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Interview d'Aurélien Paret-Peintre : un coureur très polyvalent

Publié le 16/03/2021 15:44

Victorieux du GP la Marseillaise au sprint, 5ème sur l'arrivée pour puncheurs et 9ème du général de Paris-Nice, Aurélien Paret-Peintre réalise un gros début de saison. Celui qui sait tout faire a le Tour de France dans le viseur.

Aurélien Paret-Peintre vainqueur du GP la MarseillaiseAurélien Paret-Peintre vainqueur du GP la Marseillaise | © Laurent Saccomano

Quel bilan général tires-tu de ton début de saison après déjà 15 jours de courses au compteur ? 

Mon début de saison s’est très bien passé. Je suis complètement satisfait, notamment avec ma victoire sur la Marseillaise et le premier objectif que je m’étais fixé, avec Paris-Nice. J’ai été régulier durant un mois et demi, en étant au meilleur niveau la semaine dernière. 

Dès ta reprise tu as levé les bras en remportant le GP de la Marseillaise au sprint. Pour un grimpeur comme toi, c’est fort ! 

J’ai toujours eu une petite pointe de vitesse depuis les jeunes catégories. Le sprint s’est bien goupillé, j’ai toujours eu la bonne ouverture. Il y a eu de la réussite ce jour-là, mais j’ai bien senti le sprint en étant au bon endroit au bon moment. 

Le sprint, l’explosivité, c’est quelque chose que tu travailles à l’entraînement ? 

L’hiver je travaille bien l’explosivité en séance de renforcement, avec des fentes par exemple, pour rester fort dans ce domaine. Cela est utile en courses, notamment sur toutes les relances. A l’entraînement chaque semaine je fais pas mal de sprints pour agrémenter les séances, j’ai toujours eu des valeurs correctes. 

Aurélien Paret-Peintre à l'arrivée sur Paris-NiceAurélien Paret-Peintre à l'arrivée sur Paris-Nice | © KBLB

Tu viens de terminer Paris-Nice dans le top 10 du classement général. Comment s’est passé la course ? Es-tu satisfait ? 

Au départ de Paris-Nice j’aurais de suite signé pour ce résultat. C’est toujours une épreuve compliquée car c’est la première grosse course à étapes européenne de l’année. Il y a beaucoup de chutes, de vent, c’est nerveux, il faut éviter ces pièges. Pour cela nous avions une équipe bien équilibrée, avec un condensé de grimpeurs pour le dernier week-end où se joue le classement général, et des coureurs comme Oliver Naesen, Stan Dewulf, ou encore Damien Touzé, qui étaient là pour me protéger du vent toute la journée. Je n’avais presque pas d’appréhension avant les étapes de plaine. 

5ème d’une arrivée pour puncheurs, 16ème sur l’arrivée au sommet. Tu sembles avoir un large champ de qualités ? 

C’est vrai qu’avec ces performances et ma victoire sur le GP de la Marseillaise je ne sais plus trop sur quel pied danser, quel profil me correspond le plus (sourire). Sur la 6ème étape et l’arrivée à Biot où je prends la 5ème place le placement était très important, j’étais bien concentré avec beaucoup d’envie pour ce sprint. Je vais essayer de conserver toutes mes qualités afin d'être un coureur polyvalent. 

Mi-Avril tu devrais participer aux Ardennaies avec la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Ce sont des épreuves que tu apprécies ? Quelles seront tes ambitions là-bas ? 

Normalement je ferais 4 Ardennaises avec la Flèche Brabançonne et le triptyque Amstel – Flèche – Liège. J’ai déjà participé à ces courses lors de ma première année chez les professionnelles, je pense que Liège-Bastogne-Liège me convient le mieux, c’est pour pur puncheurs. J’aurais un rôle d’équipier de luxe pour Benoit Cosnefroy et Bob Jungels, en essayant de les aider le plus loin possible et éventuellement d’anticiper. 

Aurélien Paret-Peintre avant le chrono de Paris-NiceAurélien Paret-Peintre avant le chrono de Paris-Nice | © KBLB

As-tu la Grande-Boucle dans un coin de la tête ? L’an dernier tu as réalisé ton premier grand Tour avec le Giro, tu as pris de l’expérience là-bas ? 

Le Tour de France est dans les plans depuis cet hiver, c’est l’objectif. Avec ce bon début de saison je pense que je n’ai pas trop déçu. Mais il y a encore du temps jusque-là, avec un stage en Mai et le Critérium du Dauphiné. 

Sur le Giro l’an dernier j’ai prouvé que j’étais encore compétitif en troisième semaine, j’ai réussi à bien récupérer. J’avais tout fait à fond, les contre-la-montre… Psychologiquement c’était puisant, ça demande beaucoup de concentration. Grâce à l’expérience du Tour d’Italie je suis parvenu à mieux gérer sur Paris-Nice. 

Pour finir, quelle est ta sortie d’entraînement préférée ? Itinéraire et contenu ? 

J’aime bien aller en Chartreuse, en passant par trois cols : Granier – Cucheron – La Cluse, et le retour par la vallée chambérienne. Je fais souvent des exercices dans cet enchainement de cols, c’est un tour agréable avec du dénivelé. 

Par Maëlle Grossetête 

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