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envoyé le 01/04/2018 22:10

En regardant la télé cet aprés midi on ne se rend pas compte de ce que c'est en vrai , pour moi le 140 km en mode cyclo ( 6h) a été super , les bosses sont vraiment très impressionnantes mais se montent en vélo(grâce au 30 X 29)très bon fléchage, ravito super et jamais de bouchon malgrés 16000 participants

Maintenant j’attends samedi pour Roubaix et ensuite Liege

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envoyé le 01/04/2018 22:15

Alors Simon?

J'espère que çà a été!

yep, petit débrif à venir le temps de ramasser les bouts smiley laughing

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envoyé le 01/04/2018 22:38

Bonsoir tout le monde;

Superbe journée sur le 140 km hier, fait tranquillement en 6H, avec ma compagne. Très belle organisation, juste un peu trop de monde dans le Koppenberg, où le bouchon nous a contraint à mettre pied à terre. 

Je pense que j'y retournerai l'an prochain pour le 174 km. Un seul regret, celui de ne pas avoir pu voir la course des pro aujourd'hui, ni sur place, ni à la Télévision. Plus d'impressions dans un post à suivre...

 

 

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envoyé le 02/04/2018 14:50

Mon petit récap du Tour des Flandres.

Après Liège l’an passé, je m’attaque aux Flandres avec la même équipe. Entre temps, Bouboule s’est affuté en vue de l’Ironman de Hambourg et Bibiche est devenu champion de Seine Maritime Ufolep. Ma préparation a été catastrophique : mauvais temps, maladies, problèmes de matériel et d’emploi du temps. Seulement 200 km en Février et à peine 1300 depuis le début de l’année, je me retrouve très loin de ma forme lors de la Doyenne, mais si c’est facile c’est pas drôle.

J’embarque pour Lille en TGV, charge le vélo dans le Kangoo et direction Oudenaarde pour le retrait de la puce. La route est faite sous une pluie battante, elle a bien fait de tomber la veille. On file ensuite vers notre maison en périphérie d’Anvers. Je m’occupe de remonter mon vélo à savoir un Cannondale Made in USA en finition aluminium brossée équipé de Conti 4 Season 25. Lui au moins il est prêt pour les 230 km de demain.

Un plat de pâtes et deux bières puis au dodo…

Lever à 5h45 un bon petit déjeuner mais pas trop lourd, habillage et direction un garage dans le centre d’Anvers prêté par la propriétaire de la maison. Après avoir manqué d’arracher le toit du Kangoo en se garant nous rejoignons le départ en suivant ceux qui connaissent le chemin.

Départ à 7h45 après la traditionnelle photo, c’est parti pour une très longue sortie. Mon objectif pour aujourd’hui essayer d’aller au bout coûte que coûte ce dont je doute fortement.

On se retrouve embarqué dans une longue procession de cycliste filant à 35 km plat pays, bien au chaud dans les roues, bien tranquillement jusqu’au premier ravito (53 km). Tranquillement pas vraiment puisqu’on me signale que ma sacoche de selle est ouverte. Je m’arrête 10 secondes pour la fermer, il me faudra 10 km pour retrouver mes collègues à sauter de cassures en cassures. Je n’avais pas besoin de ça.

La route se passe plutôt bien jusqu’aux premiers secteurs pavés de Lippenhovestraat et Haaghoek qui se trouvent être plutôt réguliers, c’est assez marrant, le compteur et les bidons tiennent bien le coup. Je passe les premiers monts de Leberg et Ten Bosse en douceur car je sens que la forme n’est pas là. Je recule à chaque bosse et me retrouve systématiquement dans des cassures.

Vient alors le Muur. Je l’aborde de manière sereine. Les pavés ne me posent pas de problème et la déclivité est largement dans mes cordes. Déjà quelques cyclos à pieds, je m’emploie à slalomer entre les vélos tout en laissant passer ceux qui vont plus vite. Le public est extraordinaire, on sent la passion pour ce sport à travers leurs encouragements. Les prénoms étant écrits sur la plaque de cadre on a l’impression d’être des célébrités ce qui fait chaud au cœur dans cette matinée ensoleillée mais fraiche. Je passe finalement le Muur en un peu plus de 5 min à 12 de moyenne mais presque à bout de souffle. J’atteins d’ailleurs ma FCmax du jour. Mon capteur m’indique 275 W de moyenne, soit ce que j’ai fait dans le Ventoux pendant 1h30… Clairement j’ai pas la socquette légère !!

On se ravitaille à nouveau après la Citadelle (mention spéciale aux crétins qui s’arrêtent au sommet du Muur et bouchent la route pour souffler alors que l’aire de repos est 20 plus loin en descente… Ca sera un peu le thème du jour)

On est à mi-chemin, il reste une douzaine de secteurs, je suis fatigué et attrape froid dans la descente après le Grammont. Le calvaire commence.

