Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?

D. L : Je m’appelle Dorian Lopez, j’ai 32 ans et je suis au club de Sanary depuis maintenant 3 ans. Je vis sur Ollioules avec un travail hebdomadaire, comme tout le monde !

F. O : Je m’appelle Fabien Oules. J’ai 32 ans également. Et un peu comme Dorian je suis à la Roue d’Or Sanaryenne depuis mes débuts sur le vélo, c’est-à-dire depuis trois ans. Je travaille à Décathlon à Ollioules en tant que responsable du vélo cycles.

Fabien, tu as une forte ressemblance avec Fabio Aru, on te l’a déjà dit j’imagine ?!

Oui, tout comme Nibali aussi ! Parfois dans le peloton on m’appelle Nibali aussi. Et parfois Aru.

Tu as donc des origines Italiennes non ? Sarde en particulier ?

J’ai des origines italiennes oui, mais de Venise !

Vous faites donc partie d’un club que l’on voit beaucoup sur les cyclosportives, vous avez d’ailleurs un maillot qui se voit bien, c’est volontaire ce bleu azur ?

C’est le bleu de la ville de Sanary tout simplement, de ses emblèmes.

Quand est-ce qu’a été crée ce club ?

Alors le club de Sanary, je ne connais pas exactement sa date de création parce que j’y suis venu en cours. Mais la création date de bien avant ma naissance, c’est Victor Ranucci qui l’a créé et qui est le président d’honneur aujourd’hui donc il s’est vraiment beaucoup impliqué dans ce club. Mais avant de devenir un club de cyclosportifs, c’était un club de coursiers de toute la région PACA avec un bon niveau. Et puis ensuite il y a eu un président dont j’ai oublié le nom qui a précédé Luc Nicolaieff qui s’en occupe aujourd’hui très bien, qui prend soin de nous pour toutes les compétitions. C’est un club qui vit bien, avec une bonne entente, avec des coureurs qui aiment se faire plaisir. Bien sûr quand on vient sur une course, on veut gagner, comme tout le monde, et on fait avec les jambes que l’on a !

C’est lié à Pascale Ranucci ?

Oui, il y a une grande histoire avec Pascale. Au club on fait gaffe à y prendre soin et à courir pour lui et Victor parce que ça lui tient à cœur. Victor fait beaucoup de choses pour nous.

Victor est le père de Pascale c’est ça ?

Oui c’est une relation père-fille.

Combien d’adhérents composent aujourd’hui la Roue d’Or de Sanary ?

Alors il y en a un peu plus de 90 il me semble.

Et vous avez des cylosportifs, des coursiers, vététistes ?

Oui on a des vététistes comme Julien Camera qui court beaucoup en VTT actuellement. Il y a Jérôme Canolle, ainsi que son fils, qui font beaucoup de VTT également. Et il y a aussi des cyclotouristes au club.


Et vous êtes combien de cyclosportifs, comme vous, à courir régulièrement ?

On est une petite vingtaine. Même trentaine en fait.

Vous disposez d’une organisation particulière ? C’est chacun de son côté pour les cyclos ou vous centralisez et organisez les cyclos ensemble ?

Tout simplement, c’est notre président de club qui nous inscrit et nous nous organisons pour venir ensemble.

C’est-à-dire qu’il y a une vraie vie associative de club ? Vous vous voyez souvent et roulez souvent ensemble en dehors des courses ?

En fait pour la vie du club, le Président prend en charge un calendrier qu’il définit à l’avance pour les courses payées par le club. Pour celles-ci il inscrit donc tout le monde. Ensuite tout ce qui à part, on s’organise nous même avec une personne qui fédère pour les autres. Par exemple pour le Tour de l’Ain cyclo j’ai pris en charge toute la logistique logement, inscription, avec un partenaire qui est SporTips le chronométrage électronique qui a financé la participation à hauteur de 1000 euros. Et en ce qui concerne les sorties d’entraînement, on a un gros noyau dur sur Toulon, notamment avec Fabien, Yohann, Cédric, Jérôme, Julien et beaucoup d’autres. Du coup on roule tous les week ends, voire les soirs après le boulot. C’est là où se créent les affinités et notre plaisir à se faire du mal.

Au niveau de vos partenaires, lesquels sont-ils ? Il y a la ville de Sanary forcément…

Oui bien sûr, la ville de Sanary qui participe fortement avec des locaux alloués, du budget et puis à travers la presse qui fait vivre le club. Puis on a différents partenaires qui sont : Vélo83, GMC, Maison du Midi aussi qui est un gros partenaire avec Virenque, Mac-Sym’s Restaurant Bar sur le port de Sanary, et cette année on a eu aussi l’équipementier Poli qui nous aide beaucoup. Et puis on a un coureur qui est boulanger et qui nous aide en tant que sponsor aussi.

Du coup, si l’on se rend au Mac-Sym’s Restaurant on peut espérer avoir 10 % de réduction si on dit que l’on a lu l’interview de la Roue d’Or ? (Rires)

(Rires) Oui de toute façon à Sanary tout se négocie, c’est un port de tourisme, vous pouvez toujours avoir 10 % de réduction !

A l’instar du Team Scott-Vélo 101, votre club se distingue par son nombre important de coureurs sur les courses, mais il u a très peu de féminines. Comment vous expliquez cela ?

