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Dernières brèves du Giro

Publié le 19/05/2006 10:04

Dernières brèves du Giro : Jan Ullrich se surprend, Basso toujours plus serein, Simoni ne s'avoue pas vaincu, Cunego laminé.
Dernières brèves du Giro : Jan Ullrich se surprend, Ivan Basso toujours plus serein, Gilberto Simoni ne s'avoue pas vaincu, Damiano Cunego laminé.

Les brèves :

L'Allemand Jan Ullrich (T-Mobile) est entré dans l'Histoire hier en rejoignant le cercle très fermé des vainqueurs d'étapes sur les trois grands tours dans une carrière. Ecrasant vainqueur du contre-la-montre de Pontedera, à plus de 51 km/h de moyenne, l'Allemand a rappelé qu'il faudrait compter avec lui sur le prochain Tour de France. "Je suis stupéfié d'avoir signé le meilleur temps, a commenté Jan Ullrich à l'arrivée. Je n'aurais pas mis ma main à couper au départ du chrono. Quand j'ai entendu que mon temps faisait partie des meilleurs au premier pointage intermédiaire, je me suis vraiment donné à 100 %. C'était un test en vue du Tour de France mais le résultat m'importe peu. Ce qui compte, c'est le Tour. Mais cette victoire reste incroyable. Battre Ivan Basso va me donner un moral immense. Je ne suis pas encore à 100 % de ma condition mais ça signifie que je suis sur la bonne voie pour le Tour. Je vais continuer le Giro dans le même état d'esprit, me tester dans certaines étapes, rester dans le gruppetto sur d'autres étapes..."

Impérial sur les 50 kilomètres du seul contre-la-montre longue distance du Giro, l'Italien Ivan Basso (Team CSC) a réduit à néant l'ensemble de ses adversaires, portant son avance à plusieurs minutes à présent. "Le fait d'être devant avec un petit avantage me donne de la sérénité, a commenté le Maillot Rose, 2ème du chrono à 28 secondes de Jan Ullrich. Des étapes décisives nous attendent cependant. Je me sens très bien et l'équipe est unie autour de moi. Aujourd'hui, j'ai affronté le chrono plein gaz, du premier au dernier kilomètre. Les plus forts partaient tous dans des temps voisins et ça c'était important, car ça nous a permis de nous affronter dans les mêmes conditions atmosphériques. Mon engagement a été le plus grand et je n'ai pas eu le temps de voir les nombreuses banderolles des tifosi le long de la route. Chaque jour a ses difficultés et nous allons maintenant être très attentifs pour faire notre course au mieux."

Déjà largué dans le contre-la-montre par équipes et lâché dans la montée du Passo Lanciano, le Trentinois Gilberto Simoni (Saunier Duval-Prodir) a encore craqué hier dans le contre-la-montre. Moins que Damiano Cunego mais l'ancien double lauréat du Tour d'Italie a perdu de nouveau 3'13" sur Ivan Basso, ce qui le place au 9ème rang du classement général à 7'13" du Maillot Rose. "Ce contre-la-montre quasiment tout plat était inhabituel, a expliqué Gilberto Simoni. J'avais l'impression d'aller très vite mais je ne suis pas satisfait de ma performance. C'est une belle collection de minutes pour Ivan Basso mais si je me dis que j'ai sept minutes de retard sur Ivan Basso, ce sera dur de continuer. De toute façon, il nous reste encore beaucoup de choses à faire. Les grandes étapes de montagnes arrivent et il n'y a surtout plus de contre-la-montre."

Le chiffre... 6'54"

6'54", c'est le temps concédé par Damiano Cunego (Lampre-Fondital) à son rival Ivan Basso au classement général. Après un contre-la-montre par équipes, une arrivée en altitude et un contre-la-montre individuel, l'addition est lourde pour le Vénitien. Hier à Pontedera, Damiano Cunego s'est classé 71ème à à 5'34" de Jan Ullrich et 5'06" d'Ivan Basso. Doublé successivement par José-Enrique Gutierrez et Ivan Basso, alors que les coureurs s'élançaient de 2'30" en 2'30", l'ancien vainqueur du Tour d'Italie a lâché près de 7 secondes par kilomètres à Ivan Basso. Ce matin, Damiano Cunego occupe la 8ème place du classement général, à 6'54" du Maillot Rose. Toutefois, l'Italien n'a pas voulu s'apitoyer sur son sort au terme du chrono. Si ses déclarations ont été brèves, il a simplement déclaré être serein, sachant qu'un nouveau Giro commençait pour lui à partir de maintenant. Si les écarts sont importants, Cunego n'a pas perdu espoir de refaire son retard dans la haute montagne, que les coureurs aborderont ce week-end.

Le road-book :

La douzième étape du Giro se dispute au pays d'Alessandro Petacchi. L'occasion de vérifier que les routes d'entraînement du malheureux sprinter Italien ne sont pas planes. En effet, entre Livourne (Toscane) et Sestri Levante (Ligurie), les coureurs devront parcourir 171 kilomètres et gravir trois belles difficultés dans les 70 derniers kilomètres. Cette étape accidentée fera la part belle aux attaquants et grands perdants du classement général. Tout commencera par l'ascension de la côte de Biassa (3,6 km à 8,9 %) à 70 bornes du but, suivie de la côte de Volastra (3,7 km à 7,3 %) à 55 kilomètres de la ligne d'arrivée, pour finir par la montée du Valico Guaitarola (9,7 km à 6,3 %), placé à 28 kilomètres seulement de l'arrivée. Après cet ultime sommet, les coureurs devront négocier 10 kilomètres de plaine, 14 kilomètres de descente avant les 4 derniers kilomètres plats, sur les bords de la Mer Ligure, pour l'arrivée à Sestri Levante.