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Franck PASTOR

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Tout ce qui a été posté par Franck PASTOR

  1. Mon grand-oncle faisait encore du vélo (de ville) à 97 ans, il épatait tout le monde. Le niveau supérieur, ç'aurait été Robert Marchand ! Il a malheureusement eu le Covid à 98 ans, en a réchappé mais fortement diminué, Entre autres, il ne pouvait plus tenir sur son vélo. Il est décédé l'année dernière d'un AVC à 99 ans.
  2. Tu avais changé le plateau de 40 pour un 34… Fixation du petit plateau, alors ? Mais alors, pourquoi le bruit persiste-t-il lorsque tu as remonté le 40 ? Il me manque un élément d'information quelque part.
  3. Comme Pierre-Yves, mais sérieusement moi, je dirais la selle, ou plutôt son chariot. J'ai eu une selle comme ça (une Selle Italia Turbomatic) qui faisait du bruit à chaque fois que j'appuyais fort sur la pédale droite. Le bruit venait de l'endroit où le chariot se fixait sur la coque, côté droit. Ce genre de bruit était paraît-il un problème récurrent sur ce modèle de selle. Ce type de problème paraît peu probable sur une selle tout cuir comme la tienne, mais qui sait ? Autre source possible, analogue : la sacoche de selle, ou sa fixation sur son support. Il y a parfois du jeu, ce qui peut provoquer un bruit lors des oscillations causées par le pédalage.
  4. Je dis rien, mais je la garde dans un coin de ma tête, cette pique qui m'était en fait destiné, grrr… Pour confondre ainsi Thierry et moi, t'es sûr de ne pas avoir forcé sur telle ou telle boisson ? 😇 Au fait, comme je suis quasiment le seul de mon cercle de relations à ne jamais boire d'alcool (aucun alcool) par principe auto-imposé, je ne sais pas du tout comment ouvrir une bouteille de champagne, mais j'en ai toujours une bouteille chez moi, ainsi que quelques bières, pour recevoir : c'est moi qui suis un «abstème» (filez chercher le sens de ce mot sur Google ou dans un bon Larousse), je n'impose pas ce principe-là à mes hôtes. Ma famille française, en particulier, apprécie une bonne Leffe belge. Mais ce sont eux qui se chargent d'ouvrir les bouteilles ! À bon entendeur…
  5. Oui, et j'ai aggravé le problème au lieu de le résoudre. Plutôt que de persévérer ou d'amener le disque chez un vélociste, j'ai préféré changer le disque, d'autant qu'il avait déjà pas mal servi. C'est comme bien des activités manuelles, ça nécessite du doigté, et soit on est doué à ce niveau, soit on l'acquiert, ce doigté... après avoir pas mal foiré. Et moi, comme j'ai deux mains droites (ce qui est un problème puisque je suis gaucher 😕), je vais probablement avoir besoin de pas mal de pratique pour réussir ce genre d'opération. En tout cas la prochaine que j'aurai à dévoiler un disque, j'en aurai un de rechange à disposition, au cas où...
  6. 67 km cet après-midi, le long de la «Promenade verte» de Bruxelles, un circuit balisé pour piétons et cyclistes à l'intérieur de la Région de Bruxelles-Capitale. J'ai pris l'habitude de le parcourir une ou deux fois par an, au rythme de la promenade. Idéal pour une récupération… surtout psychique, car si les espaces verts traversés sont pour la plupart vraiment splendides et font du bien à la tête, les routes et pistes empruntés, par contre, sont souvent plus dignes d'un parcours de cyclo-cross que d'un parcours pour vélo citadin, même à gros pneus. https://environnement.brussels/thematiques/espaces-verts-et-biodiversite/la-promenade-verte J'aimerais d'ailleurs discuter avec ceux qui ont tracé ce circuit, par exemple comment ils ont pu passer outre le fait qu'à un endroit le parcours pour cyclistes emprunte… des marches d'escalier. Ou qu'à un autre la piste est saupoudrée d'une épaisse couche de gros graviers qui stoppent complètement le vélo et obligent à continuer à pied… Only in Belgium!
