Arnaud Démare (FDJ.fr). « Je n’ai pas de pression particulière, j’estime avoir déjà réussi ma saison. Aujourd’hui, ce n’est que du bonus, surtout en Bretagne, le pays du vélo. Je suis là pour me faire plaisir. L’objectif de la FDJ.fr est bien sûr de faire un résultat. On a une équipe bien construite, qui peut jouer sur tous les tableaux, aussi bien sur les sprints que sur les échappées au long terme ou sur un coup dans les derniers kilomètres. »

Romain Bardet (Ag2r La Mondiale). « Je suis en forme après quelques temps de récupération. C’est un peu la reprise pour moi, aujourd’hui à Plouay. C’est un vrai plaisir d’être là, avec tout ce public. J’ai un peu de pression sur les épaules. Je suis là pour jouer ma carte individuelle si je peux, mais pour cela il faut être en forme dans le final. Si l’arrivée se fait groupée, je jouerai la carte collective, pour aider Samuel Dumoulin dans le final. Je suis aussi là pour apprendre, mettre en place des mécanismes. »

Thor Hushovd (BMC Racing Team). « Plouay, c’est une course dure, mais que j’aime bien. Je n’ai pas encore gagné ici, même si je n’en étais parfois pas loin. Pour gagner, il faut garder des forces pour les trois derniers tours, mais aussi être opportuniste, savoir saisir sa chance. Je suis en pleine forme, j’ai beaucoup travaillé depuis un an. »

Thomas Voeckler (Team Europcar). « Je suis en bonne condition. Plouay est une course qui a beaucoup de valeur pour moi, c’est la grande course de l’ouest. J’y ai déjà gagné en 2007, et en 2011, j’ai terminé 3ème. C’était une grosse déception. Aujourd’hui, j’ai envie de faire un résultat. La tactique pour gagner, c’est d’attendre, au risque de passer inaperçu. Ce n’est pas trop dans mon tempérament de patienter, je travaille là-dessus ! »

Matti Breschel (Team Saxo-Tinkoff). « Je n’ai pas couru ici depuis 2005 mais c’est une course que j’aime, qui me convient bien. A priori notre objectif sera de mettre quelqu’un dans l’échappée, puis d’attendre, c’est la caractéristique de Plouay, une vraie course d’attente ! De mon côté, la fin de saison passera par Brussels Cycling Classic, le Grand Prix de Fourmies, entre autres, et peut-être, j’espère, les Championnats du Monde. »

Tony Gallopin (RadioShack-Leopard). « Je reviens du Tour du Colorado, donc je suis plutôt en forme. Je serai l’un des deux coureurs protégés dans le final avec Giacomo Nizzolo, un final qui me convient plutôt bien d’ailleurs. Pour la suite de la saison, ce sera les canadiennes, puis, si tout se passe bien, les Championnats du Monde. »

Cyril Gautier (Team Europcar). « Chez nous, la tactique, c’est de dynamiter la course, on enverra quelqu’un dans l’échappée matinale. De mon côté, je n’ai repris qu’il y a une semaine, en Italie, donc la forme n’est pas spécialement là. Je pousserai jusqu’au Tour de Lombardie, en passant par les canadiennes, donc Plouay, même si j’ai souvent bien marché sur cette course, n’est pas un vrai objectif pour moi. »

Jérôme Pineau (Omega Pharma-Quick Step). « La forme est descendante, je sors d’une longue pause post-Tour de France mais j’ai bien travaillé ces dernières semaines pour acquérir un bon niveau de forme. Aujourd’hui, la tactique sera d’attendre pour Peter Velits, Michal Kwiatkowski et Sylvain Chavanel. »

Jonathan Hivert (Sojasun). « Ma forme est moyenne, j’ai juste fait la Classic de l’Indre donc je n’ai pas encore de supers jambes. Aujourd’hui, on jouera les cartes de Cyril Lemoine et Julien Simon. Néanmoins nous essaierons de prendre l’échappée matinale. Pour l’année prochaine, j’ai quelques contacts, partir à l’étranger ne me dérangerait pas, je suis ouvert à tout. »

Sébastien Hinault (IAM Cycling). « J’ai un bon état de forme, je rentre du Tour du Portugal. J’avais auparavant accumulé de la fraîcheur en juillet, n’ayant pas couru. Aujourd’hui je pense que l’équipe jouera ma carte au sprint mais on fera tout pour prendre l’échappée avec des coureurs comme Matthias Brandle ou Kristof Goddaert. D’ici à la fin de la saison, je devrais courir jusque Paris-Tours en passant par le Grand Prix de Fourmies, le Tour du Jura Suisse, le Tour de l’Eurométropole et Paris-Bourges. »

Andy Schleck (RadioShack-Leopard). « Aujourd’hui devrait être une belle course, avec du soleil et du vent. Je reviens du Colorado donc les jambes sont un peu lourdes et le décalage horaire n’arrange rien, cette course n’est donc pas un objectif particulier pour moi. Malgré tout, on espère une course dure et rapide pour éliminer quelques favoris et mettre nos leaders, Gallopin et Nizzolo, dans de bonnes conditions. Si je suis encore présent dans le final, je ferai le maximum bien sûr. »

Arthur Vichot (FDJ.fr). « Le circuit de Plouay me convient très bien mais je ne suis pas la seule carte de l’équipe, sachant qu’on a avec Arnaud Démare l’un des coureurs les plus rapides du plateau. De mon côté, la forme est là, je n’ai pas de séquelles de ma chute sur la Classic de l’Indre, on peut dire que j’ai été amorti par les copains devant (rires). »

Geraint Thomas (Team Sky). « Cette course n’est pas un réel objectif pour nous. Je reviens de vacances, c’est ma première course depuis le Tour. Cela va donc principalement permettre de voir où en sont les jambes. Chez Sky, nous devrons anticiper car on ne pourra pas rivaliser en cas d’arrivée groupée. Derrière, j’irai sur les classiques canadiennes, dans l’optique de peut-être participer au Championnat du Monde. »

Propos recueillis par Elodie Troadec et Rémi Le Tenier à Plouay le 1er septembre 2013.