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Forum Autres Vélo urbain • Le Vélib à Paris de Christian Laborde

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envoyé le 04/01/2015 07:47

Christian Laborde est journaliste et écrivain. Il est notamment l'auteur du Dictionnaire amoureux du tour de France. Son nouveau recueil de nouvelles, Madame Richardson sort le 8 janvier chez Robert Laffont.

 

Le Vélib est laid. Son nom, d'abord. Un mot-valise - vélo, liberté -, assurent, fiers de leur «trouvaille», les communicants qui l'ont baptisé de la sorte. Or, il ne s'agit nullement d'un mot-valise, d'un jeu verbal qui eût amusé Raymond Queneau, mais d'un pléonasme. Vélo en effet est synonyme de liberté. Libre la jeune fille qui, au siècle dernier, venait à votre rencontre sur son vélo, vêtue d'une robe à fleurs qu'Eole, complice de Cupidon, soulevait. Vélo, oui, a toujours été synonyme de liberté. Et vélo, en verlan, fait love.

Le Vélib est laid. Son cadre est laid. Ce n'est d'ailleurs pas un cadre de vélo mais de Solex. Le Vélib est un Solex sans moteur, une caricature offensante de ce bon vieux Vélosolex noir que chevauchaient, dans les villages aujourd'hui démolis, le curé se rendant à l'église, l'instituteur rejoignant sa classe.

Contrairement au vélo, le Vélib est doté d'un panier, ce qui lui confère la vulgarité des engins utiles. Le vélo, lui, ne sert à rien, si ce n'est à retrouver une jeune fille dont les cheveux sont retenus par un passe, ou à gagner le Tour de France dans les lacets du Tourmalet, c'est-à-dire, dans les deux cas, à basculer dans le monde des rêves, loin des routines et des agendas, de l'ordre social où sévissent les donneurs de leçons, les procureurs connectés et les radiologues.

Doté, le Vélib l'est aussi d'un siège triangulaire, plus proche du pouf que de la selle Brooks. Il aurait fait ricaner ces paysannes habituées à poser leur cul sur du cuir, avant de filer vers les collines, le guidon dans une main, le râteau des fenaisons dans l'autre, le chien à fond les ballons dans la roue. Alors que la selle Brooks des vélos de campagne renforçait les fessiers, protégeait le périnée des pires maux, le pouf dont le Vélib se coiffe concourt à la prolifération dans Paris des culs mous. Il faut donc interdire cette machine grotesque. Pour des raisons d'esthétique d'abord, de santé publique ensuite.

Le Vélib est un Solex sans moteur, une caricature offensante de ce bon vieux Vélosolex noir que chevauchaient, dans les villages aujourd'hui démolis, le curé se rendant à l'église, l'instituteur rejoignant sa classe.

A Paris, tous les hommes sont ridicules sur un Vélib, surtout boulevard de la Grande Armée où s'ouvraient autrefois les échoppes des cycles mythiques, Centaur, Papillon, Phébus, Griffon, également Flavell, la marque préférée de Jules Renard. Oui, à Paris, tous les hommes sont ridicules à Vélib. Tous, sauf le chanteur Philippe Katherine qui, la nuit, pédale du côté du Louvre, dans «un état proche de l'Ohio»….

A Paris, le Vélib doit être viré, et remplacé, illico-swingo, par le seul vélo de ville, digne de nom: le fixie. Le fixie est un concours de grâce. Léger, scintillant, animal à souhait, le fixie fait avec ses rayons concurrence au soleil. Qui plus est, avec son pignon fixe, il appartient déjà à la légende des cycles. Nerveux, il coupe tel un couteau les fumées les plus noires des 4×4 les plus arrogants. Et fermes sont les fesses des filles qui font du fixie.

 

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envoyé le 06/01/2015 09:41

Christian Laborde est journaliste et écrivain. Il est notamment l'auteur du Dictionnaire amoureux du tour de France. Son nouveau recueil de nouvelles, Madame Richardson sort le 8 janvier chez Robert Laffont.

 

Le Vélib est laid. Son nom, d'abord. Un mot-valise - vélo, liberté -, assurent, fiers de leur «trouvaille», les communicants qui l'ont baptisé de la sorte. Or, il ne s'agit nullement d'un mot-valise, d'un jeu verbal qui eût amusé Raymond Queneau, mais d'un pléonasme. Vélo en effet est synonyme de liberté. Libre la jeune fille qui, au siècle dernier, venait à votre rencontre sur son vélo, vêtue d'une robe à fleurs qu'Eole, complice de Cupidon, soulevait. Vélo, oui, a toujours été synonyme de liberté. Et vélo, en verlan, fait love.

