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Interview de Rémi Pauriol (Crédit Agricole)

Publié le 07/04/2007 11:53

Interview de Rémi Pauriol (Crédit Agricole) : "je n'avais plus gagné de course depuis mon titre de champion de France amateur."
Interview de Rémi Pauriol (Crédit Agricole) : "je n'avais plus gagné de course depuis mon titre de champion de France amateur."

Rémi, quelle est votre impression après votre victoire sur la Route Adélie de Vitré ?
"Au début, nous étions vingt-trois coureurs en tête et j'avais de très bonnes jambes. Je ne faisais pas trop d'effort, un minimum comme tout le monde. Je sentais que cela était plus facile avec un groupe de vingt-trois que de rester derrière."

Quelle a été votre tactique de course dans le final ?
"J'ai provoqué une première sélection et il y a quatre coureurs qui sont venus avec moi. Le groupe de vingt-trois a explosé. Je me sentais vraiment très bien. Dans le final, Freddy Bichot a attaqué et j'ai laissé aux autres la responsabilité de la course. Ensuite, quand nous nous sommes rapprochés de Freddy, Alexander Khatuntsev me donnait l'impression d'être très fort. Il
a attaqué et il est revenu très rapidement sur Freddy Bichot. J'ai contré et j'ai pris une centaine de mètres en haut de la côte, mais Khatuntsev est revenu sur moi. A ce moment-là, je me suis rendu compte qu'il fallait tenir le reste du groupe d'échappés à une dizaine de secondes."

Lors du sprint, comment vous sentiez-vous ?
"J'étais confiant, mais je commençais à avoir des crampes. Si j'attaquais le sprint en deuxième position, je pensais réussir, et c'est ce que j'ai fait. Il fallait que je passe le petit secteur-pavés en deuxième position. Je suis resté dans la roue de Khatuntsev et j'ai attendu qu'il lance le sprint, ce qu'il a fait et je l'ai débordé de justesse juste avant la ligne d'arrivée."

Comment vous sentez-vous lors d'un sprint ?
"Il est vrai que je vais assez vite au sprint, mais il faut que ce soit dans un petit groupe. Je n'aime pas les sprints massifs car j'ai peur de tomber pour récolter une quinzième place. Dans le passé, quand j'arrivais avec deux ou trois coureurs, j'ai souvent gagné des sprints."

Avez-vous douté pendant le sprint ?
"Il ne faut pas douter dans un sprint. Il aurait pu me battre, mais vu que j'attaquais le sprint en deuxième position, j'avais toutes les chances de mon côté. Je l'ai débordé à cinquante mètres de la ligne d'arrivée."

Pendant la course, avez-vous douté sur votre possible victoire ?
"Bien sûr que j'ai douté. Je n'étais pas sûr de moi. Pendant le final, j'étais confiant, je n'ai fait aucune erreur sur toute la course. Au départ, j'étais dans le groupe de vingt-trois, puis quand le groupe s'est cassé j'étais encore devant. Lorsque Freddy Bichot a attaqué, j'étais toujours là. Je n'ai jamais fait d'effort devant et, dans le final, j'avais encore un peu de ressources."

La Route Adélie est-elle une belle course pour vous ?
"Bien sûr, et de plus c'est ma première victoire chez les pros, après deux saisons. En 2006, j'ai fait de bon résultats, comme 2ème de Paris-Corrèze sans mettre la balle au fond. Début 2007, j'ai encore progressé et je veux encore progresser un peu tous les ans. En fait, je n'avais plus gagné de course depuis mon titre de champion de France amateur."

Cette victoire sur la Route Adélie va-t-elle vous ouvrir l'appétit ?
"Ce genre de course me convient très bien. L'année où j'ai gagné mon titre de champion de France amateur, c'était presque sur le même type de circuit. Je ne suis pas un pur grimpeur, mais je ne m'en sors pas trop mal sur des circuits usants. Certaines personnes m'ont dit que j'avais le profil pour faire des courses par étapes, mais jusqu'à maintenant c'est sur des courses d'une journée que je me suis le mieux débrouillé. Lors des courses à étapes, j'ai beaucoup de mal à récupérer. Sur Paris-Nice, j'ai fait de belles étapes, mais au bout de cinq à six jours de courses à haut niveau, mon organisme a beaucoup de mal à récupérer."

Vous étiez très ému sur la ligne d'arrivée...
"Evidement, il y a tellement longtemps que je n'avais pas gagné. Quand on est chez les amateurs et qu'on gagne sept à huit courses par an, et que ça fait deux années que l'on ne gagne plus rien... Surtout que c'est la première fois que cela m'arrive depuis mes débuts. Il est sûr que regagner presque deux ans après mon titre de champion de France, cela est très émouvant."

Propos recueillis à Vitré par Pascal Linget le 6 avril 2007.

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