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Interview de Rémi Pauriol (Crédit Agricole)

Publié le 07/11/2008 09:35

Interview de Rémi Pauriol : "le Tour de Catalogne aurait pu être l'apothéose de ma carrière, c'est le moment-clé de 2008."
Interview de Rémi Pauriol (Crédit Agricole) : "le Tour de Catalogne aurait pu être l'apothéose de ma carrière, c'est le moment-clé de ma saison."

Passé professionnel en 2006 au sein de l'équipe Crédit Agricole, l'ancien champion de France amateur Rémi Pauriol a pris de la caisse cette saison. Ce que tout le monde retiendra, c'est bien évidemment son magnifique parcours au Tour de Catalogne, l'une des courses majeures du calendrier international. Placé contre la montre et dans la montagne, l'Aixois était en passe de l'emporter au matin de la dernière étape mais il a été vaincu par plus forts et a dû se contenter de la troisième place sur le podium. Une performance pour le moins prometteuse, qui laisse augurer d'autres prouesses du genre dans le futur. Et le futur, pour le coureur de 26 ans, passera par l'équipe nordiste Cofidis, qu'il a choisi de rejoindre l'an prochain après la disparition du Crédit Agricole. Rémi Pauriol cherchera à saisir les opportunités pour éclater au grand jour.
Rémi, c'est déjà la reprise pour vous ?
"Oui voilà ! J'ai pris un mois de repos et je reprends à présent les bases pour la saison prochaine."

Quels resteront les grands moments de l'année 2008 ?
"Je retiens ma participation aux Jeux Olympiques, ma découverte du Tour de France, ma troisième place finale au Tour de Catalogne, où j'ai été en mesure de jouer la gagne. Ca reste un bon moment malgré tout, même si j'aurais pu accomplir quelque chose de grandiose. A côté, j'ai fait de bonnes courses, ne serait-ce qu'au Dauphiné. Je me suis quand même régalé sur cette saison 2008."

Y a-t-il un moment de la saison qui ressort plus particulièrement ?
"Oui bien sûr, c'est le Tour de Catalogne. Beaucoup de gens m'en parlent. J'étais leader jusqu'au dernier matin. Etre en position de gagner une course ProTour n'arrive pas tous les jours, ça aurait pu être l'apothéose de ma carrière, mais j'ai cédé la première place au dernier jour. Malgré tout, je suis monté sur le podium et si je l'avais su avant d'y participer, ça m'aurait déjà ravi."

Avez-vous beaucoup appris sur cette défaite-là ?
"J'ai un peu cogité, ça m'a un peu perturbé par la suite mais j'ai emmagasiné de l'expérience et j'ai pu me rendre compte que j'avais des possibilités sur de grandes courses."

Elle vous a ouvert les portes du Tour de France, quels souvenirs en conservez-vous ?
"Les découvertes du Tour et des Jeux Olympiques restent deux grands moments. J'y ai passé de bons moments. C'est le haut niveau, des courses à part, grandioses dans tous les sens du terme."

Sur quel domaine pensez-vous avoir le plus progressé cette saison ?
"Sur les courses par étapes, peut-être. Au début de ma carrière, j'essayais davantage de me distinguer sur les courses d'un jour. Avec un peu plus de maturité et d'expérience, j'arrive à faire des classements généraux. J'encaisse mieux les jours de course et j'espère que ça me sera encore bénéfique en 2009 pour faire des performances."

Comment vous sentiez-vous au terme des trois semaines du Tour de France ?
"Fatigué, c'est sûr, c'est un Grand Tour. Mais en comparaison avec ma première année pro, j'ai mieux terminé le Tour de France deux ans plus tard que je n'avais fini le Giro. Petit à petit je progresse et j'encaisse mieux les jours de course."

Le Tour de France 2009 va être orienté vers le sud, on imagine que vous avez découvert le parcours avec grand intérêt ?
"Je suis content. Les Bretons et les Nordistes vont faire un peu la gueule mais nous, dans le sud, nous sommes satisfaits de cette orientation. Nous sommes moins une terre de vélo que dans le nord mais cette fois nous sommes bien gâtés."

Jusqu'à quand avez-vous cru que Roger Legeay pourrait trouver un nouveau partenaire pour la saison 2009 ?
"On faisait confiance à Roger parce qu'il a tout de même un certain savoir-faire là-dedans. Il est dans le métier depuis vingt-cinq ans avec plusieurs équipes. Et puis petit à petit on a commencé à se poser des questions pendant le Tour de France. Rien à la première journée de repos, toujours rien sur la deuxième journée de repos. On entendait parler de contacts à droite à gauche et on espérait toujours. Au 1er août, il a tenu sa parole en nous libérant. On a alors pu se fixer sur notre avenir."

Le bon côté de la chose, c'est que vous n'allez pas changer de vélo...
"Je vais rester fidèle à une grande marque de vélo, Look, sur laquelle je cours depuis mes débuts à La Pomme, puis au Crédit Agricole, et maintenant Cofidis. Je vais pouvoir garder mes mesures et mes repères."

On a beaucoup vu l'équipe Cofidis l'été dernier, adhériez-vous à leur état d'esprit ?
"C'est une équipe d'attaquants et de baroudeurs, qui n'hésite pas à se lancer dans des échappées. Ca va me changer un peu parce qu'au Crédit Agricole, on était plutôt là pour canaliser la course pour Thor Hushovd. Ca va être des opportunités à saisir et plus de libertés qu'au Crédit Agricole."

Le clin d'œil sympa, c'est que votre arrivée chez Cofidis va vous permettre de retrouver votre ami vététiste Alexandre Blain ?
"Je vais retrouver plusieurs coureurs que j'ai déjà côtoyés : Alexandre Blain chez Egobike dans le VTT, Julien El Farès à La Pomme, et puis d'autres avec qui j'entretiens de bonnes relations. Je pense que l'intégration va bien se passer."

L'équipe Cofidis redescend en deuxième division avec une espérance de vie limitée, cela ne vous a pas inquiété au moment de la signature ?
"C'est sûr, l'équipe n'est pas sûre d'aller au-delà de la saison 2009 mais on verra. J'espère que le sponsor Cofidis va continuer. L'équipe sort d'une bonne saison. Sortir du ProTour, à la base, ce n'était pas une mauvaise idée au moment du conflit UCI-ASO. Aujourd'hui, ce n'est pas figé, l'équipe se pose encore la question."

Par où passera votre début de saison ?
"Chaque année, je fais le début de saison dans ma région, à domicile, pour m'épargner de trop longs voyages. J'espère faire la Marseillaise, le Tour Med et le Tour du Haut-Var avant de rejoindre Paris-Nice. Mes objectifs seront focalisés sur les classiques ardennaises, le Dauphiné et le Tour de France."

Propos recueillis à Sarrians le 1er novembre 2008.

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