24 heures avec le dossard 101. Porteur du dossard 101 et maillot jaune éphémère, Marcel Kittel (Giant-Shimano) a doublé la mise hier sur le Mall. Vainqueur à Harrogate samedi, il a enlevé une nouvelle victoire sur le Tour, la sixième de sa carrière en se montrant impressionnant de maitrise. « Nous étions proches de la perfection, souligne le sprinteur allemand. Mais il y a toujours quelque chose à faire en plus pour nous améliorer encore. Même après un jour comme celui-là, nous pouvons apprendre durant le sprint. C’est toujours difficile avec la pluie car il faut réagir et sortir un peu à l’avance. Cela veut dire qu’il faut mieux jauger tes efforts et ne pas manquer de gars trop vite. C’était l’une des plus belles lignes droites que je n’ai jamais vue avec un nombre de spectateurs impressionnant sur les routes. »
Mark Cavendish. L’arrivée sur le Mall faisait rêver Mark Cavendish (Omega Pharma-Quick Step) mais il a dû assister à la victoire de Marcel Kittel depuis son poste. Tombé samedi, il a mené différents examens médicaux hier. Les résultats ont souligné le besoin de recourir à une opération chirurgicale. Les ligaments autour de sa clavicule ont été rompus. Il sera opéré demain et sera indisponible pendant six semaines. « C’est pire que ce à quoi je m’attendais, se désole le Britannique. Juste après la chute, je savais que quelque chose n’allait pas. C’est très douloureux. Tout ce que je peux faire, c’est me concentrer sur ma convalescence et revenir à la compétition le plus vite possible. »

Jean-Christophe Péraud. Acteur dans le final de la 2ème étape vers Sheffield, Jean-Christophe Péraud est tombé hier en direction du Mall. Le Toulousain souffre de contusions légères. Il a été touché à la base du nez et au coude gauche. Des blessures superficielles qui ne remettent absolument pas en cause la poursuite de son Tour de France.
3 questions à… Jean-Marc Bideau (Bretagne-Séché Environnement)
Jean-Marc, vous avez attaqué très tôt dans la troisième étape. On vous avait vu vous échauffer avant le départ de Cambridge, c’était prémédité ?
Je voulais vraiment faire une échappée en ce début de Tour. Samedi c’était Benoît Jarrier, dimanche Armindo Fonseca. Ils m’ont devancé, alors j’avais annoncé que cette fois c’était moi. J’étais un peu nerveux car il s’agit de mon premier Tour. J’ai hâte d’arriver dans les Vosges pour prendre une échappée qui, je l’espère, ira encore un peu plus loin.
N’était-ce pas un coup de folie de s’échapper si vite dans une étape promise aux sprinteurs ?
L’idée était de placer un coureur à l’avant, comme samedi avec Benoît et dimanche avec Armindo. C’est ce que nous demande Emmanuel Hubert, d’aller de l’avant et de jouer les baroudeurs. On espère qu’au fil des jours l’échappée ira au bout et qu’un Bretagne-Séché l’emportera.
A deux, c’était tout de même difficile de lutter contre le peloton ?
Ça l’était, mais j’avais un bon compagnon de fugue avec moi. Jan Barta a des références. On a bien joué le coup, on a accéléré après le sprint intermédiaire, mais dans le final on était vraiment à fond. Surtout moi ! Quand la pluie est arrivée, j’ai pensé que ça pouvait être bon pour nous, mais face aux équipes de sprinteurs il y a très peu de places pour le hasard.
Propos recueillis à Londres le 7 juillet 2014.
Sondage. Dans l’histoire, quatre coureurs sont parvenus à porter le maillot jaune d’un bout à l’autre du Tour de France. Alors le prendre lors de la 2ème étape n’est pas nécessairement un mauvais signe. C’est en tout ce que pensent 53% d’entre vous. Vous estimez donc que la prise de pouvoir de Vincenzo Nibali n’est pas trop précoce. Aujourd’hui, la caravane revient sur le continent avec une étape entre Le Touquet et Lille. L’occasion de dresser un premier bilan du Grand Départ anglais. S’agit-il d’une réussite ? C’est notre sondage du jour.

L’étape du jour :

