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Interview de Stefan Küng

Publié le 24/01/2020 16:00

Stefan Küng a eu la gentillesse de répondre à notre micro en marge de la présentation de la Groupama-FDJ vendredi dernier, l'occasion de se projeter avec lui sur une saison prometteuse et bien chargée.

Stefan, après un an au sein de la Groupama-FDJ, quelle est votre impression sur la formation de Marc Madiot ?

C’est déjà ma deuxième année dans l’équipe dans je suis déjà intégré, j’ai été très bien accueilli et je me sens toujours très à l’aise dans cette équipe. La première année c’est toujours celle qui est la plus compliquée puisque l’on retrouve des nouveaux vélos, des nouveaux partenaires, des nouvelles personnes, des nouveaux entraineurs, donc il faut s’adapter et avoir connu un tel succès pendant la première année, ça montre justement que tout s’est bien passé. Et comme on s’est amélioré tout au long de l’année, on attend encore plus de l’année à venir.

 

Et par rapport au groupe ?

C’est vraiment une famille, on s’entend tous bien, peu importe notre métier au sein de l’équipe, que ce soient les mécanos ou les coureurs, on est tous à la même hauteur, et ça c’est vraiment ce que j’aime dans cette équipe.Stefan Küng nous a accordé une interview en marge de la présentation de la Groupama-FDJ vendredi dernierStefan Küng nous a accordé une interview en marge de la présentation de la Groupama-FDJ vendredi dernier | © Groupama FDJ

 

Vous avez déclaré que ce serait votre rêve d’arriver sur les Champs-Elysées avec Thibaut Pinot en jaune, qu’est ce que ça représenterait dans votre carrière ?

Bon d’abord il faut le faire, mais c’est clair que si on y arrive vraiment ce sera un moment spécial. On va tout faire pour mais il y en a aussi beaucoup d’autres qui veulent le faire donc la tâche n’est pas si facile que ça. Donc on verra sur le moment.

 

Comment sont vos jambes en ce début de saison ?

Oui ça va bien, je reviens en stage d’entraînement à Calpe et je rentre en Suisse là pour une semaine avant de repartir en altitude en Sierra Nevada. La préparation se passe très bien pour le moment, on a fait des adaptations sur le vélo, on s’est beaucoup investi dans les détails mais le travail de fond se passe aussi très bien. Donc je suis en route !

 

Et quels sont vos objectifs majeurs pour 2020 ?

C’est une année qui va être très chargée avec les classiques de printemps avec notamment Paris-Roubaix qui va être mon objectif principal dans cette campagne. Et puis après ce sont toujours les mêmes courses. Tour de Suisse puis Tour de France, mais cette année est particulière avec les Jeux Olympiques à Tokyo, sans oublier les championnats du monde à la maison en Suisse. Donc l’année est assez chargée mais je suis habitué comme coureur à avoir plusieurs objectifs. Peut-être que dans les médias on va parler des classiques, du Tour et basta, mais on a plus de 80 jours de course et c’est nous de trouver le meilleur programme pour être dans le meilleur état physique possible sur les grands évènements, qui sont pour moi Paris-Roubaix, les JO et les championnats du monde.Aux JO, Stefan Kung va retrouver un maillot suisse au-dessus duquel il avait reçu une médaille de bronze lors des derniers mondiauxAux JO, Stefan Kung va retrouver un maillot suisse au-dessus duquel il avait reçu une médaille de bronze lors des derniers mondiaux | © Groupama FDJ

 

A propos des JO, est-ce que le fait que les coureurs soient obligés de combiner épreuves contre-la-montre et en ligne ça pourrait t’avantager ?

Ouais je pense que si je me focalise vraiment sur le chrono je ne pourrais même pas finir l’épreuve sur route. Mais c’est à voir, parce que je ne sais pas encore comment je vais réagir à la chaleur à Tokyo, et si le parcours est si dur, j’aurais quand même cette possibilité de quitter l’épreuve avant son terme, pour arriver au départ du chrono tout frais. Ce qui m’avantage c’est que le chrono il est dix jours après le Tour donc on aura assez de temps pour s’acclimater, mais oui pour la route ça va être juste.

Par Jean-Guillaume Langrognet

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