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Interview de Yannick Noah

Publié le 20/10/2011 12:34

"Quand on roule sur un super vélo, les sensations sont tellement différentes que ça donne envie. Je vais m'y mettre en commençant par changer de matériel."

Yannick Noah aux côtés du dernier Maillot Jaune parrainé par le coq sportif, Pedro DelgadoYannick Noah aux côtés du dernier Maillot Jaune parrainé par le coq sportif, Pedro Delgado | © Vélo 101

Yannick, on vous a vu sur un vélo à l'occasion du film de présentation du partenariat entre le coq sportif et le Tour de France, combien de kilomètres faites-vous par an ?
Je n'en ai aucune idée. En fait, je fais très peu de vélo. Moi, mon truc c'est plutôt la course à pied. En revanche, à l'occasion du tournage de ce clip, j'ai apprécié de pédaler sur une vraie machine, un vélo Trek que l'on m'a prêté. J'y ai découvert des sensations que je ne connaissais absolument pas. Ça a été complètement nouveau et une magnifique opportunité.

Comment a été organisée votre rencontre avec Bernard Hinault ?
C'est mon sponsor, le coq sportif, qui a organisé cela. D'abord parce que j'étais intéressé par rencontrer Bernard Hinault, ceci depuis longtemps. Ensuite, l'idée de réaliser la vidéo sur un vélo était très bien. C'était une belle opportunité. J'ai profité de ce moment pour découvrir autre chose. Jusqu'à présent, le vélo pour moi c'était plutôt VTT ou Vélib'. Là, les sensations étaient assez fantastiques. Ça m'a donné envie de commander une vraie machine.

Vous roulez plutôt dans la forêt de Rambouillet, donc sur du plat a priori ?
J'habite dans le coin, près de la forêt de Marly. Ce ne sont pas des routes difficiles mais c'est très agréable. J'ai plein de copains qui roulent par-là mais c'est une occupation que je n'avais pas jusqu'à présent. Or encore une fois, quand on roule sur un super vélo, les sensations sont tellement différentes que ça donne envie. Jusqu'à présent j'étais un peu frustré, d'abord parce que je ne dois pas être très doué, ensuite parce que je n'avais ni l'environnement ni le matériel. Je vais donc commencer par changer de matériel.

Le cyclisme est en plus un sport porté, c'est-à-dire qui ne sollicite pas les articulations...
Il paraît que c'est très bien pour les genoux, donc je vais m'y mettre. On se fait moins mal. Jusqu'à présent je courais beaucoup. J'ai participé à beaucoup de marathons ces dernières années. Ça fait un peu mal aux articulations donc c'est bien de pouvoir faire du vélo.

Après Yannick Noah et Bernard Hinault dans les années 80, les Français n'ont plus gagné Roland Garros ni le Tour de France. Ce sera d'abord un cycliste ou un tennisman qui s'illustrera ?
Je ne suis pas assez ce qu'il se passe dans le cyclisme. Je ne sais pas si des jeunes arrivent fort. Ce que je sais c'est que la compétition est de plus en plus rude. On a de très grands champions français en tennis, même s'ils n'ont pas gagné Roland Garros. C'est pareil en cyclisme j'imagine, où les meilleurs français sont peut-être barrés par de plus grands champions internationaux. Certains athlètes ont pas mal barré la route à nos champions français. Je souhaite qu'ils continuent à progresser et à prendre du plaisir.

C'est l'essentiel à vos yeux ?
Personnellement je vibre plus sur l'émotion. Ce qu'a fait Thomas Voeckler sur le dernier Tour de France est quelque chose qui inspire, qui donne envie de faire du vélo. C'est pour moi tout ce qui compte.

Vous êtes l'ambassadeur du coq sportif, vous verra-t-on sur le prochain Tour ?
J'espère bien, oui. Je n'ai jamais eu l'occasion de suivre une étape de l'intérieur. C'est donc fait, le rendez-vous ayant été pris avec Bernard Hinault. Et puis on envisage aussi peut-être que je participe à l'Etape du Cœur en faveur de Mécénat Chirurgie Cardiaque, dont l'édition 2012 sera organisée sur le parcours du dernier contre-la-montre entre Bonneval et Chartres.

Propos recueillis à Paris le 18 octobre 2011.

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