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Parcours du Tour de France 2022 : officialisations, rumeurs et incertitudes

Publié le 08/10/2021 19:40

Jeudi 14 octobre, Christian Prudhomme dévoilera le parcours du Tour 2022 en direct du Palais des Congrès. Avant l’heure, on fait le point sur les informations officielles et les rumeurs concernant le tracé dessiné dans l’Hexagone.

Le Grand Départ dur Tour de France 2022 d’ores et déjà annoncé :

Il aurait dû avoir lieu en 2020, il aura finalement lieu en 2022, COVID oblige. Ainsi, cela fait déjà trois ans que ces trois étapes scandinaves sont connues, et s’apprêtent enfin à voir la Grande Boucle les parcourir. Au programme, découvertes et sport seront au rendez-vous, avec des rues, paysages et pièges qui devraient changer de l’habitude !Le parcours des trois premières étapes du Tour 2022Le parcours des trois premières étapes du Tour 2022 | © Le Tour de France

Vendredi 1er juillet 2022 : Copenhague – Copenhague (clm, 13km) : A l’instar du chrono par équipe de Bruxelles en 2019, cette première journée offrira aux coureurs un splendide théâtre pour tenter de creuser les premiers écarts. Les rouleurs devraient être à leur aise sur un profil pleinement plat, et lutter pour saisir l’occasion rare de revêtir la toison d’or. Ce Grand Départ constituera également une belle ode au vélo, puisque la ville de la Petite Sirène en est la reine.

Samedi 2 juillet 2022 : Roskilde – Nyborg (199km) : une étape plate oui, une étape de transition surtout pas ! Avec son final longeant la côte ouest du pays et empruntant de Storebaelt, long de 17 kilomètres, il faudra avoir de la force pour résister aux bordures et jouer la victoire au sprint. Connaissant l’appétence des Deceuninck Quick-Step pour ce genre de stratégies, cette deuxième journée est à noter d’office dans votre calendrier.

Dimanche 3 juillet 2022 : Vejle – Sonderborg (182km) : après une entame tendue, cette troisième étape offrira un peu de répit aux favoris du général, en promettant un beau bouquet au meilleur des sprinteurs.

 

Les éléments probables

Une journée de repos à prévoir dès le retour en France

Si l’excitation aura eu le temps de croître au Danemark, il faudra toutefois prendre son mal en patience avant de voir la course se poursuivre en France. En effet, à l’instar de parcours précédents du Giro, le peloton de la Grande Boucle devrait marquer une étape de repos pour assurer la transition entre la Scandinavie et l’Hexagone. La durée du voyage ne permettrait pas une récupération optimale des coureurs, sans parler du transfert du matériel qui pourrait s’effectuer par voie terrestre. Une journée off aiderait ainsi grandement à la mise en place d’une telle logistique. Elle devrait avoir lieu autour de Lille.

Les coureurs à la Planche

Le Tour l’aime de plus en plus. Il faut dire qu’elle le lui rend bien. Avec son profil unique en France et sa nouvelle portion de gravel, la Planche des Belles Filles a déjà offert deux arrivées d’exception en 2019 et 2020, décernant le jaune à Dylan Theuns et consacrant Tadej Pogacar. Selon le sérieux Républicain Lorrain, le peloton y arriverait ainsi le vendredi 8 juillet, en provenance de Tomblaine (Meurthe-et-Moselle), pour une première explication entre costauds. 

Excursion en Suisse

Le Tour ne s’aventure pas souvent en terres helvètes, mais ses dernières incursions ont systématiquement été synonymes de spectacle et de panache. Souvenez-vous de la naissance de la légende de Thibaut Pinot à Porrentruy en 2012, et sachez aussi que Tony Martin et Julian Alaphilippe, alors co-équipiers chez Etixx Quick-Step, y avaient longtemps tenu en respect le peloton, échappés sur la route de Berne. Pour cette édition 2022, une arrivée à Lausanne serait ainsi dans les tuyaux, selon la RTS, avec un départ donné à Dôle le samedi 9 juillet. Le relief de la région dessinerait alors une étape vallonée, que les baroudeurs ne manqueront pas de cocher. Et pour clore cette première semaine de course, le peloton repartirait de Romandie depuis la commune d’Aigle, centre institutionnel et politique du cyclisme (le siège de l’UCI s’y trouve). La route du Tour se dirigerait alors vers le bourg haut-savoyard de Châtel, situé dans les montagnes surplombant la cité lacustre d’Evian-les-Bains. Si un tel tracé se confirmait, on pourrait s’attendre à une première étape de montagne, escaladant les cimes de Valais et se concluant par l’ascension du pas de Morgins (16,5km à 5,7% de moyenne, à max 10,6%), à la frontière franco-suisse.Le sommet du Pas de Morgins marque la frontière entre Suisse et FranceLe sommet du Pas de Morgins marque la frontière entre Suisse et France | © Cols Cyclisme