  7. Presque ? J'ai raté mon objectif, alors. J'aimerais qu'en me lisant on ait justement envie d'aller faire un tour en Ardenne. Qu'est-ce qui te retiendrait, d'ailleurs ? L'état des routes ? Ne me dis pas que ça te fait peur, toi qui as fait Paris-Roubaix ! 😄
  8. J'ai reçu des photos prises par Sportograf et quelques photos d'ambiance en rab. Quelques morceaux choisis ci-dessous. N'hésitez pas à cliquer dessus pour les voir en plus grand format ! (Qui osera dire que la Belgique est un pays moche après avoir vu certaines de ces photos ?) Site de départ à Houffalize, tôt le matin. La foule n'est pas encore là. Et au milieu coule une rivière (l'Ourthe). Sur un plateau… d'Ardenne. Ravitaillement. I'm a poor lonesome cyclist… Je crois que celle-là, je vais la faire encadrer. Splendide ! La mascotte de la bière Chouffe. Nain de jardin ou géant de jardin ?
  9. Les photos d'ambiance sont maintenant disponibles sur le site de la Chouffe Classic (cliquez sur « Photos » sur la page d'accueil) : https://www.lachouffeclassic.be/fr/ Le Best-of de Sportograf n'est pas mal non plus 🙂 À voir ici : https://www.sportograf.com/fr/event/8395
  10. L'air de rien, j'ai dépassé le cap des 3000 km hier lors de la Chouffe Classic. Avec 175 km de plus au compteur, j'en suis à 3112 km maintenant, Je suis donc toujours dans les temps pour faire plus de 8000 km dans l'année, mon véritable objectif. Si je peux m'approcher plus des 10 000, ça sera bienvenu, mais je n'y crois guère. Les contraintes extra-sportives ne vont pas s'arranger dans les mois qui viennent, même pendant les vacances d'été.
  11. Ça semble donc confirmer que pour vraiment bénéficier d'une sortie récup le lendemain même, il faut avoir l'habitude de rouler fréquemment.
  12. Pour avoir essayé, je peux dire que malgré une sortie «récup» du lendemain (jamais vraiment agréable), j'ai quand même mal aux jambes 48 h après la grosse sortie si celle-ci avait été plus longue ou intense que d'habitude. Tu roules combien de fois par semaine, grosso modo ?
  13. Merci Grand Schtroumpf. Pour la prochaine, j'espère vous avoir tous les deux comme compagnons de sortie ! Peut-être pas sur la même distance mais au moins sur une partie du parcours. Ou alors, encore une sortie à cinq avec les deux cracs que vous connaissez bien. « Jérémie » nous avait parlé d'une sortie ardennaise à venir, j'espère qu'elle se concrétisera pas trop tard dans l'année.
  14. Je suis peut-être fait différemment des autres, mais je n'ai jamais apprécié de faire la sortie de récupération juste le lendemain d'une sortie longue et/ou intense. J'ai toujours eu l'impression que cela ralentissait ma récupération, en soufflant sur les braises de mes éventuelles douleurs ou courbatures, au lieu de l'accélérer. Mais je ne roule que deux ou trois fois par semaine. C'est probablement différent pour quelqu'un qui roule tous les jours. Bref, aujourd'hui je n'ai pas sorti la bécane après la Chouffe Classic d'hier, je me suis juste contenté de marcher un peu. Le vélo devrait reprendre du service mardi.
  15. Six favoris se sont détachés aujourd'hui, mais certains ne finissent pas loin, notamment Buchmann. Celui qui m'impressionne le plus, c'est Landa. Il avait l'air vraiment à l'aise, mais c'est peut-être seulement son style qui veut ça. Et c'est quelqu'un autre qui revient de loin… on va voir s'il va continuer comme cela sur les deux semaines qui restent.