Je n’arrive plus à tenir les roues, je fais l’élastique, l’accordéon, mal au dos, froid aux bras, les genoux qui couines et le nez qui coule… Bibiche et Bouboule m’attendent de temps en temps après les côtes mais comme je pète aussi sur le plat c’est pas facile pour eux de savoir si je suis deux vélos ou deux cassures derrière. Et dire qu’il n’y a que deux Bergs avant le prochain ravito mais où sont les 10 qui restent ???

Je savais que le parcours passait à Oudenaarde au 4 ème ravito, je considérais ça comme une porte de sortie qui commence à se faire de plus en plus tentante. J’ai en plus mal au ventre, la nourriture de passe plus, l’eau de passe plus. Je me déshydrate à mesure que mon énergie se vide… Arrivé au ravito je suis au bord de l’abandon. Avoir fait le plus dur m’aurais rendu optimiste mais sur les 60 derniers kilomètre il ne reste que des bouts de légende : Koppenberg, Taaienberg, Kwarmont, Paterberg, ça fait peur. Il me vient une sensation ambigüe, un dilemme cornélien : arrêter ou continuer, briser mon rêve ou briser mon corps.

Je fais un passage aux toilettes essayer de tout débloquer, je prends mon spray nasal pour me déboucher les conduit et le boit un peu d’eau. Mes genoux me font tellement mal que je boite en marchant. Après avoir avalé trois oranges et de gaufres Meli je décide de tenter le diable : direction le Koppenberg. La colline est visible dès la sortie de la zone industrielle. En approchant on distingue les formes de cyclistes de déplaçant lentement le long d’une crête très pentue. Dans Génie Civil il y a « Génie » mais ils ont dû oublier. On tourne à gauche et on tombe sur une route tracé au cordeau grimpant la colline de la façon la plus directe qui soit, bien sûr elle est couverte de pavés ! J’attaque le Koppenberg avec un regain d’énergie, le début n’est pas si difficile que ça mais cette côte est toujours de pire en pire. Avec 16 000 cyclos au départ l’inévitable se produit : toute la larguer est occupée par des gens à pieds. Je tente tant bien que mal de me frayer un chemin en gueulant rien à faire. Au plus fort de la pente mes reflexes de cyclocross reprennent le dessus. Je descends, j’épaule et continue en courant sous les acclamations des spectateurs. Pendant 20 secondes j’étais au Koppenbergkross. Une fois la foule passé je remets ma chaine qui avait sauté et je termine à la pédale. Je l’avais largement dans les jambes en faîte, c’est la bonne nouvelle.

La forme revient un peu et pour la première fois j’attends mes compagnons. Nous repartons rapidement direction l’enchainement Kwarmont/Patergerg. Après, le Taieenber puis une grosse côte répertoriée nous voila arrivant au pied de ce fameux secteur, là où tant de Ronde se sont décidés. Le Kwarmont n’est pas dur, il est interminable. Mais ça va mieux, je sens que je vais terminer et j’oublie la fatigue. On arrive au Paterberg, j’appuie un peu sur les pédales avec ce qu’il me reste pour le franchir. Je suis au coude à coude avec Bouboule tandis que Bibiche lâche une méchante attaque avant la fin. Passage devant les caméras, virage à droite ca y est, le plus dur est fini.

On roule ensuite vers Oudenaarde avec entrain. Je prends le premier relais jusqu’à la grande route puis Bibiche se met à la planche jusqu’à la ligne d’arrivée. On terminera les derniers 10 km à plus de 40 kmh, je sors des roues à 2 km car je suis cuit, sacrée machine quand même. Content d’en avoir terminé.

27,4 kmh de moyenne au final, merci à ceux qui prenaient le vent ! L'essentiel est d'arriver au bout ce qui n'était pas acquis au départ. 

https://www.strava.com/activities/1484279433/overview

Après la photo, les médailles, etc. on prend le train pour Anvers (la conducteur passera « I want to ride my bike » de Queen via son micro), on charge le Kangoo, on abime encore un peu le toit et on rentre à la maison.

Bonne soirée, quelques bières artisanale de mon dernier brassin et au dodo.

Le lendemain on se lève vers 9h on mange, on range et direction Oudenaarde pour regarder passer la course et manger une frite. Aucune planification, on ne sait pas où aller ni quand y être… On roule au pif, puis pas loin d’Oudenaarde on se gare dans un village, on trouve une friterie quand passe une voiture de police : nous sommes sur le parcours. On commande des frites et autres viandes indéterminées quand les féminines arrivent. D’abord l’échappées solitaire puis le peloton, avec une Mariana Voss dans les voitures se battant avec sa veste pluie. Purée elles roulent !

