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Forum Route Cyclosport • Mons-Chimay-Mons 2017

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envoyé le 02/05/2017 09:03

Bravo Franck, un fameux chantier, hein?

Quand au supporter mystère, cela reste un mystère!

Sûrement l'oeuvre d'un Givré

smiley cool

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envoyé le 02/05/2017 09:17

Sûrement l'oeuvre d'un Givré

smiley cool

ou d'un Barge ? smiley cool

Blague à part, chapeau pour le 200, je pensais que tu faisais le 150.

Tu m'as certainement dépassé en cours de route, je suis parti avant toi, à 7 h (j'étais arrivé à Mons à 6 h 15 mais l'inscription et la préparation de la bécane m'ont pris plus de temps que prévu). 

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envoyé le 02/05/2017 09:25

Bravo Franck, un fameux chantier, hein?

Quand au supporter mystère, cela reste un mystère!

Comme tu dis, un fameux chantier. Ça tire un max dans les jambes aujourd'hui !

À propos de chantier, l'état des routes était vraiment une catastrophe par endroits, je crois que ça bat les records de ce que je connaissais jusqu'à maintenant. Et comme l'a fait remarquer Charles-Emmanuel: France et Belgique, même combat ! Moi qui me plains continuellement de l'état des routes belges, il va me falloir être plus nuancé maintenant.

30 km/h de moyenne, même à trois, sur un parcours pareil…  smiley surprised

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envoyé le 02/05/2017 09:29

ou d'un Barge ? smiley cool

Blague à part, chapeau pour le 200, je pensais que tu faisais le 150.

Tu m'as certainement dépassé en cours de route, je suis parti avant toi, à 7 h (j'étais arrivé à Mons à 6 h 15 mais l'inscription et la préparation de la bécane m'ont pris plus de temps que prévu). 

Bravo à toi aussi, tu avais peur des crampes, on dirait que tu as géré, bravo.

Dès que le vent s'est mis à me repousser sorti de Mons, je me suis dit que tu devais être aux anges ;-)

J'ai imaginé peut-être te rattraper gentiment pendant la journée étant donné ta prévision de 6:30, je pense que ton petit écart du coté de Chimay est l'explication.

Ou mon écart bref, car en sortant du ravito Chimay la première fois, j'ai pris le retour sur 1 km par erreur. Bref, c'est comme ça :)

Le 150, oui et même, je pensais presque ne pas venir du tout pour de sombres excuses ;-).

Un 1er Mai perdu, on ne le rattrappe jamais me suis-je dit. Allez hop, prépare ton Viper et le barda, et au lit.

Ce que je retiens d'une journée pareille, c'est la petite effervescence des premiers km, la bonne ambiance et le sentiment d'accomplissement (sportif) une fois arrivé à bon port.

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envoyé le 02/05/2017 09:36

Bravo à toi aussi, tu avais peur des crampes, on dirait que tu as géré, bravo.

Dès que le vent s'est mis à me repousser sorti de Mons, je me suis dit que tu devais être aux anges ;-)

J'ai imaginé peut-être te rattraper gentiment pendant la journée étant donné ta prévision de 6:30, je pense que ton petit écart du coté de Chimay est l'explication.

Ou mon écart bref, car en sortant du ravito Chimay la première fois, j'ai pris le retour sur 1 km par erreur. Bref, c'est comme ça :)

Le 150, oui et même, je pensais presque ne pas venir du tout pour de sombres excuses ;-).

Un 1er Mai perdu, on ne le rattrappe jamais me suis-je dit. Allez hop, prépare ton Viper et le barda, et au lit.

Ce que je retiens d'une journée pareille, c'est la petite effervescence des premiers km, la bonne ambiance et le sentiment d'accomplissement (sportif) une fois arrivé à bon port.

"Ou mon écart bref, car en sortant du ravito Chimay la première fois, j'ai pris le retour sur 1 km par erreur. Bref, c'est comme ça :)"

Nous avons eu la blague aussismiley mr-green

Bravo Olivier pour le 200 car tu sais j'avais plein de copains qui, initialement devaient faire le 200 et qui se sont rabattus sur le 150 dans de grands groupes bien à l'abris ! Et puis ceux qui ont eu peur de la météo ont eu tort, à part une petite averse le temps a été, je trouve, correct par rapport à ce que l'on pouvait craindre!

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envoyé le 02/05/2017 09:42

Comme tu dis, un fameux chantier. Ça tire un max dans les jambes aujourd'hui !

À propos de chantier, l'état des routes était vraiment une catastrophe par endroits, je crois que ça bat les records de ce que je connaissais jusqu'à maintenant. Et comme l'a fait remarquer Charles-Emmanuel: France et Belgique, même combat ! Moi qui me plains continuellement de l'état des routes belges, il va me falloir être plus nuancé maintenant.

30 km/h de moyenne, même à trois, sur un parcours pareil…  smiley surprised

Exactement Franck, il n'y a pas que les routes belges qui soient dans un triste état, on en trouve à présent en France aussi, hélas. Mais sincèrement je connais des routes bien pires, crois-moi!

L'avantage de connaitre les routes comme moi c'est qu'on se souvient des endroits piégeux ce qui renforce la vigilance et l'anticipation.

Pour la moyenne, merci mais on a roulé très vite dans les 30 derniers kilomètres, au km 180 on avait 29,6 et on a roulé fort en profitant du vent dans le dos pour aboutir à 30,3. Mon record perso date de 2007 à 31,8 mais avec un temps magnifique. Des conditions comme hier influent négativement la moyenne, il n'y a rien à faire.

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envoyé le 02/05/2017 09:49

"Ou mon écart bref, car en sortant du ravito Chimay la première fois, j'ai pris le retour sur 1 km par erreur. Bref, c'est comme ça :)"

Nous avons eu la blague aussismiley mr-green

Bravo Olivier pour le 200 car tu sais j'avais plein de copains qui, initialement devaient faire le 200 et qui se sont rabattus sur le 150 dans de grands groupes bien à l'abris ! Et puis ceux qui ont eu peur de la météo ont eu tort, à part une petite averse le temps a été, je trouve, correct par rapport à ce que l'on pouvait craindre!

merci.

Ces beaux groupes sportifs et rapides aux mollets bronzés, je ne les ai plus vu après Chimay c'est vrai, en exagérant un peu ;-).

Ou alors ils étaient loin devant :-D.

Du coup dès le début, je n'ai même pas essayé de les accrocher au train, il fallait tenir avant tout.

La météo n'a cessé d'être de plus en plus favorable dans "mes" prévisions des derniers jours, du coup aucune excuse.

J'ai une connaissance de Blanmont qui a terminé le 215 à 30 +/-, ils étaient 2. Deux costauds aussi, et enthousiastes !

Le godet "Chimay" à la fin, je l'ai pris avec eux, encore un bon souvenir.

à faire : trouver une bonne selle et commander des nouveaux pneus (je n'ai pas crevé mais il est temps).

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envoyé le 02/05/2017 10:00

merci.

Ces beaux groupes sportifs et rapides aux mollets bronzés, je ne les ai plus vu après Chimay c'est vrai, en exagérant un peu ;-).

Ou alors ils étaient loin devant :-D.

Du coup dès le début, je n'ai même pas essayé de les accrocher au train, il fallait tenir avant tout.

La météo n'a cessé d'être de plus en plus favorable dans "mes" prévisions des derniers jours, du coup aucune excuse.

J'ai une connaissance de Blanmont qui a terminé le 215 à 30 +/-, ils étaient 2. Deux costauds aussi, et enthousiastes !

