Marco Canola. Vainqueur hier à Rivarolo Canavese, l’italien Marco Canola (Bardiani-CSF) avait rêvé à l’identique le scénario de son échappée victorieuse. « Ce matin (Ndlr : hier matin), j’étais déterminé à me montrer », confirmait-il à l’arrivée. Présent dans l’échappée du jour, son premier objectif était rempli, aussi, son dessein a finalement pris forme en compagnie de cinq autres coureurs. « Kilomètre après kilomètre, je me sentais de mieux en mieux. Alors sur la fin, j’ai relancé et à ce moment-là, j’ai vraiment commencé à y croire. A la radio, on m’annonçait que l’écart se maintenait autour de la minute. J’avais repéré sur le roadbook le dernier kilomètre, je savais que je devais aborder le dernier virage en tête. J’ai surpris mes adversaires, ils n’ont jamais pu revenir. »
Rigoberto Uran. L’heure est à la prudence pour le porteur du maillot rose et désormais grand favori à la victoire finale, Rigoberto Uran (Omega Pharma Quick-Step). »Il y a encore beaucoup d’étapes, analysait-il à l’arrivée à Rivarolo Canavese. Tous les jours, quelque chose peut se passer sur le Giro. Mon avance est finalement maigre si l’on regarde les étapes à venir et la force de mes adversaires. Etre sur le Giro est très important pour moi. Alors, avoir le maillot rose et en être le premier porteur colombien, c’est quelque chose qui représente énormément. Demain (Ndlr : aujourd’hui), nous ferons de notre mieux. Mes équipiers ont été géniaux et je sais que je pourrai encore compter sur eux. » L’heure est donc à la prudence pour le colombien, alors que se dessine la montagne, son plus grand terrain de jeu.
FDJ.fr. Déjà triple vainqueur d’étape sur le Giro cette année, Nacer Bouhanni et ses équipiers n’ont malheureusement pas, hier, trouvé le soutien espéré d’autres équipes pour pouvoir encore disputer un sprint massif. « Nous avons travaillé pour gagner l’étape, confirmait ainsi Frédéric Guesdon. Mais pas au point de laisser les autres nous regarder et prendre le risque de perdre. Nacer Bouhanni a déjà trois victoires d’étapes. Les autres ? Combien ? On a joué le jeu, mais pas au point d’emmener tout le monde. Ce soir Nacer a quand même conforté son maillot rouge.” Et à Nacer Bouhanni de confirmer la déception de son directeur sportif : « certaines équipes auraient pu rouler avec nous. Je leur ai demandé de l’aide, mais elles ne sont pas venues. Elles nous ont laissé travailler. Je suis déçu, parce que mes équipiers ont travaillé toute la journée et je ne les ai pas récompensés par une victoire. »
L’étape du jour :