  16. Alors, si je fais le lien avec un autre sujet que tu as ouvert ces derniers temps, ça fait au moins 100 000 km à supporter le bruit de pédales qui couinent ? Ça ne doit être pas être si terrible, finalement. 😁
  17. Oui, sur chacune des éditions longue distance de Tilff-Bastogne-Tilff que j'ai terminées (2017 et 2019). Comme j'avais dû carrément abandonner sur la même distance en 2014, perclus de crampes justement, ça m'avait servi de leçon. Sur des distances moins longues (moins de 200 km), je ne suis visiblement pas encore parvenu à complètement dominer le compétiteur qui sommeille en moi. 😎 Mais d'un autre côté, ne faut-il pas tutoyer ses propres limites pour progresser ? En veillant à ne pas les dépasser ? Difficile de trouver le bon compromis. Et puis, il y a le contexte : tout autour de toi, tu as des types qui se donnent à fond, et qui te considèrent toi-même comme un adversaire à battre… quitte à s'arrêter au sommet pour attendre les copains de sortie, tandis que moi, n'ayant personne à attendre, je continue… C'est difficile d'ignorer ces «challenges».
  18. Hier, samedi 14 mai, avait lieu la Chouffe Classic à Houffalize, en plein cœur des Ardennes, dans la province du Luxembourg belge. Le même jour donc que la Magnifique à Rochefort, une autre randonnée ardennaise, pas très loin (les parcours, sans jamais se croiser, sont voisins), ce qui m'a fait hésiter entre les deux. Finalement, n'ayant jamais « fait » la Chouffe, contrairement à la Magnifique, je me suis décidé pour la première. D'autant que les difficultés m'y conviennent mieux a priori : pas mal de murs bien coriaces comme je les aime sont au programme. https://www.lachouffeclassic.be/fr/ Départ de chez moi vers 6h15 à Bruxelles, vélo dans le coffre, arrivée vers 8 h à Houffalize. Enfin, au parking que des bénévoles m'ont indiqué, situé tout en haut de la ville et à 3 km du point de départ, tout en bas ! Super, me dis-je, une côte de 3 km à 4-6 % bien large et bien fréquentée ( pas ma tasse de thé) à remonter en rab au retour, après les 166 km et 2700 m de dénivellation annoncés de la rando ! Et en plus, ça caille dur pendant cette descente vers le point de départ. D'après le thermomètre de ma voiture au parking, il fait seulement 10°. Je ne regrette pas d'avoir pris le cuissard thermique, court mais plus épais qu'un cuissard ordinaire, les manchettes et un bon imper, même si, vues les prévisions météo qui annoncent le reste de la journée chaude (maxi 24° à l'ombre) et très ensoleillé, j'ai laissé jambières et surchaussures dans la voiture. Cela s'avèrera un bon compromis. Au départ, au centre sportif d'Houffalize, il y a un monde de dingue, c'est tout juste si on ne se marche pas sur les pieds ! 😮 Je ne crois pas avoir vu autant de participants à une randonnée belge, à part sur Liège-Bastogne-Liège Challenge. Est-ce la dégustation gratuite en cours de route de la bière blonde locale , la Chouffe, qui attire autant les gens ? 😏 Trois parcours sont proposés : 89 km, 124 km et 166 km. https://www.lachouffeclassic.be/fr/parcours/ C'est donc aux 166 km du parcours le plus long auxquels je vais m'attaquer aujourd'hui: https://www.routeyou.com/nl-be/route/view/10621808/racefietsroute/la-chouffe-classic-2022-166?c=7Ht9Iigt1SLS9E9D De grosses difficultés sont au programme : la côte d'Haussire, versant sud (une variante à peine moins difficile de la côte la plus dure de Belgique), la côte de Beffe, le col (tout à fait officiel) de Rideux versant sud, la côte de Roche-à-Frêne, et en dessert la plus difficile de toutes, surtout parce que c'est la dernière : la côte de la rue Saint-Roch, en plein cœur d'Houffalize même ! Les 7 premiers kilomètres, le long de la rivière Ourthe, sont complètement plats, sur une route malheureusement