On suit la course homme à la télé puis on nous annonce les coureurs dans 5 minutes. Nous sommes 10 km avant le premier passage du Vieux Kwarmont. Nous sortons les applaudir puis on retourne à Lille suivre la course à la télé. Nous reprenons le direct au passage du Muur. On aurait voulu s’organiser pour y arriver on n’aurait pas réussi à faire aussi bien. Timming idéal et complêtement fortuit.

Je prends ensuite mon train direction Paris. Alors que je galère à monter ma housse à l’étage pour laisser la place à une poussette, un passager retient la porte du compartiment pour m’aider à ranger le vélo : C’est Yan Offredo le bras en écharpe : il me raconte avoir chuté juste avant Grammont, les ligaments des deltoïdes sont touchés, sa saison des classiques est terminée. Je lui souhaite bon courage pour la suite et retourne à ma place dormir un peu.

J’arrive chez moi à 22h, épuisé mais fier d’être allé plus loin que ce que je pensais. Cette course n’est pas aussi dure que Liège mais j’ai bien plus souffert. A refaire dans une meilleure forme un jour. Un bon gros WE en Belgique comme je les aime, une vraie terre de cyclisme !

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envoyé le 02/04/2018 15:43

Mon petit récap du Tour des Flandres.

Après Liège l’an passé, je m’attaque aux Flandres avec la même équipe. Entre temps, Bouboule s’est affuté en vue de l’Ironman de Hambourg et Bibiche est devenu champion de Seine Maritime Ufolep. Ma préparation a été catastrophique : mauvais temps, maladies, problèmes de matériel et d’emploi du temps. Seulement 200 km en Février et à peine 1300 depuis le début de l’année, je me retrouve très loin de ma forme lors de la Doyenne, mais si c’est facile c’est pas drôle.

J’embarque pour Lille en TGV, charge le vélo dans le Kangoo et direction Oudenaarde pour le retrait de la puce. La route est faite sous une pluie battante, elle a bien fait de tomber la veille. On file ensuite vers notre maison en périphérie d’Anvers. Je m’occupe de remonter mon vélo à savoir un Cannondale Made in USA en finition aluminium brossée équipé de Conti 4 Season 25. Lui au moins il est prêt pour les 230 km de demain.

Un plat de pâtes et deux bières puis au dodo…

Lever à 5h45 un bon petit déjeuner mais pas trop lourd, habillage et direction un garage dans le centre d’Anvers prêté par la propriétaire de la maison. Après avoir manqué d’arracher le toit du Kangoo en se garant nous rejoignons le départ en suivant ceux qui connaissent le chemin.

Départ à 7h45 après la traditionnelle photo, c’est parti pour une très longue sortie. Mon objectif pour aujourd’hui essayer d’aller au bout coûte que coûte ce dont je doute fortement.

On se retrouve embarqué dans une longue procession de cycliste filant à 35 km plat pays, bien au chaud dans les roues, bien tranquillement jusqu’au premier ravito (53 km). Tranquillement pas vraiment puisqu’on me signale que ma sacoche de selle est ouverte. Je m’arrête 10 secondes pour la fermer, il me faudra 10 km pour retrouver mes collègues à sauter de cassures en cassures. Je n’avais pas besoin de ça.

La route se passe plutôt bien jusqu’aux premiers secteurs pavés de Lippenhovestraat et Haaghoek qui se trouvent être plutôt réguliers, c’est assez marrant, le compteur et les bidons tiennent bien le coup. Je passe les premiers monts de Leberg et Ten Bosse en douceur car je sens que la forme n’est pas là. Je recule à chaque bosse et me retrouve systématiquement dans des cassures.

Vient alors le Muur. Je l’aborde de manière sereine. Les pavés ne me posent pas de problème et la déclivité est largement dans mes cordes. Déjà quelques cyclos à pieds, je m’emploie à slalomer entre les vélos tout en laissant passer ceux qui vont plus vite. Le public est extraordinaire, on sent la passion pour ce sport à travers leurs encouragements. Les prénoms étant écrits sur la plaque de cadre on a l’impression d’être des célébrités ce qui fait chaud au cœur dans cette matinée ensoleillée mais fraiche. Je passe finalement le Muur en un peu plus de 5 min à 12 de moyenne mais presque à bout de souffle. J’atteins d’ailleurs ma FCmax du jour. Mon capteur m’indique 275 W de moyenne, soit ce que j’ai fait dans le Ventoux pendant 1h30… Clairement j’ai pas la socquette légère !!