Le godet "Chimay" à la fin, je l'ai pris avec eux, encore un bon souvenir.

à faire : trouver une bonne selle et commander des nouveaux pneus (je n'ai pas crevé mais il est temps).

Pour les selles c'est délicat, moi aussi j'ai eu une blessure la semaine dernière qui m' a ennuyé jusqu'hier car j'avais repris mon  vélo d'hiver et la selle que j'ai dessus j'ai toujours eu des problèmes avec sur de longues distances, cette fois je l'ai virée définitivement.

Pour trouver la selle qui te convienne, il y a des vélocistes qui ont des selles d'essai, tu les essaies successivement jusqu'à ce que tu te trouves la bonne... Les selles dépendent trop de l'anatomie personnelle, en conseiller une à quelqu'un n'a pas de sens, il faut essayer.

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envoyé le 02/05/2017 10:30

Bravo à toi Franck et aux autres aussi 

sacré morceau surtout avec du vent et de la pluie ! 

Voir son nom sur la route ca doit donner des ailes smiley laughing

Hé oui, vent et pluie, à ces latitudes tu sais ce que c'est maintenant depuis LBL ! Quoique, tu nous as largement battus dans ces domaines ce jour-là. smiley wink

La seule condition de route qu'on a eu plus difficile que toi probablement, c'est sur l'état des chaussées… smiley frown

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envoyé le 02/05/2017 10:41

Hé oui, vent et pluie, à ces latitudes tu sais ce que c'est maintenant depuis LBL ! Quoique, tu nous as largement battus dans ces domaines ce jour-là. smiley wink

La seule condition de route qu'on a eu plus difficile que toi probablement, c'est sur l'état des chaussées… smiley frown

Je suis vacciné maintenant  smiley mr-green

A refaire des cyclo dans cette région, malgré l'état des chaussés smiley wink

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envoyé le 02/05/2017 10:49

Exactement Franck, il n'y a pas que les routes belges qui soient dans un triste état, on en trouve à présent en France aussi, hélas. Mais sincèrement je connais des routes bien pires, crois-moi!

L'avantage de connaitre les routes comme moi c'est qu'on se souvient des endroits piégeux ce qui renforce la vigilance et l'anticipation.

Pour la moyenne, merci mais on a roulé très vite dans les 30 derniers kilomètres, au km 180 on avait 29,6 et on a roulé fort en profitant du vent dans le dos pour aboutir à 30,3. Mon record perso date de 2007 à 31,8 mais avec un temps magnifique. Des conditions comme hier influent négativement la moyenne, il n'y a rien à faire.

C'est sûr que c'est un avantage de connaître le parcours par cœur !

À propos du parcours, je viens de m'amuser à le recouper avec les côtes de l'encyclopédie Cotacol. J'en ai repéré quand même au moins deux, toutes deux sur le territoire du Couvin (peu surprenant!)  : « Les Monts » à Pétigny (côte 666), « La Longue Haie » à Frasnes-lez-Couvin (côte 307). Peut-être aussi la «côte du Château» à Lompret (côte 497), celle-là sur le territoire de Chimay, mais j'ai un doute, le descriptif de Cotacol n'est pas très clair.

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envoyé le 02/05/2017 16:00

C'est sûr que c'est un avantage de connaître le parcours par cœur !

À propos du parcours, je viens de m'amuser à le recouper avec les côtes de l'encyclopédie Cotacol. J'en ai repéré quand même au moins deux, toutes deux sur le territoire du Couvin (peu surprenant!)  : « Les Monts » à Pétigny (côte 666), « La Longue Haie » à Frasnes-lez-Couvin (côte 307). Peut-être aussi la «côte du Château» à Lompret (côte 497), celle-là sur le territoire de Chimay, mais j'ai un doute, le descriptif de Cotacol n'est pas très clair.

Bon ben tu vois Franck, le 200 est passé tout seul!

Et en plus, tu as des supporters!  :-)

Donc cap sur le BRA maintenant...

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envoyé le 02/05/2017 18:50

Bon ben tu vois Franck, le 200 est passé tout seul!

Et en plus, tu as des supporters!  :-)

Donc cap sur le BRA maintenant...

Pas vraiment tout seul, ça n'a pas été une partie de plaisir ! 

Le BRA, ça ne sera malheureusement pas pour cette fois, je serai en vacances en Vendée à cette période.

Mon principal objectif de l'année, c'est en fait Tilff-Bastogne-Tilff le 4 juin. Soit 250 km sur un parcours semblable (sans être identique) à celui de Liège-Bastogne-Liège. Mons-Chimay-Mons était une étape importante dans ma préparation pour de telles distances, et je suis bien content d'avoir passé ce cap ! smiley smile

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envoyé le 02/05/2017 19:17

C'est sûr que c'est un avantage de connaître le parcours par cœur !

À propos du parcours, je viens de m'amuser à le recouper avec les côtes de l'encyclopédie Cotacol. J'en ai repéré quand même au moins deux, toutes deux sur le territoire du Couvin (peu surprenant!)  : « Les Monts » à Pétigny (côte 666), « La Longue Haie » à Frasnes-lez-Couvin (côte 307). Peut-être aussi la «côte du Château» à Lompret (côte 497), celle-là sur le territoire de Chimay, mais j'ai un doute, le descriptif de Cotacol n'est pas très clair.

Oui la côte du Château comme tu dis à Lompret est dans l'encyclopédie Cotacol, on l'appelle couramment la côte du Curé; d'habitude on ne passe pas par là.

La côte de Petigny, je ne me rappelait plus qu'elle était dans Cotacol, on l'appelle aussi "Dents de Neptune"

Déçu quand même qu'on n'ait pas monté une véritable côte "Ardennaise", la côte de Couvin de l'an dernier (2km à 7%) a été remplacée par une succession de montées peu accentuées entrecoupées par de courtes descente. Tout çà pour gagner un peu de dénivelé, mais en augmentant la distance globale (217 contre 205 annoncés)

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envoyé le 02/05/2017 20:20

Comme promis, je place ici un compte-rendu plus détaillé de ma journée d'hier. Levé à 4 h du matin, vélo dans le coffre et départ de Bruxelles à 5 h 15 pour arriver au lieu de départ (École des Ursulines) à Mons une heure plus tard. Après le temps passé à satisfaire aux formalités d'inscription et à préparer mon vélo, il est 7 h exactement quand je m'élance. J'aurais préféré partir plus tôt, idéalement à 6 h 30, mais tant pis, ça m'apprendra à prévoir plus de marge dans mes plannings.

Au départ le temps est gris mais encore sec. Passage sous l'étonnante œuvre d'art d'Arne Quinze, le «Passenger» :

http://arnequinze.com/en/projects/detail/the-passenger

puis traversée de la Grand'Place, avant de s'élancer sur les routes défoncées du sud de Mons.

Le temps est assez froid (tenue longue de rigueur !), gris et menaçant mais encore sec. Le vent vient du sud, et souffle bien fort, plus fort semble-t-il qu'annoncé par la météo. Ce qui veut dire qu'il sera défavorable pendant toute la première partie de la rando. Moi qui ai horreur du vent, je me prépare à me «blinder» mentalement pendant bien des kilomètres. L'état global désastreux des routes ne m'y aide pas, et une fois entré dans l'Avesnois en France, ça ne s'arrange pas, au contraire ! Heureusement les paysages parcourus sont agréables, et les sensations physiques correctes sur un tracé déjà assez vallonné.