assez dégradée par endroits (mais ce sera une quasi-constante tout au long du parcours…). Je prends la roue d'un groupe : ma vitesse saute instantanément de 27 km/h à 34 km/h, sans effort supplémentaire. Et puis c'est la première côte, celle de Mormont : https://climbfinder.com/fr/montees/grande-mormont À part un petit «coup-de-cul» final, elle est avalée sans difficulté. S'ensuit une longue descente mais avec un virage très sec à 90° à son pied qui visiblement a surpris quelqu'un : il y a eu un accident à cet endroit… Ensuite, la longue et peu pentue côte du barrage de Nisramont, vers Ortho, aussi avalée sans histoire: https://climbfinder.com/fr/montees/cote-du-barrage-de-nisramont Et puis, d'Ortho à la Roche-en-Ardenne, le parcours suit des chemins de traverse par des routes bucoliques au profil torturé, sans côte remarquable, vers Erneuville puis Mierchamps, mais où je commets l'erreur d'essayer d'accrocher des roues à nouveau… ce qui est rentable sur des routes plates l'est beaucoup moins sur un parcours plus ondulé, je le constaterai à nouveau plus tard. En attendant, je dévale de Mierchamps vers La Roche le long d'une des plus belles descentes du parcours, la splendide «vallée des Tombes». Si seulement la route était en meilleur état, ce serait une des plus belles du pays… À La Roche-en-Ardenne, premier ravitaillement (sur le site même du départ de la Vélomédiane, pour ceux qui connaissent). J'enlève l'imper mais je garde les manchettes. Apparemment je suis le seul à en avoir ou à les garder, ce qui confirme mon côté plus frileux que la moyenne… À partir de maintenant, le parcours n'aura plus rien de roulant. Quelques mouvements de décontraction avant de me lancer dans le premier gros morceau de la journée : la côte d'Haussire, versant sud. https://climbfinder.com/fr/montees/haussire-sud 3,7 km en ligne quasi droite et les derniers 1300 m étant les plus raides, à 11% de moyenne selon Cotacol (plus précis que le profil ci-dessus) : un type de côte très peu courant en Ardenne. Même si c'est une version adoucie de la traditionnelle montée de Haussire, cela reste une des montées les plus difficiles du pays. Je m'y sens bien cependant, et rattrape pas mal de monde, dont les premiers «piétons» de la journée. Longue descente ensuite, puis on embraye vers la courte et très belle côte de Cielle, qui fournit de splendides panoramas sur la vallée de l'Ourthe à son sommet. C'est là que je commets une autre erreur, celle de vouloir suivre un couple de cyclistes, assez âgés mais visiblement en pleine forme physique. On se « battra » ensemble dans cette côte, puis dans la suivante, la très rude côte de Beffe (avec entre les deux un court détour vers un raidard non répertorié, plaisanterie préférée des organisateurs de randos belges) : https://climbfinder.com/fr/montees/cote-de-cielle https://climbfinder.com/fr/montees/cote-de-beffe La côte de Beffe, une classique de la Vélomédiane, est avalée sans trop de difficultés, bien que des sensations de brûlure commencent à se faire sentir dans mes muscles. Un signe avant-coureur de désagréments plus gênants… mais je n'en tiens malheureusement pas compte et avale la difficulté suivante, la très longue et peu raide côte de Dochamps (en fait les 5,5 derniers km du profil ci-dessous), comme à la parade : https://climbfinder.com/fr/montees/dochamps-ouest Paradoxalement, c'est lors de la longue (22 km) transition, tantôt descendante, tantôt roulante, vers la difficulté suivante, que je paie le prix de mes efforts : une douleur au genou gauche se fait sentir, et des crampes à la cuisse droite se déclarent… et j'en suis à peine à la moitié du parcours !