Thomas, après un week-end pareil, c’est la consécration, on imagine bien ta joie… Comment as-tu vécu cette course de l’intérieur ?

Ça a été un bon weekend, j’étais en forme, j’ai fait une belle première spéciale qui m’a permis de gérer le reste de la course le samedi. Et dimanche même chose j’ai roulé la première descente à fond pour avoir un peu d’avance et ensuite j’ai pu me permettre de rouler plus serein, sauf pour autant me relâcher, c’était intense. Ça fait aussi plaisir de boucler un weekend sans problème mécanique et en ayant une bonne gestion de l’ensemble de la journée. Alex Cure et Nico Quéré étaient très forts, ils connaissaient bien le parcours et rien n’étais joué jusqu’à la fin donc c’était une belle bataille.

Comment t’étais-tu préparé à cette épreuve ?

Je n’ai pas suivi de préparation spécifique pour cette épreuve en particulier, je me prépare pour la saison des EWS mais j’ai eu récemment des soucis de santé donc ces derniers temps j’ai plus accès mon temps en rééducation, kiné, sophrologie, j’ai une approche différente de ma préparation ou je fais beaucoup plus attention à mon corps et à mes sensations, je reste très à l’écoute.

Vainqueur du Radon Epic Enduro 2018 en équipe avec François Bailly-Maitre et Damien Oton, tu étais déjà au rdv parmi les meilleurs, tout comme Laura Charles… Vos parcours se suivent et se ressemblent ?

L’Epic Enduro était ma première course cette année, j’y suis allé en découverte c’était ma première expérience sur cette épreuve et c’était sympa de faire la course avec les copains et de partager ce moment par équipe. Laura a elle fait la boucle entière et chapeau c’est vraiment un beau défi et elle l’a relevé avec classe !

Qu’en est-il de ta blessure au poignet ? En souffres-tu toujours un peu ?

Non je n’ai plus rien au poignet mais j’ai récemment eu des soucis de santé j’ai eu un barotraumatisme dans un avion, des soucis d’oreille interne, d’équilibre, de vision et de concentration qui sont à l’origine de plusieurs chutes sur la tête. Donc depuis je dois faire beaucoup de soins (kiné, sophrologie etc.) et très attention à ma santé qui est dorénavant ma priorité. J’ai encore quelques séquelles et on ne sait pas si tout reviendra à la normale. Je n’ai aucune contre-indication à pratiquer mon sport si ce n’est juste éviter une nouvelle chute sur la tête. Vous pouvez trouver une vidéo qui explique ce qui m’est arrivé ici : https://www.youtube.com/watch?v=JrpQUvMZ0J8&t=4s

Comment cela se passe-t-il chez Orbea ? On imagine que tu as le soutien nécessaire pour atteindre de tels objectifs…

Avec Orbea nos débuts sont très enrichissants, la structure est nouvelle mais déjà très pro, nous avons tout pour réussir et pleins d’axe de travail. Nos échanges sont constructifs, c’est plaisant de travailler avec des personnes très impliquées donc c’est très encourageant pour l’avenir.

Et en parlant d’objectifs, quels sont les prochains ?

Je suis actuellement en Autriche pour la prochaine manche des EWS, j’étais dans l’avion lundi après Allos pour dire comme ça enchaine ! Ensuite ça continue avec la Mégavalanche et les prochaines manches des EWS en Italie et Canada.

As-tu des petits rituels d’avant ou d’après course ?

Pas spécialement mais je suis toujours très reconnaissant des gens qui m’entourent, qui m’apportent leur soutien et qui m’aident dans ma progression. Accorder ma confiance aux bonnes personnes me permet de réaliser mes objectifs donc un grand merci à eux !

Nous te laissons le mot de la fin…

Partagez des bons moments entre copains à vélo et profitez de chaque instant sont les clés du bonheur de tout vététistes je crois alors n’attendez plus foncez 🙂

 

Mathilde Duriez, vélo101