Si l’affection que vous portent les gens de Tahiti s’estime au nombre de colliers de coquillages que l’on vous glisse autour du cou au moment de se séparer, alors c’est bien une famille, celle du Vélo Club de Tahiti, que le cyclo-voyageur laisse derrière lui au moment de s’envoler pour la France. Au terme de notre séjour sur le fenua réalisé dans le cadre de la Ronde Tahitienne, les adieux se font la gorge nouée et le cœur lourd, chargé d’émotions et de souvenirs impérissables. A l’évidence, participer à la plus exotique des cyclosportives françaises, dont vous découvrirez dimanche les images somptueuses au moment de refermer notre saga polynésienne, restera une expérience magique.
On pourrait une fois encore mettre en avant la chaleur humaine avec laquelle on vous reçoit naturellement dans les Iles de la Société. Mais on ne soulignera jamais assez la beauté de ce pays qu’est Tahiti, une île de 1045 km² au milieu de l’océan, entourée d’un récif corallien et dont le cœur montagneux s’élève jusqu’à 2241 mètres au-dessus des flots. « Tahiti est une petite île bordée par un lagon fragile, insiste l’organisateur de la Ronde Tahitienne Benoît Rivals. Nous nous devons d’être vigilants aux gestes éco-citoyens. Aussi nous est-il apparu fondamental de faire passer ce message à travers une épreuve sportive. »

L’organisation elle-même a donné l’exemple à plus d’un titre en mettant en place des actions essentielles : tri sélectif sur les aires de départ et d’arrivée, bombones d’eau sur les zones de ravitaillement où l’emploi des gobelets en plastique a été banni en faveur de fontaines d’eau. Du papier recyclé (ou déjà utilisé sur une face) a été utilisé pour toute impression concernant la manifestation, et les dossiers de presse ont été exclusivement adressés par Internet. Le club s’est en outre engagé à réutiliser toute sa signalétique pour ses prochaines éditions. Un ruban végétal symbolisant ses actions éco-citoyennes a été découpé par les autorités avant le départ. La voiture officielle de l’organisation fonctionnait au gaz de Tahiti. Enfin les différents lauréats de la Ronde Tahitienne, une épreuve soutenue par l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), ont été récompensés par des trophées réalisés en nacre.

« Nous bénéficions d’un site exceptionnel avec la côte est de Tahiti, rappelle Benoît Rivals, que plusieurs partenaires sensibles à ce discours rejoignent également sur ce thème. Il est impératif que les lieux que nous empruntons restent aussi propres après notre passage. » Ces efforts nous concernent tous, où que nous roulions. Pour continuer, longtemps, à avoir l’inestimable privilège de faire du vélo dans ces espaces paradisiaques.