Dans ces conditions, des groupes se forment, souvent imposants. Pour ma part je me retrouve en compagnie de deux cyclistes, un homme et une femme, inscrits sur le 100 km. Leur rythme est exactement ce qu'il me faut : tranquille. On fera route ensemble jusqu'au premier ravitaillement, à Colleret en France. C'est là qu'Éric Hennuy me reconnait et m'aborde. Parti à 7 h 30, il a déjà gagné une demi-heure sur moi depuis le départ ! smiley surprised Il repart vite, tandis que je cherche un peu partout de l'eau pure pour mes bidons (que je complète par de la poudre Overstims transportée en sachet  dans mes poches). Je finis par trouver mon bonheur avec un jet d'eau qui trainait par terre, et je repars, seul cette fois.

Dommage pour mon moral, car un peu plus loin la pluie se met à tomber. Crachin peu sensible au début, mais qui s'intensifie progressivement. Pas question d'enlever mon imper donc, que j'avais mis sur moi dès le départ pour me protéger du vent. Sous l'effet des projections d'eau sale, le dérailleur avant, comme souvent, se grippe sérieusement, il me faut jouer sur la tension du câble (pas évident avec les doigts engourdis par la pluie) pour parvenir à passer les plateaux correctement… mais quand ça passe, c'est très souvent pour que la chaîne frotte sur les fourchettes. Bruit casse-pieds au possible, mais ça va être mon lot jusqu'à l'arrivée.

Plus on se rapproche de Chimay, et plus les côtes s'allongent. Le paysage est de plus en plus champêtre et forestier, pendant que le parcours repasse la frontière et retourne en Belgique. Malheureusement les nuages de pluie décident de m'accompagner presque jusqu'aux portes de Chimay, soit pendant plus d'une heure. Ce qui me fait enrager quand je regarde le ciel : une mince bande de nuages gris encadrée par des nuages clairs à gauche et un ciel bleu à droite, mais ces nuages gris sont malheureusement au-dessus de moi ! Et le vent est toujours défavorable…

Je suis bien content dans ces conditions d'arriver au second ravitaillement à Chimay, placé à côté d'une sorte de cours d'école gigantesque. D'autant que la pluie s'est enfin arrêtée. À nouveau le plein de bidons (l'essentiel de mon ravitaillement est liquide) et je repars, direction Couvin cette fois, en province de Namur.

Ce faisant j'entre en Ardenne, et les côtes en témoignent : encore plus longues et certaines bien escarpées, sur des routes alternativement larges et étroites, en état nickel ou catastrophique, enfin bref complètement imprévisibles pour qui ne connait pas le coin. Mon genou gauche couine, une douleur récurrente ces derniers mois, qui survient souvent quand mon coup de pédale se dérègle, mais c'est supportable. Il n'y a plus grand'monde autour de moi, l'énorme majorité des participants a apparemment décidé de se contenter de distances plus courtes.

Au troisième ravitaillement, à Pétigny, les préposés, très sympas, me confirment le fait en m'apprennant qu'il n'y a qu'une cinquantaine d'engagés pour le grand parcours. L'un d'entre eux diminue mes problèmes de dérailleur avant en parvenant partiellement à le dégripper avec de bonnes rasades de WD40. Par la suite, la chaîne frottera moins, c'est toujours ça de gagné.

En reprenant la route, je rattrape assez vite deux autres cyclistes, dont l'un, appartenant aux Audax de Tournai, a un pied en moins et pédale avec une prothèse. Ce qui m'a d'ailleurs complètement échappé sur le moment, c'est à l'arrivée qu'il me l'apprendra !! Sacrée allure malgré ce handicap. On fait quelques kilomètres ensemble, moi prenant de l'avance dans les côtes assez sévères qui se succèdent, jusqu'à entrer à nouveau sur le territoire de Chimay.

Je loupe malheureusement un embranchement du parcours, sur ma droite  (vers Vaux) et continue tout droit pendant deux bons kilomètres avant de m'apercevoir qu'il y a un os quelque part : je suis arrivé à un carrefour au milieu d'une sorte de zone industrielle, et plus de fléchage au sol du tout ! Demi-tour, et retour au parcours normal. Voilà quelques kilomètres de plus dans ma besace, mais pas vraiment bienvenus ! smiley yell

Quatrième ravitaillement sur le même site que le second, à Chimay. J'y retrouve les deux cyclistes qui eux n'ont pas manqué l'embranchement, et évidemment ils sont surpris de me voir arriver après eux. Eux repartent du ravito quand j'arrive. Je ne les reverrai qu'à Mons. Après avoir fait le «plein», je me lance dans la dernière partie du périple, celle qui me ramène à la capitale hennuyère. Deux choses font du bien à mon moral : la douleur au genou a disparu et le vent est maintenant globalement favorable. Ce qui me fait me demander si cette douleur n'est pas en partie psychosomatique, parce qu'elle survient souvent quand le vent est de face… 

Entre Chimay et Froidchapelle, c'est le secteur du «toboggan» comme me l'a appris Eric : une route au profil très marqué de «tôle ondulée», qui m'avait fait vivre un cauchemar l'année dernière parce que le vent soufflait alors en pleine figure. Là avec le vent favorable ça passe tout seul ou presque. De Froidchapelle on passe sur le territoire de Beaumont, avant de repasser en France, en longeant notamment la pittoresque et très agréable vallée de la Thure jusqu'à Cousolre. On n'imagine guère ce genre de paysage naturel quand on pense au département du Nord en France, et pourtant ça s'y trouve !

Après le passage à Cousolre (marqué par le franchissement d'une bosse courte mais étonnamment raide) j'ai la surprise de voir cette inscription au sol : FRANCK PASTOR ALLEZ ! Surprise d'autant plus grande que, comme je l'ai dit, je n'ai personne dans mes relations qui habite dans le coin ! Si ce n'est pas quelqu'un du forum, c'est peut-être un ami à moi de Bruxelles ou d'ailleurs, au courant de mes projets et de passage par là ce premier mai, mais quant à savoir qui ?

Le mystère sera peut-être résolu un jour mais en attendant ça me donne un coup de fouet bienvenu, parce que justement mes jambes commençaient à devenir lourdes après tous ces kilomètres : j'en suis déjà à 180 bornes tout cumulé, et je n'ai pas encore fait plus que ça en une sortie cette année. Et au cinquième et dernier ravitaillement, au même endroit que le premier, à Colleret, il n'y a presque plus personne, juste un autre cycliste et deux préposés qui ont quand même le minimum vital avec eux : de la nourriture solide et de l'eau, en bidon cette fois. D'après les renseignements qu'ils ont il n'y a plus que quatre cyclistes après moi. Il est déjà 17 h passées et la salle de sport sur laquelle l'alimentation en eau était branchée est fermée, donc ils ont rempli ce bidon d'eau pour assurer l'essentiel. Une excellente idée !

Je me lance donc dans le trajet final : encore trente kilomètres jusqu'à Mons. J'ai mal au pattes, mal au c.. mais le vent est vraiment dans le dos maintenant, ça donne des ailes malgré l'état désastreux de la chaussée. Je me retrouve donc plus vite que je le pensais en Belgique, à Givry puis dans les environs de Mons, où m'attend ce que les locaux appellent «la trilogie» : trois méchantes bosses sur la N6, que la feuille de route appelle Harmignies (nom du patelin au pied de la bosse), Casse-cou (peut-être nommée ainsi parce que c'est la plus longue et la plus raide ?) et Bascule, 5 km avant l'arrivée finale. Trois bosses avalées sans coup férir malgré le vent redevenu défavorable dans ce secteur.