… La montée vers le col du Rideux (le seul col de Belgique officiellement reconnu par l'Institut Géographique National, soit dit en passant) se fait vaille que vaille, tout à gauche (24/34), pour éviter de devoir descendre de vélo à cause de la douleur au genou et des crampes. Pour ne rien arranger, le revêtement est encore une fois franchement dégradé. Mais ça passe, même à un train de sénateur. Et je constate à nouveau que même en «croustille», on va plus vite à vélo qu'à pied, puisque je rattrape d'autres cyclistes devenus piétons : ils n'avaient pas de 24/34 pour leur venir en aide, eux ! https://climbfinder.com/fr/montees/col-du-rideux-sud Le 2e ravitaillement, au milieu de la descente qui s'ensuit, à Heyd, est franchement bienvenu ! Je retire les manchettes, fais le plein à nouveau, m'étire consciencieusement, marche d'un coin à l'autre du site, le temps que les crampes ne se fassent plus sentir. Dès que je me sens mieux, je repars. La douleur au genou gauche n'est plus sensible quand je pédale assis, elle se fait en revanche sentir quand je me mets en danseuse, mais au fil du parcours elle se fera de moins en moins gênante. Quant aux crampes, elles ont disparu. Je les sens quand même qui guettent, les sournoises, donc je décide de rouler autant que possible à l'économie jusqu'à l'arrivée. D'autant qu'on n'en a pas fini avec les grosses difficultés… La côte de Roche-à-Frêne s'annonce ! https://climbfinder.com/fr/montees/roche-a-frene C'est la côte préférée d'Eric Hennuy, un ancien forumeur qui a malheureusement disparu de ce site. Avec raison : elle est à la fois très raide et très esthétique. Échaudé par mes petits malheurs, je la grimpe en me concentrant sur mon coup de pédale et ma respiration, sur le 24/34, puis le 24/30… Beaucoup de cyclistes, à nouveau, sont en travers ou carrément à pied. Mais pour moi, ça passe finalement bien mieux que le Rideux. Ceci dit, le passage le plus dur de la journée, pour moi, sera la côte suivante : celle de Grandménil: https://climbfinder.com/fr/montees/cote-de-l-amante-grandmenil Si vous jetez un œil au profil, vous verrez qu'à part sa grande longueur (9 km), elle n'a a priori rien d'effrayant : 4 % maxi ! Et pourtant c'est celle qui m'aura fait le plus souffrir. Parce que le vent y est défavorable, mais surtout parce que son revêtement est carrément catastrophique. Là où passent les roues des voitures, l'asphalte est complètement fissuré et craquelé, et les «rustines» posées ici ou là empirent les choses plutôt que d'y remédier. On ne roule pas dessus, on y sautille, on zigzague, on doit même rouler carrément au milieu de la chaussée, seul endroit où le revêtement est intact, quand des voitures ne s'annoncent pas… Bref, on se croirait sur Paris-Roubaix ! Et en plus, on ne s'y voit pas avancer : la route est rectiligne, en forêt, sans aucun point de repère digne de ce nom, on a l'impression que ça n'en finit pas. Au début de cet enfer d'Ardenne, je rattrape un costaud aux allures de triathlète, qui a l'air d'en baver autant que moi. Il prend ma roue, puis me relaie un peu plus loin. C'est bienvenu, l'abri fourni par un gabarit pareil, avec le vent défavorable ! On continue à se relayer comme cela jusqu'au sommet de la côte… qui n'en est pas un, en fait, puisque le parcours prend un embranchement qui nous fait monter encore. 