Présentation du groupe Shimano Ultegra Di2

Tests de matériel Publié le 26/08/2011 22:45

Après avoir bouleversé le marché du cycle avec le Dura Di2, la marque nippone lancera à la fin de l'année la gamme Ultegra Di2. Vélo 101 l'a testée spécialement pour vous.

Le groupe Ultegra Di2
© Manu Molle

Le groupe Dura-Ace Di2, a prouvé depuis sa sortie que l’électrique est une avancée technologique importante dans le monde du vélo. La liste des champions l’utilisant est longue ! Sur le Tour de France, les trois premiers utilisaient le Dura-Ace Di2 (Digital Integrated Intelligence) tout comme Fabian Cancellara (Team Leopard-Trek) le champion du Monde de contre-la-montre, le cross-man Niels Albert ou bien la fusée Mark Cavendish (HTC-Highroad). Entre le groupe mécanique et électrique, le gain de temps est considérable. Lors d’un passage de vitesse, le temps est divisé par deux et l’effort est quasiment nul. Sur une épreuve où il faut jouer du braquet, l’électrique est un vrai bonheur. De plus, un tel groupe s’use très peu. Pour preuve. Les équipes pros qui utilisent le Dura-Ace Di2 utilisent le même groupe sur deux ans ! La première année il est sur le vélo participant aux courses et la saison suivante sur le vélo d’entrainement.

Pour accroitre l’électrique et continuer sur la réussite du Dura-Ace Di2, Shimano va lancer l’Ultegra Di2 à partir de la fin de l’année. Le seul point commun entre les deux groupes, c’est la batterie de 68 grammes. Les câbles ont évolué comme la technologie. Précédemment composé de quatre faisceaux électriques, sur le prochain groupe il n’y aura plus que deux faisceaux et donc un gain de poids même s’il est minime, et de taille : 5mm de diamètre pour le Dura-Ace Di2 contre 3mm pour l’Ultegra Di2. Côté manettes, contrairement au Dura-Ace, le carbone qui est plus léger, mais aussi plus cher, a été remplacé par de l’aluminium. Au premier coup d’œil, on constate de la qualité et beaucoup de finesse pour ces manettes. A noter que l’électrique permet d’avoir des manettes plus légères que le mécanique, mais d’un autre côté, les dérailleurs sont plus lourds en version électrique à cause du poids des moteurs.

Le pédalier en action
© Manu Molle

C’est d’ailleurs le petit défaut de l’électrique sur le côté esthétique, surtout pour le dérailleur avant, car pour avoir un produit de qualité sans être trop cher, Shimano s’équipera de moteur assez classique alors que les moteurs pour Dura-Ace Di2 étaient une conception Shimano bien plus compacte, mais également plus onéreuse. L’influence des moteurs sur la rapidité du passage des vitesses reste très proche et donc toujours aussi rapide que le Dura-Ace Di2. La technologie numérique est supérieure à la capacité humaine en matière de précision. Le passage de vitesses est toujours exécuté à la même force, avec la même précision et en un éclair ! Et comme sur la version Dura-Ace, le dérailleur avant se réajuste afin que la chaine ne frotte pas contre ce dernier.

A l'instar du Dura-Ace Di2, la batterie garantit 1000 kilomètres de tranquillité à pleine charge. Mais en toute honnêteté, on peut atteindre 2000 kilomètres sans trop de difficultés. Un test de 6478 kilomètres a été réalisé avant que le dérailleur avant ne réponde plus. Pour une question de sécurité, c’est toujours le dérailleur avant qui se coupe en premier en cas de batterie trop faible, afin de pouvoir disposer du dérailleur arrière encore près de 250 kilomètres, le temps de rentrer à la maison. Il ne faut que 1H30 pour recharger une batterie vide et Shimano garantie 500 recharges. Donc contrairement à certains téléphones portables, pas la peine de changer de batterie tous les ans. 500 recharges de 1000 kilomètres… On a le temps de voir venir le changement avec 500 000 kilomètres à faire !

Côté optimisation, on peut très bien retrouver un vélo monté en Ultegra Di2 avec un pédalier Dura-Ace. Cependant, il n’est pas conseillé d’utiliser des plateaux autres que Shimano à cause de l’écartement des plateaux. Cela peut nier au bon passage de la chaine du petit au grand plateau et inversement. La différence de poids entre les deux groupes Di2 n’est que de 163 grammes pour un prix qui varie du simple au double ! Tous les autres composants sont identiques aux composants de l’Ultegra mécanique de la série 6700.

De jour comme de nuit, le Di2 répond au doigt et à la route !
© Manu Molle

Enfin, le groupe Ultegra Di2 peut être relié à un ordinateur via un port USB afin de faire un chek-up des périphériques. Le système SM-PCE1 analyse donc si un dérailleur est HS ou bien une manette. Pratique pour envoyer l’élément en panne en direction du SAV. On peut également modifier les réglages des manettes, en inversant la fonction de chaque bouton. Le bouton qui habituellement permet de descendre une dent sur le pignon peut devenir le bouton pour monter une vitesse.

Le prix public conseillé de vente du groupe Ultegra Di2 complet (avec pédalier) sera de 1460 € contre 2940 pour le Dura-Ace Di2.

Prochainement, près de 180 revendeurs Shimano recevront un groupe Ultegra Di2 afin de pouvoir tester ce dernier.

À coup sûr, l’Ultegra Di2 a de beaux jours devant lui ! Certes un peu plus lourd que le groupe haut de gamme de la marque, ce nouveau groupe répondra présent par sa qualité, son efficacité et son prix ! L’adaptation entre le mécanique est une histoire de quelques kilomètres. Une fois les manettes en mains, revenir sur un groupe mécanique s’avère difficile. Essayer un groupe Di2, c’est avoir envie de l’adopter !

Tableau récapitulatif :

 

 

Ultegra Di2

Dura-Ace Di2

 

Poids

Prix

Poids

Prix

Dérailleur avant

162

265

124

520

Dérailleur arrière

270

300

225

700

Manettes

313

390

255

715

Batterie

68

95

68

95

Total

813

1050

672

2030


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