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Grand prix de la Marseillaise — Interview des vainqueurs

Publié le 04/02/2019 10:30

Le sommet du podium pour Anthony Turgis et la seconde marche pour Romain Combaud, les grands vainqueurs du Grand prix de La Marseillaise 2019. Voici leurs ressentis sur cette victoire.

Pouvez-vous nous raconter votre sprint ?

- Anthony Turgis : Avant ce sprint il y avait toute une course à faire, nous étions 4 en passions tous de très bons relais. Quand ça accélérait derrière dans le peloton, nous en avons fait de même devant.

Ensuite je suis vraiment tombé sur un « bon Romain Combaud », on s’est fait mal pendant un bon moment. Sur le sprint je me savais plus rapide, après c’était le jeu, il s’est mis derrière et de mon côté il ne fallait pas que je lance trop tôt. Romain a bien le coup, il n’est sorti ni trop tard ni trop tôt puis resserre la porte. Il a donc fallu que je fasse tout le tour pour le doubler. Chose que je n’ai pu faire que dans les derniers mètres.

C’est ici que le travail de tout l’hiver et même des saisons précédentes a payé.

C’est vraiment une belle sensation pour moi et je suis heureux de pouvoir offrir cette victoire à Direct Energie.

La marseillaise-1 Grand prix La Marseillaise © Sirotti

- Romain Combaud : J’ai essayé de manœuvrer, sans passer devant dans la dernière ligne droite mais Anthony était vraiment très fort. Juste avant, dans la Gineste on s’est très bien entendus avec ce vent de face.

Sur le sprint, je savais que ma seule chance était de retarder au maximum le moment de lancer mon sprint. Ce que j’ai fait aux 200 m en le mettant dans la « boite », mais il arrive à faire le tour et me repasser.

Je suis déçu car je recherche ma 1ère victoire chez les pros mais je n’ai pas de regrets car j’ai fait ce qu’il fallait aujourd’hui et je suis tombé sur plus fort que moi.

 Vous y avez cru toute la journée, malgré le vent ?

- Anthony Turgis : Oui, on y a cru. Ça s’est fait à la pédale, au fil des kilomètres ça a craqué en montant de plus en plus vite les bosses. Avec Romain, on s’est dit qu’il fallait le faire jusqu’au bout et que ça allait passer.au bout et que ça allait passer. Au pied de la dernière bosse on avait encore suffisamment d’avance et on n’a rien perdu sur la montée. Ensemble, nous avons vraiment roulé jusqu’à la flamme rouge sans se regarder. Aux 800m il n’a plus voulu passer, mais au bout d’un moment il a bien fallu se jouer la victoire.

La marseillaise-2

Anthony Turgis © Sirotti

- Romain Combaud : On a commencé à y croire en basculant en haut du dernier « grimpeur », puis en réussissant à bien s’entendre.

Je pensais que Julien Antomarchi allait rester avec nous car il semblait fort mais parfois, il ne faut pas se fier aux apparences et il a craqué.

Pour une fois que l’échappée va au bout, ça fait quand même plaisir.

La marseillaise-3Romain Combaud © Sirotti

Anthony, avec ce vent de face, comment s’est faite la gestion des efforts ?

- Anthony Turgis : Il ne fallait effectivement pas se décourager mais ce vent fort était aussi pour le peloton. Nous avions l’avantage de pouvoir rouler régulièrement en étant bien calés sur nos relais sans compter nos efforts, alors que derrière c’est souvent moins évident avec de nombreux à-coups.

C’est bien cela qui nous a permis d’aller jusqu’au bout.

Romain, globalement, quand on est aussi en forme en début de saison ça laisse plein d’espoir pour la suite ?

- Romain Combaud : Oui c’est certain même si je suis quelqu’un qui marche bien sur cette période de février-mars donc j’en profite pour engranger de bons résultats. J’ai fait un hiver assez sérieux et de gros objectifs arrivent à présent, comme l’Etoile de Bessèges et le Tour du Haut Var.

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