Warren Barguil (Team Sunweb), vainqueur d’étape à Foix après avoir consolidé son maillot à pois. « C’est une victoire incroyable. J’étais déjà tout près dimanche à Chambéry mais j’ai gardé confiance et j’ai choisi une stratégie offensive en m’échappant dès le départ. La journée est passée très vite, je savais qu’on allait aller au bout et, à 800 mètres du but, je me suis calé dans les roues, prêt à bondir sur le premier qui attaquerait pour m’en servir de poisson-pilote dans le sprint. Gagner un 14 juillet rend ma victoire d’autant plus spéciale. »
Fabio Aru (Astana), rapidement isolé – son coéquipier Jakob Fuglsang a abandonné des suites de ses blessures – mais toujours en jaune à la sortie des Pyrénées. « On s’attendait à ce que l’étape soit très dure et épuisante. Il y a eu beaucoup d’attaques, en particulier dans la dernière descente. Mais j’ai essayé de rester concentré, sans stress, et de garder mon sang-froid. Ça a bien fonctionné et je vais pouvoir passer une nouvelle journée en jaune. J’essaie de prendre ma position au classement général avec calme. Le chemin est encore long jusqu’à Paris, on va devoir affronter beaucoup d’étapes difficiles, et il va encore falloir se battre. »

Romain Bardet (Ag2r La Mondiale), 3ème du classement général à 25 secondes de Fabio Aru à la sortie des Pyrénées. « C’était une étape très tactique, plus que physique. Les premiers du général se sont tous marqués, et c’est bien dommage qu’il y ait des calculs d’apothicaires en milieu de deuxième semaine. Il y a encore beaucoup de route et on fait revenir dans le match des Landa, Contador et Quintana, que l’on avait réussi à distancer. Ça va rendre la course encore plus palpitante mais j’espère que l’on ne s’en mordra pas les doigts à Paris. Personnellement les sensations étaient bonnes mais il est très difficile d’avoir des libertés à présent. De plus, le final n’était pas propice aux offensives. J’ai dû me contenter de suivre. »

Nairo Quintana (Movistar Team), revenu à 2’07 » (8ème) après avoir repris 1’48 » au groupe Maillot Jaune dans l’étape ariégeoise. « Tant qu’il me restera un gramme de force, dès que je me sentirai bien, je tenterai le tout pour le tout. J’ai bénéficié cette fois d’un de ces jours brillants à travers lequel j’ai pu retrouver une part de moi. J’espère aussi rencontrer au moins une autre journée comme celle-ci. Je reviens un peu dans le match et je n’ai pas perdu l’espoir. Je me suis toujours battu et il en sera ainsi jusqu’à la fin du Tour. Les sensations semblent revenir peu à peu et j’entends vraiment remettre ça dans les jours à venir. »
