Esteban Chaves. Il est l’homme de ce début de Vuelta. Deux magnifiques victoires d’étapes à Caminito del Rey et Sierra de Cazorla, quatre jours en rouge, Esteban Chaves (Orica-GreenEdge) épate. « Une deuxième victoire d’étape dans un Grand Tour, c’est grand, a reconnu le Colombien de 25 ans dépouillé la veille du maillot de leader sur un mauvais placement. Ça n’a pas été si facile que ça a pu vous sembler. Cette montée finale était bien plus dure qu’il n’y paraît. Et avec le vent de face j’ai eu très peur de me faire rattraper. Mais je savais que le début de la côte était la partie la plus difficile. J’ai voulu essayer et j’ai bien fait. » Lui qui vise sur ce Tour d’Espagne un Top 20 mais espère secrètement faire partie des 10 à Madrid aborera en rouge une première étape de montagne qu’il entend négocier au mieux auprès des meilleurs.
Neil Stephens. Neil Stephens est un directeur sportif heureux. Après un Tour de France à oublier pour Orica-GreenEgde, l’équipe fonctionne à merveille sur les routes espagnoles, dont elle a conquis en six jours trois étapes de la Vuelta et le maillot rouge. « Esteban a vu combien ses équipiers ont travaillé encore aujourd’hui et il s’est senti obligé de passer à l’attaque, confie-t-il. Il est parti au pied de la bosse, très tôt donc, mais il est comme ça, il court avec le cœur, pas forcément avec la tête. Il revient bien après un grave accident en 2013 mais je ne sais pas où se situe son meilleur niveau. Je ne sais pas s’il peut faire encore plus dans la Vuelta mais, dans l’avenir, c’est sûr qu’il sera un grand champion. Trois victoires en six étapes et ce sont les jeunes qui gagnent… C’est bon pour notre futur. »

Tom Dumoulin. Le Néerlandais Tom Dumoulin (Giant-Alpecin) n’aura couru qu’une journée dans la peau du leader du classement général du Tour d’Espagne. Hier, il a été contraint par Esteban Chaves de défendre personnellement son maillot rouge dans la montée de Sierra de Cazorla. Mais même avec le renfort de Dan Martin, jamais Tom Dumoulin 3ème à l’arrivée n’a pu faire jeu égal avec le puncheur colombien. « Quelle course il a fait encore, a salué le Néerlandais. Mieux encore que dimanche. Je ne m’attendais pas à ce qu’il attaque si tôt mais il l’a fait au bon moment pour lui et je n’avais pas les jambes pour le suivre. J’ai porté le maillot rouge une journée et c’était sympa. J’aurais aimé le porter plus longtemps mais ce n’est pas un désastre. »
L’étape du jour :
