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Compte-rendu de la Vaujany

Publié le 02/07/2015 16:26

Avec un parcours exigeant et une organisation au top, la Vaujany fait incontestablement partie des plus belles épreuves du calendrier.

Le départ de la Vaujany va être donnéLe départ de la Vaujany va être donné | © Grand TrophéeEn été, l'Alpe d'Huez est toujours très prisée. Une semaine avant la Marmotte, la Vaujany en fait d'ailleurs sa principale difficulté. Mais plutôt que de franchir pour une énième fois les vingt-et-un lacets, elle préfère emprunter la montée alternative par Villard-Reculas. Les lacets classiques ne sont retrouvés qu'à 4 kilomètres du sommet au village d'Huez, et ce pour un kilomètre puisqu'on bifurque rapidement sur une route menant directement à l'altiport. Le versant est certes moins noble, mais les neuf kilomètres d’ascension ne sont pas beaucoup moins difficiles même si les pourcentages exigeants du pied sont évités. De toute façon, avec près de 100 bornes déjà dans les pattes à ce point précis de l'épreuve, personne ne peut prétendre à aborder la difficulté dans un état de fraîcheur optimal, surtout en cette journée caniculaire.

Fort heureusement, le départ n'est pas donné tardivement, 7h15, depuis le barrage du Verney. On part alors pour une vingtaine de kilomètres en descente. La route en elle même sur une large nationale n'est pas dangereuse, surtout que les participants sont parfaitement encadrés par les motos. En revanche, le danger vient du fait de rouler en groupe. Avec près de 450 classés sur le grand parcours, dont de nombreux étrangers, il valait mieux faire attention bien qu'aucun incident ne soit à déplorer.

En bas de cette première portion, on atteint le point le plus bas de la journée avant d'aborder les premières rampes de l'Alpe du Grand Serre. Franchi en tout début de matinée, le col n'est pas du tout exposé à la chaleur. Et le cadre forestier de la montée protège quoiqu'il arrive des premiers rayons du soleil. En revanche, il y aura moins d'occasions de s'abriter dans le col d'Ornon. Un très long faux-plat à partir de Valbonnais précède la montée longue de six kilomètres. Sur cette portion, il valait mieux accrocher un groupe plutôt que d'affronter ce tronçon seul dans la nature ! Les 100 premiers kilomètres ont déjà été usants et pourtant, le plus dur attend encore les participants.

Il y a donc d'abord la montée de l'Alpe d'Huez, puis celle de son prolongement vers le col de Sarenne, popularisé par le passage du Tour de France en 2013. Trois kilomètres de montée supplémentaires sont nécessaires pour se hisser à 1999 mètres d'altitude. Le tout sur une route étroite, en mauvais état, très exposé au soleil et à la pente abrupte. Mais comment en vouloir aux organisateurs de faire transiter le peloton par là, vu la splendeur des paysages ? En altitude, la nature a repris ses droits et en levant la tête du guidon il est possible d'admirer les massifs qui se dressent à l'horizon sous un ciel bleu azur. La nature sauvage du paysage est bien éloignée du cadre bétonné de la station de l'Alpe d'Huez quelques kilomètres plus bas. Il fallait pourtant vite reprendre ses esprits car la descente qui suit est aussi étroite et technique. Les premières épingles doivent être abordées avec la plus grande prudence.

Après le retour sur Bourg d'Oisans, une petite portion de vallée permet de rejoindre le pied de la montée finale vers Vaujany. Ce sont d'ailleurs ces 5 kilomètres à près de 10 % de moyenne qui se chargent de faire la sélection dans le groupe de dix qui s'est détaché à l’avant. Ils permettent à Frédéric Talpin, ancien pilier du peloton amateur, de s'imposer en 5h41'24". Pour les autres, c'est tout à gauche pour finir avec les moyens du bord après 173 kilomètres d'effort.

Du point de vue de l'organisation, aucune mauvaise surprise n'est à signaler pour cette épreuve du Grand Trophée. Le fléchage et la présence de signaleurs aux endroits stratégiques font qu'il est impossible de se perdre ! Aucune surprise non plus au niveau des prestations avec la paire de gants offerte et le taboulé, la barquette de pâtes et la compote en guise de repas. En revanche, on notera l'attention des organisateurs qui ont multiplié les points d'eau sur le parcours pour permettre aux participants de bien s'hydrater, y compris dans la montée finale, lors de cette chaude journée d'été. 

Classement 173 km :

1. Frédéric Talpin en 5h41'24"
2. Mikaël Gallego  en 5h41'50"
3. David De Vecchi en 5h42'06"
4. David Polveroni en 5h42'10"
5. Alexis Todeschini en 5h42'28"
6. Frédéric Ostian en 5h43'34"
7. Cédric Himpe en 5h43'44"
8. Michiel Minnaert en 5h44'50" 
9. Jérôme Phanon en 5h45'17"
10. Davy Smet en 5h45'51"
...
43 et 1ère Dame. Ils Van Der Moeren en 6h23'49"

Classement 109 km :

1. Ludovic Colomb en 3h27'04"
2. Corentin Blanc en 3h27'09"
3. Sylvain Clavel en 3h27'11"
4. Xavier Pillet en 3h27'55"
5. Mickaël Rodriguez en 3h28'00"
...
38 et 1ère Dame. Anne-Laure Ferrent en 4h07'13"

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