On se ravitaille à nouveau après la Citadelle (mention spéciale aux crétins qui s’arrêtent au sommet du Muur et bouchent la route pour souffler alors que l’aire de repos est 20 plus loin en descente… Ca sera un peu le thème du jour)

On est à mi-chemin, il reste une douzaine de secteurs, je suis fatigué et attrape froid dans la descente après le Grammont. Le calvaire commence.

Je n’arrive plus à tenir les roues, je fais l’élastique, l’accordéon, mal au dos, froid aux bras, les genoux qui couines et le nez qui coule… Bibiche et Bouboule m’attendent de temps en temps après les côtes mais comme je pète aussi sur le plat c’est pas facile pour eux de savoir si je suis deux vélos ou deux cassures derrière. Et dire qu’il n’y a que deux Bergs avant le prochain ravito mais où sont les 10 qui restent ???

Je savais que le parcours passait à Oudenaarde au 4 ème ravito, je considérais ça comme une porte de sortie qui commence à se faire de plus en plus tentante. J’ai en plus mal au ventre, la nourriture de passe plus, l’eau de passe plus. Je me déshydrate à mesure que mon énergie se vide… Arrivé au ravito je suis au bord de l’abandon. Avoir fait le plus dur m’aurais rendu optimiste mais sur les 60 derniers kilomètre il ne reste que des bouts de légende : Koppenberg, Taaienberg, Kwarmont, Paterberg, ça fait peur. Il me vient une sensation ambigüe, un dilemme cornélien : arrêter ou continuer, briser mon rêve ou briser mon corps.

Je fais un passage aux toilettes essayer de tout débloquer, je prends mon spray nasal pour me déboucher les conduit et le boit un peu d’eau. Mes genoux me font tellement mal que je boite en marchant. Après avoir avalé trois oranges et de gaufres Meli je décide de tenter le diable : direction le Koppenberg. La colline est visible dès la sortie de la zone industrielle. En approchant on distingue les formes de cyclistes de déplaçant lentement le long d’une crête très pentue. Dans Génie Civil il y a « Génie » mais ils ont dû oublier. On tourne à gauche et on tombe sur une route tracé au cordeau grimpant la colline de la façon la plus directe qui soit, bien sûr elle est couverte de pavés ! J’attaque le Koppenberg avec un regain d’énergie, le début n’est pas si difficile que ça mais cette côte est toujours de pire en pire. Avec 16 000 cyclos au départ l’inévitable se produit : toute la larguer est occupée par des gens à pieds. Je tente tant bien que mal de me frayer un chemin en gueulant rien à faire. Au plus fort de la pente mes reflexes de cyclocross reprennent le dessus. Je descends, j’épaule et continue en courant sous les acclamations des spectateurs. Pendant 20 secondes j’étais au Koppenbergkross. Une fois la foule passé je remets ma chaine qui avait sauté et je termine à la pédale. Je l’avais largement dans les jambes en faîte, c’est la bonne nouvelle.

La forme revient un peu et pour la première fois j’attends mes compagnons. Nous repartons rapidement direction l’enchainement Kwarmont/Patergerg. Après, le Taieenber puis une grosse côte répertoriée nous voila arrivant au pied de ce fameux secteur, là où tant de Ronde se sont décidés. Le Kwarmont n’est pas dur, il est interminable. Mais ça va mieux, je sens que je vais terminer et j’oublie la fatigue. On arrive au Paterberg, j’appuie un peu sur les pédales avec ce qu’il me reste pour le franchir. Je suis au coude à coude avec Bouboule tandis que Bibiche lâche une méchante attaque avant la fin. Passage devant les caméras, virage à droite ca y est, le plus dur est fini.

On roule ensuite vers Oudenaarde avec entrain. Je prends le premier relais jusqu’à la grande route puis Bibiche se met à la planche jusqu’à la ligne d’arrivée. On terminera les derniers 10 km à plus de 40 kmh, je sors des roues à 2 km car je suis cuit, sacrée machine quand même. Content d’en avoir terminé.

27,4 kmh de moyenne au final, merci à ceux qui prenaient le vent ! L'essentiel est d'arriver au bout ce qui n'était pas acquis au départ. 

https://www.strava.com/activities/1484279433/overview

Après la photo, les médailles, etc. on prend le train pour Anvers (la conducteur passera « I want to ride my bike » de Queen via son micro), on charge le Kangoo, on abime encore un peu le toit et on rentre à la maison.

Bonne soirée, quelques bières artisanale de mon dernier brassin et au dodo.

Le lendemain on se lève vers 9h on mange, on range et direction Oudenaarde pour regarder passer la course et manger une frite. Aucune planification, on ne sait pas où aller ni quand y être… On roule au pif, puis pas loin d’Oudenaarde on se gare dans un village, on trouve une friterie quand passe une voiture de police : nous sommes sur le parcours. On commande des frites et autres viandes indéterminées quand les féminines arrivent. D’abord l’échappées solitaire puis le peloton, avec une Mariana Voss dans les voitures se battant avec sa veste pluie. Purée elles roulent !