Et me voilà donc revenu à l'École des Ursulines à Mons. Mon compteur indique qu'il est 18 h 45, que j'ai effectué 222 bornes en tout et passé en tout 10 h 50 sur mon vélo, sans compter les pauses donc, soit une vitesse moyenne de 20,4 km/h. Pour l'anecdote, il indique une fréquence moyenne de pédalage de 89 tours/minutes et une vitesse maximale de 61,4 km/h. Mais tout ça n'est qu'un détail. L'essentiel est d'être arrivé au bout, et de pouvoir «discuter le coup» avec d'autres participants qui sont encore là à casser la croûte et boire une bonne «Chimay». Moi qui ne bois pas d'alcool, je passe donc sur la bière mais me jette sur les sandwiches et fais une grosse entorse à la diététique avec un bon plat de charcuterie, miam ! Bien content aussi de retrouver ce cycliste au pied amputé qui semble-t-il est une figure du cyclotourisme hennuyer et tournaisien. Sans doute qu'Eric ou Grégory le connaissent ! Il n'est pas loin de 20 h quand je remets le cap sur Bruxelles en voiture, les muscles bien douloureux mais avec la satisfaction d'avoir réussi ce défi ! smiley cool

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envoyé le 02/05/2017 20:58

Comme promis, je place ici un compte-rendu plus détaillé de ma journée d'hier. Levé à 4 h du matin, vélo dans le coffre et départ de Bruxelles à 5 h 15 pour arriver au lieu de départ (École des Ursulines) à Mons une heure plus tard. Après le temps passé à satisfaire aux formalités d'inscription et à préparer mon vélo, il est 7 h exactement quand je m'élance. J'aurais préféré partir plus tôt, idéalement à 6 h 30, mais tant pis, ça m'apprendra à prévoir plus de marge dans mes plannings.

Au départ le temps est gris mais encore sec. Passage sous l'étonnante œuvre d'art d'Arne Quinze, le «Passenger» :

http://arnequinze.com/en/projects/detail/the-passenger

puis traversée de la Grand'Place, avant de s'élancer sur les routes défoncées du sud de Mons.

Le temps est assez froid (tenue longue de rigueur !), gris et menaçant mais encore sec. Le vent vient du sud, et souffle bien fort, plus fort semble-t-il qu'annoncé par la météo. Ce qui veut dire qu'il sera défavorable pendant toute la première partie de la rando. Moi qui ai horreur du vent, je me prépare à me «blinder» mentalement pendant bien des kilomètres. L'état global désastreux des routes ne m'y aide pas, et une fois entré dans l'Avesnois en France, ça ne s'arrange pas, au contraire ! Heureusement les paysages parcourus sont agréables, et les sensations physiques correctes sur un tracé déjà assez vallonné.

Dans ces conditions, des groupes se forment, souvent imposants. Pour ma part je me retrouve en compagnie de deux cyclistes, un homme et une femme, inscrits sur le 100 km. Leur rythme est exactement ce qu'il me faut : tranquille. On fera route ensemble jusqu'au premier ravitaillement, à Colleret en France. C'est là qu'Éric Hennuy me reconnait et m'aborde. Parti à 7 h 30, il a déjà gagné une demi-heure sur moi depuis le départ ! smiley surprised Il repart vite, tandis que je cherche un peu partout de l'eau pure pour mes bidons (que je complète par de la poudre Overstims transportée en sachet  dans mes poches). Je finis par trouver mon bonheur avec un jet d'eau qui trainait par terre, et je repars, seul cette fois.

Dommage pour mon moral, car un peu plus loin la pluie se met à tomber. Crachin peu sensible au début, mais qui s'intensifie progressivement. Pas question d'enlever mon imper donc, que j'avais mis sur moi dès le départ pour me protéger du vent. Sous l'effet des projections d'eau sale, le dérailleur avant, comme souvent, se grippe sérieusement, il me faut jouer sur la tension du câble (pas évident avec les doigts engourdis par la pluie) pour parvenir à passer les plateaux correctement… mais quand ça passe, c'est très souvent pour que la chaîne frotte sur les fourchettes. Bruit casse-pieds au possible, mais ça va être mon lot jusqu'à l'arrivée.

Plus on se rapproche de Chimay, et plus les côtes s'allongent. Le paysage est de plus en plus champêtre et forestier, pendant que le parcours repasse la frontière et retourne en Belgique. Malheureusement les nuages de pluie décident de m'accompagner presque jusqu'aux portes de Chimay, soit pendant plus d'une heure. Ce qui me fait enrager quand je regarde le ciel : une mince bande de nuages gris encadrée par des nuages clairs à gauche et un ciel bleu à droite, mais ces nuages gris sont malheureusement au-dessus de moi ! Et le vent est toujours défavorable…

Je suis bien content dans ces conditions d'arriver au second ravitaillement à Chimay, placé à côté d'une sorte de cours d'école gigantesque. D'autant que la pluie s'est enfin arrêtée. À nouveau le plein de bidons (l'essentiel de mon ravitaillement est liquide) et je repars, direction Couvin cette fois, en province de Namur.

Ce faisant j'entre en Ardenne, et les côtes en témoignent : encore plus longues et certaines bien escarpées, sur des routes alternativement larges et étroites, en état nickel ou catastrophique, enfin bref complètement imprévisibles pour qui ne connait pas le coin. Mon genou gauche couine, une douleur récurrente ces derniers mois, qui survient souvent quand mon coup de pédale se dérègle, mais c'est supportable. Il n'y a plus grand'monde autour de moi, l'énorme majorité des participants a apparemment décidé de se contenter de distances plus courtes.

Au troisième ravitaillement, à Pétigny, les préposés, très sympas, me confirment le fait en m'apprennant qu'il n'y a qu'une cinquantaine d'engagés pour le grand parcours. L'un d'entre eux diminue mes problèmes de dérailleur avant en parvenant partiellement à le dégripper avec de bonnes rasades de WD40. Par la suite, la chaîne frottera moins, c'est toujours ça de gagné.

En reprenant la route, je rattrape assez vite deux autres cyclistes, dont l'un, appartenant aux Audax de Tournai, a un pied en moins et pédale avec une prothèse. Ce qui m'a d'ailleurs complètement échappé sur le moment, c'est à l'arrivée qu'il me l'apprendra !! Sacrée allure malgré ce handicap. On fait quelques kilomètres ensemble, moi prenant de l'avance dans les côtes assez sévères qui se succèdent, jusqu'à entrer à nouveau sur le territoire de Chimay.

