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Cyclo-cross

Interview de Florian Richard Andrade

Publié le 06/12/2019 07:30

Ecarté des sous-bois à cause d'une mononucléose depuis un mois, Florian Richard Andrade fait le point sur ce qui a été fait et ce qui reste à faire. Malgré la fatigue, il revient avec comme seul objectif : les Mondiaux en Suisse.

Comment es-tu venu au vélo ?

Je suis venu au vélo à l’âge de six ans. Mon père m’a inscrit à ma première course au Roc d’Azur et ça m’a tout de suite plu du coup j’ai décidé de prendre une licence dans un club près de chez moi.

Qu’est-ce qui t’a le plus marqué durant tes années en école de vélo ? Si tu pouvais changer quelque chose là-dedans, qu’est-ce que ça serait ?

Je dirais de faire trois heures de voiture aller-retour avec mon père qui m’emmener aux courses de vélo le dimanche alors qu’elle durait seulement 20 minutes quand j’étais dans les jeunes catégories. Je me souviens aussi de ces mercredis après-midi avec l’école de vélo, nos petites sorties avec les éducateurs et le petit goûter à la fin de la sortie ; cela faisait plaisir entre copains. Si je devais changer quelque chose.. j’aurais bien aimé découvrir le cyclo-cross 2-3 ans auparavant. 

Qu’est-ce que ça procure de pouvoir rouler en bleu-blanc-rouge ?

Alors pour ma part j’ai eu la chance d’être champion de France deux fois en cyclo-cross malheureusement le championnat était la dernière course de la saison donc j’ai pas pu courir avec. En route, j’ai pu discuter 4-5 courses avec et franchement, c’est plus que plaisant de porter un maillot bleu-blanc-rouge sur les épaules, tu as plus de reconnaissance, tu es plus encouragé, c’est le top ! Ca a été une belle année 2018 pour moi. 

Son plus beau souvenir : le titre sur route en 2018Son plus beau souvenir : le titre sur route en 2018 | © Olivia Nieto

Comment s’est déroulée ta précédente saison ?

Mon année de junior première année n’a pas été facile. J’ai eu énormément de problèmes de santé, j’ai eu aucune victoire, j’avais le moral dans les chaussettes pour aller m’entraîner. J’ai eu des moments compliqués surtout sur route ça n’a pas été toujours facile.

A ce jour, as-tu une préférence pour une discipline ?

On va dire que pour l’instant je m’amuse mieux en cyclo-cross c’est plus fun et ludique. 

Qu’est-ce qui t’a séduit dans l’équipe Van Rysel AG2R ? Quelles aides t’apporte-t-elle ? 

Ce qui me plaît dans cette structure c’est d’être un groupe d’une quinzaine de jeunes qui pratique le même sport et les mêmes valeurs. Je voyais que du plus d’intégrer cette structure avec l’encadrement et les différentes courses et stages qu’ils nous proposent. 

Florian et ses coéquipiers de Van Rysel AG2RFlorian et ses coéquipiers de Van Rysel AG2R | © Van Rysel AG2R
Quelle équipe professionnelle te fait le plus rêver ? 

Les équipes Françaises m’inspirent beaucoup mais je ne saurais pas en choisir une à ce jour.

4èmed’une manche de Coupe du Monde, tu dois ensuite mettre le vélo de côté, pourquoi ? 

3-4 jours après la Coupe du Monde de Berne, j’ai passé des prises de sang pour voir mon état de santé car j’étais vraiment fatigué pendant ce week-end là. Je faisais que de dormir, mon samedi s’est résumé à : faire le trajet avec mon père en voiture le matin où j’ai dormi les sept heures, je suis arrivé, j’ai fait ma reconnaissance, on est rentré à l’hôtel et j’ai dormi jusqu’à 20 heures. Ensuite, j’ai mangé et je me suis rendormi jusqu’au lendemain de la course j’étais complètement épuisé.

Médaille en chocolat en Coupe du Monde sur le circuit de Berne en SuisseMédaille en chocolat en Coupe du Monde sur le circuit de Berne en Suisse | © EKZ Cross Tour

Qu’as-tu fait pendant cette période de « coupure » ? 

Je suis parti me vider la tête, j’ai arrêté les réseaux sociaux un bout de temps pour me sortir de la tête le cyclo-cross. Je suis sorti avec ma copine et mes amis.

Dans quel club es-tu ? 

Je suis dans le club de l’US métro transport dirigé par la famille Turgis pour le cyclo-cross et pour la route. Je suis très content d’y être, il y a une bonne entente je m’y sens très bien.

Toujours soutenu par son fidèle ami : Tanguy TurgisToujours soutenu par son fidèle ami : Tanguy Turgis | © Léa Decourtet
Où habites-tu ? Est-ce adapter au cyclisme ? 

J’habite à Rambouillet au sud de l’Île-de-France. Oui j’ai mon petit coin pour rouler il y a un peu de voitures mais c’est sympa.

Quels objectifs te fixes-tu pour cette fin de saison ? 

J’ai décidé de reprendre le cyclo-cross, mon état de santé va mieux et mon seul et unique objectif sera d’être sur le podium des Championnats du Monde en Suisse ! 

Quels genres de circuit te conviennent ?

Je n’ai pas vraiment de circuit fétiche, je m’adapte au terrain c’est le cross c’est comme ça.

Comment se déroule un week-end type en coupe du monde avec l’équipe de France ?

Un week-end type de Coupe du Monde avec l’équipe de France se déroule de la manière suivante : le déplacement le samedi matin, on arrive sur les coups de 13h-14h pour faire la reconnaissance puis on essaye de rentrer le plus vite à l’hôtel pour se faire masser, se reposer. On dîne aux alentours de 20heures, on a un petit briefing souvent à la fin du repas puis après chacun va dans sa chambre et essaye de dormir sans trop penser à la course de demain.

 

Par Jade WIEL

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