FLASHS

Santé / forme

Enchaînement de courses

Publié le 12/07/2016 10:41

Enchaîner une nocturne et une course en circuit le lendemain n'est pas simple à gérer. Il reste réalisable à condition de vous placer dans les meilleures dispositions.

Un peloton dans la nuitUn peloton dans la nuit | © VC Mont AigoualUn mardi sur deux, notre spécialiste répond aux questions que vous vous posez. Entraînement, santé, suivi, préparation... Vous pouvez poser toutes vos questions sur le forum Entraînement/Santé ou par email à infos@velotraining.net.

"Il m'est possible avec mon club de courir une nocturne le vendredi soir et une course traditionnelle en circuit le samedi matin. Comment récupérer entre deux efforts si rapprochés ?"

Un tel enchaînement n'est effectivement pas simple à gérer. Néanmoins il est tout à fait réalisable, à condition de vous placer dans les meilleures dispositions.

Tout commencera immédiatement après la nocturne du vendredi, car il faudra tout mettre en œuvre pour optimiser la récupération. N'hésitez pas à rouler 15 à 20 minutes minimum, sur le petit plateau, à une cadence de pédalage élevée (100tpm idéalement) afin de détendre les fibres musculaires, et ce même s'il est tard. Une fois ce retour au calme achevé, soignez l'hydratation (boisson énergétique plus eau en abondance, notamment de l'eau gazeuse pour tamponner les lactactes) et l'alimentation (recharge glucidique). Le port de chaussettes de récupération et/ou une séance d'électrostimulation pourront s'avérer précieux.

La difficulté se situera au niveau du sommeil. Il est souvent difficile de trouver le sommeil après une nocturne, la faute à une hormone célèbre : l'adrénaline. Ce manque de sommeil ne sera pas préjudiciable... si vous avez pu "stocker" quelques heures de sommeil en début de semaine.

Le lendemain matin, il faudra là encore vous placer dans les meilleures conditions. Ne négligez surtout pas l'échauffement. Au contraire, il devra être plus long, plus progressif, et plus poussé qu'à l'accoutumée afin de favoriser l'élimination des tensions musculaires (et non de l'acide lactique, comme on le pense souvent). La mise en route sera laborieuse, mais mieux vaut que ce soit le cas à l'échauffement qu'en course. Un produit de l'effort sera particulièrement adapté au petit-déjeuner, de manière à ne pas entraver la digestion. Enfin, l'hydratation devra être particulièrement soignée également.

Au niveau de la préparation, il faudra là encore tenir compte de cet enchaînement de deux courses. Si on ne joue pas tout dans la dernière semaine, nous conseillerions de relâcher plus qu'à l'accoutumée, dès le milieu de semaine : dans ce cas vous disposerez d'un état de fraîcheur optimal et vous aurez la capacité à encaisser les efforts plus facilement.

Benoit Valque - www.rotorfrance.com

INSCRIPTION EN LIGNE