😖 Heureusement, l'asphalte devient enfin praticable. Quelques courts vallonnements supplémentaires nous conduisent vers la difficulté suivante, une autre longue côte, celle d'Odeigne : https://climbfinder.com/fr/carte?lat=50.3045&lng=5.59467 Plus irrégulière que la précédente, mais avec de très beaux points de vue et un cadre agréable, ça change ! D'autant que le revêtement, encore dégradé, est quand même plus praticable que celui de la côte précédente. Son sommet est également celui du parcours : 630 m d'altitude, non loin de la Baraque Fraiture (652 m), le point culminant de la province du Luxembourg belge. On n'est pas loin non plus de l'altitude maximale de la Belgique (694 m). Les grosses difficultés (sauf la toute dernière…) sont maintenant passées. Il ne reste qu'une série de côte non répertoriées, soit courtes et raides, soit plus longues et peu pentues, sur le vaste plateau ardennais des Tailles, pour nous mener à Langlire, au dernier ravitaillement officiel, au km 138. Ça sent l'écurie, comme on dit. Mes problèmes physiques s'étant fait oublier maintenant, j'envisage le reste du parcours avec sérénité. La côte de Langlire (profil non disponible sur Climbfinder), qui suit immédiatement le ravito, n'a rien d'un foudre de guerre, et je l'avale prestement. Puis une succession de montagnes russes typiquement ardennaises avant le clou du parcours, le site de dégustation de la Brasserie d'Achouffe, qui brasse cette fameuse bière Chouffe qui a donné son nom à la rando: https://chouffe.com/ Chaque participant a reçu un jeton au moment de son enregistrement au départ de la course, qui permet la dégustation gratuite d'une Chouffe à cet endroit… Je dois être un des rares qui n'en profitent pas (pas taper !) puisque je ne bois pas d'alcool par principe. Si ça me fait me sentir un peu seul, je m'en félicite quand il faut repartir, parce que c'est le pied de l'avant-dernier difficulté du jour, la bien nommée côte de la Longue Virée : https://climbfinder.com/fr/montees/longue-viree-achouffe Bien nommée, car longue, et sinuant sur la crête d'une colline qui a l'air de n'en pas finir. Je dépasse à son pied des groupes entiers de cyclistes : la Chouffe a l'air de mal passer pour eux ! 😄 Mais bon, Houffalize n'est plus très loin. Ceci dit, une fois qu'on y est arrivé, tout le monde sait qu'il reste un sacré morceau en dessert : cette côte de la rue Saint-Roch, en plein cœur de la ville, une des difficultés de Liège-Bastogne-Liège, à nouveau un véritable mur. La côte de la Doyenne dont on voit des photos montrant un peloton compact grimpant une ruelle super-raide, c'est elle. https://climbfinder.com/fr/montees/saint-roch Les pourcentages du graphique sont parlants. Ils en effraient certains, que je vois resquiller en douce et prendre un raccourci pour aller directement sur le site d'arrivée en évitant la côte… Mais quand même, la plupart n'écoutent comme moi que leur courage et entame la difficulté, bille en tête et chaîne tout à gauche. CRAAAC ! J'entends un énorme bruit derrière moi, je me retourne (pas évident dans du 20 %) et je vois à une vingtaine de mètres un cycliste à terre, qui se relève heureusement très vite. À en juger par le bruit, il a raté son changement de vitesse et est tombé… Plus de peur que de mal pour lui, donc je continue. Laborieusement, mais tranquillement, grâce à mes petits braquets. 24/34, puis 24/30, puis 24/27… Ça y est le sommet est là ! Il ne reste plus qu'à dévaler vers le site de départ et d'arriver pour boucler la boucle 🙂 À l'arrivée, le compteur indique 172 km, ce qui fait 169 km (en décomptant les 3 km de descente du parking vers le départ) à 22,3 km/h de moyenne, cadence moyenne de 87 tours/minutes, vitesse maxi de 68 km/h (probablement dans la descente du Rideux). Je m'accorde une petite demi-heure de repos bien mérité, en consommant un hamburger-oignons-moutarde (chacun ses petits plaisirs) et en me repassant le parcours dans ma tête. Ç'aura été une splendide journée à tout point de vue, météo, ambiance, parcours… si on fait exception de l'état des routes, qui ne s'améliore décidément pas dans cette région d'année en année. Il me reste donc 3 km à grimper le long de la N30 vers le parking où se trouve ma voiture. Je prends tout mon temps (ce qui fait tomber ma moyenne à 22,1 km/h). Je retrouve ma bagnole là où je l'ai laissée… avec la vitre du conducteur ouverte ! Je l'avais baissée pour demander mon chemin à un signaleur et oublié ensuite de la fermer. Heureusement, rien ne manque. Et puis retour chez moi à Bruxelles, sans autre histoire, avec des jambes quand même assez lourdes et bien sûr des images et des souvenirs plein la tête. Superbe journée ! 😃