On suit la course homme à la télé puis on nous annonce les coureurs dans 5 minutes. Nous sommes 10 km avant le premier passage du Vieux Kwarmont. Nous sortons les applaudir puis on retourne à Lille suivre la course à la télé. Nous reprenons le direct au passage du Muur. On aurait voulu s’organiser pour y arriver on n’aurait pas réussi à faire aussi bien. Timming idéal et complêtement fortuit.

Je prends ensuite mon train direction Paris. Alors que je galère à monter ma housse à l’étage pour laisser la place à une poussette, un passager retient la porte du compartiment pour m’aider à ranger le vélo : C’est Yan Offredo le bras en écharpe : il me raconte avoir chuté juste avant Grammont, les ligaments des deltoïdes sont touchés, sa saison des classiques est terminée. Je lui souhaite bon courage pour la suite et retourne à ma place dormir un peu.

J’arrive chez moi à 22h, épuisé mais fier d’être allé plus loin que ce que je pensais. Cette course n’est pas aussi dure que Liège mais j’ai bien plus souffert. A refaire dans une meilleure forme un jour. Un bon gros WE en Belgique comme je les aime, une vraie terre de cyclisme !

Bravo Simon, comme quoi il ne faut jamais lâcher, parfois on n'est pas aussi mal qu'on pense!smiley wink

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envoyé le 02/04/2018 18:08

Bravo Simon, comme quoi il ne faut jamais lâcher, parfois on n'est pas aussi mal qu'on pense!smiley wink

On y est presque en te lisant, bravo pour tes talents de conteur. Et félicitations d'avoir terminé malgré ton entraînement un peu juste !

Ca me donnerait l'envie d'y participer... s'il n'y avait pas tous ces pavés  smiley foot-in-mouth

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envoyé le 02/04/2018 18:40

Le "apparemment" c'est pour ceux qui sodomisent les éphémères.

Tu vas sur le site de l'organisation, tu as les profils des cotes "recensées" (car en fait il y en a bien plus), et si tu te connais un minimum tu n'hésite pas longtemps sur le choix du braquets. Moi j'ai choisi la 1ère fois 34x29. Pour passer St Roch, Stokeu, La Redoute avec des passages à plus de 20% sans me griller il m'a bien fallu ça. Et lors des 3 autres participation j'ai remis le même braquet.

Certains mettent 39x25. Je n'ai aucun jugement dessus à part le fait qu'ils sont plus puissant et fort que moi. Visiblement certains sont aussi trop gourmant pour les 280 km de LBL. A chaque fois je suis classé dans le bas du 1er tiers. Cela veut dire que sur 2000 il y en a 2/3 derrière moi. Et je suis loin d'être un bon en bosse

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envoyé le 02/04/2018 19:13

Bon, samedi, pour d’autres et moi, ce sera Paris - Roubaix : roues = neutrons gonflées 5 bars derrière et 4.5 devant en 23 (seul Wallers pose parfois problème parce que ça reste humide même s’il fait 30 degrés depuis 10 jours .. ). Fera normalement chaud pour la première fois cette année, donc faire attention à ne pas perdre mes gourdes... vent 3 beaufort de sud donc sucer un bon groupe à l’aller (je fais le 130) et enclencher le turbo sitôt la tranchée passée (pas question de prendre de risque là dedans)

4.5 bars sans risque de pincer ? J'aurais peur d'exploser ma chambre sur un bords qui dépasse smiley surprised

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envoyé le 02/04/2018 19:25

Plus. Avec des 4000 S2, c’est 20 rounds contre Mike Tyson ... le tout c’est de bien lire la trajectoire et il y a beaucoup moins de monde qu’au Ronde

à tester à l'occasion. J'ai même pas regardé ma pression sur les Flandres je devais être à 6.5 en 25, les secteurs plats ou en descentes passaient bien

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envoyé le 02/04/2018 20:47

Merci pour ce beau récit Simon. Ça fait resurgir plein de beaux souvenirs l'année dernière. 

Pour ma part, je m'étais bien fait secouer sur les pavés des Flandres. Par exemple le Vieux Quaremont m'a semblé atroce alors que le Paterberg est passé sans encombre. Question de vitesse aussi...

Comme je n'écarte pas de la faire un jour, je suis curieux: en quoi LBL est-elle plus difficile que le Ronde? Dénivelé total, vent, conditions météo?

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envoyé le 02/04/2018 20:52

Avec des Bora 35 çà va filersmiley wink

Je ne les ai pas encore, je voulais la déco "dark" et elles ne sont pas de stock. On verra...