Le Vélib est laid. Son cadre est laid. Ce n'est d'ailleurs pas un cadre de vélo mais de Solex. Le Vélib est un Solex sans moteur, une caricature offensante de ce bon vieux Vélosolex noir que chevauchaient, dans les villages aujourd'hui démolis, le curé se rendant à l'église, l'instituteur rejoignant sa classe.

Contrairement au vélo, le Vélib est doté d'un panier, ce qui lui confère la vulgarité des engins utiles. Le vélo, lui, ne sert à rien, si ce n'est à retrouver une jeune fille dont les cheveux sont retenus par un passe, ou à gagner le Tour de France dans les lacets du Tourmalet, c'est-à-dire, dans les deux cas, à basculer dans le monde des rêves, loin des routines et des agendas, de l'ordre social où sévissent les donneurs de leçons, les procureurs connectés et les radiologues.

Doté, le Vélib l'est aussi d'un siège triangulaire, plus proche du pouf que de la selle Brooks. Il aurait fait ricaner ces paysannes habituées à poser leur cul sur du cuir, avant de filer vers les collines, le guidon dans une main, le râteau des fenaisons dans l'autre, le chien à fond les ballons dans la roue. Alors que la selle Brooks des vélos de campagne renforçait les fessiers, protégeait le périnée des pires maux, le pouf dont le Vélib se coiffe concourt à la prolifération dans Paris des culs mous. Il faut donc interdire cette machine grotesque. Pour des raisons d'esthétique d'abord, de santé publique ensuite.

Le Vélib est un Solex sans moteur, une caricature offensante de ce bon vieux Vélosolex noir que chevauchaient, dans les villages aujourd'hui démolis, le curé se rendant à l'église, l'instituteur rejoignant sa classe.

A Paris, tous les hommes sont ridicules sur un Vélib, surtout boulevard de la Grande Armée où s'ouvraient autrefois les échoppes des cycles mythiques, Centaur, Papillon, Phébus, Griffon, également Flavell, la marque préférée de Jules Renard. Oui, à Paris, tous les hommes sont ridicules à Vélib. Tous, sauf le chanteur Philippe Katherine qui, la nuit, pédale du côté du Louvre, dans «un état proche de l'Ohio»….

A Paris, le Vélib doit être viré, et remplacé, illico-swingo, par le seul vélo de ville, digne de nom: le fixie. Le fixie est un concours de grâce. Léger, scintillant, animal à souhait, le fixie fait avec ses rayons concurrence au soleil. Qui plus est, avec son pignon fixe, il appartient déjà à la légende des cycles. Nerveux, il coupe tel un couteau les fumées les plus noires des 4×4 les plus arrogants. Et fermes sont les fesses des filles qui font du fixie.

 

Le type commence par dire que "vélib" est en quelque sorte un pléonasme parce que le vélo est synonyme de liberté, et à la fin de son texte il lance une fatwa contre le vélib et t'explique que de toute façon le vélo de ville c'est fixie ou rien. Avec la petite remarque sur les fesses de filles pour bien terminer... pas de doute: il est mûr pour aller commenter le cyclisme sur France Télévision le Christian Laborde.

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envoyé le 06/01/2015 10:42

Le type commence par dire que "vélib" est en quelque sorte un pléonasme parce que le vélo est synonyme de liberté, et à la fin de son texte il lance une fatwa contre le vélib et t'explique que de toute façon le vélo de ville c'est fixie ou rien. Avec la petite remarque sur les fesses de filles pour bien terminer... pas de doute: il est mûr pour aller commenter le cyclisme sur France Télévision le Christian Laborde.

Est ce que tu le connais? l'as tu déjà vu sur une scène faire un spectacle sur Claude Nogaro ,ou sur l'exploit D'eugène Christophe? moi j'ai vu ça à Bagnères de bigorre,c'était super,et de plus il tient une chronique tous les samedi dans la Nouvelle République des Pyrénées ,c'est aussi fleuri que celles de Carrier sur un magazine télé.Avant de conclure sur un truc que tu ne connais certainement pas,renseigne toi. Bon d'accord c'est vrai il est Bigourdan comme moi.Il gagne à être connu.