  19. Pourquoi «lâchement» ? Il ne faut faire que ce qu'on a envie de faire dans ce sport, sinon on sature vite. Comme je l'ai dit par ailleurs, l'essentiel est d'être satisfait de sa journée 🙂
  20. Mais mais mais, serais-tu plus influençable que tu le laisses paraître ? Et par un Schtroumpf en plus ? 🤨 Je plaisante, hein : personne n'est habilité à faire tes choix à ta place, tu sais mieux que quiconque ce qui est préférable pour toi. Et surtout, l'essentiel est de finir satisfait de sa journée ! La Magnifique, je l'avais faite en 2015, le grand parcours (185 km, de mémoire). J'ai le souvenir d'un parcours digne en effet du nom de la cyclo, vraiment splendide (bémol : les côtes étaient quasiment toutes un peu trop roulantes à mon goût)… et d'un terrible mal au c… à la fin, je n'étais pas suffisamment préparé à l'époque pour faire autant de kilomètres. Pour moi, aujourd'hui c'était donc la Chouffe Classic, et ses 166 km du côté d'Houffalize et du Luxembourg belge. Quelques beaux raidards comme je les aime étaient au programme, ça a pesé dans la balance au moment de choisir entre cette rando et la Magnifique, avec le fait que contrairement à la Magnifique, je n'avais jamais participé à la Chouffe.
  21. 175 km aujourd'hui, dont les 166 km (169 selon compteur) de la Chouffe Classic dans les Ardennes. https://www.lachouffeclassic.be/fr/# Parcours bien corsé de plus de 2700 m de dénivellation (plus 150 - 200 m, puisque le parking était situé en haut de Houffalize, la ville où avait lieu le départ et l'arrivée) avec quelques murs solides comme je les aime : la côte de Haussire, Roche-à-Frêne, la côte de Beffe, la rue Saint-Roch… Temps splendide, un peu froid au départ (10°), chaud ensuite (24° à l'ombre à l'arrivée, jusqu'à 33 au soleil !!), vent sensible… Quelques stats : presque 8 h de vélo sur les 175 km (arrêts ravitos décomptés), soit 22,1 km/h de moyenne, 87 tours/min en cadence moyenne de pédalage, vitesse maxi de 68 km/h… Plus de détail demain dans un compte-rendu sur le forum « Les événements route ».
  22. Je suis prêt à faire l'arbitre de votre combat ! À défaut de Ventoux, prenons ce qui est accessible par ici: prêts à jouer au premier arrivé au sommet ci-dessous? 😇 https://climbfinder.com/fr/montees/koppenberg (Un service de réanimation spécial 3e âge sera assuré à l'arrivée.)
  23. 34 km aujourd'hui, intra-Bruxelles : pas sorti des limites de la Région. Ça suffit cependant pour faire quelques belles côtes, dont la classique rue du Mystère à Forest, et une découverte (pour moi), la rue du Château d'Eau à Uccle, que je déconseille fortement au Schtroumpf et autres âmes sensibles en raison de ses pavés vraiment ignobles. Bon, je suis quand même arrivé à passer ! 🙂 https://climbfinder.com/fr/montees/rue-du-mystere-forest https://climbfinder.com/fr/montees/rue-du-chateau-eau-dieweg
  24. Ensuite ne plus hésiter à passer petit plateau (40 quand même, faut pas déconner) au lieu de rester sur le grand et de pousser en force - Franck, ne dit rien. Je dis rien, mais je n'en pense pas moins. 😇
  25. 53 km aujourd'hui, sortie-détente du mardi habituelle dans la zone habituelle (est de Bruxelles), après le boulot. Ciel voilé, températures estivales mais un fort vent d'ouest qui a rendu par moments le qualificatif de « détente » assez inapproprié pour cette sortie !
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