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envoyé le 02/04/2018 21:00

Je ne les ai pas encore, je voulais la déco "dark" et elles ne sont pas de stock. On verra...

Je les ai pris en Dark aussi, c'est plus classe... surtout équipé en Shimanosmiley embarassed

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envoyé le 02/04/2018 21:13

Bonsoir,

Un petit débrief après mon "petit" Ronde (140 km), une totale nouveauté pour moi qui rues de Paris mises à part n'avais pas du faire plus de 1 km de routes pavées;.

Tout d'abord merci à nos amis Frank, Eric, Gregory et Nicolas pour tous leurs conseils, en particulier sur le matériel et les roues : jantes alu, 19 mm de largeur interne, pneus de 25 gonflés à 6 bars, c'était parfait, aucune crevaison, alors que cet hiver j'ai du crever 5 ou 6 fois. Et aucun bidon perdu.

Globalement j'ai trouvé l'expérience formidable. D'abord parce que c'est toujours un plaisir pour moi d'être en Belgique, en particulier en Flandre, où les villages sont superbes, les maisons nickel,  la cuisine et la bière délicieuses, et où j'arrive à converser en néerlandais, alors qu'aux Pays Bas je ne comprend pas un mot de que l'on me dit.... (Tout est dans les accents.)..Et l'évènement est superbement organisé, zéro queue pour récupérer ou rendre les plaques, gestion du trafic et des carrefours au top par la police et les bénévoles, ravitos nombreux et abondants, videos en ligne dès le lendemain voire avant, ambiance formidable sur et au bord de la route... Je n'avais jamais participé à un événement Golazo, clairement ils savent faire...

Ensuite, je dois dire que je m'attendais à un parcours un peu plus difficile. A entendre certains, j'aurais pu penser que l'accumulation de tous ces monts était aussi difficile que le Mortirolo (OK j'exagère..). Pour avoir fait les deux, je trouve que ce n'est vraiment pas le cas. Ceci dit, je pense que tout est dans la manière de les aborder : pris pépère sur le 34 x 30 ou 34 x 27 comme je l'ai fait, ca passe assez bien, mais je sais bien que pour coller davantage à l'esprit du Ronde il faudrait les aborder beaucoup plus fortement.

Mes seuls regrets concernent le Koppenberg, c'était impossible de passer tellement il y avait de monde, et aussi la manière dont j'ai géré les fringues : avec 2.5 ° au départ je suis parti couvert comme un oignon, et j'ai commencé trop tard mon strip tease. Avec la transpiration les premières couches sont restées mouillées, et je me suis donc caillé dans toutes les descentes et les parties roulantes.

Voila. En deux mots, une expérience formidable. Je suis décidé à y retourner l'année prochaine, pour faire le 174 km. Pour l'instant, le "grand parcours" de 230 km ne me tente pas trop, car il me semble que cette année la liaison entre Anvers et le secteur des Monts n'avait pas un intérêt énorme. Merci de me dire si je me trompe...

Bon vélo à tous, et vive le Ronde et les classiques flandriennes. 

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envoyé le 02/04/2018 21:17

Merci pour ce beau récit Simon. Ça fait resurgir plein de beaux souvenirs l'année dernière. 

Pour ma part, je m'étais bien fait secouer sur les pavés des Flandres. Par exemple le Vieux Quaremont m'a semblé atroce alors que le Paterberg est passé sans encombre. Question de vitesse aussi...

Comme je n'écarte pas de la faire un jour, je suis curieux: en quoi LBL est-elle plus difficile que le Ronde? Dénivelé total, vent, conditions météo?

Le dénivelé est bien plus important, les montés ne sont pas pavées mais elles sont deux fois plus nombreuses. On ne peut pas récupérer dans les roues d'un peloton pendant 10 km avant la suivante. Si tu te souviens la côte avant le vieux Quarmont (Karnemelkbeekstraat) et bien tu as l'impression de la faire sans arrêt entre les côtes qui sont répertoriées (et plus dures) et il y a 50 km de plus. 

C'est autant de D+ qu'une cyclo de montagne mais il fait souvent moche et froid, c'est tôt dans l'année pour avoir beaucoup de bornes dans les jambes et surtout tu ne peux pas t'installer dans un rythme comme dans un col. 

Les Flandres il y a 100 km de plat avant les difficultés, sur Liège t'as l'impression d'être tout le temps dans la région des Monts.

Clairement LBL je serais pas allé au bout avec mon entrainement et même avec une bonne météo. 

