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Interview d'Alexis Renard

Publié le 07/01/2020 07:00

Après André Greipel, Hugo Hofstetter et Dan Martin, entretien avec le jeune Breton Alexis Renard. Champion de France amateurs, il s'apprête à débuter la saison chez les professionnels, et en World Tour avec Israël Start-Up Nation

Alexis Renard Champion de France amateurs bAlexis Renard Champion de France amateurs b | © Flore Buquet

Quelle est la principale différence que tu as vu entre le stage de Calpe fin 2018 et celui de présaison en Israël il y a quelques semaines ? 

La principale différence c’est que je suis vraiment intégré dans l’équipe maintenant puisque j'ai signé. L’an dernier on était plus entre nous avec les coureurs de Côtes d’Armor. 

L’équipe est désormais World Tour, c’est la cerise sur le gâteau ? 

On l’a su assez tôt mais c’est vrai que quand j’ai signé je ne le savais pas forcément. C’est la cerise sur le gâteau, ça va pousser à plus travailler même si je vais faire principalement le même programme que si l'on aurait été en Continentale Pro. 

Spontanément par quelle recrue vas-tu être attiré ? 

Il y a des grands noms mais il ne faut pas être forcément impressionné. Ils sont très ouverts et on peut facilement discuter avec eux. C’est difficile de dire un nom mais je pense les coureurs de classiques, les sprinteurs car je risque de courir souvent avec eux. 

C’est un plus d’avoir été stagiaire avec l’équipe à partir du 1er Août 2019 ? 

Oui c’est un plus car je suis jeune, je n’ai pas de palmarès et j’arrive dans le grand bain. Personne ne me connait, je repars de zéro, même si j’ai été Champion de France amateurs personne ne le sait ici. Alors c’est un plus, j’ai déjà des affinités avec des gars, ça aide à l’intégration avec la reprise de Katusha.

Quels étaient tes rôles sur le Tour de Burgos ? 

C’était principalement de protéger les leaders et de les emmener au sprint. Je me relevais en général à 3 kilomètres de l’arrivée. Ils ont vu que j’arrivais à bien faire le travail dans les 30 derniers kilomètres, c’est important d’avoir pu faire ça pour ne pas arriver dans l’équipe avec rien. 

D’un point de vue téléspectateur on t’a vu, tu as pris des initiatives ! 

Je me suis montré, j’avais des directives en prenant les échappées et en me faisant plaisir. Je faisais ce qu’on me demandait.

Sur des débuts comme cela les débriefings sont importants avec les directeurs sportifs ? 

Oui mais chez les pros c’est différent de chez les amateurs. Chacun a un rôle bien défini alors on peut se faire le débriefing entre coureurs, on sait très vite si on a réussi à faire le travail ou pas. 

Quelle est la plus grosse différence entre les amateurs et les pros ?

Le staff et tout l’environnement qu’il y a hors vélo, on doit être 80 en stage, c’est impressionnant.

Et dans le peloton ?

Sur le plan sportif c’est la dernière heure qui va être vraiment intense par rapport aux amateurs. Ça se joue vraiment à la force pure. 

Alexis Renard avec les mécanosAlexis Renard avec les mécanos | © Noa Arnon

Connais-tu déjà ton programme de début de saison ? 

Normalement ce sera un programme européen pour avoir le moins de déplacement et de fatigue possible, avec Majorque puis Bessèges probablement. Le but est de progresser en faisant des courses de moindre envergure au début. 

On peut imaginer qu’il y aura au moins un Français de l’équipe au départ du Tour à Nice ! 

Alors déjà ce ne sera pas moi (sourire). Je ne ferais pas de grands Tours cette année, c'est trop tôt. Dans les saisons à venir je ne le cache pas c’est vraiment important de faire le Tour, c’est une sorte d’aboutissement, surtout pour un coureur Français. 

Quelles sont les courses qui t’inspirent particulièrement ? 

Si je peux performer dès Bessèges ce serait très bien. Je suis également intéressé par les classiques, comme Kuurne et les Flandriennes. Mais pas toutes pour le moment, les World Tour c’est un autre monde. Je souhaite bien jouer mon rôle d’équipier afin de progresser. 

Il y a une recrue qui interpelle avec André Greipel, tu le vois comment ? 

Je pense qu’il peut gagner des courses et partager son expérience avec nous. Il sait gagner des courses, ça ne se perd pas. 

Recommanderais-tu à des jeunes coureurs de s’ouvrir à l’étranger le plus rapidement possible ? 

C’est un choix à faire, ce n’est pas facile car il faut sortir de sa zone de confort avec les langues. Il ne faut pas faire ça sur un coup de tête, l’anglais est la principale difficulté. L’équipe m’a bien soutenu et conseillé, ils avaient confiance en moi alors je suis resté sur mon premier choix même si j’avais quelques propositions en France. 

3 coureurs, un directeur sportif, un médecin et un ostéo Français dans l’équipe, vous allez être amenés à vous tourner vers les autres cultures ? Toi spontanément c’est plutôt vers la langue germanique ou les anglo-saxons ? 

Un peu tout, j’essaie de discuter avec tout le monde.

On a appris que le partenariat est maintenu pour ton club avec Côtes d’Armor, c’est une satisfaction à titre personnel ? 

Bien sûr, ça fait progresser des jeunes en ayant du bon matériel, un bon staff et ça peut permettre de passer chez les pros. Israël Cycling Academy a vraiment un œil sur l’équipe, ça donne une vraie possibilité. 

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