Je loupe malheureusement un embranchement du parcours, sur ma droite  (vers Vaux) et continue tout droit pendant deux bons kilomètres avant de m'apercevoir qu'il y a un os quelque part : je suis arrivé à un carrefour au milieu d'une sorte de zone industrielle, et plus de fléchage au sol du tout ! Demi-tour, et retour au parcours normal. Voilà quelques kilomètres de plus dans ma besace, mais pas vraiment bienvenus ! smiley yell

Quatrième ravitaillement sur le même site que le second, à Chimay. J'y retrouve les deux cyclistes qui eux n'ont pas manqué l'embranchement, et évidemment ils sont surpris de me voir arriver après eux. Eux repartent du ravito quand j'arrive. Je ne les reverrai qu'à Mons. Après avoir fait le «plein», je me lance dans la dernière partie du périple, celle qui me ramène à la capitale hennuyère. Deux choses font du bien à mon moral : la douleur au genou a disparu et le vent est maintenant globalement favorable. Ce qui me fait me demander si cette douleur n'est pas en partie psychosomatique, parce qu'elle survient souvent quand le vent est de face… 

Entre Chimay et Froidchapelle, c'est le secteur du «toboggan» comme me l'a appris Eric : une route au profil très marqué de «tôle ondulée», qui m'avait fait vivre un cauchemar l'année dernière parce que le vent soufflait alors en pleine figure. Là avec le vent favorable ça passe tout seul ou presque. De Froidchapelle on passe sur le territoire de Beaumont, avant de repasser en France, en longeant notamment la pittoresque et très agréable vallée de la Thure jusqu'à Cousolre. On n'imagine guère ce genre de paysage naturel quand on pense au département du Nord en France, et pourtant ça s'y trouve !

Après le passage à Cousolre (marqué par le franchissement d'une bosse courte mais étonnamment raide) j'ai la surprise de voir cette inscription au sol : FRANCK PASTOR ALLEZ ! Surprise d'autant plus grande que, comme je l'ai dit, je n'ai personne dans mes relations qui habite dans le coin ! Si ce n'est pas quelqu'un du forum, c'est peut-être un ami à moi de Bruxelles ou d'ailleurs, au courant de mes projets et de passage par là ce premier mai, mais quant à savoir qui ?

Le mystère sera peut-être résolu un jour mais en attendant ça me donne un coup de fouet bienvenu, parce que justement mes jambes commençaient à devenir lourdes après tous ces kilomètres : j'en suis déjà à 180 bornes tout cumulé, et je n'ai pas encore fait plus que ça en une sortie cette année. Et au cinquième et dernier ravitaillement, au même endroit que le premier, à Colleret, il n'y a presque plus personne, juste un autre cycliste et deux préposés qui ont quand même le minimum vital avec eux : de la nourriture solide et de l'eau, en bidon cette fois. D'après les renseignements qu'ils ont il n'y a plus que quatre cyclistes après moi. Il est déjà 17 h passées et la salle de sport sur laquelle l'alimentation en eau était branchée est fermée, donc ils ont rempli ce bidon d'eau pour assurer l'essentiel. Une excellente idée !

Je me lance donc dans le trajet final : encore trente kilomètres jusqu'à Mons. J'ai mal au pattes, mal au c.. mais le vent est vraiment dans le dos maintenant, ça donne des ailes malgré l'état désastreux de la chaussée. Je me retrouve donc plus vite que je le pensais en Belgique, à Givry puis dans les environs de Mons, où m'attend ce que les locaux appellent «la trilogie» : trois méchantes bosses sur la N6, que la feuille de route appelle Harmignies (nom du patelin au pied de la bosse), Casse-cou (peut-être nommée ainsi parce que c'est la plus longue et la plus raide ?) et Bascule, 5 km avant l'arrivée finale. Trois bosses avalées sans coup férir malgré le vent redevenu défavorable dans ce secteur.

Et me voilà donc revenu à l'École des Ursulines à Mons. Mon compteur indique qu'il est 18 h 45, que j'ai effectué 222 bornes en tout et passé en tout 10 h 50 sur mon vélo, sans compter les pauses donc, soit une vitesse moyenne de 20,4 km/h. Pour l'anecdote, il indique une fréquence moyenne de pédalage de 89 tours/minutes et une vitesse maximale de 61,4 km/h. Mais tout ça n'est qu'un détail. L'essentiel est d'être arrivé au bout, et de pouvoir «discuter le coup» avec d'autres participants qui sont encore là à casser la croûte et boire une bonne «Chimay». Moi qui ne bois pas d'alcool, je passe donc sur la bière mais me jette sur les sandwiches et fais une grosse entorse à la diététique avec un bon plat de charcuterie, miam ! Bien content aussi de retrouver ce cycliste au pied amputé qui semble-t-il est une figure du cyclotourisme hennuyer et tournaisien. Sans doute qu'Eric ou Grégory le connaissent ! Il n'est pas loin de 20 h quand je remets le cap sur Bruxelles en voiture, les muscles bien douloureux mais avec la satisfaction d'avoir réussi ce défi ! smiley cool

Magnifique CR Franck.

Le cyclotouriste avec la prothèse s'appelle Michel Cordier de l'Union Audax Tournai, un très grand cyclotouriste au palmarès bien fourni dont P-B-P (combien??). La première fois que je l'ai vu c'était en 1991 sur le parcours d'un de mes premiers MCM! Sa fille fait, pour le moment, un tour du monde avec son conjoint et leur toute petite fille, à vélo bien-sûr!

Je parie que celui qui t'as dépanné c'est mon ami Roland "le Raton" dont je te parlais plus haut.

Pour l'inscription d'encouragement au sol, le mystère demeure, mais tu as des supporters, c'est sûr!

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envoyé le 03/05/2017 09:17

Magnifique CR Franck.

Le cyclotouriste avec la prothèse s'appelle Michel Cordier de l'Union Audax Tournai, un très grand cyclotouriste au palmarès bien fourni dont P-B-P (combien??). La première fois que je l'ai vu c'était en 1991 sur le parcours d'un de mes premiers MCM! Sa fille fait, pour le moment, un tour du monde avec son conjoint et leur toute petite fille, à vélo bien-sûr!

Je parie que celui qui t'as dépanné c'est mon ami Roland "le Raton" dont je te parlais plus haut.

Pour l'inscription d'encouragement au sol, le mystère demeure, mais tu as des supporters, c'est sûr!

Oui, il m'avait parlé lundi soir de ce tour du monde de sa fille et de sa famille à vélo. Il en est visiblement très fier, et il y a de quoi !

Quand j'étais bien plus jeune, je suivais (de chez moi!) le périple autour du monde à vélo d'un couple lyonnais, Françoise et Claude Hervé. Eux aussi avaient une petite fille avec eux, Manon, née en cours de route en Nouvelle-Zélande. 

https://www.babelio.com/livres/Herve-Le-tour-du-monde-a-velo/126773

Le genre d'aventures qui me fascine ! 

Pour le dépannage au WD40, c'est possible que ce soit ton ami qui y a pensé, mais c'est quelqu'un d'autre (un grand type) qui a manié l'aérosol. Qui qu'ils soient, merci à eux !

Ah, et tant que j'y suis, j'ai repéré une quatrième côte Cotacol smiley cool, commune aux parcours 190 et 205 celui-là : la « grand-route de Rocroi » à Baileux, entité de Chimay, côte n° 60. Pas un foudre de guerre, 53 points « seulement », mais c'est entre autres la densité de toutes ces côtes, courtes ou moins courtes, qui rend ce parcours difficile. 

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envoyé le 03/05/2017 12:45

Comme promis, je place ici un compte-rendu plus détaillé de ma journée d'hier. Levé à 4 h du matin, vélo dans le coffre et départ de Bruxelles à 5 h 15 pour arriver au lieu de départ (École des Ursulines) à Mons une heure plus tard. Après le temps passé à satisfaire aux formalités d'inscription et à préparer mon vélo, il est 7 h exactement quand je m'élance. J'aurais préféré partir plus tôt, idéalement à 6 h 30, mais tant pis, ça m'apprendra à prévoir plus de marge dans mes plannings.

Au départ le temps est gris mais encore sec. Passage sous l'étonnante œuvre d'art d'Arne Quinze, le «Passenger» :

http://arnequinze.com/en/projects/detail/the-passenger

puis traversée de la Grand'Place, avant de s'élancer sur les routes défoncées du sud de Mons.

