Blel Kadri. À défaut de maillot à pois, Blel Kadri (Ag2r La Mondiale) se satisfera du dossard rouge du prix de la combativité. Mais le maillot du meilleur grimpeur (qu’il avait pourtant porté l’an dernier) n’était pas son objectif principal. « J’ai rapidement vu que mes compagnons d’échappée voulaient se battre pour le maillot à pois. J’ai préféré laisser faire car mon objectif était vraiment la victoire d’étape, explique le Toulousain. C’est pour ça que je suis parti seul à 60 kilomètres de l’arrivée. Je savais que ça allait être compliqué aussi loin de la ligne, mais je devais tenter ma chance. J’aurais préféré avoir du renfort, mais avec le public et le bruit je ne savais pas trop où se situait le peloton. Je décroche le prix de la combativité, je suis à un point du maillot de meilleur grimpeur, c’est bien, mais la priorité reste de gagner une étape. »
Cyril Lemoine. Les nombreux points distribués en cours d’étape pour le classement de la montagne ont permis à Cyril Lemoine (Cofidis) de s’emparer du maillot à pois. Grâce aux six points glanés en cours d’étape, il offre à son équipe un peu de visibilité. « On est parti sur de bonnes bases, explique le Tourangeau en parlant de Nicolas Edet. Hier, on avait un coureur devant pour le maillot à pois. Le ramener à Paris, ce serait trop dur, mais l’avoir ici, c’est déjà bien. Tous les maillots sont importants au Tour de France. Je me suis fait un peu avoir dans la deuxième côte, mais je me suis méfié ensuite. J’ai eu un peu chaud car Blel Kadri marchait vraiment fort. » La position de Cyril Lemoine reste cependant inconfortable puisqu’il ne possède qu’un petit point d’avance sur le Toulousain et deux sur Jens Voigt.

Sacha Modolo. Le peloton, déjà orphelin hier matin de Mark Cavendish, déplore désormais l’absence d’un deuxième cador du sprint mondial. Pour ses débuts sur la Grande Boucle, Sacha Modolo (Lampre-Merida) était très attendu, mais l’Italien a été contraint à l’abandon en raison d’un virus qui l’affaiblit. « J’ai déçu mon équipe, mes coéquipiers et les sponsors, déplore le vainqueur d’étape au Tour de Suisse. Je suis triste. Je n’ai pas pu atteindre mes objectifs. J’ai essayé de ne pas baisser les bras, mais c’était impossible pour moi de faire mieux. » Sacha Modolo découvrait cette année le Tour de France avec sa nouvelle équipe après quatre participations au Tour d’Italie.

Sondage. La ferveur du public anglais vous a manifestement estomaquée ! Pour plus de la majorité d’entre vous (51,3 %), c’était même le fait marquant de la 1ère étape dans le Yorkshire. Plus encore que la chute de Mark Cavendish dans le final (27,1 %) ou que le maillot à pois acquis à l’expérience par Jens Voigt (13,5 %). La prise de pouvoir de Marcel Kittel est quant à elle passée au second plan (5,3%). L’Allemand a déjà rendu son maillot jaune à Vincenzo Nibali. La prise de pouvoir de l’Italien est-elle trop précoce ? C’est notre sondage du jour à retrouver en page d’accueil.
Question Facebook. Il ne fait presque aucun doute que la 3ème étape arrivera au sprint. Mais le Tour de France a perdu dès samedi une de ses stars : Mark Cavendish. Son absence va-t-elle enlever de la saveur aux sprints massifs du Tour de France ? C’est notre question du jour sur Facebook. N’hésitez pas à réagir sur notre page. Hier nous vous demandions si vous étiez favorables à un retour du prologue et les avis sont très partagés ! « Moi je suis pour, nous dit Olivier. Cela permet de bien voir tous coureurs qui sont au départ, je pense qu’il reste assez d’autres étapes pour que chacun d’entre eux s’exprime. » Ce avec quoi Yohan n’est pas d’accord. « Une étape comme celle de dimanche laisse la place à n’importe qui pour le maillot jaune, explique-t-il. Un prologue exige d’être un spécialiste limitant le nombre de coureurs au jaune. » La solution réside peut-être dans le commentaire pragmatique de Gaetan. « Une année sur deux, ce ne serait pas mal, estime notre internaute. Une fois un sprinteur, une fois un rouleur. »
L’étape du jour :