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envoyé le 03/04/2018 06:36

Le dénivelé est bien plus important, les montés ne sont pas pavées mais elles sont deux fois plus nombreuses. On ne peut pas récupérer dans les roues d'un peloton pendant 10 km avant la suivante. Si tu te souviens la côte avant le vieux Quarmont (Karnemelkbeekstraat) et bien tu as l'impression de la faire sans arrêt entre les côtes qui sont répertoriées (et plus dures) et il y a 50 km de plus. 

C'est autant de D+ qu'une cyclo de montagne mais il fait souvent moche et froid, c'est tôt dans l'année pour avoir beaucoup de bornes dans les jambes et surtout tu ne peux pas t'installer dans un rythme comme dans un col. 

Les Flandres il y a 100 km de plat avant les difficultés, sur Liège t'as l'impression d'être tout le temps dans la région des Monts.

Clairement LBL je serais pas allé au bout avec mon entrainement et même avec une bonne météo. 

Merci. Vu comme cela, le menu de Liège est alléchant. Définitivement une cyclo qui me tente! 

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envoyé le 03/04/2018 06:58

à tester à l'occasion. J'ai même pas regardé ma pression sur les Flandres je devais être à 6.5 en 25, les secteurs plats ou en descentes passaient bien

Bravo, Simon ! 

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envoyé le 03/04/2018 09:21

à tester à l'occasion. J'ai même pas regardé ma pression sur les Flandres je devais être à 6.5 en 25, les secteurs plats ou en descentes passaient bien

C'est le compromis que je fais avec mes pneus (Schwalbe Durano plus en 25) : 6,5 bars s'il y a des secteurs pavés.

Contrairement à Grégory, je pense que dégonfler ses pneus de façon trop sensible, par rapport à la pression optimale habituelle, n'est pas une bonne idée : c'est sûr, on passera mieux les pavés, mais il y a un risque de crevaison bien plus élevé en contrepartie, sur les pavés comme partout ailleurs, par pincement ou percement ou autre. Et si en plus les routes sont sales… Non, le jeu n'en vaut pas la chandelle.

Et bravo pour ta persévérance : tenir autant de bornes avec aussi peu de préparation, faut le faire ! La semaine dernière je n'ai eu à tenir que 150 km sur la Johan Museeuw Classic avec le même manque de préparation, ça m'a paru interminable, et toi ç'a été 100 km de plus… smiley surprised

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envoyé le 03/04/2018 09:24

Bonsoir,

Un petit débrief après mon "petit" Ronde (140 km), une totale nouveauté pour moi qui rues de Paris mises à part n'avais pas du faire plus de 1 km de routes pavées;.

Tout d'abord merci à nos amis Frank, Eric, Gregory et Nicolas pour tous leurs conseils, en particulier sur le matériel et les roues : jantes alu, 19 mm de largeur interne, pneus de 25 gonflés à 6 bars, c'était parfait, aucune crevaison, alors que cet hiver j'ai du crever 5 ou 6 fois. Et aucun bidon perdu.

Globalement j'ai trouvé l'expérience formidable. D'abord parce que c'est toujours un plaisir pour moi d'être en Belgique, en particulier en Flandre, où les villages sont superbes, les maisons nickel,  la cuisine et la bière délicieuses, et où j'arrive à converser en néerlandais, alors qu'aux Pays Bas je ne comprend pas un mot de que l'on me dit.... (Tout est dans les accents.)..Et l'évènement est superbement organisé, zéro queue pour récupérer ou rendre les plaques, gestion du trafic et des carrefours au top par la police et les bénévoles, ravitos nombreux et abondants, videos en ligne dès le lendemain voire avant, ambiance formidable sur et au bord de la route... Je n'avais jamais participé à un événement Golazo, clairement ils savent faire...

Ensuite, je dois dire que je m'attendais à un parcours un peu plus difficile. A entendre certains, j'aurais pu penser que l'accumulation de tous ces monts était aussi difficile que le Mortirolo (OK j'exagère..). Pour avoir fait les deux, je trouve que ce n'est vraiment pas le cas. Ceci dit, je pense que tout est dans la manière de les aborder : pris pépère sur le 34 x 30 ou 34 x 27 comme je l'ai fait, ca passe assez bien, mais je sais bien que pour coller davantage à l'esprit du Ronde il faudrait les aborder beaucoup plus fortement.

Mes seuls regrets concernent le Koppenberg, c'était impossible de passer tellement il y avait de monde, et aussi la manière dont j'ai géré les fringues : avec 2.5 ° au départ je suis parti couvert comme un oignon, et j'ai commencé trop tard mon strip tease. Avec la transpiration les premières couches sont restées mouillées, et je me suis donc caillé dans toutes les descentes et les parties roulantes.

Voila. En deux mots, une expérience formidable. Je suis décidé à y retourner l'année prochaine, pour faire le 174 km. Pour l'instant, le "grand parcours" de 230 km ne me tente pas trop, car il me semble que cette année la liaison entre Anvers et le secteur des Monts n'avait pas un intérêt énorme. Merci de me dire si je me trompe...