Le temps est assez froid (tenue longue de rigueur !), gris et menaçant mais encore sec. Le vent vient du sud, et souffle bien fort, plus fort semble-t-il qu'annoncé par la météo. Ce qui veut dire qu'il sera défavorable pendant toute la première partie de la rando. Moi qui ai horreur du vent, je me prépare à me «blinder» mentalement pendant bien des kilomètres. L'état global désastreux des routes ne m'y aide pas, et une fois entré dans l'Avesnois en France, ça ne s'arrange pas, au contraire ! Heureusement les paysages parcourus sont agréables, et les sensations physiques correctes sur un tracé déjà assez vallonné.

Dans ces conditions, des groupes se forment, souvent imposants. Pour ma part je me retrouve en compagnie de deux cyclistes, un homme et une femme, inscrits sur le 100 km. Leur rythme est exactement ce qu'il me faut : tranquille. On fera route ensemble jusqu'au premier ravitaillement, à Colleret en France. C'est là qu'Éric Hennuy me reconnait et m'aborde. Parti à 7 h 30, il a déjà gagné une demi-heure sur moi depuis le départ ! smiley surprised Il repart vite, tandis que je cherche un peu partout de l'eau pure pour mes bidons (que je complète par de la poudre Overstims transportée en sachet  dans mes poches). Je finis par trouver mon bonheur avec un jet d'eau qui trainait par terre, et je repars, seul cette fois.

Dommage pour mon moral, car un peu plus loin la pluie se met à tomber. Crachin peu sensible au début, mais qui s'intensifie progressivement. Pas question d'enlever mon imper donc, que j'avais mis sur moi dès le départ pour me protéger du vent. Sous l'effet des projections d'eau sale, le dérailleur avant, comme souvent, se grippe sérieusement, il me faut jouer sur la tension du câble (pas évident avec les doigts engourdis par la pluie) pour parvenir à passer les plateaux correctement… mais quand ça passe, c'est très souvent pour que la chaîne frotte sur les fourchettes. Bruit casse-pieds au possible, mais ça va être mon lot jusqu'à l'arrivée.

Plus on se rapproche de Chimay, et plus les côtes s'allongent. Le paysage est de plus en plus champêtre et forestier, pendant que le parcours repasse la frontière et retourne en Belgique. Malheureusement les nuages de pluie décident de m'accompagner presque jusqu'aux portes de Chimay, soit pendant plus d'une heure. Ce qui me fait enrager quand je regarde le ciel : une mince bande de nuages gris encadrée par des nuages clairs à gauche et un ciel bleu à droite, mais ces nuages gris sont malheureusement au-dessus de moi ! Et le vent est toujours défavorable…

Je suis bien content dans ces conditions d'arriver au second ravitaillement à Chimay, placé à côté d'une sorte de cours d'école gigantesque. D'autant que la pluie s'est enfin arrêtée. À nouveau le plein de bidons (l'essentiel de mon ravitaillement est liquide) et je repars, direction Couvin cette fois, en province de Namur.

Ce faisant j'entre en Ardenne, et les côtes en témoignent : encore plus longues et certaines bien escarpées, sur des routes alternativement larges et étroites, en état nickel ou catastrophique, enfin bref complètement imprévisibles pour qui ne connait pas le coin. Mon genou gauche couine, une douleur récurrente ces derniers mois, qui survient souvent quand mon coup de pédale se dérègle, mais c'est supportable. Il n'y a plus grand'monde autour de moi, l'énorme majorité des participants a apparemment décidé de se contenter de distances plus courtes.

Au troisième ravitaillement, à Pétigny, les préposés, très sympas, me confirment le fait en m'apprennant qu'il n'y a qu'une cinquantaine d'engagés pour le grand parcours. L'un d'entre eux diminue mes problèmes de dérailleur avant en parvenant partiellement à le dégripper avec de bonnes rasades de WD40. Par la suite, la chaîne frottera moins, c'est toujours ça de gagné.

En reprenant la route, je rattrape assez vite deux autres cyclistes, dont l'un, appartenant aux Audax de Tournai, a un pied en moins et pédale avec une prothèse. Ce qui m'a d'ailleurs complètement échappé sur le moment, c'est à l'arrivée qu'il me l'apprendra !! Sacrée allure malgré ce handicap. On fait quelques kilomètres ensemble, moi prenant de l'avance dans les côtes assez sévères qui se succèdent, jusqu'à entrer à nouveau sur le territoire de Chimay.

Je loupe malheureusement un embranchement du parcours, sur ma droite  (vers Vaux) et continue tout droit pendant deux bons kilomètres avant de m'apercevoir qu'il y a un os quelque part : je suis arrivé à un carrefour au milieu d'une sorte de zone industrielle, et plus de fléchage au sol du tout ! Demi-tour, et retour au parcours normal. Voilà quelques kilomètres de plus dans ma besace, mais pas vraiment bienvenus ! smiley yell

Quatrième ravitaillement sur le même site que le second, à Chimay. J'y retrouve les deux cyclistes qui eux n'ont pas manqué l'embranchement, et évidemment ils sont surpris de me voir arriver après eux. Eux repartent du ravito quand j'arrive. Je ne les reverrai qu'à Mons. Après avoir fait le «plein», je me lance dans la dernière partie du périple, celle qui me ramène à la capitale hennuyère. Deux choses font du bien à mon moral : la douleur au genou a disparu et le vent est maintenant globalement favorable. Ce qui me fait me demander si cette douleur n'est pas en partie psychosomatique, parce qu'elle survient souvent quand le vent est de face… 

Entre Chimay et Froidchapelle, c'est le secteur du «toboggan» comme me l'a appris Eric : une route au profil très marqué de «tôle ondulée», qui m'avait fait vivre un cauchemar l'année dernière parce que le vent soufflait alors en pleine figure. Là avec le vent favorable ça passe tout seul ou presque. De Froidchapelle on passe sur le territoire de Beaumont, avant de repasser en France, en longeant notamment la pittoresque et très agréable vallée de la Thure jusqu'à Cousolre. On n'imagine guère ce genre de paysage naturel quand on pense au département du Nord en France, et pourtant ça s'y trouve !

Après le passage à Cousolre (marqué par le franchissement d'une bosse courte mais étonnamment raide) j'ai la surprise de voir cette inscription au sol : FRANCK PASTOR ALLEZ ! Surprise d'autant plus grande que, comme je l'ai dit, je n'ai personne dans mes relations qui habite dans le coin ! Si ce n'est pas quelqu'un du forum, c'est peut-être un ami à moi de Bruxelles ou d'ailleurs, au courant de mes projets et de passage par là ce premier mai, mais quant à savoir qui ?

Le mystère sera peut-être résolu un jour mais en attendant ça me donne un coup de fouet bienvenu, parce que justement mes jambes commençaient à devenir lourdes après tous ces kilomètres : j'en suis déjà à 180 bornes tout cumulé, et je n'ai pas encore fait plus que ça en une sortie cette année. Et au cinquième et dernier ravitaillement, au même endroit que le premier, à Colleret, il n'y a presque plus personne, juste un autre cycliste et deux préposés qui ont quand même le minimum vital avec eux : de la nourriture solide et de l'eau, en bidon cette fois. D'après les renseignements qu'ils ont il n'y a plus que quatre cyclistes après moi. Il est déjà 17 h passées et la salle de sport sur laquelle l'alimentation en eau était branchée est fermée, donc ils ont rempli ce bidon d'eau pour assurer l'essentiel. Une excellente idée !

