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FDJ — Interview d'Arnaud Démare

Publié le 03/02/2016 08:00

FDJ - "Je ne voulais pas revenir sur le Tour de France en sous-effectif pour les sprints. Je voulais avoir une équipe autour de moi. C'est pourquoi j'ai choisi le Giro."

Arnaud DémareArnaud Démare | © Vélo 101

Arnaud, qu'avez-vous appris de la saison 2015 où vous n'avez remporté que deux victoires au Tour de Belgique ?
L'année 2015 a été compliquée du point de vue psychologique et des résultats qui n'ont pas été à la hauteur de ce que j'attendais. Cela m'a fait mûrir. J'ai appris de mes erreurs. En ce sens, je pense avoir progressé.

Quelles sont les erreurs que vous ne reproduirez plus ?
On apprend simplement à se relever rapidement de ses défaites. Jusqu'ici, j'avais toujours eu l'occasion de m'exprimer et de remporter des victoires. Mais en 2015, j'ai connu un début de saison catastrophique sur les classiques où j'avais un pépin mécanique chaque dimanche. C'était dur. Le doute s'est installé et je n'avais pas les résultats à la clé.

Et vous n'avez pas su enrayer cette spirale négative.
C'est exactement ça. La spirale négative ne peut s'inverser que si le collectif est lui dans une spirale positive. La saison dernière, je pense que nous n'étions pas assez forts pour pouvoir retourner la situation, que ce soit moi ou mes coéquipiers. Je repars sur 2016 avec de grandes ambitions sur les Classiques, le Tour d'Italie et les Championnats du Monde. Ce seront mes objectifs, les pics de forme que je voudrais atteindre. Au-delà de ça, j'aimerais gagner tout au long de l'année. Mais je voudrais et je serai déjà opérationnel à l'Etoile de Bessèges et à la Méditerranéenne.

Tout le monde chez FDJ s'est donc remis en question.
Oui, nous avons mis les bouchées doubles. Nous avons réorganisé certains points. Nous avons par exemple changé de pneumatiques. La plateforme d'entraînement va elle aussi évoluer. Cet hiver, nous avons augmenté nos charges de travail. L'équipe a bien bossé. Elle s'est énormément investie. La motivation a été accentuée pour les équipiers, c'est une bonne chose pour 2016.

La priorité du début de saison sera-t-elle de retrouver la confiance ?
Oui, l'objectif sera de gagner d'entrée de jeu. Je n'ai jamais participé à l'Etoile de Bessèges. J'avais l'habitude de reprendre au Tour du Qatar, mais l'équipe n'y sera pas cette année. Je suis content de découvrir cette épreuve. Le plateau est souvent moins relevé à Bessèges qu'au Qatar. Ça peut me permettre de faire le plein de confiance pour moi et mes équipiers.

Votre saison passera par un nouvel objectif : le Tour d'Italie que vous aviez découvert lors de vos débuts chez les pros en 2012. Pourquoi y retourner ?
Je ne voulais pas revenir sur le Tour de France en sous-effectif pour les sprints puisque l'objectif reste le classement général avec Thibaut Pinot. Je voulais avoir une équipe autour de moi. C'est la raison pour laquelle j'ai choisi le Giro. J'ai déjà quelques pistes quant à la manière dont sera organisé le train, mais rien n'est encore définitif.

Est-ce à dire que vos résultats sur le Tour n'ont pas été à la hauteur de vos attentes ?
Non, je signe deux places de 3ème sur le Tour 2014, une place de 5ème en 2015, ce sont de bons résultats. Mais ce n'est pas ce que je retiendrai de mon année. C'est passé inaperçu. Le but, c'est de gagner. Pour un sprinteur, il n'y a que cela qui compte.

Le Championnat du Monde fait partie de vos objectifs. Marc Madiot a longuement insisté sur la question expliquant que les occasions de porter le maillot arc-en-ciel pour un sprinteur sont rares...
Comme on pourrait insister pour les Jeux Olympiques pour Thibaut Pinot... C'est une course dont tout le monde rêve. On souhaite tous y participer. J'ai déjà été champion du monde en Espoirs, je me dis que c'est faisable. Être sacré à Copenhague, c'était un rêve devenu réalité. Les Championnats du Monde auront lieu en octobre. C'est encore loin, j'aurai le temps d'y penser.

Aujourd'hui, comment analysez-vous la hiérarchie du sprint mondial tel qu'elle est aujourd'hui ?
Je pense qu'il n'y a pas de sprinteur qui soit clairement au-dessus du lot depuis les années Cavendish. Aujourd'hui, le niveau est tellement homogène que cela se joue sur des détails : les équipiers autour de soi, la forme du moment. Comme j'ai pu le dire, nous pouvons avoir des années Kittel, des années Kristoff, des années Greipel. C'est un roulement. Ils sont toujours là dans les cinq, dix premiers. Certains nouveaux vont venir taper à la porte. Le sprint reste un domaine très aléatoire. Il est normal que des changements interviennent d'une année sur l'autre.

Propos recueillis à Paris le 21 janvier 2016.

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