Des Alpes de haute-volée :

Le site velowire.com annonce avec une quasi-certitude que la 10e étape du Tour reliera Morzine à Megève, promettant ainsi un premier combat en haute-montagne. Selon le tracé géographique, on peut espérer voir au programme le terrible col de Joux-Plane en entrée, et penser que l’arrivée pourrait se constituer de deux manières : un enchaînement Colombière – Aravis ou bien une montée sèche de la côte de Domancy, rendue célèbre par Bernard Hinault lors des mondiaux 1980.

Le lendemain aura vraisemblablement lieu la première arrivée en altitude. Et quelle altitude ! Avec son sommet culminant à 2400 mètres d’altitude, le col du Granon épuisera les poumons et toxinera les muscles, d’autant plus que ses 12 kilomètres à 10% mettront réellement les coureurs à l’épreuve. Si cette montée fait sa première apparition sur le Tour depuis 1986, la Grande Boucle renouera ensuite avec l’un de ses grands classiques, l’Alpe d’Huez, pour une seconde arrivée au sommet en deux jours. Ces informations sont fournies par le quotidien Le Dauphiné Libéré et la radio locale Alpes 1, souvent bien informés en la matière.

Le profil du terrible col du GranonLe profil du terrible col du Granon | © Climbfinder

Entre Aubrac et Cévennes

Le samedi 16 juillet, selon le France Bleu Gard Lozère, le Tour devrait faire route de Saint-Etienne à Mende, et sa célèbre montée Laurent Jalabert (3km à 10,1%), en référence à l’exploit du français en 1995. Si la victoire pourrait ainsi sourire aux échappés, on devrait également assister à une bagarre entre favoris, sur un terrain favorable aux plus puncheurs d’entre eux. Conformément aux informations divulguées par le journal Centre Presse, le départ de la 15e étape devrait être donné à Rodez, pour se diriger doucement vers les Pyrénées.

Une dernière explication dans le Lot

La rumeur a enflé au fil des mois au point de devenir quasi-officielle. Selon de solides arguments de France Bleu Occitanie et de la Dépêche du Midi, un contre-la-montre final devrait bien avoir lieu dans le Lot, entre les cités de Lacapelle-Marival et Rocamadour. Le relief du département promet quelques vallons sur le parcours, et laisse envisager la victoire d’un favori, après l’usant franchissement des deux massifs montagneux.

Rocamadour, splendide théâtre de l'arrivée du contre-la-montre final de ce Tour 2022Rocamadour, splendide théâtre de l'arrivée du contre-la-montre final de ce Tour 2022 | © Wikipédia

 

La subsistance d’incertitudes

 Un passage dans le Nord aux contours flous

Si deux étapes devraient être organisées dans les Hauts de France, leur forme n’a pas encore fuité. Les informations données à ce sujet sont discordantes. Ainsi, les villes belges de Binche et Tournai sont évoquées alternativement pour le départ de la 4e étape, et les précisions manquent concernant le lieu d’arrivée. De même, s’il est possible que des pavés se trouvent sur le tracé du 6 juillet, la cacophonie de « scoops » contradictoires ne permettent pas d’en savoir réellement plus.

Mystère sur les Pyrénées

Autant le tracé des Alpes est clair, autant la traversée des Pyrénées reste encore à préciser. Pour l’heure, il n’existe encore que très peu d’informations fiables concernant cette troisième semaine de course. Seule l’arrivée de Peyragudes a été annoncée avec certitude par France Bleu Occitanie. Ce sera l’occasion pour Romain Bardet de retrouve le théâtre de son exploit en 2017, où il avait vaincu les terribles pentes de la montée vers l’altiport, avec des pourcentages avoisinant les 20%. Hâte d’en savoir plus jeudi !

La montée de l'altiport de Peyragudes et sa pente vertigineusesLa montée de l'altiport de Peyragudes et sa pente vertigineuses | © Le Tour de France

Par Jean-Guillaume Langrognet

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