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envoyé le 06/01/2015 11:19

Est ce que tu le connais? l'as tu déjà vu sur une scène faire un spectacle sur Claude Nogaro ,ou sur l'exploit D'eugène Christophe? moi j'ai vu ça à Bagnères de bigorre,c'était super,et de plus il tient une chronique tous les samedi dans la Nouvelle République des Pyrénées ,c'est aussi fleuri que celles de Carrier sur un magazine télé.Avant de conclure sur un truc que tu ne connais certainement pas,renseigne toi. Bon d'accord c'est vrai il est Bigourdan comme moi.Il gagne à être connu.

Sur le ton de la blague : et lui, il me connaît pour écrire que je suis ridicule sur un vélib? Ola camarade, ne prends pas la mouche... on peut connaître destin plus tragique que de se retrouver à commenter le TdF sur France Télévision quand même! ;) Je me suis contenté de relever un léger paradoxe dans le texte histoire de défendre le pauvre vélib qui se trouve si durement accablé... et pis c'est un dada à moi: je n'aime pas trop trop qu'on justifie un propos péremptoire par son esthétique. Enfin bref, sois rassuré, je ne lui veux aucun mal au Christian Laborde, je suis juste pas trop d'accord ac lui :)

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envoyé le 06/01/2015 12:24

Sur le ton de la blague : et lui, il me connaît pour écrire que je suis ridicule sur un vélib? Ola camarade, ne prends pas la mouche... on peut connaître destin plus tragique que de se retrouver à commenter le TdF sur France Télévision quand même! ;) Je me suis contenté de relever un léger paradoxe dans le texte histoire de défendre le pauvre vélib qui se trouve si durement accablé... et pis c'est un dada à moi: je n'aime pas trop trop qu'on justifie un propos péremptoire par son esthétique. Enfin bref, sois rassuré, je ne lui veux aucun mal au Christian Laborde, je suis juste pas trop d'accord ac lui :)

Tu as vu comme les Bigourdans se rebiffent ?smiley lol et pas chauvins , non !

Et toi le Parigot qui défend cette horreur !

Non , mais sérieux , Laborde est un lyrique .

Je viens juste de terminer la lecture de "à bicyclette " "un tour de France" de Joan Sfar et ce n'est pas piqué des hannetons quand aux moqueries sur  le cyclisme , sur le tour de France , agrémentées de de dessins B.D très amusants.

Et cela m'a bien amusé de la part de cet iconolaste .

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envoyé le 06/01/2015 13:07

Tu as vu comme les Bigourdans se rebiffent ?smiley lol et pas chauvins , non !

Et toi le Parigot qui défend cette horreur !

Non , mais sérieux , Laborde est un lyrique .

Je viens juste de terminer la lecture de "à bicyclette " "un tour de France" de Joan Sfar et ce n'est pas piqué des hannetons quand aux moqueries sur  le cyclisme , sur le tour de France , agrémentées de de dessins B.D très amusants.

Et cela m'a bien amusé de la part de cet iconolaste .

Hehe, je sais bien que les propos de Laborde ne sont pas à prendre au pied de la lettre, les miens non plus d'ailleurs. Mais j'avoue que je redeviens vite sérieux quand il est question du vélo à Paris et en banlieue, compte tenu du peu qui est entrepris pour garantir la sécurité des cyclistes (y compris des camarades de lutte en vélib et vélo électrique qui subissent le même trafic et les mêmes absurdités de la voirie au quotidien).

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envoyé le 06/01/2015 13:08

moi j'ai vu ça à Bagnères de bigorre,c'était super

 

Sans vouloir trop te vexer, on ne rit peut-être des mêmes choses à Bagnères de Bigorre hors saison avec un public local et à Paris  .

Punaise, tu vas avoir des problèmes toi :p

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envoyé le 07/01/2015 06:25

moi j'ai vu ça à Bagnères de bigorre,c'était super

 

Sans vouloir trop te vexer, on ne rit peut-être des mêmes choses à Bagnères de Bigorre hors saison avec un public local et à Paris  .

T'en fais pas je suis pas vexé,tu as raison on ne rit pas partout de la même façon,moi je ne ris pas quand j'entends les vannes de Bigard,je zappe même.

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envoyé le 07/01/2015 09:53

Est ce que tu le connais? l'as tu déjà vu sur une scène faire un spectacle sur Claude Nogaro ,ou sur l'exploit D'eugène Christophe? moi j'ai vu ça à Bagnères de bigorre,c'était super,et de plus il tient une chronique tous les samedi dans la Nouvelle République des Pyrénées ,c'est aussi fleuri que celles de Carrier sur un magazine télé.Avant de conclure sur un truc que tu ne connais certainement pas,renseigne toi. Bon d'accord c'est vrai il est Bigourdan comme moi.Il gagne à être connu.

Bigourdan, ce n'est pas un label...

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