Rohan Dennis. Vainqueur du Tour Down Under puis recordman du monde de l’Heure pour un temps, Rohan Dennis est devenu hier Maillot Jaune du Tour de France en conquérant son premier contre-la-montre individuel à Utrecht à la vitesse record de 55,446 km/h. « Nous avions pris le parti de courir en début de journée à un moment où le stress est moins fort et afin d’éviter d’avoir à attendre le départ tout l’après-midi, a précisé l’Australien, parti en 38ème position sur les 198 coureurs. L’idée c’était d’établir un temps de référence et de laisser les autres s’y frotter. Ça a fonctionné à merveille. Je m’étais mis en tête la barre des 16 minutes, je suis descendu sous les 15 minutes ! Le Tour de France, le maillot jaune, tout ça c’est un rêve. J’ai toujours voulu me retrouver à cette place un jour et maintenant j’y suis ! »
Tony Martin. S’il n’a pas été en mesure d’endosser à Utrecht le maillot jaune après lequel il court toujours, 2ème à 5 secondes, Tony Martin (Etixx-Quick Step) ne fait pas une croix dessus dans la perspective des jours à venir et plus particulièrement de celui d’aujourd’hui. « Je savais qu’en démarrant le Tour de France avec ce contre-la-montre j’avais de grandes chances de prendre le maillot jaune. J’ai fait la meilleure préparation possible mais en course, avec la chaleur, je n’ai jamais vraiment pu changer de rythme. J’ai fait de mon mieux mais en d’autres circonstances météorologiques j’aurais pu faire mieux. J’ai buté sur un grand Rohan Dennis qui a mérité la victoire. Et je garde la possibilité de ravir le maillot jaune dans les prochains jours. »

Tom Dumoulin. A domicile, et deux semaines après sa victoire dans le contre-la-montre du Tour de Suisse, Tom Dumoulin (Giant-Alpecin) se voyait bien ravir le maillot jaune du Tour de France. Mais à Utrecht il est tombé sur plus forts et a dû se contenter du 4ème temps à 8 secondes. « J’ai roulé fort sur un parcours que j’ai apprécié mais malheureusement ça n’a pas suffi pour la victoire, conçoit-il. C’était très spécial de courir à domicile, je n’entendais rien des infos de mon directeur sportif, j’avais l’impression de traverser un mur du son de spectateurs. »

Jean-Christophe Péraud. N°2 du Tour de France 2014 et avant-dernier coureur à s’aracher de la rampe de lancement hier à Utrecht, Jean-Christophe Péraud (Ag2r La Mondiale) a fait des débuts convenables, 50ème à 59 secondes, soit dans les temps de Valverde, Contador et Quintana. « Le Tour est lancé, a-t-il souligné à son arrivée. J’ai fait un temps convenable. Il n’a rien d’exceptionnel mais rien de catastrophique non plus, surtout au vu des dernières semaines et des derniers mois. Je ne peux finalement que me réjouir. A l’issue de ce contre-la-montre, rien n’est gagné ni perdu. Il va maintenant falloir être vigilant ces prochains jours. Il va y avoir du vent dimanche, ça va frotter au Mur de Huy lundi et il y aura les pavés mardi. Il y a encore beaucoup de chemin ! »

Lars Boom. Lars Boom (Astana) a finalement bien pris le départ du Tour de France hier, en dépit d’un taux de cortisolémie anormalement bas qui aurait dû l’en empêcher en vertu du règlement du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC). Mais le manager de l’équipe Astana Alexandre Vinokourov, ne pouvant remplacer son coureur et s’estimant lésé par la mise à l’écart de son coureur, très attendu mardi aux côtés de Vincenzo Nibali sur les pavés du Nord, a choisi de contrevenir aux règles du mouvement, quitte à ce que sa formation en soit exclue à l’automne. En échange, il a promis que tous les coureurs d’Astana subiront lundi de nouveaux tests de cortisolémie. 23ème du chrono à 44 secondes hier, Lars Boom ne s’explique pas ce taux anormalement bas. Le Néerlandais vainqueur à Arenberg l’an passé a seulement tenu à rappeler qu’il était asthmatique et utilisait en ce sens un spray à base de cortisone.