Je me lance donc dans le trajet final : encore trente kilomètres jusqu'à Mons. J'ai mal au pattes, mal au c.. mais le vent est vraiment dans le dos maintenant, ça donne des ailes malgré l'état désastreux de la chaussée. Je me retrouve donc plus vite que je le pensais en Belgique, à Givry puis dans les environs de Mons, où m'attend ce que les locaux appellent «la trilogie» : trois méchantes bosses sur la N6, que la feuille de route appelle Harmignies (nom du patelin au pied de la bosse), Casse-cou (peut-être nommée ainsi parce que c'est la plus longue et la plus raide ?) et Bascule, 5 km avant l'arrivée finale. Trois bosses avalées sans coup férir malgré le vent redevenu défavorable dans ce secteur.

Et me voilà donc revenu à l'École des Ursulines à Mons. Mon compteur indique qu'il est 18 h 45, que j'ai effectué 222 bornes en tout et passé en tout 10 h 50 sur mon vélo, sans compter les pauses donc, soit une vitesse moyenne de 20,4 km/h. Pour l'anecdote, il indique une fréquence moyenne de pédalage de 89 tours/minutes et une vitesse maximale de 61,4 km/h. Mais tout ça n'est qu'un détail. L'essentiel est d'être arrivé au bout, et de pouvoir «discuter le coup» avec d'autres participants qui sont encore là à casser la croûte et boire une bonne «Chimay». Moi qui ne bois pas d'alcool, je passe donc sur la bière mais me jette sur les sandwiches et fais une grosse entorse à la diététique avec un bon plat de charcuterie, miam ! Bien content aussi de retrouver ce cycliste au pied amputé qui semble-t-il est une figure du cyclotourisme hennuyer et tournaisien. Sans doute qu'Eric ou Grégory le connaissent ! Il n'est pas loin de 20 h quand je remets le cap sur Bruxelles en voiture, les muscles bien douloureux mais avec la satisfaction d'avoir réussi ce défi ! smiley cool

Encore bravo, Franck !

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envoyé le 03/05/2017 13:35

Comme promis, je place ici un compte-rendu plus détaillé de ma journée d'hier. Levé à 4 h du matin, vélo dans le coffre et départ de Bruxelles à 5 h 15 pour arriver au lieu de départ (École des Ursulines) à Mons une heure plus tard. Après le temps passé à satisfaire aux formalités d'inscription et à préparer mon vélo, il est 7 h exactement quand je m'élance. J'aurais préféré partir plus tôt, idéalement à 6 h 30, mais tant pis, ça m'apprendra à prévoir plus de marge dans mes plannings.

Au départ le temps est gris mais encore sec. Passage sous l'étonnante œuvre d'art d'Arne Quinze, le «Passenger» :

http://arnequinze.com/en/projects/detail/the-passenger

puis traversée de la Grand'Place, avant de s'élancer sur les routes défoncées du sud de Mons.

Le temps est assez froid (tenue longue de rigueur !), gris et menaçant mais encore sec. Le vent vient du sud, et souffle bien fort, plus fort semble-t-il qu'annoncé par la météo. Ce qui veut dire qu'il sera défavorable pendant toute la première partie de la rando. Moi qui ai horreur du vent, je me prépare à me «blinder» mentalement pendant bien des kilomètres. L'état global désastreux des routes ne m'y aide pas, et une fois entré dans l'Avesnois en France, ça ne s'arrange pas, au contraire ! Heureusement les paysages parcourus sont agréables, et les sensations physiques correctes sur un tracé déjà assez vallonné.

Dans ces conditions, des groupes se forment, souvent imposants. Pour ma part je me retrouve en compagnie de deux cyclistes, un homme et une femme, inscrits sur le 100 km. Leur rythme est exactement ce qu'il me faut : tranquille. On fera route ensemble jusqu'au premier ravitaillement, à Colleret en France. C'est là qu'Éric Hennuy me reconnait et m'aborde. Parti à 7 h 30, il a déjà gagné une demi-heure sur moi depuis le départ ! smiley surprised Il repart vite, tandis que je cherche un peu partout de l'eau pure pour mes bidons (que je complète par de la poudre Overstims transportée en sachet  dans mes poches). Je finis par trouver mon bonheur avec un jet d'eau qui trainait par terre, et je repars, seul cette fois.

Dommage pour mon moral, car un peu plus loin la pluie se met à tomber. Crachin peu sensible au début, mais qui s'intensifie progressivement. Pas question d'enlever mon imper donc, que j'avais mis sur moi dès le départ pour me protéger du vent. Sous l'effet des projections d'eau sale, le dérailleur avant, comme souvent, se grippe sérieusement, il me faut jouer sur la tension du câble (pas évident avec les doigts engourdis par la pluie) pour parvenir à passer les plateaux correctement… mais quand ça passe, c'est très souvent pour que la chaîne frotte sur les fourchettes. Bruit casse-pieds au possible, mais ça va être mon lot jusqu'à l'arrivée.

Plus on se rapproche de Chimay, et plus les côtes s'allongent. Le paysage est de plus en plus champêtre et forestier, pendant que le parcours repasse la frontière et retourne en Belgique. Malheureusement les nuages de pluie décident de m'accompagner presque jusqu'aux portes de Chimay, soit pendant plus d'une heure. Ce qui me fait enrager quand je regarde le ciel : une mince bande de nuages gris encadrée par des nuages clairs à gauche et un ciel bleu à droite, mais ces nuages gris sont malheureusement au-dessus de moi ! Et le vent est toujours défavorable…

Je suis bien content dans ces conditions d'arriver au second ravitaillement à Chimay, placé à côté d'une sorte de cours d'école gigantesque. D'autant que la pluie s'est enfin arrêtée. À nouveau le plein de bidons (l'essentiel de mon ravitaillement est liquide) et je repars, direction Couvin cette fois, en province de Namur.

Ce faisant j'entre en Ardenne, et les côtes en témoignent : encore plus longues et certaines bien escarpées, sur des routes alternativement larges et étroites, en état nickel ou catastrophique, enfin bref complètement imprévisibles pour qui ne connait pas le coin. Mon genou gauche couine, une douleur récurrente ces derniers mois, qui survient souvent quand mon coup de pédale se dérègle, mais c'est supportable. Il n'y a plus grand'monde autour de moi, l'énorme majorité des participants a apparemment décidé de se contenter de distances plus courtes.

Au troisième ravitaillement, à Pétigny, les préposés, très sympas, me confirment le fait en m'apprennant qu'il n'y a qu'une cinquantaine d'engagés pour le grand parcours. L'un d'entre eux diminue mes problèmes de dérailleur avant en parvenant partiellement à le dégripper avec de bonnes rasades de WD40. Par la suite, la chaîne frottera moins, c'est toujours ça de gagné.

En reprenant la route, je rattrape assez vite deux autres cyclistes, dont l'un, appartenant aux Audax de Tournai, a un pied en moins et pédale avec une prothèse. Ce qui m'a d'ailleurs complètement échappé sur le moment, c'est à l'arrivée qu'il me l'apprendra !! Sacrée allure malgré ce handicap. On fait quelques kilomètres ensemble, moi prenant de l'avance dans les côtes assez sévères qui se succèdent, jusqu'à entrer à nouveau sur le territoire de Chimay.