J’ai envie de dire non parce que cette année, nous avons eu une grande championne en la personne de Marion Bessone qui a fait une grosse saison. Après, elle a malheureusement chuté, ce sont les aléas du sport et du vélo… Aujourd’hui elle va bien. Elle est entre de bonnes mains. De toute façon elle travaille en clinique et elle se rétablit bien. Elle reprendra le vélo en octobre si tout va bien elle nous avait dit.

Elle continuera donc le cyclosport l’an prochain ?

Je ne connais pas trop le projet qui est dans sa tête, mais pour l’instant je pense que c’est bien parti. Mais c’est sûr que si elle continue à scorer, elle devrait évoluer. Après cela dépend aussi des motivations et des disponibilités de chacun.

Tout à l’heure vous parliez de Virenque, via votre partenaire Maison du Midi qui appartient au frère de Richard Virenque. Au niveau de vos vélos, vous avez des contrats ou chacun a son propre vélo ?

Oui pour le vélo, chacun s’est acheté le sien et on fonctionne très bien comme ça.

Justement la marque CKT de Richard Virenque ne pourrait-elle pas être un partenaire à l’avenir ?

On n’en a pas encore discuté mais pourquoi pas. Après pour le moment on fonctionne très bien comme on est.

Vous êtes donc très présent sur les cyclosportives, mais, un peu comme le Team Scott-Vélo 101, vous gagnez peu alors que vous animez beaucoup les courses. Comment vous expliquez ça ? Le niveau des cyclos augmente constamment ?

Alors moi ça fait à peine trois ans et demi que je fais du vélo, donc j’ai peu d’expériences et de recul, mais d’après ce que j’entends dans le peloton, oui le niveau augmente chaque année.

On le voit encore aujourd’hui puisque Tao Quemere, le vainqueur de l’Etape du Tour, la référence, n’est pas tout devant…

Oui c’est vrai mais aujourd’hui on retrouve devant de très gros noms, avec Kenny Nijssen, William Turnes…(NDLR : L’interview a été réalisée durant le Tour de l’Ain cyclosportif) Des gars qui ont donc déjà gagné la Marmotte ou le Challenge Cyclo Tour. Donc ça reste le top France je dirai ! En tout cas pour les grands parcours c’est très compliqué pour gagner oui. A l’avant des courses on a du très gros niveau avec des gens qui, je pense, ne font que du vélo ou alors pas loin. Quand on bosse 39 ou 40h par semaine on arrive à tirer notre épingle du jeu sur les circuits moyens, sans faire la fine bouche, mais même en donnant le meilleur de nous-même sur les grands parcours c’est très dur.

C’est vrai que c’est un phénomène que l’on retrouve de plus en plus : des cyclosportifs qui ne font que du vélo et ne travaillent pas à côté. Forcément le niveau s’élève et c’est plus difficile pour vous. Qu’est-ce que ça vous inspire ?

C’est leur droit de ne faire que du vélo et de faire des cyclosportives ! Après en fonction de leur catégorie de coursier en FFC, peut-être les organisateurs devraient faire un règlement particulier pour eux sur les cyclosportives. Mais bon c’est sûr que face à certains on a aucune chance, enfin on essaie de s’accrocher au maximum ! Et on s’améliore avec eux aussi.

Est-ce que vous envisagez d’organiser un jour une cyclosportive avec l’aide de la commune voire d’autres collectivités ?

Alors, une organisation d’événement, je sais ce que c’est, j’ai déjà fait ça pour d’autres sports. Généralement, les partenaires suivent la marche mais le problème vient des bénévoles. Ca devient dur au niveau des bénévoles et pour la logistique. Après, pourquoi pas ? C’est sûr que sur les monts Toulonnais il y a de quoi faire des supers parcours touristiques et il faudrait choisir une bonne date. Mais pour en avoir parlé avec Luc, on se rend compte que lorsque l’on organise des courses UFOLEP c’est déjà très lourd au niveau logistique, donc c’est le gros souci. Mais je pense que les collectivités seraient partantes par contre pour développer le sport et la convivialité.

Au total, sur la saison 2016, à combien de cyclosportives avez-vous participé ?

Entre le mois de mars et début septembre, quasiment tous les week-ends nous sommes sur une cyclo. Au moins 3 week-ends par mois en tout cas.

Enfin, dernière question, il va bientôt y avoir deux cyclosportives dans le département du Var à une semaine d’intervalle. Comment vous expliquez ça d’un point de vue organisation ?

C’est vrai que les dates s’enchaînent oui. On ne va pas faire la fine bouche, ça nous fait deux jolies courses à côté de la maison. Après c’est vrai que l’on retrouve les mêmes parcours en sens inverse avec deux organisations qui prennent ça à cœur et qui s’en occupent super bien. Je ne suis pas dans la ville de Hyères, il y a peut-être des arrangements ou des choix politiques qui sont faits. Mais nous, en tant que coursier, ça nous fait plaisir de courir sur nos routes d’entraînement et on va trouver une belle participation d’hommes forts car c’est un parcours qui reste « assez roulant » et qui plaît à beaucoup de monde. Et puis il y aura les Bosses du 13 pour finir le mois de septembre, où nous serons présents pour jouer la gagne !