À trois jours de la course en ligne des championnats du monde, on ne sait toujours pas qui sera le leader de l’équipe de France. Alaphilippe, Cosnefroy ou encore Madouas, mais qui sera le coureur protégé ? 

L’arrivée tardive de Benoît Cosnefroy en Australie pour participer aux championnats du monde a fait beaucoup parler. Récent vainqueur du GP de Québec, le coureur d’AG2R Citroën Team sera-t-il le leader de l’équipe de France ? La réponse, Thomas Voeckler (sélectionneur de l’équipe de France) la connait, mais ne souhaite pas la partager. « Je sais lequel d’entre eux sera le leader, mais cette information n’est pas destinée à la presse », a-t-il déclaré dans les colonnes du HLN.

Julian Alaphilippe

Crédit : ASO / Gautier Demouveaux

Après une saison 2022 décimée par les chutes (Liège-Bastogne-Liège et la Vuelta), le double champion du monde en titre l’affirme : il ne sera pas à 100%. Si impressionnant lors de son titre à Louvain l’an dernier, il faut tout de même se méfier d’Alaphilippe. Même sans une préparation optimale, il sera au départ pour tenter de peser sur la course.

« Je suis un des leaders, mais je ne suis pas leader unique et ça me va très bien. Tout le monde connaît mon état de forme. Il y a des coureurs de l’équipe de France qui ont plus performé que moi ces dernières semaines et à qui la course correspond très bien aussi. Je crois que je serai encore plus content si c’est un de mes collègues qui gagne », indique Alaphilippe au micro de RMC Sport.

Benoît Cosnefroy

Crédit : ASO / Gautier Demouveaux

Invité de dernière minute dans les rangs de l’équipe de France, le Normand ne devait pas participer aux mondiaux. Mais après sa victoire à Québec, Cosnefroy a changé d’avis. Arrivé il y a quelques jours en Australie, il remplace Rémi Cavagna dans la sélection. Nuls doutes qu’il est en grande forme et qu’il sera l’une des pièces maitresses de l’équipe de France lors de ces mondiaux.

Valentin Madouas

Crédit : ASO / Gautier Demouveaux

Il est en grande forme ces dernières semaines. Auteur d’une excellente saison, le Breton a débloqué son compteur début septembre, avec sa victoire lors du Tour du Doubs. La semaine dernière, Madouas a confirmé en remportant deux étapes du Tour de Luxembourg. Dernière rampe de lacement de Julian Alaphilippe l’an passé à Louvain, les rôles seront-ils inversés cette année ?

Christophe Laporte

Crédit : ASO / Charly Lopez

Vainqueur d’étape sur le Tour de France, vainqueur du Tour du Danemark, Christophe Laporte pourrait, lui-aussi, être un prétendant à la victoire finale. Bien qu’il ne soit pas le meilleur grimpeur du peloton, la bosse du parcours, le Mount Pleasant (1,1 km à 7,7%), pourrait correspondre à ses qualités de sprinter-puncheur qui passe bien les bosses. En cas d’arrivée groupée, le Varois aura une belle carte à jouer.

Romain Bardet

Crédit : ASO / Gautier Demouveaux

Moins en vue que ses coéquipiers ces dernières semaines, Romain Bardet pourrait bien nous refaire le coup d’Innsbruck. Lors des championnats du monde 2018, l’Auvergnat, pourtant équipier d’Alaphilippe, avait terminé 2ème, derrière Valverde. « Je ne m’attendais pas à ce que la bosse du circuit soit si dure », confie Bardet après avoir reconnu le parcours. Comme il y a quatre ans, il pourrait profiter de ce rôle d’outsider pour jouer les premiers rôles.

Selon vous, qui doit être le leader de l'équipe de France lors des mondiaux ?
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Crédit : Francesco Rachello / Tornanti.cc