Je loupe malheureusement un embranchement du parcours, sur ma droite  (vers Vaux) et continue tout droit pendant deux bons kilomètres avant de m'apercevoir qu'il y a un os quelque part : je suis arrivé à un carrefour au milieu d'une sorte de zone industrielle, et plus de fléchage au sol du tout ! Demi-tour, et retour au parcours normal. Voilà quelques kilomètres de plus dans ma besace, mais pas vraiment bienvenus ! smiley yell

Quatrième ravitaillement sur le même site que le second, à Chimay. J'y retrouve les deux cyclistes qui eux n'ont pas manqué l'embranchement, et évidemment ils sont surpris de me voir arriver après eux. Eux repartent du ravito quand j'arrive. Je ne les reverrai qu'à Mons. Après avoir fait le «plein», je me lance dans la dernière partie du périple, celle qui me ramène à la capitale hennuyère. Deux choses font du bien à mon moral : la douleur au genou a disparu et le vent est maintenant globalement favorable. Ce qui me fait me demander si cette douleur n'est pas en partie psychosomatique, parce qu'elle survient souvent quand le vent est de face… 

Entre Chimay et Froidchapelle, c'est le secteur du «toboggan» comme me l'a appris Eric : une route au profil très marqué de «tôle ondulée», qui m'avait fait vivre un cauchemar l'année dernière parce que le vent soufflait alors en pleine figure. Là avec le vent favorable ça passe tout seul ou presque. De Froidchapelle on passe sur le territoire de Beaumont, avant de repasser en France, en longeant notamment la pittoresque et très agréable vallée de la Thure jusqu'à Cousolre. On n'imagine guère ce genre de paysage naturel quand on pense au département du Nord en France, et pourtant ça s'y trouve !

Après le passage à Cousolre (marqué par le franchissement d'une bosse courte mais étonnamment raide) j'ai la surprise de voir cette inscription au sol : FRANCK PASTOR ALLEZ ! Surprise d'autant plus grande que, comme je l'ai dit, je n'ai personne dans mes relations qui habite dans le coin ! Si ce n'est pas quelqu'un du forum, c'est peut-être un ami à moi de Bruxelles ou d'ailleurs, au courant de mes projets et de passage par là ce premier mai, mais quant à savoir qui ?

Le mystère sera peut-être résolu un jour mais en attendant ça me donne un coup de fouet bienvenu, parce que justement mes jambes commençaient à devenir lourdes après tous ces kilomètres : j'en suis déjà à 180 bornes tout cumulé, et je n'ai pas encore fait plus que ça en une sortie cette année. Et au cinquième et dernier ravitaillement, au même endroit que le premier, à Colleret, il n'y a presque plus personne, juste un autre cycliste et deux préposés qui ont quand même le minimum vital avec eux : de la nourriture solide et de l'eau, en bidon cette fois. D'après les renseignements qu'ils ont il n'y a plus que quatre cyclistes après moi. Il est déjà 17 h passées et la salle de sport sur laquelle l'alimentation en eau était branchée est fermée, donc ils ont rempli ce bidon d'eau pour assurer l'essentiel. Une excellente idée !

Je me lance donc dans le trajet final : encore trente kilomètres jusqu'à Mons. J'ai mal au pattes, mal au c.. mais le vent est vraiment dans le dos maintenant, ça donne des ailes malgré l'état désastreux de la chaussée. Je me retrouve donc plus vite que je le pensais en Belgique, à Givry puis dans les environs de Mons, où m'attend ce que les locaux appellent «la trilogie» : trois méchantes bosses sur la N6, que la feuille de route appelle Harmignies (nom du patelin au pied de la bosse), Casse-cou (peut-être nommée ainsi parce que c'est la plus longue et la plus raide ?) et Bascule, 5 km avant l'arrivée finale. Trois bosses avalées sans coup férir malgré le vent redevenu défavorable dans ce secteur.

Et me voilà donc revenu à l'École des Ursulines à Mons. Mon compteur indique qu'il est 18 h 45, que j'ai effectué 222 bornes en tout et passé en tout 10 h 50 sur mon vélo, sans compter les pauses donc, soit une vitesse moyenne de 20,4 km/h. Pour l'anecdote, il indique une fréquence moyenne de pédalage de 89 tours/minutes et une vitesse maximale de 61,4 km/h. Mais tout ça n'est qu'un détail. L'essentiel est d'être arrivé au bout, et de pouvoir «discuter le coup» avec d'autres participants qui sont encore là à casser la croûte et boire une bonne «Chimay». Moi qui ne bois pas d'alcool, je passe donc sur la bière mais me jette sur les sandwiches et fais une grosse entorse à la diététique avec un bon plat de charcuterie, miam ! Bien content aussi de retrouver ce cycliste au pied amputé qui semble-t-il est une figure du cyclotourisme hennuyer et tournaisien. Sans doute qu'Eric ou Grégory le connaissent ! Il n'est pas loin de 20 h quand je remets le cap sur Bruxelles en voiture, les muscles bien douloureux mais avec la satisfaction d'avoir réussi ce défi ! smiley cool

merci pour le CR , Franck.

Cela me donne envie de recommencer ce MCM, ahah.

La grimpette après le ravito de Petigny m'a coupé les pattes ;-). A Petigny justement, ils nous ont dit avoir compté 64 personnes quand nous y étions.

Que tous ces gens soient encore remerciés, car la journée a été longue pour eux, surtout en restant debout à "ne rien faire" dans le vent (comme au ravito 1/5)

 

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envoyé le 03/05/2017 17:53

Encore bravo, Franck !

Merci ! Pas tenté de la faire l'année prochaine, Jérémie ? smiley innocent

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envoyé le 03/05/2017 18:00

merci pour le CR , Franck.

Cela me donne envie de recommencer ce MCM, ahah.

La grimpette après le ravito de Petigny m'a coupé les pattes ;-). A Petigny justement, ils nous ont dit avoir compté 64 personnes quand nous y étions.

Que tous ces gens soient encore remerciés, car la journée a été longue pour eux, surtout en restant debout à "ne rien faire" dans le vent (comme au ravito 1/5)

 

 A Petigny justement, ils nous ont dit avoir compté 64 personnes quand nous y étions.

Oui, alors qu'à l'arrivée, on m'a dit que nous étions 1400 environ à participer. On était donc vraiment très peu nombreux à avoir fait le grand parcours, même pas un participant sur vingt ! Serions-nous des courageux ou des fous furieux ? Un mélange des deux sans doute. smiley laughing 

Quant aux préposés, pas de doutes : des courageux, surtout dans ces conditions, et on ne peut plus serviables ! Merci à eux !

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envoyé le 03/05/2017 18:38

www.tignon.be


Ben mince, je suis dans ce reportage, une première pour moi ! Partie 1, photo 53, le gaillard à droite aux traits tirés avec l'imper blanc, c'est moi ! smiley sealed

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envoyé le 03/05/2017 18:53

Ben mince, je suis dans ce reportage, une première pour moi ! Partie 1, photo 53, le gaillard à droite aux traits tirés avec l'imper blanc, c'est moi ! smiley sealed

eh oui ! :-)

"de l'eau pure, s'il vous plait !"

je m'attendais à ta veste jaune, par contre ton vélo bleu, je ne l'aurais pas raté.

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envoyé le 03/05/2017 19:43

Merci ! Pas tenté de la faire l'année prochaine, Jérémie ? smiley innocent

Et bien, j'y ai déjà pensé, mais ça nécessite une logistique assez conséquente pour moi ; Mons, c'est 160 km de chez moi ....

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