 2 amateurs à leurs côtés. L'Equipe ne nous a même pas fait l'aumône de citer nos noms dans son édition du lundi et j'ai dû tenter de les retrouver d'après ma mémoire des Nos de dossards (Plus tard j'ai revu J-P Nawi et Richard Béraud)

Pas un photographe non plus, alors que les propositions abondaient déjà dans les cyclosportives de ces années. Je n'ai aucune photo de ces 350 km d'échappée et je le regrette. Quant au classement, cela fut un travail de longue haleine pour l'établir après plusieurs échanges de courrier avec L'Equipe et la FFC. Tes collaborateurs étaient tellement épuisés qu'ils n'étaient plus très lucides à l'arrivée smiley lol (d'après le courrier que j'avais reçu de Sport Org) et il y avait incohérence dans les temps de la feuille de résultats de la FFC, les puces ont depuis bien amélioré les choses.

Mais j'ai reçu en fin d'année le chèque de 1500 Francs correspondant à ma place dans ma catégorie FFC smiley lol.

Dans l'ensemble, malgré ces remarques, c'est un super souvenir, avec une mention particulière pour le sympathique et regretté Philippe Casado avec qui j'avais eu de longs échanges quand le gros du peloton pro nous avait rejoints.

 

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envoyé le 07/01/2019 17:07

Bonjour J.Claude

Quelle agréable surprise pour moi de découvrir qu'en 2017 il y avait quelque part sur internet un forum consacré aux pionniers du cyclosport.

Je reconnais beaucoup de noms cités dans vos différents témoignages, souvent émouvant. Ainsi que beaucoup de dépositaires de messages.

A cause de moi certains ont vu leur femme les quitter. Et oui pour faire "La Marmotte", c'est 3000 à 5000 km nécessaires d'entrainement, exécutés le weekend ou/et en semaine. Et donc pas souvent présent à la maison.

Mais d'autres y ont trouvé l'amour :)

Ce que j'ai adoré le plus dans cette aventure de "La Marmotte", c'est ce petit geste sympa ou ce petit mot d'encouragement délivré par des participants "cuits" doublant d'autres participants à l'agonie dans les derniers lacets du Galibier ou dans les mythiques virages de l'Alpe. A quelques kilomètres seulement du graal, la ligne d'arrivée.

C'est quand le dernier est arrivé entre 22h et 23h, sur une ligne d'arrivée identique au premier et j'y tenait particulièrement que nous avons inventé le "Marmotton" avec un délai limite pour attaquer l montée de l'Alpe.

Pensez à saluer pour moi Bruno Gormand patron de Mavic quand vous passerez au virage N° 11 à côté de la plaque que j'ai posé en son honneur.

Sur une simple poignée de main nous avons conclu un contrat qui nous a lié pour toujours.

C'est grâce à lui que j'ai créé la sarl Sports Organisation, devenue rapidement une Société Anonyme, et qui m'a permis de créer 6 à 8 empois à l'année et une vingtaine en saison.

Je me suis toujours plus passionné par les derniers que par la tête de "course".

J'ai toujours décrit la Marmotte comme un accordéon que l'on ouvre par l'avant et que l'on referme par l'arrière. Et quand le premier arrivait à l'Alpe, les derniers étaient au début de l'ascension du Télégraphe, soit plus de 80 km de course à surveiller.

Avec mon père au commande de la voiture balai qui motivait comme personne le ou les derniers devant lui. Ce que c'était beau et émouvant de voir arriver les derniers venir étreindre mon père pour leur avoir permis de toucher au graal de la ligne d'arrivée. Car il y a ceux qui ont fit la "Marmotte" et ceux qui ont franchi dans les délais la ligne d'arrivée à l'Alpe d'Huez.

Et tel un Saint Bernard, entre ma voiture et mon hélico je veillai à votre sécurité auprès de vous et plus souvent au dessus de vous. La sécurité, c'était pour moi ma priorité, la chose essentielle de la réussite de La Marmotte, et ce dès le coup de sifflet matinale sur le parking du super marché de Bourg d'Oisans et sa longue ligne droite en direction de Rochetaillée.

Et puis il y avait l'aventure des coulisses de la Marmotte.

Lors de l'une des premières Marmotte, le camion de ravitaillement pour Valloire avait été préparé la veille, mais on vient me trouver à moins de 10 minutes du départ pour me signaler que le chauffeur et son équipe prévus n'était pas venu. le camion attendait sur le parking.

Mon premier sponsor, J.Claude Chabert présent à côté de moi et qui allait monter dans l'hélico porte ouverte avec moi, le cameraman et le photographe, s'est proposé spontanément pour prendre le camion et pour partir avec sa femme tenir au pied levé le ravitaillement de Valloire, et naturellement sans savoir ce qu'il y avait dans le camion.

Pendant 10 ans, c'est lui et toute sa famille qui vous ont accueilli à Valloire.

C'était çà aussi ma Marmotte, gérer les imprévus, les chutes, les malaises.

Si c'était à refaire, je recommencerai avec la même passion.

Lors de la première Marmotte (les deux catégories de femmes partaient séparément quelques minutes avant les catégories hommes) le Dauphiné Libéré avait titré le lendemain : "Monique ROIG des cimes ! " en hommage à la seule femme qui a franchi la première la ligne d'arrivée de l'histoire de La Marmotte.

Merci à vous toutes et à vous tous, il y a ceux qui font du vélo, et ceux qui ont fait la Marmotte.

En cette année 2019 qui commence je vous souhaite la santé, le bonheur et continuez à vivre à fond votre passion.

Amitiés sportives

Yan CONTAT

le 05/01/2019

 

 

Merci Yan,

Je me sens redevable car c'est donc grâce à toi que j'ai vécu mon rêve de monter le Galibier.

J'étais en vacances à la Toussuire, j'avais 15 ans, mon beau père m'avait provoqué en me disant de monter le Galibier, 40 klm. J'ai réfléchis, un peu quand même, puis j'ai accepté... Il n'a plus voulu. Puis il m'a consolé avec le Glandon, coté Maurienne.

J'ai toujours eu dans la tête de le faire, j'avais peur de cette Marmotte où un Hollandais avait trouvé la mort dans la descente du Glandon, sa femme enceinte l'attendait au pied avec leur fille. Ca m'a marqué...

Puis en 2008 je me suis inscrit à la Marmotte, mon beau malade, je ne pensais plus au rapprochement entre lui et le Galibier. La veille de son décès je lui ai annoncé que j'avais enfin le monter, il m'a dit de faire attention... J'avais 42 ans, 2 jours après son enterrement j'ai pu lui rendre un hommage. Comme à chaque fois que je l'ai monté ensuite.

Un grand merci à toi !

Je te souhaite une très belle année riche d'émotions qui grâce à toi, nous sommes des dizaines de milliers à avoir partagé, du monde entier..

 

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