Bon vélo à tous, et vive le Ronde et les classiques flandriennes. 

Bravo à toi ! smiley wink

Effectivement aucun intérêt à faire la liaison depuis Anvers, c'est 3h en peloton, et on est confronté à la (très faible) circulation, surtout en ville. Il y a du avoir une vingtaine de freinages intempestifs à cause de différents véhicules, surtout dans les villes et villages situés sur le parcours. 

En plus c'est un cauchemar logistique : la navette Golazo est chère, le train assez long (+1h30 avec la correspondance à Gent)

Si j'y retourne je fais le 178 ou son équivalent du jour. 

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envoyé le 03/04/2018 09:33

Non, non Simon !!! L'an prochain tu dois monter le Kemmelberg, donc Gent-Wevelgem !!!

 

Pour être un vrai Flandrien, tu dois avoir monté :

- Le Koppenberg,

- Le Paterberg,

- Le Muur;

- Le Oude Kwaremont et

- Le Kemmelberg par l'ossuraire !!!

Il t'en manques donc 1 !!!!

C'est une bonne suggestion. 

J'y penserais quand j'aurais allongé un peu ma liste de grands cols à passer, tu sais ces montés pour vrais cyclistes smiley wink

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envoyé le 03/04/2018 09:35

Mais Frank, sur pavés, faut rester sur le haut, toujours sur le haut, sinon tu augmentes vraiment ton risque de crevaison smiley lol

 

Franchement, si je tente PR avec 8,5 derrière et 8 devant, je ne saurai plus tenir une tasse de café avant 3 semaines smiley mr-green

8,5 bars ! Je ne suis pas assez maso pour rouler sur pavés avec de telles pressions non plus ! Pour moi c'est donc 6,5 bars en pneus de 25.

Le bon truc c'est de prendre des pneus de section plus large, comme cela tu peux gonfler à moindre pression sans augmentation du risque de crevaison. Encore faut-il que le vélo accepte ces sections bien sûr. Je serais bien allé jusqu'au 28 mm de section d'ailleurs, mais ça ne passe pas à cause de ma fourche.

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envoyé le 03/04/2018 09:38

Non, non Simon !!! L'an prochain tu dois monter le Kemmelberg, donc Gent-Wevelgem !!!

 

Pour être un vrai Flandrien, tu dois avoir monté :

- Le Koppenberg,

- Le Paterberg,

- Le Muur;

- Le Oude Kwaremont et

- Le Kemmelberg par l'ossuraire !!!

Il t'en manques donc 1 !!!!

Le Kemmelberg manque aussi à mon palmarès. Mais en contrepartie les joyeusetés pavées du Brabant n'ont plus de secrets pour moi. Et il y en a quelques-unes qui ne dépareraient pas en Ardennes flamandes : Moskesstraat, Félix Sohiestraat, Kardaan, rue Sainte-Croix…

À défaut de Flandrien, je peux me dire Brabançon ! smiley tongue-out

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envoyé le 03/04/2018 09:43

C'est le compromis que je fais avec mes pneus (Schwalbe Durano plus en 25) : 6,5 bars s'il y a des secteurs pavés.

Contrairement à Grégory, je pense que dégonfler ses pneus de façon trop sensible, par rapport à la pression optimale habituelle, n'est pas une bonne idée : c'est sûr, on passera mieux les pavés, mais il y a un risque de crevaison bien plus élevé en contrepartie, sur les pavés comme partout ailleurs, par pincement ou percement ou autre. Et si en plus les routes sont sales… Non, le jeu n'en vaut pas la chandelle.

Et bravo pour ta persévérance : tenir autant de bornes avec aussi peu de préparation, faut le faire ! La semaine dernière je n'ai eu à tenir que 150 km sur la Johan Museeuw Classic avec le même manque de préparation, ça m'a paru interminable, et toi ç'a été 100 km de plus… smiley surprised

Merci Frank smiley wink

Pas facile pour grand monde ce début d'année, maudite météo !

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envoyé le 03/04/2018 09:50

Les cols, tu veux dire ces trucs pour femmelettes qu'on monte en rythme mdr ? smiley lol

 J'ai le Gavia, le Mortirolo (4 fois)  et le Zoncolan (2 fois) à mon Palmarès, un ami italien m'a dit que j'avais donc monté tout ce qui méritait de l'être en Europe, le reste étant - selon lui - du pipi de chat smiley lol

Il y a l'Angliru en Espagne aussi smiley wink

Les Belges, les Italiens et les Espagnoles ont des jambes, nous on a des ingénieurs qui savent mesurer un angle quand ils construisent une route

smiley kiss

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