Michael Matthews. Auteur d’un très bon prologue dimanche, Michael Matthews (Orica-GreenEdge) savait qu’il avait trois jours pour déposséder Michal Kwiatkowski du maillot jaune de Paris-Nice. Mis en échec à Contres puis à Saint-Amand-Montrond, l’Australien a saisi sa dernière chance hier à Saint-Pourçain-sur-Sioule en remportant l’étape. « Nous en avions discuté lors du briefing matinal et nous savions que tout le monde était en grande condition, explique l’ancien champion du monde Espoirs. Si nous travaillions ensemble, nous savions que nous pouvions réussir. L’équipe a roulé à la perfection, c’est exactement ce que nous nous étions dit au briefing. Je ne pouvais rêver d’un meilleur train. Nous avons dominé les quatre derniers kilomètres et avons prouvé notre force. Aucune équipe ne pouvait rivaliser avec nous avec la puissance que nous affichions. »
Ag2r La Mondiale. Plutôt que de faire profil bas face à un acte dont ils ne sont pas responsables, les coureurs d’Ag2r La Mondiale présents sur Paris-Nice ont préféré prendre la parole pour réagir au cas de Lloyd Mondory, positif à l’EPO. C’est par l’intermédiaire de Samuel Dumoulin que les athlètes de la formation chambérienne ont réagi devant la presse avant le départ de la 3ème étape hier. « Le discrédit est à nouveau jeté sur notre sport qui ne le mérite pas, déplore le Lyonnais. Toutes ces années à se battre pour redorer notre image viennent d’être ternies par l’inconséquence d’un de ceux qui préfèrent croire qu’en trichant on est plus grand plutôt qu’avoir l’humilité d’accepter leur faiblesse. Aujourd’hui, nous avons mal. Pour nous, la plaie prendra du temps à cicatriser. Nous ne voulons pas baisser la tête et nous continuerons le combat. »

Greg Van Avermaet. Depuis le début de sa carrière, Greg Van Avermaet (BMC Racing Team) en a accumulé des places d’honneur ! Mais sur un prologue, c’est une grande première ! En excellente condition à l’approche de ses objectifs en dépit des ennuis extra-sportifs auxquels il doit faire face, le Belge a pris la 3ème place du prologue de Tirreno-Adriatico hier. « C’est ma première ici, j’ai réalisé un bon temps et j’en suis très surpris, reconnaît le Flamand. C’était un parcours qui me correspondait. Il y avait quelques virages. Les deux derniers kilomètres étaient cependant difficiles en bord de mer. J’ai essayé de prendre les virages à pleine vitesse et de relancer le plus possible pour atteindre la ligne d’arrivée. » Finalement, seuls Adriano Malori et Fabian Cancellara ont fait mieux que lui à Lido di Camaiore.
