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Profession : Baroudeur

Publié le 18/07/2019 06:30

La route de Bagnères-de-Bigorre semble taillée pour les baroudeurs. L'occasion pour nous de nous pencher sur l'un des meilleurs d'entre eux : Thomas De Gendt (Lotto-Soudal). Nous l'avons rencontré en première semaine. Entretien.

Bonjour Thomas, qui était ton coureur favori quand tu étais jeune ?

Mon frère était mon coureur favori quand j’ai commencé à courir mais j’adorais aussi Jens Voigt.

Tu as gagné une étape sur chaque grand tour. Dans lequel de ces trois grands tours penses-tu que c’est plus facile de gagner une étape ?

Ouah, ce n’est jamais facile ! Dans un grand tour, ce n’est jamais facile. Tu dois avoir de la liberté. Si tu arrive à être devant, il faut te battre à 100 % contre tous ceux qui sont dans l’échappée avec toi. Il faut être dans un grand jour pour lâcher les autres. Surtout qu’il y a tous les meilleurs coureurs sur un grand tour. Je ne peux pas vous donner un grand tour où c’est plus facile.

Thomas De Gendt 2018Thomas De Gendt 2018 | © Sirotti

Tu as reconnu toutes les étapes où tu les reconnaît juste sur le road book ?

Cette année, j’ai reconnu l’étape 6, qui arrive à La Planche des Belles Filles, parce que j’en ai profité pour faire un entraînement en montagne et ce n’est pas si loin de chez moi : environ 500-600km. Le reste des étapes, je ne les ai pas reconnu, à force je connais pas mal de montées, notamment en montagne. Je ne joue pas le classement général, donc je n’ai pas besoin de reconnaître chaque étape.

Pour toi, c’est plus facile de gagner une étape en première ou en dernière semaine de grand tour ?

En dernière, c’est plus facile. En première semaine, tout le monde est frais, tout le monde se bat pour chaque seconde et en dernière semaine, il y a de grosses différences au classement général. Il y en a qui se battent pour les étapes et les autres pour le classement général donc, c’est plus facile.

Thomas De Gendt (Lotto Soudal) leader du classement général au départ de la 4ème étapeThomas De Gendt (Lotto Soudal) leader du classement général au départ de la 4ème étape | © voltacatalunya

Cette année, tu as eu le maillot de leader sur le Tour de Catalogne en gagnant la première étape. Cela veut dire que, des fois, c’est plus facile en début de course non ? Cela dépend peut être du nombre de sprinters qu’il y a ?

Oui, ce jour là, personne de voulait prendre la course en main et nous avons joué avec ça. Cependant, c’est différent car c’était une course d’une semaine ce qui n’est pas pareil que sur un Tour où une Vuelta où plusieurs équipes chassent les échappées pour arriver au sprint ou pour le classement général. Il faut dire qu’il n’y a pas beaucoup de courses comme ce jour là où personne ne voulait prendre la course en main.

Tu es un de ceux qui a gagné une étape sur chaque grand tour avec des victoires prestigieuses comme au Mont Ventoux ou au Stelvio. Comment expliques-tu cela ?

Je suis un bon grimpeur mais pas le meilleur. Dans le peloton, il y a bien 50 coureurs qui grimpent mieux que moi, mais dans une échappées, il y en a rarement plus de 5. Quand je suis dans un très bon jour, je peux faire de belles montées. Il faut aussi avoir de bonnes jambes. Dans le Stelvio j’étais vraiment dans un très bon jour alors que le jour d’avant je n’étais pas si bien. Quand on sent qu’on est dans un bon jour, on tente sa chance. Je ne pourrais pas me battre tout les jours pour la gagne mais je peux avoir environ trois très bons jours dans l’année.

De Gendt l'emporte en soloDe Gendt l'emporte en solo | © Lotto Soudal

Quand tu es dans une échappée et que le temps commence à changer avec, par exemple, de la pluie. Dans le peloton, les gars descendent à la voiture pour aller chercher des vêtements et ralentissent l’allure. Tu penses que cela peut t’aider ?

Oui bien sûr, c’est déjà le cas sur les zones de ravitaillement. Le peloton est plus long pour récupérer les bidons et musettes donc on sait dans l’échappée que l’allure va baisser. C’est un moment qui me permet de gagner du temps. C’est seulement 10-15 secondes, mais à la fin, ces 10-15 secondes peuvent faire toute la différence.

Pour toi, c’est mieux d’être dans un groupe conséquent avec des équipes bien représentées ou bien un groupe de 9 ou 10 coureurs où tu es sûr que tout le monde va passer ?

Avec l’expérience, les groupes de 8 ou 9 coureurs sont parfaits. Quand tu as 20 mecs après 40 kilomètres de bataille pour prendre l’échappée, ça devient compliqué, certains sont un peu justes et et ne vont peut être pas rouler et c’est pour ça que je pense que 8 ou 9 mecs maximum ont plus de chances d’aller au bout.

Quelles sont tes ambitions sur ce Tour de France ? Combien d’étapes veux-tu gagner ?

Je vais essayer d’en gagner une. Toute l’équipe a l’ambition de chasser les étapes.

 

Par Nathan Malo

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