Le premier Tour Auvergne-Rhône-Alpes, nouvelle appellation du Critérium du Dauphiné, explorera les routes de sa région d’accueil du 7 au 14 juin.

Le parcours du Tour Auvergne-Rhône-Alpes 2026 a été dévoilé ce matin à Lyon en présence du président du conseil régional Fabrice Pannekoucke, de son prédécesseur Laurent Wauquiez et du directeur du Tour de France Christian Prudhomme, qui ont tenu à saluer la mémoire de Thierry Cazeneuve par une minute de silence. Le neveu du créateur du Critérium du Dauphiné libéré Georges Cazeneuve, et lui-même directeur de l’épreuve de 1988 à 2009, nous a quittés le 17 janvier dernier à l’âge de 74 ans.

De Vizille au plateau de Solaison, le parcours de la 78e édition, programmée du 7 au 14 juin prochains, explore des lieux emblématiques du Critérium du Dauphiné et propose des défis inédits. De nombreux coureurs peuvent espérer briller au fil des 1 200 km de course avec des étapes pour baroudeurs et sprinteurs, un contre-la-montre par équipe et un grand final montagneux. Au lendemain d’une arrivée au Grand Colombier, les vainqueurs seront consacrés au plateau de Solaison, où Jonas Vingegaard s’est imposé en 2022.

Mise en jambes musclée

Le premier Tour Auvergne-Rhône-Alpes, nouvelle appellation du Critérium du Dauphiné, explorera les routes de sa région d’accueil sur quelque 1 200 km de course entre Vizille, qui accueille le départ dimanche 7 juin 2026, et le plateau de Solaison, où les vainqueurs seront consacrés une semaine plus tard. La variété des terrains et des profils promet une course animée au fil des huit étapes, avec une mise en jambes musclée depuis l’Isère avant un grand week-end montagneux sur les sommets aindinois et savoyards.

Entre Vizille, associée à la mémoire de Thierry Claveyrolat, et Saint-Ismier, où réside Bernard Thévenet, la première étape saluera deux icônes du cyclisme français. Avec trois difficultés dans les 40 derniers kilomètres, les pourcentages de la côte de Saint-Jean-le-Vieux (5,6 km à 8,7%) seront le dernier tremplin vers le premier maillot jaune et bleu, avant d’affronter une étape marathon en direction du Puy-en-Velay (237,3 km). Là encore, deux ascensions dans le final permettront de secouer le peloton. Les sprinteurs tenteront ensuite de maîtriser la course pour s’expliquer à Montrond-les-Bains (4e étape) et au Parc des Oiseaux de Villars-les-Dombes (5e étape), dix ans après la victoire de Mark Cavendish au même endroit, pour son 30e succès sur le Tour de France.

Grande répétition avant la Grande Boucle

La Grande Boucle sera tout particulièrement présente dans les esprits lors de la troisième étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes : à Perreux, un contre-la-montre par équipe de 28,4 km servira de grande répétition avant le Grand Départ barcelonais, en suivant le format éprouvé sur Paris-Nice (le chrono se dispute par équipe, mais les temps sont individuels). La bataille pour le classement général sera alors lancée et elle prendra un tout autre relief avec trois arrivées au sommet aux 6e, 7e et 8e jours de course.

Les coureurs affronteront d’abord l’enchaînement des ascensions de Saint-Héry d’Ugine (11,3 km à 5,1%) et Crest-Voland (5,9 km à 7,7%, montée inédite). Après un clin d’oeil à la Classique des Alpes Juniors, avec un départ à La Bridoire, ils s’expliqueront dans la montée du Grand Colombier, par le terrible versant de Virieux-le-Petit (8,4 km à 10,2%). Enfin, le dernier dimanche promet un grand final sous forme de montagnes russes avec le col du Pré (6,9km à 10,1%), la montée de Bisanne (11,4 km à 7,7%), le col des Aravis (7 km à 6,8%) et l’arrivée au plateau de Solaison (11,3 km à 9,1%). C’est sur les mêmes pentes acérées que s’achèvera un peu plus d’un mois plus tard la 15e étape du Tour de France, en conclusion d’un week-end à haute intensité.

Crédit : Auvergen Rhône Alpes